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Publié le 18 Mai 2017

Une amie qui, à la cinquantaine, bataillant contre une foule de soucis de santé, ressent la nécessité de dresser le bilan de sa vie. Elle déborde d'énergie, ne tient pas en place, veut transgresser les limites que la maladie lui impose. Impulsive, elle ne supporte pas les contradictions. La question la plus importante qui la tracasse, en ces moments de bilan: "suis-je quelqu'un de bien?"...

Son interrogation m'a surprise. J'imagine que pour chacun de nous, la question qui  surgirait au moment venu serait différente. Je me suis donc penchée sur mon cas. 

Le doute concernant ma bonté ne me tourmente pas. Je me considère assez empathique, voire bienveillante sans toutefois me laisser dévorer, sachant aussi mettre de la distance si nécessaire, quitte à assumer parfois une certaine solitude qui en résulte. Je préfère même donner que recevoir, ce qui est assez ambiguë... Je déteste et fuis les conflits.

Alors, quelle serait ma question à l'heure du bilan? Sans hésiter: "ai-je été assez courageuse pour profiter des possibilités, des chances que la vie m'avait proposées pour ne pas partir un jour avec des regrets?" Réponse: je suis sûre que non. A ma décharge: le destin a pris soin de semer bon nombre d'obstacles sur ma route dans le but d'éprouver si ma nature plutôt stoïque résisterait aux coups qui arrivaient, la plupart du temps, sournois et inattendus... Ah, le Destin! Pour compenser, il m'a gratifiée d'une capacité d'émerveillement qui, bien que pâlissante, ne s'est toujours pas éteinte... 

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions, #ressenti

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Publié le 24 Avril 2017

   Je viens de regarder dans le détail les résultats du premier tour des élections présidentielles  dans mon département. Quasi dans toutes les communes, le FN arrive nettement en tête.

 Habileté du discours de la patronne? Ce discours au service d'une stratégie efficace pour occuper la place désertée par les partis traditionnels de gauche et pour crédibiliser le personnage de l'héritière d'un patriarche fondateur du parti d'extrême droite en porte-parole de ceux qui se sentent abandonnés de tous... 

      Pourtant, l'alerte a été donné depuis longtemps. Les crises économiques, la mondialisation échevelée qui ne profitait qu'aux plus nantis, les petites gens négligés voire méprisés, avec l'insolence de ceux qui se sentent "intouchables" car ils tiennent le haut du pavé, une Europe dont le beau rêve s'effondre devenant un instrument de plus à oppresser... La révolte maintenue en laisse avec des appâts de mauvaise qualité, du foie gras et du caviar qui n'en ont que l'air, du mousseux à la place du champagne, de l'aumône à la place de la dignité. On s'enfonce ainsi, une bière à la main, dans son canapé devant un Hanouna avilissant: au moins, on vide sa tête, en espérant que son cancer sera encore soigné quelque temps...

   Ils sont nombreux. Qui va s'occuper de leur sort?... Question rhétorique.

   Et pourtant, je ne tiens pas un discours "contre l'élite", si courant aujourd'hui. Il y aura toujours des gens avec plus de talent, plus de courage, d'inventivité que d'autres. L'ambition, pour moi est honorable si elle signifie la volonté d'aller au bout de ses possibilités (sans forcément écraser les autres). Le travail doit être rémunéré, partout, selon son intensité, son utilité ou son originalité. Il faut que la volonté, le talent, le travail puisse donner accès à ce fameux ascenseur social. Que l'éducation, la culture ouvrent les esprits vers la dignité et l'envie de s'élever.

  Utopie?...

 


 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions, #ressenti, #souhait

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Publié le 20 Février 2017

Depuis une semaine, je pense souvent aux animaux sauvages qui passent la saison froide au fond de leurs terriers, en bougeant le moins possible pour économiser leur énergie en veilleuse. Roulés en boule, en attendant le printemps et les rayons bienfaisants du soleil.

Quant à moi, j'attends surtout le retour de la chaleur dans la maison.

Ma chaudière a rendu l'âme il y a une semaine, après avoir montré quelques signes de faiblesse depuis le début de la saison. J'étais loin d'imaginer la gravité de la situation, puisqu'elle se remettait héroïquement en marche, après chaque épisode alarmant. Comme les grands malades qui essaient de garder la face jusqu'au moment ultime. 

Depuis une semaine, je suis replongée dans mon enfance des années d'après guerre où le chauffage n'était pas central mais au bois et au charbon, et que l'eau se réchauffait sur la cuisinière, pour la toilette dans une bassine posée sur un tabouret, au milieu de la cuisine où il faisait chaud.

Le matin, en descendant dans le séjour, 14° m'accueillent. Cela ne donne pas envie de bouger. Du moins, à moi. Comment font les sans abris sur les trottoirs, dehors?... Je déteste le froid, je me sens mieux à 30° dehors qu'à 14° dans mon séjour...

Il faudra changer la chaudière. Cela me mènera, au mieux, jusqu'au week end prochain. Je suis de nature optimiste  -  "Inconsciente!", disait Gilbert. Encore quelques casseroles d'eau chaude à monter à la salle de bain, d'autres pour la vaisselle, se rouler en boule sous deux couvertures devant la télé ou devant l'ordinateur et le tour est joué! On tiendra! Après tout, sans l'électricité et sans le gaz, ce serait bien pire. Je n'aurais même pas accès à Internet!...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions, #ressenti, #état des lieux

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Publié le 13 Février 2017

   Cette année, on a l'impression que l'offensive "Saint-Valentin" est moins mordante... Les pubs ont démarré plus tard, plus discrètes et les exclus du cercle magique des couples heureux se sentent moins agressés par le rappel à l'ordre des annonceurs: le 14 février, au moins pour un jour, il faut être A-MOU-REUX! Et démontrer avec force gestes, mots et accessoires que la flamme est vivante! Par bonheur, cela peut aussi refléter la réalité.

   Flamme naissante encore timide et maladroite ou rassurée et dévorante, voire tiédie par le nombre d'années passés ensemble, à l'image de la braise de la cheminée en fin de soirée  -  l'essentiel est qu'elle reste présente et qu'elle nous réchauffe encore...

   Son souvenir, du moins.

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions, #ressenti

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Publié le 14 Janvier 2017

"Savoir se contenter de ce que l'on a, c'est être riche"

   Cette phrase de Lao Tseu, contemporain de Bouddha au VI-V s. av. J-C, je l'aimais bien dans ma jeunesse idéaliste et désintéressée... Certes, c'est une phrase pour les pauvres, pour leur consolation, afin qu'ils cherchent leur bonheur ailleurs que dans la possession des biens, qui leur sont, de toute façon, inaccessibles. Alors, au lieu de se révolter contre l'injustice de leur sort, on leur fait miroiter la chance qu'ils ont de pouvoir trouver un bonheur immatériel, tellement plus élevé!...

   G. pestait contre ce genre d'intimation, ainsi que contre tout immobilisme, tout passéisme ("ah les bons vieux temps!" "Tout était mieux avant..."), et, en bon Sagittaire qui se respecte, il voulait toujours avancer, aller plus loin, peu enclin à jouir de ce qu'il a déjà obtenu. Lorsque son nouveau livre arrivait de chez l'éditeur, sentant bon le papier frais et l'encre de l'imprimerie, il le regardait à peine, pensant déjà au suivant. J'avais l'impression de faire une course en avant permanente en sa compagnie, ce qui était à l'exact opposé de mon tempérament indolent de Balance alourdie d'un ascendant Taureau... Autant dire que j'aspirais vainement à la contemplation, ma détente favorite... D'un autre côté, je reconnais que mon tempérament nonchalant avait grand besoin de booster pour vaincre le poids de l'inertie! 

   Dix ans sont passés depuis qu'il m'a laissé la liberté de toute décision. Au début, je continuais sur la lancée de son rythme mais peu à peu  -  les années aidant  -  j'ai ralenti... Son regard s'éloigne, s'estompe sans disparaître et je m'étonne parfois comment j'ai pu accomplir tant de choses il y a 10 ans à peine!...

   Je suis très riche, certes, selon Lao Tseu, mais dans mon immobilisme nouveau, sans booster désormais, je devrais tenir compte du temps qui passe à la vitesse vertigineuse et qui me laissera choir sans pitié!...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions

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Publié le 2 Janvier 2017

   Que l'on veuille ou non, une nouvelle tranche de notre vie débute. Nous avons beau essayer de nous convaincre que c'est un jour comme un autre, pendant la nuit, le ciel a saupoudré les rues, les jardins et les voitures du sucre-glace de la première neige...

   Derrière nous, une année fatiguée, usée par ses angoisses, ses deuils, ses maladies graves qui font envisager la vie sous d'autres couleurs, effaçant les tendres pastels de l'insouciance.

   Alors, comment recevoir ce nouveau-venu, cet hôte qui s'installe dans notre vie, découvrant, tous les jour un peu plus, son visage?... Est-il bienveillant, généreux ou cache-t-il de mauvaises surprises qu'il sortira de ses bagages subrepticement, lorsqu'il aura endormi notre méfiance?...

   Par nature, je me tourne vers l'inconnu plutôt avec confiance, la main tendue, sourire aux lèvres. Prête au partage, aux bons moments comme aux moins bons. Sous la grêle, je fais le dos rond, en attendant des jours meilleurs. Seront-ils au rendez-vous? Seul notre nouveau compagnon, l'an 2017 le dira. Au fur et à mesure.   

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions, #ressenti

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Publié le 26 Décembre 2016

La fin de l'année approche.

L'heure des bilans de toute sorte.

D'habiles coachs psychologues vous suggèrent d'utiliser la dernière semaine de l'année à mettre de l'ordre dans votre maison, dans vos papiers et dans votre vie. Puisque ces désordres, ces poids morts qui vous alourdissent, qui vous tirent en arrière, ne sont rien d'autres que des problèmes repoussés, des objets et des vêtements d'avant le déluge qui vous encombrent mais que vous n'avez pas le courage de jeter...

Oter ses chaînes pour pouvoir faire un pas vers l'avenir... Séduisant. C'est ce premier pas qui compte et qui est pourtant si difficile...

Débarrasser tout l'encombrant, n'est-il pas effacer toute votre histoire?... La peur de vous retrouver dans un vide sidéral?...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions, #ressenti

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Publié le 16 Décembre 2016

   Pour écrire une note sur le blog, il faut de l'inspiration. Est-ce une idée captée dans l'atmosphère qui donnera le ton où bien une image surgie des feuilles virtuelles des souvenirs qui suscitera quelques réflexions?... Le désir existe, la suite est parfois affaire du hasard.

    J'aime cette vieille photo, datant de 1990. Voyage à Chypre, en plein février. Idéale pour se perdre dans un souvenir ensoleillé, à un jour de décembre fatigué, frileux, solitaire dans le Nord de la France. Tout comme moi: entourée des amis, de la famille, solitaire quand-même. Une solitude choisie par nécessité de pouvoir "se recentrer" sur soi, afin de réunir chaque parcelle d'énergie disponible pour des combats en cours et à venir...

    L'avenir n'est que questionnements, à chaque échelle de l'existence, de la plus personnelle, plus immédiate à l'échelle du pays, voire de la planète. Notre existence est étroitement liée à cette fragilité, elle en fait partie. Des milliards d'existences minuscules qui jaillissent, flamboient et s'éteignent...

   D'une importance pourtant unique et capitale pour chacun.

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions, #ressenti

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Publié le 6 Novembre 2016

"Il n'y a pas de honte quand il n'y a pas de regard de l'autre." (B. Cyrulnik)

   Parmi mes amies blogueuses hongroises, nous avons évoqué le thème de la honte, à propos d'un texte de E. Hankiss que j'avais cité sur mon blog. L'auteur, à 80 ans passé, y évoque un souvenir d'enfance qui lui fait honte au bout de tant d'années. Nous nous sommes dit qu'il serait sans doute difficile pour nous toutes d'en faire autant: "confesser" publiquement une honte enfouie...

   Cela m'a intriguée et j'ai décidé de chercher un peu plus loin les ressorts de la honte. Je suis tombée, en particulier, sur un long article de Serge Tisseron (il a consacré plusieurs ouvrages à ce sujet) qui explique en profondeur ce phénomène douloureux. 

   Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de monde pour qui ce sentiment reste inconnu, à des degrés divers. Certains le confondent avec la culpabilité mais la différence est significative: la culpabilité se réfère à un acte répréhensible mais réparable, tandis que la honte est   éminemment intime et porte un jugement sur soi quasi irréparable, entrainant un sentiment d'impuissance et de mésestime de soi. Elle est lié au regard des autres, plongeant l'individu  -  souvent l'enfant  -  dans l'inhibition, la souffrance en silence et dans la solitude. La honte naît la plupart du temps d'une violence, d'une humiliation subie dans l'enfance, de la part des personnes de confiance et peut aboutir à une perte de lien d'amour avec des tiers importants.

   La culpabilité vise la socialisation, la réintégration du groupe (famille, société, tribu) tandis que la honte en exclut. Pour simplifier, la première suggère: "j'ai fait quelque chose de répréhensible" cependant que la seconde coupe la possibilité de rédemption: "il y a quelque chose qui ne va pas chez moi"... Quelque chose qui m'exclut du groupe, qui me rend indigne: le regard des autres me le dit. "Ce n'est pas de ma faute" reste une phrase difficile à concevoir, encore plus à prononcer, à imposer.  

 

 

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions

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Publié le 5 Septembre 2016

Sept moments de bonheur

Sur mon blog hongrois, j'ai répondu à la proposition de rassembler sept "choses" (sensations, habitudes, phénomènes etc) rencontrées dans la vie quotidienne, qui nous rendent heureux, qui nous arrêtent pour un instant d'émerveillement pour nous réchauffer de l'intérieur... Choses qui pourraient laisser d'autres personnes parfaitement indifférentes, demeurant invisibles, inodores, inexistantes...

Les psychologues s'efforcent, par ce détour, de guider leurs patients vers la découverte de la psychologie positive, de les débarrasser de la léthargie en les poussant vers des émotions positives.

Sept choses... De premier abord, le nombre me semble restreint, et c'est plutôt bon signe: je ne suis donc pas un cas désespéré! Et puis, il faut bien poser une limite.

1) Le matin doux et ensoleillé, mon regard parcourt le jardin par la porte ouverte de la cuisine et s'attarde sur les roses rouges embrasées par le soleil

2) Trouver le mot "juste" en écrivant, celui qui désigne - incarne - exactement ce que je voudrais exprimer

3) Le grand soupir de soulagement, après avoir accompli une tâche pénible qui traînait depuis longtemps

4) Une bonne conversation avec des amis pour approfondir des choses essentielles, ou à découvrir des personnes jusque là inconnues et qui s'avèrent passionnantes

5) Les regards et les rires tendres et complices avec mes petites-filles

6) Me sentir en adéquation avec le monde alentour

7) Plonger et fondre dans l'univers d'un bon film, livre ou tableau, un autre monde de création, pour le ressentir et comprendre

Tout le monde peut tenter cette expérience. Sept - est-ce trop ou insuffisant?

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #jeu, #réflexions, #ressenti

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