Publié le 29 Juin 2013

La der' de la saison

La der' de la saison

Hier soir a eu lieu notre dernière soirée littéraire, un peu "intimiste" puisque beaucoup de ses "piliers" n'étaient plus disponibles en fin de saison. Moi-même étant très prise encore une semaine, j'ai expérimenté la formule à la fois de facilité et de convivialité maximum: auberge espagnole non seulement, comme d'habitude, pour la table mais aussi pour la lecture! Chacun apporte un ou plusieurs textes (livre de chevet ou indispensable à emporter avec soi dans une île déserte...), bref, totale liberté!
Nous étions onze dont deux novices qui deviendront, je l'espère, des adeptes à leur tour... Dehors, il pleuvait à verse. Dans cette ambiance feutrée, les mots coulaient doucement durant plus de 2 heures entrecoupés de discussions. Le choix de chacun et l'envie de partager le plaisir...
Les grands timides ont goûté au "saut à l'élastique" de prendre la parole, avec réticence au début, de peur de ne pas être à la hauteur... Rapidement, ils y ont pris goût, à mon plus grand plaisir! Le but est avant tout la joie de partager et aucunement la "prise de tête intello" ce qui n'empêche nullement le niveau!
La table bien garnie, comme d'habitude, nous nous sommes attardés dans la bonne humeur jusqu'à minuit bien tassé!
Les photos qui illustrent mes propos ont été prises en 2010. Agnès, hélas, nous a quittés il y a deux mois... Elle était avec nous ce soir-là. Souvenir...

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Rédigé par Rozsa Millet-Tatar

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Publié le 24 Juin 2013

Lélegzetelállítóan szép képek!

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Rédigé par Rozsa Millet-Tatar

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Publié le 22 Juin 2013

Une visiteuse togolaise à Istanbul, faisant un détour par mon atelier...

Une visiteuse togolaise à Istanbul, faisant un détour par mon atelier...

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Rédigé par Flora bis

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Publié le 21 Juin 2013

Douche suédoise

J'ai promis à Monika la version française de l'article publié sur mon blog hongrois. Cependant, il a fallu que j'attende un jour pour me détacher de l'original, pour revêtir ma peau française, afin que ce ne soit pas une tentative plus ou moins gauche de transplantation littérale... C'est une autre articulation de la phrase, de la pensée...

Il s'agit de l'été bizarre que la nature nous inflige, une fois de plus. Le temps qui passe de l'averse à la chaleur tropicale, à l'atmosphère si humide que l'on se croirait au milieu de la forêt vierge, sous de fines gouttes permanentes, pire: au milieu d'un nuage qui toucherait le sol... Peu après, le soleil brûlant revient, il faut se précipiter dehors, légèrement vêtus, pour en profiter un peu, sachant qu'il sera parcimonieux, cette année encore...

Le jardin est luxuriant, nul besoin d'arrosage et l'eau du ciel n'est pas calcaire! Je m'installe sous le parasol avec mes bouquins, pour étudier les mythes de la mort et de la renaissance cycliques et symboliques... Pour essayer de comprendre et de synthétiser le souci permanent de l'homme de donner un sens à son parcours éphémère sur terre et déchiffrer ses tentatives émouvantes d'imaginer des subterfuges pour se convaincre qu'avec la mort tout n'est pas fini, que ce n'est qu'une station des cycles infinis...

Comme ces roses qui renaissent tous les étés, inaltérables optimistes...

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Rédigé par Flora bis

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Publié le 11 Juin 2013

Suite du "confessionnal" de Cihangir...

Suite du "confessionnal" de Cihangir...
Portrait de Philippe L. (1988)

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Rédigé par Rozsa Millet-Tatar

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Publié le 7 Juin 2013

Hommage à Mehmet Güleryüz

L'image de Mehmet Güleryüz, célèbre peintre contemporain, effondré sur la place Taksim à Istanbul, victime de la brutalité de la police contre les manifestants à main nue me choque profondément. Même si quelque 25 années se sont écoulées depuis que je ne fréquente plus son atelier de Cihangir, je le reconnais bien, en dépit de sa barbe et cheveux blancs, à 75 ans, en ce vieil homme à terre...

Nous sommes arrivés à Istanbul en 1984. Je cherchais un atelier où travailler en groupe, d'après modèle vivant. L'atmosphère des ateliers me semble très stimulante: une énergie insaisissable y circule qui décuple ma capacité de concentration. J'aime le contact des autres, surtout des meilleurs qui poussent à me dépasser.

Je me souviendrai toujours de la première fois où j'arrivais dans la grande salle, munie d'une estrade entourée de chevalets, avec une quinzaine de personnes de tout âge abîmées dans une profonde concentration: l'ambiance que je recherchais et qui m'a tant manqué! Mehmet a parcouru les quelques dessins que j'ai apportés à sa demande et il m'a dit que je n'avais rien à faire avec le groupe. Enthousiaste, il a ouvert son bureau et m'y a installée, en disant que je pouvais travailler sur ce que je désirais...

Désemparée, je tournais en rond dans le bureau comme dans une cage. Je pensais avec envie aux autres qui pouvaient s'inspirer du modèle, belle femme d'un certain âge, modèle professionnel pour les écoles de beaux-arts, une Grèque qui arrondissait ses fins de moi en posant nue dans des ateliers privés.

J'ai toujours aimé le travail d'après modèle, ce processus énigmatique où un lien invisible s'établit entre l'oeil et la main: le premier se remplit de l'image qui se transforme en une vision intime et par des canaux mystérieux, elle aboutit dans la main qui reproduit l'image fidèle, filtrée par l'émotion personnelle du peintre... Au bout d'un quart d'heure, je suis retournée dans la salle, pour y revenir quatre années durant...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #souvenir

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Publié le 7 Juin 2013

Rédigé par Rozsa Millet-Tatar

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Publié le 5 Juin 2013

A Budapest, le niveau du Danube arrive jusqu'au...

A Budapest, le niveau du Danube arrive jusqu'au monument à la mémoire des victimes de Holocaust... Les chaussures, à leur tour, suivent leurs propriétaires fusillés, dans l'eau...

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Rédigé par Rozsa Millet-Tatar

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Publié le 3 Juin 2013

Faut-il réhabiliter le baiser?...

Faut-il réhabiliter le baiser?...

Un article du Nouvel Observateur s'en inquiète, dans le sillage du "Philosophie Magazine", et le sujet atterrit finalement sur mon blog. Question de générations, sans doute.
Il y a un certain temps, j'ai écrit une micro-fiction intitulée Premier baiser. La narratrice représente la jeunesse des années 60-70, avec les premières bouffées de libertés mais aussi de tabous puissants, issus d'une éducation stricte et frustrée qui fait du baiser le premier pas vers la perdition... En même temps, cela rend à cette première approche de la sensualité, à cet l'apprentissage du langage du corps toute son importance, et qui, semble-t-il, à notre époque hâtive, serait en voie de disparition.
J'ai été surprise d'apprendre dans cet article que le baiser n'a pas toujours été "mondialisé", loin de là, pas même banal en notre Occident: "C'est avec Ronsard et Rousseau que le baiser s'est sacralisé en Occident pour les amoureux, après avoir été une tradition du clergé." Bigre! Je revois un instant la dernière affiche bannie de Benetton, le pape et un imam échangeant un baiser plus qu'oecuménique... Les choses ne seraient-elles pas en train de revenir en arrière?...
Bisou, bise, smack, bécot, patin ou pelle, le baiser, baveux ou profond, est adapté au contexte. La mémoire du couple en garde l'évolution, des premiers émois à la passion, des pulsions amoureuses à la tiédeur routinière ou à la tendresse sur la joue, accompagnée d'une caresse sur la main... Il est le vrai baromètre des couples, bien plus fidèle que la fréquence de leurs relations sexuelles qui s'apparentent, pour certains, à des mesures d'hygiène mentale... Le caractère du baiser trahit notre relation à l'autre: prenons-nous la peine de nous attarder à l'attention envers notre partenaire ou la jouissance hâtive et immédiate éclipse la phase d'approche? La sexologue Catherine Solano émet une évidence inattendue: le baiser est un acte gratuit, pas du tout indispensable mais il implique obligatoirement la personne de l'autre. "On peut jouir seul, mais pas embrasser seul." Notre époque individualiste, pour ne pas dire égoïste, ayant tendance à "zapper" le baiser, ne joue-t-elle pas avec le feu insidieux qui rendrait le paysage de nos relations amoureuses semblables aux collines du Var, après les incendies d'été?...

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Rédigé par Rozsa Millet-Tatar

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Publié le 3 Juin 2013

Un autre portrait fait dans mon atelier...

Un autre portrait fait dans mon atelier d'Istanbul...

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Rédigé par Rozsa Millet-Tatar

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