Publié le 26 Mars 2014

Les effets positifs de rêvasser...

Il y a quelques jours, j'ai publié une petite réflexion sur mon blog hongrois au sujet de ces "heures perdues" à rêvasser. C'est l'émission de Frédéric Lopez, "La parenthèse inattendue" qui l'a inspirée.

Curieusement, les invités de la belle maison perdue dans les bocages - où l'on accède en ramant parmi les saules qui trempent leurs branches dans l'eau - des célébrités au sommet, nous racontent souvent, parmi les souvenirs de leur enfance, les heures de solitude, d'ennui même qu'ils ont vécues. Et comme s'ils s'en rendaient compte subitement, ils déclarent que sans ces heures "vides", ils ne seraient sans doute pas ce qu'ils sont aujourd'hui.

Beaucoup de parents de nos jours, stressés, obnubilés ou traumatisés par la "performance", veulent préparer leurs enfants au mieux à la lutte à couteaux tirés pour la meilleure place au soleil. Leur donner toutes les chances, en remplissant leur temps restant d'activités extra-scolaires, si bien que l'enfant, dans son programme serré, n'a plus une minute pour s'ennuyer. L'ennui est, d'ailleurs, la hantise du parent parfait. Alors que ce serait peut-être le moment privilégié où l'enfant peut nourrir sa propre créativité.

Il est vital, dans une journée harassante, que l'enfant puisse se déconnecter de la pression, de l'attention sans cesse sollicitée. Qu'il puisse laisser vagabonder son imagination sans être soumis au stress de l'urgence. Qu'il puisse remettre en place, digérer les émotions, influences en tout genre dont il a été bombardé durant la journée. Pour en nourrir son imaginaire.

Je dirai même plus: l'adulte tout autant...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions

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Publié le 17 Mars 2014

Jules Renard (1864-1910)   *   Citations

Qui ne connaît pas l'auteur de "Poil de Carotte"? En 46 ans d'existence, à cheval sur deux siècles, Jules Renard a partagé une époque que l'on a surnommée la "Belle", pleine d'ébullition, d'inventivité, d'enthousiasme, avec Hugo, Maupassant, Zola, les Frères Goncourt, Rostand, Proust, Claudel etc... Couronnée par l'Exposition Universelle et ses merveilles en 1900, l'époque s'enorgueillit des prouesses techniques comme la Tour Eiffel, l'électricité, l'automobile, le cinématographe, des découvertes scientifiques de Pasteur, des Curie, des révolutions artistiques de l'impressionnisme, du cubisme, de l'Art Nouveau... Impossible d'énumérer tous les motifs qui nourrissent l'enthousiasme né après la grande dépression des années soixante-dix, pour aboutir au suicide tragique de l'Europe de la Première Guerre mondiale.

Voici quelques citations empruntées au "Journal" de Jules Renard: phrases aigres-douces, teintées de lucidité, d'humour parfois noir, d'une certaine misogynie aussi...

* Il faut dompter la vie par la douceur.

* Il est plus difficile d'être un honnête homme huit jours qu'un héros un quart d'heure.

* On finit toujours par mépriser ceux qui sont trop facilement de notre avis.

* La vérité vaut bien qu'on passe quelques années sans la trouver.

* Le paradis n'est pas sur terre, mais il y a des morceaux. Il y a sur la terre un paradis brisé.

* On n'est pas heureux: notre bonheur, c'est le silence du malheur.

* Ce qui fait le plus plaisir aux femmes, c'est une basse flatterie sur leur intelligence.

* Si vous voulez plaire aux femmes, dites-leur ce que vous ne voudriez pas qu'on dît à la vôtre.

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #citations

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Publié le 13 Mars 2014

Du pardon

Il m'est arrivé plusieurs fois de regarder des documentaires sur le "pardon". Qui n'a pas été confronté à cette souffrance, à cette impossibilité et à cette nécessité?

Dans les documentaires, les témoignages sont bouleversants: la mère rendant visite à l'assassin de son fils, condamné à perpétuité, l'amoureux trahi échafaudant des plans de vengeance, l'homme qui a passé 15 ans en prison, accusé à tort de viol sur mineure... Comment surmonter le traumatisme qui lie désormais les deux parties? Le traître, le menteur, l'assassin repenti et celui qui subit sont liés, même si leur souffrance est loin d'être de la même nature, de la même intensité.

Le premier pas sur le chemin de la rédemption doit venir du coupable, car peut-on pardonner à celui qui ne l'a pas demandé?... Ce premier pas est très difficile pour les deux. Acte de contrition pour l'un, acte de générosité surmontant la plaie ouverte pour l'autre. Mais c'est le prix à payer pour pouvoir entamer une résilience...

De nature, je ne suis pas rancunière, estimant que nourrir ce sentiment négatif équivaut à laisser du poison s'infiltrer dans ses veines et, petit à petit, s'abandonner à la destruction. Par bonheur, je n'ai pas souvent été confrontée à cette situation. Il reste cependant une personne que j'essaie de gommer de ma mémoire car il a fait trop de mal, surtout à quelqu'un autour de moi qui était déjà à terre... Le mépris prend le dessus sur le ressentiment.

Je fait appel à Musset: "A défaut du pardon, laisse venir l'oubli."

illustration: Odilon Redon

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Rédigé par Flora bis

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Publié le 6 Mars 2014

"Aime la vie et la vie t'aimera!"

D'innombrables publications nous expliquent comment vaincre le pessimisme ambiant. Des gourous obscurs nous "coachent" dans les dédales des épreuves et du stress quotidien où les "burn out" sont foison.

Une savante universitaire en psychologie, dr Emőke Bagdy, hongroise, soixante douze ans, pimpante, nous entraîne dans une de ses conférences pétillantes dont on sort requinqués. Non pas qu'elle nie la réalité des souffrances ("Yaka...") Ce qu'elle veut c'est nous donner des armes pour y faire face, au lieu de sombrer dans la tiédeur de notre propre victimisation qui mène à l'impuissance, puis au laisser-couler...

Je n'aimerais pas paraître en donneuse de leçon omnisciente, d'autant plus que moi-même, je suis loin d'avoir découvert la pierre philosophale (je la cherche, je la cherche!...).

Ce que nous laissons voir de nous sur nos blogs intimistes, nos pages de Facebook est affaire du goût d'exhibition personnel. Je me cantonne dans mon cas: c'est ce que je connais encore le mieux (du moins, je le crois). Je sais aussi que la plupart de ceux qui se dévoilent en apparence beaucoup, le font pour mieux cacher l'essentiel... Une sorte d'écran de fumée à travers lequel on ne distingue que quelques leurres...

J'avoue que c'est aussi mon cas. Je... je... N'est-ce pas de l'égotisme? Je me réfugie dans les questions. La vie n'est-elle pas cette aventure unique et exaltante dont la beauté inimitable m'est apparue étrangement à la mort de Gilbert? Au lieu de sombrer dans la détresse, je me suis dit: les épreuves sont inévitables, elles tentent de nous abattre. Elles peuvent aussi nous renforcer. Je ne peux pas compter sur un hypothétique "au-delà" compensatoire. C'est ICI que je dois trouver mon bonheur.

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Rédigé par Flora bis

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Publié le 2 Mars 2014

Retour au calme

Une semaine trépidante! Je n'ai pas eu l'occasion d'approcher l'écriture, exercice désormais aussi indispensable que d'étancher sa soif... Parfois, je me pose la question: à quoi bon, tout cela? Ne serait-il pas plus utile que je passe les heures de lecture et d'écriture à des occupations plus saines, plus utiles, plus proches de la vraie vie, telles que récurer la maison, me promener ou cultiver mon vrai jardin - et non pas celui, secret, des mots?...

Ma petite Alice a passé une bonne partie de la semaine - la dernière des vacances de février - avec moi. C'est un véritable bonheur que je savoure car je sais que ses cinq ans vont s'éloigner en un éclair comme le temps béni de la confiance et de l'insouciante gaieté qui nous relient. Tout comme avec sa soeur qui va fièrement sur ses huit ans dans quelques jours et qui viendra aux prochaines vacances. Tout va si vite et de plus en plus vite... Les verrai-je adultes et comment nos relations évolueront-elles? J'aimerais imaginer que nos liens si forts, si riches continueront à nous nourrir réciproquement et que je resterai longtemps pour elles la grand-mère qui les attend les bras ouverts et le sourire aux lèvres...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #préoccupations grand-mériennes

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