Publié le 30 Mars 2015

Soleil... du matin?

Soleil du matin! Alors que toutes les météos du pays nous ont prédit 4-5 jours de funeste crachin, assorti d'un vent froid et agressif: quelle divine surprise!

Que fait l'habitant échaudé du Nord? Il se jette sur son appareil-photos pour saisir le phénomène hors du commun pour en garder au moins une trace virtuelle: non, il n'a pas rêvé, il y a eu des heures ensoleillées à la fin du mois de mars! En dépit des prévisions auxquelles il s'était résigné, docile comme d'habitude: avait-t-il bien le choix?...

Selon le calendrier, le printemps est bel et bien là, même que les montres et horloges ont avancé notre réveil d'une heure. La nature se fait prier: les feuilles sont encore endormies à l'intérieur des bourgeons un peu gluants et les abeilles sont invisibles. Mais le soleil fait du bien, essayant de nous attirer dehors avec ses rayons trompeurs. Echaudés, je vous dis, nous restons bien au chaud sur notre canapé ensoleillé!

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux

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Publié le 28 Mars 2015

Rédigé par Flora bis

Publié dans #images

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Publié le 23 Mars 2015

Une aventure IKEA

Je n'ai aucune ambition d'en faire un best-seller à la manière de Romain Puertolas; plus modestement, je voudrais crier tout bas mais sur tous les toits, ma fierté de bricoleuse refoulée, racontant mon aventure avec un paquet mince mais lourd, arrivé il y'a quelques jours. A l'intérieur, un futur chiffonnier, destiné à avaler tire-bouchons, ouvre-boîtes, râpe-tout, allumettes, gratte-agrumes et décapsuleur, sans oublier un tensiomètre... (la liste n'est pas exhaustive!)

A la vue de la boîte en carton, épaisse de 10 cm, j'ai eu quelques frissons. Connaissant l'incomparable sens pratique de l'esprit nordique, je me suis dit qu'il devait y avoir énormément de morceaux de bois de toute taille à l'intérieur, emballés avec une précision extrême, sans un centimètre cube de perdu. Sans compter les innombrables clous et vis pour les tenir ensemble... Ces derniers sont toujours au nombre exact nécessaire, d'où l'angoisse d'en perdre un au passage, ou pire encore, de s'apercevoir qu'il en reste quelques uns à la fin...

Je n'ai pas été déçue. J'y ai mis 5-6 heures. Il est vrai que je ne suis pas un as du bricolage, je n'éprouve aucun orgasme en me jetant dans la bagarre, armée de toute sorte d'instruments plus ou moins énigmatiques.

Le résultat: un chiffonnier qui tient debout et ses cinq tiroirs commencent à se remplir. Il n'attend plus qu'un coup de pinceau pour fondre harmonieusement dans les nuances subtiles de la cuisine.

Il me reste six clous inutilisés...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux

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Publié le 18 Mars 2015

Voyage dans le temps passé...

Je viens de feuilleter les pages d'un site hongrois qui accueille des vieilles photos de famille, confiées par des amateurs et des collectionneurs. Les quelques minutes initiales se sont transformées en plus d'une heure et j'ai du m'arracher à ce vagabondage nostalgique pour profiter de l'inspiration qu'elle a suscitée en moi.

La photo, responsable de l'ouverture des vannes figure ci-contre. Elle montre la préparation de la nourriture pour les canards: des feuilles de betteraves coupées en lanières et mélangées au maïs concassés... Banale en apparence mais elle m'a installée sur la machine à remonter le temps pour me ramener cinquante ans en arrière, aux temps de mes merveilleuses vacances d'été chez ma tante...

Ma tante élevait, entre autres bestiaux, des canards et des oies. Elle en gavait aussi deux ou trois, histoire d'avoir de quoi régaler famille et invités plus tard.

Pour moi, cela représentait le délicieux folklore de mes vacances, à l'autre bout du pays - même si cet "autre bout" ne se trouvait qu'à 400 km de chez nous. Tout ce que j'y vivais était magique, inhabituel: l'air que je respirais, les plats que je dégustais, le patois chantant que j'écoutais et dont je m'imprégnais... Je baignais dans l'immensité affective de mes oncles et tantes, de mes grands-parents. Je goûtais à leurs activités de saison: ramassage du foin et des pommes de terre, sans oublier la cueillette des oeufs fraîchement pondus... J'ai en mémoire, intact, l'odeur du foin qui sèche, le bruit savoureux et le mouvement inlassable avec lequel la vache broute l'herbe de la pâture, tout en chassant nonchalamment les mouches qui se posent sur elle ...

Sans oublier la bassine remplie des feuilles de betterave hachées et les canards gloutons qui se bousculent autour...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #mémoires

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Publié le 9 Mars 2015

Lignées de femmes

Dans cette lignée de transmission, je n'ai pas pu remonter bien loin... Je n'ai connu personnellement que mes deux grand-mères. Nous nous sommes même côtoyées plus de vingt ans... Quant à ma mère ou ma tante, elles ont pu connaître les 20 ans de leurs arrières-petits-enfants!

Avec la naissance de plus en plus tardive des enfants de nos jours, ce sera bientôt une prouesse.

J'ai toujours été très sensible à la notion de lignée, telle une chaîne de transmission d'ADN qui nous relierait à travers les âges. Je scrutais les visages, les particularités physiques et psychiques, les gestes, les comportements hérités des aïeuls. Et si je reconnaissais tout d'un coup une grand-mère dans ma façon de m'assoir ou de plier mon pouce à l'intérieur de mon poing fermé, j'étais contente: j'éprouvais la solidité des liens...

Avec une mère, les liens sont encore plus intimement noués, enchaînés parfois... Jusqu'au mimétisme. Arrive le moment - souvent à l'adolescence - où nous éprouvons le besoin de reconnaître, d'affirmer notre différence comme une condition de survie.

Les propos d'un psychologue dans les média, parlant des secrets de famille comme des destins transmissibles m'ont marquée. Je sais très peu de choses de la jeunesse de mes grand-mères, elles ne se racontaient guère. Avec mes petites-filles, je compense mes propres regrets afin que, plus tard, elles n'en aient pas sur mon compte...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #ressenti, #réflexions

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Publié le 2 Mars 2015

Changement de rythme

Retour des vacances. Pas des miennes mais celles de mes petites-filles, passées chez moi et en partie chez les autres grands-parents.

Deux semaines pétillantes, pleines de flots de paroles, de rires, de complicité.

Hier soir, après les avoir "livrées" à domicile, je me suis retrouvée dans le silence. Presque total.

Avec les résidus des vieux réflexes du soir, je monte l'escalier avec précaution, évitant le grincement du bois qui risquerait de les réveiller.

Le matin, je m'étonne de ne pas sentir le léger tapotement sur mon épaule et de ne pas découvrir la (ou les) petite(s) figure(s) en pyjama près de mon lit qui vien(nen)t pour me sortir d'un sommeil réparateur.

Nous nous sommes quittées avec regrets. Tout en dégustant ces moments rares et riches, je ne peux m'empêcher de penser que dans quelques années, ils seront encore plus rares et j'essaie d'en faire des provisions. Les priorités reviendront aux amis et ce sera très bien ainsi. Le contraire m'inquiéterait plus.

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions grand-mériennes

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