Articles avec #etat des lieux ressenti tag

Publié le 12 Juin 2017

   Ici, dans le Nord, le matin est d'une fraîcheur agréable, après la nuit reposante dans la vieille maison aux murs épais de briques et de torchis. Même la canicule met plus d'une semaine à pénétrer l'atmosphère. Le jardin, la terrasse respirent cette fraîcheur matinale et gardent encore la trace de l'arrosage de la veille.

   Je fais le tour des fleurs, avec de la reconnaissance à leur égard pour exister et m'offrir leur beauté vivifiante ou consolante, selon l'humeur du jour... Elles font partie de mon plaisir quotidien et me font penser à mes grands-mères et mère, à mes tantes (comment aurais-je pu échapper à autant d'héritage?) qui aimaient, toutes, les fleurs et qui possédaient leurs petits jardins. Ce plaisir quotidien et indispensable se lisaient dans leur regard. Je l'éprouve à mon tour, maintenant que j'ai, moi aussi, et depuis 27 ans, mes cinquante mètres carrés modestes mais tellement généreux!

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #jardin, #état des lieux ressenti

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Publié le 6 Juin 2017

Un long week end chez les enfants, près de Paris...

Mon Ange-gardien, une fois de plus, a reçu un appel d'urgence.

Voilà ce qui l'a sorti de sa quiétude, alors qu'il somnolait paisiblement sur son nuage...

Samedi après-midi, je demande négligemment à mon fils s'il n'a pas envie de faire un tour à un  IKEA proche... Sans idée précise derrière la tête, se laissant tenter éventuellement par une bricole... Il fait partie de ces hommes rares qui aiment musarder dans les magasins. Nous avons passé deux heures délicieuses à discuter, à rire et à pousser l'autre à succomber aux tentations un peu rêvées... Détendus: l'un et l'autre avions grand besoin de ce sentiment de lâcher-prise si exceptionnel... 

Finalement, j'ai pris un tapis de 2x3m et un matelas enroulé qui se gonfle tout seul ultérieurement. Au moment de charger la marchandise, nous avons réalisé que nous étions avec une Smart!... Le coffre étant minimal, je tenais un pot de palmier d'1 m environ entre les genoux, tandis que le tapis restait coincé sous mon coude gauche, tout en dépassant par le hayon. Le matelas bouchait le reste de la visibilité, excepté par les deux rétroviseurs latéraux. Moi-même, je tentais de capter un peu de paysage à travers les feuilles du palmier.

Arrivés à la maison, la Smart se gare en haut de la pente menant au garage en sous-sol. Mon fils commence à extirper le matelas du coffre, hayon relevé, lorsque j'ai la vague impression entre les feuilles que la voiture avance... D'abord tout doucement, puis en accélérant dans la descente, tout droit sur la porte du garage flambant neuve, fermée! Je crie: "Ca descend!" Mon fils: "Tire le frein à main!" (en réalité, il avait été tiré) Moi: "Où il est? Je ne le vois pas!" (caché par le tapis roulé sur ma gauche). Un fracas assourdissant me fait fermer les yeux un instant, j'entends des cris de la famille et de la voisine accourue, je vois la porte défoncée et repliée au plafond et la lunette arrière en miettes, répandue au sol et dans le coffre... La Smart, courte et vulnérable, encastrée dans la C4 qui attendait, placide, dans le garage sans se laisser impressionner par une petite boîte en carton...

Bizarrement, pas un instant je n'ai pensé à pouvoir être blessée; seul le sort de la porte et de la voiture m'inquiétait. Et de fait, mon Ange-gardien m'a une fois de plus rattrapée...

Le lendemain, une visite au Grand-Palais et un dîner dans un restaurant japonais ont fini par nous réconforter.

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #balade, #état des lieux ressenti

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Publié le 1 Juin 2017

   Il fait doux dans le jardin, la terrasse, entourée de verdure et de fleurs nous invite dehors... IL FAUT EN PROFITER, nous souffle l'urgence; par ici, on ne sait pas quand la période pluvieuse nous tombe dessus, manne des îles britanniques toutes proches. Ainsi, on ne s'installe jamais dans l'insouciance de l'été: un sévère rappel à l'ordre peut arriver à tout moment et il convient de se protéger de la mauvaise surprise en se tenant prêts... Par contre, chaque instant clément est reçu comme un cadeau précieux.

   Ce mardi soir fut un moment aussi précieux pour moi. Nous étions quatre, des "naufragés" de la vie, en quelque sorte, mais il en existe tant! Trois veufs et une divorcée, quatre solitaires qui aimons nous retrouver de temps en temps. Inutile d'insister, nous nous comprenons à demi-mot. Nous avons été confrontés à la mort d'un compagnon ou d'une compagne, après l'avoir accompagné(e) jusqu'au bout et nous sommes restés figés devant la porte close du mystère... Indéchiffrable. 

   Ces rencontres sont comme notre vie: loin de nous enfermer dans le chagrin, nous continuons la vie comme elle se présente: avec des soucis et des joies, des rires et des espoirs, des larmes secrètes aussi. Et nous avons tellement envie de tendre la main à l'autre pour qu'il ou elle puisse franchir les épreuves...

   Une amitié pudique et chaleureuse à la fois. Une vraie.

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux ressenti

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Publié le 23 Mai 2017

   Mon jardinet de ville est minuscule mais j'en parle si abondamment qu'on pourrait l'imaginer d'au moins dix fois sa taille! Depuis que la terrasse a mangé un bon bout de la pelouse, il en reste peut-être  -  à la louche  -  à peine 40 mètres carrés... 

   Avec le temps, mon jardin devient indispensable, presque vital à mon bonheur quotidien. Il m'aide à suivre les saisons, m'intégrant aux changements imperceptibles, organiques qui se jouent dans cette nature "mouchoir de poche", devant mes yeux. J'accompagne les premiers frémissements de l'éveil, avec les perce-neige suivies des violettes qui se cachent dans la pelouse à peine dégourdie des gels nocturnes, tout comme les crocus et les muscaris multicolores. A chaque saison son univers. Plus on avance vers la chaleur, plus les couleurs et les espèces entrent dans la danse, passent et se remplacent, afin que le jardin soit toujours en beauté. Je l'accompagne  -  il m'accompagne  -  vers la chute des feuilles, vers l'endormissement hivernal. Je ne peux m'empêcher de filer la métaphore vers la vie humaine, la mienne en l'occurrence.

   Je me demande d'où me vient cette attirance de plus en plus dévorante. Je me souviens des lilas et des fameux rosiers de ma grand-mère, de sa tristesse infinie de devoir s'en séparer lors d'un déménagement. Les femmes de ma famille cultivaient toujours leurs jardins. Il y avait le potager pour la nécessité et le jardin à fleurs pour le plaisir. Pour la volupté, a joie primordiales que la beauté fait naître en nous. Et cette joie, je la lisais toujours dans leurs yeux...

(à cliquer sur les photos pour les agrandir)  

L'atavisme du jardinier...
L'atavisme du jardinier...L'atavisme du jardinier...L'atavisme du jardinier...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #jardin, #état des lieux ressenti

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Publié le 6 Mars 2017

En visitant la Toile, je suis tombée sur l'initiative d'une association rennaise "L'Âge de la tortue" qui m'a séduite d'emblée. 

   Sur la photo, on voit la présentation de leur ouvrage, fruit de 3 ans de travail gigantesque: une "Encyclopédie des migrants" en trois gros volumes, au total 1782 pages... 400 témoignages en forme de lettre adressée à quelqu'un resté au pays... Ces migrants viennent de 104 pays différents. Les lettres sont publiées en leur langue maternelle et aussi en traduction française.

   Les témoins sont recrutés dans huit villes de la façade atlantique française, espagnole et portugaise: de Brest à Gibraltar. Les témoignages nous livrent leur parcours, leur déchirement, leur attachement au pays qui les a vus naître et leur intégration dans un pays d'adoption. Cela ne va pas de soi. C'est aussi un choix qu'il faut ensuite cultiver. Comme le dit une jeune femme nigérienne: un migrant n'est pas forcément "un profiteur du système" mais une source d'enrichissement économique, culturel et humain. 

  Du samedi 4 mars à 18 h, les auteurs ont fait une lecture publique non stop de l'ouvrage à Rennes. Ce marathon de 24 h sera réitéré à travers l'Europe qui a tant besoin d'entendre d'autres paroles que celles de la haine et de la méfiance...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #Les mots des autres, #état des lieux ressenti, #témoignage

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Publié le 22 Novembre 2016

"Voici la morale parfaite:

vivre chaque jour comme si c'était le dernier;

ne pas s'agiter,

ne pas sommeiller,

ne pas faire semblant." 

(Marc Aurèle)

Tout est dit. Seulement, comment savoir si l'on est encore vivant?...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #citations, #état des lieux ressenti

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Publié le 24 Octobre 2016

Grisaille, pluie. Le chauffage est en marche.

Un gros rhume, cadeau de mes petites-filles sur un terrain vulnérable, m'embrume encore plus la tête. J'ai passé la journée à essayer de récupérer, à tenter de respirer, entre deux grincements des articulations...

Week end d'anniversaires, celui d'Alice et du mien, avec 61 ans et 10 jours d'écart. Cadeaux préparés avec l'envie de faire plaisir; émotions, champagne. Les petites ont entamé leurs vacances d'automne. 

Cela passe toujours très vite, trop vite. Pourtant on aimerait bien s'envelopper dans la chaleur familiale un peu plus longuement, sans les impératifs intraitables du travail qui appellent les enfants à reprendre la route, à replonger dans les bouchons autour de Paris qui anéantissent le bénéfice du week end. 

Alors, on attend la prochaine rencontre, parcourant d'ici-là quelques obstacles moyennement sympathiques... Ainsi va la vie, aléatoire...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux ressenti

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Publié le 3 Octobre 2016

Chaâlis
Chaâlis

Dans la blogosphère hongroise, du moins dans le petit cercle que je fréquente, l'ambiance est morose. Beaucoup de mes "fréquentations" laissent leurs blogs en sommeil, d'autres attendent des semaines avant d'y revenir et toutes se plaignent de "l'assèchement" de la source de leur envie d'antan de partager, de communiquer...

Serait-ce la loi des cycles de nos activités: début enthousiaste dû à la nouveauté, chevauchée triomphante du plaisir plein, puis lente et progressive "blasitude" jusqu'à l'extinction?... De la part du visiteur autant que du blogueur.

Certains se taisent pour un temps, puis reviennent sous une autre forme, une autre identité, histoire de muer, de se métamorphoser, dans l'espoir aussi de renouveler leur expression, leur auditoire...

Pourtant, la vie ne s'arrête pas, nous offrant sans cesse de nouvelles facettes à explorer.

J'espère que le genre du blog résistera encore au déferlement des modes, toujours plus rapides, toujours plus réactives - et toujours plus superficielles...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux ressenti

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