Publié le 31 Mai 2014

Mai des  vernissages

Une images du vernissage de mon expo à Arras, inaugurée le 15 mai.

Dans la foulée, le 27 mai, nous avons ouvert l'exposition annuelle de notre groupe de peintres amateurs et semi-professionnels, pour une petite quinzaine de jours, à l'hôtel de ville de Valenciennes.

(les photos de la seconde expo)

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Rédigé par Flora bis

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Publié le 25 Mai 2014

A coeur vaillant rien d'impossible!

Ouf, les préparatifs de ma participation à l'exposition annuelle de mon groupe de peintres sont terminés! J'éprouve un énorme soulagement. En moins de dix jours, ce n'est pas si mal! Du coup, j'emprunte la devise de Jacques Coeur, l'intendant de Charles VII qui l'inscrira sur son somptueux palais de Bourges en 1443: "A cuers vaillans riens impossible"

Les cinq tableaux (sanguines et pastels) sont encadrés et alignés dans le séjour. Le travail s'est effectué sous pression, à cause des divers obstacles et imprévus qui se sont dressés sur mon chemin depuis le mois de mars. Les bonnes vieilles habitudes font aussi que devant les obligations, j'adore me donner des délais et je travaille ainsi avec le couteau sur la gorge!

Mon exposition personnelle à Arras sera ouverte jusqu'en fin de juin. Celle d'ici du 28 mai au 10 juin. Les murs de la maison sont dégarnis. Pour le groupe, nous sommes engagés de produire du nouveau, du jamais encore exposé. Normal, une fois par an! Seulement, d'ordinaire, l'écriture mange une bonne partie de mon temps. Sa cohabitation avec le dessin et surtout, la peinture est quasi impossible: toutes ces activités demandent que l'on s'y adonne entièrement, sans partage...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux, #images

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Publié le 21 Mai 2014

Vieille photo

Je regarde cette photo, vieille de plus de vingt ans... Mes parents. Pour moi, elle réveille l'ambiance de nos vacances d'été où tout semblait simple et joyeux: nous avions un mois entier devant nous pour profiter de la chaleur du soleil et de la famille, pour satisfaire la foule d'invitations chez des amis aussi. Vivre le présent. Nous ne savions pas - et fort heureusement! - que ce seraient nos dernières années sans nuages.

Mon père, serviable comme d'habitude, prêt à assister ma mère à toutes les tâches qu'elle distribue allègrement, à la manière d'une mitrailleuse qui arrose le terrain. On a du mal à suivre... alors, on trie. Longue expérience. Mon père saute sur sa moto, plusieurs fois par jour, pour une course oubliée, car ma mère évite de faire une liste... Son sourire triomphant témoigne de son grand pouvoir sur la maisonnée. Elle n'est pas tyrannique pour autant car elle-même ne s'arrête presque jamais; elle a simplement envie que tout le monde la suive...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réminiscences

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Publié le 13 Mai 2014

Quelques réflexions autour de la blogosphère...

La blogosphère est un univers extrêmement varié, régi par ses propres lois et usages. C'est une véritable explosion de l'expression individuelle, jusque là réservée aux canaux des médias et à quelques formes libertaires marginales.

Qu'est-ce qui pousse des millions de personnes à saisir ce moyen d'expression tellement répandu que finalement, la voix individuelle, avide de se faire entendre, se perd dans le flux dense de chaque instant?

Premièrement, la liberté enfin offerte de s'exprimer. Pas de barrières de comité de lecture, d'obstacle financier ou autre. C'est comme un gigantesque mur à graffer mis à la disposition du tout-venant, sans sélection aucune. Un fleuve charriant aussi bien des pépites d'or que de la poussière...

Cette tour de Babel, bruissement gigantesque de voix disparates fait aussi qu'il est difficile de se distinguer, de se faire reconnaître. Des communautés thématiques se créent, avec leurs fidélités relatives et qui induisent d'autres entraves: de façon sournoise, la tentation de plaire à son public apparaît, afin de le fidéliser. Afin de se mirer dans le reflet tendu par celui-ci qui renvoie une image flatteuse la plupart du temps, sinon, il ne serait pas fidèle... Ceci dit, cette tentation existe partout, y compris dans la "vraie" vie...

S'exprimer veut dire exister pour beaucoup d'entre nous. Exister, ne serait-ce que virtuellement, auprès de lecteurs virtuels qui s'arrêteront ou non, le temps d'un instant fugace, car l'offre est incommensurable.

Une existence éphémère, à l'image de notre vie, notre minuscule parcours entre deux événements majeurs, nos Alpha et Omega personnels... Entre les deux, libre à nous de créer quelques illusions.

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions

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Publié le 9 Mai 2014

   "Je sentais les odeurs du crayon. Je les ai senties une par une; l'odeur du vernis, celle du bois taillé, celle de la mine de plomb friable. Je sentais même les odeurs du canif, une par une; celle, métallique, de la lame, celle du manche en corne et même l'odeur de ce que j'avais coupé auparavant.

   Et les minutes étaient pleines de la même manière. Je jouissais du temps, j'avais faim et soif de la moindre de ses parcelles et cela, non seulement avec l'unique organe de l'odorat mais avec tous les vingt mille autres.

   Et j'étais capable de percevoir le temps. Et je connaissais sa valeur. La valeur de chaque heure? Celle de chaque instant. (...)" 

 

"Éreztem a ceruza illatait. Külön-külön valamennyit; a festék illatát,

a megfaragott fáét, a porló grafitét. A bicsak illatait is éreztem; egyenként

ezen is a penge vasáét, a nyél szarujáét és hogy előzően mit vágtam vele.

És éppen így voltak telítve a percek is. Az időt éppígy élveztem; így

éheztem-szomjaztam minden darabkájára s nemcsak azzal az egy szagló

érzékszervemmel, hanem mind a húszezerrel.

S föl is tudtam fogni az időt. És értékét is tudtam. Minden órájának?

Minden pillanatának. (...)"

 

 

 

Gyula Illyés: Dans la barque de Charon (extrait)

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Rédigé par Flora bis

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Publié le 4 Mai 2014

Semaine tendue

Ouf, décompression, après une semaine au rythme plutôt tendu... Outre les occupations habituelles de réunions, de visite chez l'amie malade, de l'intendance maison, il a fallu re-encadrer une dizaine de dessins destinés à l'exposition d'Arras, les emballer dans des poches, fabriquées sur mesure, en plastique à bulles, puis les transporter sur place pour les accrocher enfin... Hier soir, en rentrant, je me suis effondrée sur mon canapé pour la soirée. En ces moments-là, je constate avec une pincée de mélancolie qu'il y a quelques années, je pouvais plus... et je suis contente de vivre seule, afin de ne pas devoir infliger l'image de ma faiblesse à quelqu'un... Heureusement que ma voisine qui est la gentillesse personnifiée, avait déposé en mon absence, une copieuse assiettée de soupe de sa confection.

Pourtant, le plus gros de l'accrochage a été effectué par une amie sympathique et disponible - et dont la jeunesse souple permettait encore les nombreuses montées et descentes sur l'escabeau - qui m'a accompagnée à Arras. Ma foi, le résultat est plutôt plaisant. On verra l'ambiance du vernissage dans une dizaine de jours. En attendant, je peux m'atteler à la préparation de ma participation à l'exposition du groupe qui aura lieu à la fin du mois et par chance, sur place, dans ma ville.

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux

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