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Le blog de Flora

Au milieu du gué...

30 Novembre 2011, 20:46pm

Publié par Flora bis

Pause.jpg De plus en plus souvent, je me surprends dans un état d'incertitude, une sorte de perte d'orientation dans le brouillard, comme si je me retrouvais à un carrefour important en tâtonnant, sans savoir vers quelle sortie m'orienter... Avec la hantise de perdre un temps précieux sur le crédit de cette fameuse peau de chagrin déjà à portion congrue...  

   Durant de longues années, toute ma vie presque, jusqu'à la mort de Gilbert voilà 5 ans déjà, j'avais l'impression d'avancer sur des rails. L'école, les études, le travail, mes 33 ans avec un homme qui donnait rarement l'impression de l'indécision, je n'avais pas le malheur ou le luxe du tâtonnement... La vie dictait la marche à suivre. Le combat pour la survie commandait à se mobiliser à fond, sans lâcher prise un instant, un seul qui risquait d'être fatal.

   Après la mort de Gilbert, j'ai continué sur la lancée... Comme s'il m'avait légué sa formidable énergie. Dans une sorte d'effervescence non loin de l'exaltation, avec mon penchant naturel pour la sublimation des événements et des personnes, un besoin intime et indispensable, un paquetage de survie... Une exigence secrète aussi à essayer d'être digne de sa mémoire, du souvenir de son combat magnifique.

   Petit à petit, j'ai abandonné une bonne partie des activités que nous avions menées ensemble: trop lourdes pour mes épaules désormais. Le poids des années aussi... L'envie de me concentrer sur certaines choses... Cependant, je me pose la question: tous ces nobles prétextes ne seraient-ils pas de simples leurres? On ne peut pas tromper soi-même durablement.

   Je me surprends à apprécier la solitude, je dois me forcer pour sortir de ma "tanière". Au début, ce n'était que discours réconfortant, voire défi à moi-même qui ne pouvais jusque là respirer sans les autres... Justement, l'alerte s'est insinuée dans mon esprit par ce biais-là. Bien sûr, ma solitude est relative, pas du tout mortifère ni isolée de tous. Je peux l'interrompre en cas de panique... Les quelques années de mobilité qui me restent (sauf accident), rendent la possibilité de bouger assez rassurante pour remplacer les vrais mouvements  -  mais il ne suffit pas de regarder le train passer, en se disant qu'on pourrait le prendre si l'on voulait!

   Je commence à réaliser pour de bon que les choix m'appartiennent désormais. A moi seule. Cela donne une sensation de liberté, certes, mais pose aussi un poids inoui sur la pauvre Balance que je suis et qui ai tellement de mal à prendre une décision...

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De l'Art...

29 Novembre 2011, 11:50am

Publié par Flora bis

Redon-naissance-de-Venus.jpg L'art, en tant qu'activité humaine, n'a aucune utilité pragmatique, il est malgré tout indispensable pour nous aider à vivre. Il sublime notre réalité, nous permettant d'accéder à un niveau de compréhension supérieur de ladite réalité par l'intuition, par la suggestion d'une certaine connection avec la part invisible de nos perceptions. Est-ce cela, la spiritualité?...

"Le peintre n'est pas intellectuel lorsque, ayant peint une femme nue, elle nous laisse dans l'esprit l'idée qu'elle va se rhabiller de suite." 

"...la beauté (qui) jamais n'engendra l'impudeur mais défère au contraire à toute la nudité un attrait pur qui ne nous abaisse pas."

Ce sont des extraits tirés du journal d'Odilon Redon "A soi-même", comprenant les notes écrites pendant les années 1867-1915.

D'autres ont tenté de formuler leur définition de l'art:

"L'art est un cheminement studieux vers une école buissonnière."  (R. Mallet)

"L'art ne reproduit pas le visible, il rend visible." (P. Klee)

"Il est une chose mille fois plus dangereuse que le bourgeois, c'est l'artiste bourgeois."  (C. Baudelaire)

"L'art est un pâtre obscur qui marche les pieds nus." (V. Hugo)

"Avec le talent, on fait ce qu'on veut.  Avec le génie, on fait ce qu'on peut."  (D. Ingres)

"Nous avons l'art, afin de ne pas mourir de la vérité."  (F. Nietzsche)

illustration: "La naissance de Vénus" d'Odilon Redon

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Hommage...

26 Novembre 2011, 16:34pm

Publié par Flora bis

 

maman de Vera Erdinç NEW

 Ce matin, un message de Vera Oliveira-Erdinç m'a soudain ramenée 23 ans en arrière... L'année où j'ai peint ce portrait à Istanbul. Elle m'apprend le décès de sa mère, survenu tout juste il y a un mois, au Brésil. Ce portrait est donc revenu avec Vera à Istanbul.

   Vera a été le professeur de piano de notre fils, elle l'a initié à cet instrument durant 4 ans. Les leçons ont eu lieu chez elle ou chez nous, dans la pièce qui servait aussi d'atelier de peinture pour moi. Vera, pianiste de grand talent, mariée au chef d'orchestre turc renommé Erol Erdinç, est devenue une amie très chère pour moi. Nous avons fait des sorties culturelles ensemble et surtout, nous avons beaucoup discuté. A l'époque, j'ai fait toute une série de portraits à l'huile et mes modèles  -  des amis, la plupart du temps  -  venaient poser pour quelques séances dans mon atelier, surnommé le "confessional de Cihangir"... Une exposition a clôturé cette série de portraits. (sur la photo, avec Vera au vernissage)

vernissage-Istanbul_NEW.jpg

   Sa mère, en visite du Brésil, a posé pour moi, à la demande de sa fille. Ces deux fois 2 heures restent un souvenir étrange et inoubliable. Habituellement, pendant les poses, je fais la conversation à mes modèles, pour les mettre à l'aise  -  et peut-être aussi à cause de ma nature bavarde, incapable de se taire... Là, silence total. Je ne parle ni l'anglais, ni le portugais. Elle ne connaissait aucune des langues que je pouvais lui proposer. Que peuvent raconter les yeux? De temps en temps, je devais la dévisager pour porter son visage sur la toile. Elle-même ne cessait de me fixer avec son regard intense, pénétrant, magnifique... Troublant même, comme si elle avait eu le pouvoir de regarder au fond de mon âme... Je n'ai jamais vécu une rencontre aussi étrange et qui m'a marquée pour toujours.

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Brosse à cheveux (sanguine, 2011)

22 Novembre 2011, 12:29pm

Publié par Flora bis

La-brosse_NEW.jpg

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Faut-il réhabiliter le baiser?...

20 Novembre 2011, 12:45pm

Publié par Flora bis

   Un article du Nouvel Observateur s'en inquiète, dans le sillage du "Philosophie Magazine", et le sujet atterrit finalement sur ce blog. Question de générations, sans doute.

   Il y a un certain temps, j'ai écrit une micro-fiction intitulée  Premier baiser. (lien) La narratrice représente la jeunesse des années 60-70, avec les premières bouffées des libertés mais aussi des tabous puissants, issus d'une éducation stricte et frustrée qui fait du baiser le premier pas vers perdition...image_diaporama_portrait.jpg 

En même temps, cela rend à cette première approche de la sensualité, de l'apprentissage du langage du corps toute son importance, et qui, semble-t-il, à notre époque hâtive, serait en voie de disparition.

   J'ai été surprise d'apprendre dans cet article que le baiser n'a pas toujours été "mondialisé", loin de là, pas même banal en notre Occident: "C'est avec Ronsard et Rousseau que le baiser s'est sacralisé en Occident pour les amoureux, après avoir été une tradition du clergé." Bigre! Je revois un instant la dernière affiche bannie de Benetton, le pape et un imam échangeant un baiser plus qu'oecuménique... Les choses ne seraient-elles pas en train de revenir en arrière?... 

   Bisou, bise, smack, bécot, patin ou pelle, le baiser, baveux ou profond, est adapté au contexte. La mémoire du couple en garde l'évolution, des premiers émois à la passion, des pulsions amoureuses à la tiédeur routinière ou à la tendresse sur la joue, accompagnée d'une caresse sur la main... image_diaporama_portrait-1.jpg Il est le vrai baromètre des couples, bien plus fidèle que la fréquence de leurs relations sexuelles, s'apparentant pour certains à des mesures d'hygiène mentale... Le caractère du baiser trahit notre relation à l'autre: prenons-nous la peine de nous attarder à l'attention envers notre partenaire ou la jouissance hâtive et immédiate éclipse la phase d'approche? La sexologue Catherine Solano émet une évidence inattendue: le baiser est un acte gratuit, pas du tout indispensable mais il implique obligatoirement l'autre. "On peut jouir seul, mais pas embrasser seul." Notre époque individualiste, pour ne pas dire égoïste, ayant tendance à "zapper" le baiser, ne joue-t-elle pas avec le feu insidieux qui rendrait le paysage de nos relations amoureuses semblables aux collines du Var, après les incendies d'été?...

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Charles Berling: Aujourd'hui, maman est morte

16 Novembre 2011, 00:01am

Publié par Flora bis

Ch.-Berling--Aujourd-hui-.-_NEW.jpg J'aime Charles Berling, l'acteur. Je l'ai vu une fois au théâtre ("Cravate-club", avec Edouard Baer), plusieurs fois au cinéma. J'ai lu son livre-dialogue avec Michel Bouquet. C'est un acteur caméléon, multiple et souvent énigmatique. Soudain, son regard bleu se retire en lui-même, il devient observateur absent, froid et lisse, impénétrable. Dans "Comment j'ai tué mon père?" (duel époustouflant avec Michel Bouquet), il est dur comme du granite, impitoyable mais avec la fragilité de sa dureté: il ne plie pas, il rompt...

   Lorsqu'on l'interviewe, c'est un torrent intarissable. Passionné, volubile. Il aime les mots, il veut trouver le plus juste. Quand j'ai entendu parler de ce livre à la radio, je me suis dit: "Il me le faut!". Pourtant, plusieurs raisons me restreignent dans ces pulsions vers les livres, je pourrais en citer au moins cinq, sans réfléchir... Mais je me le suis offert quand-même, pour mon anniversaire.

   Le titre camusien vous frappe d'entrée. Qui ne serait pas sensible à ce sujet? Qui n'aurait pas de compte à régler avec son enfance, avec sa mère? Qui n'a pas envie de comprendre d'où il vient, envie d'imaginer le parcours de ses ancêtres, imprimé dans ses gènes? Afin de mieux déchiffrer ses propres réactions, d'éclairer ses zones d'ombres.

   Après l'enterrement, suivi par les six enfants soudés autour du cercueil, le narrateur Charles Berling entame sa lente remontée jusqu'aux origines, jusqu'au Maroc où sa mère est née. Il explore l'enfance de Nadia dans une famille déchirée par la violence du père, en s'appuyant sur le livre-témoignage qu'elle a laissé. Témoignage partiel. Le fils sent qu'il doit exhumer un secret familial pour que l'image soit complète, pour que l'apaisement arrive enfin.

   Charles Berling est entouré des mots des autres, son métier d'acteur consiste à leur donner vie, du relief. Fatalement, l'envie irrépressible s'empare de lui pour trouver ses propres mots et de plonger dans la source douloureuse, rédemptrice et jouissive de l'écriture.

"(...) Le soleil n'est plus le même pour tous, il ne va pas jusqu'aux tombes. Seule la mort traverse les matières. Elle se glisse dans maman. Et c'est comme si elle me donnait un acompte, une petite avance. (...)

éditions Flammarion  2011

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Sándor Kányádi (1929-): Estampe 2. (Metszet 2.)

11 Novembre 2011, 11:47am

Publié par Flora bis

ESTAMPE  (2)

   ...et les ailes des grues battent sur mes épaules  (Tudor Arghezi*)


elles grapillent dans les chaumes de la fin de l'été

les grues en partance

le charbonnier souffle dans le creux de ses mains

sur sa moustache se fige la rosée

 

les eaux assourdissent leur fanfare

leurs bords cisèlent des dentelles

le froid immémorial serpente en mon coeur

comme une sonde souple

 

estampé de givre je m'arrête un vers ancien

et des ailes me croissant à l'intérieur

me font mal jusqu'aux os quand

vers le ciel s'envolent les grues

(1991

adaptation: Claire Anne Magnès


METSZET

 

...És darvak szárnya mozdul vállamon

                                        Arghezi-Dsida

nyárvégi tarlón szemelgető
útrakész darvak
markába fú a szénégető
bajszán megköt a harmat

halkabbra fogják a hars vizek
szélük csipkét ver
kígyózza szívem az őshideg
mint egy plasztik-katéter

Dérverten állok egy régi sor
s befelé növő szárnyak
sajdulnak csontomig amikor
a darvak égre szállnak

1991

* Tudor Arghezi écrivain roumain (1880-1967)
une première apparition sur ce blog:  Sándor Kányádi (1929-): Avant-propos (Előhang)

 

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Du mariage...

8 Novembre 2011, 19:11pm

Publié par Flora bis

Cortège 1 Il y a peu, je suis tombée sur une citation: " C'est cela, le mariage, la même peur partagée, le même besoin d'être consolé, la même vaine caresse dans le noir..." (Anne Hébert). Constat terriblement corrosif, propre à décourager tous les candidats encore naïvement confiants! Et qui ne pouvait être dressé qu'au bout d'une longue expérience désolante.

   Les images négatives sont plus courantes, le bonheur fait moins recette (Musset ne disait-il pas dans ce vers époustouflant de beauté: "les plus désespérés sont les chants les plus beaux...") et ne tient pas la route face aux catastrophes. Même le grand amour en gage du départ reçoit, par les scientifiques, le couperet de 3 ans de survie! 3 ans maximum! Adieu la passion, bonjour la routine tue-l'amour en guise de bouillotte, à heure fixe, comme on fait son yoga d'entretien pour prévenir l'arthrose précoce!...

   Il y a seulement cinquante ans, il était quasi impensable de se tester dans de longues cohabitations préliminaires et le choix du partenaire s'apparentait parfois à de la loterie. Mettre la charrue devant les boeufs était mal vu, ou alors, il fallait être très discrets! Avec une contraception balbutiante, les femmes en essuyaient la honte, avec les conséquences douloureuses et clandestines, et les hommes, souvent, s'éclipsaient lâchement devant leurs responsabilités. A moins qu'ils n'aient réparé "la faute" par le mariage.

   Avec l'émancipation économique de la femme, les choses changent. Elle n'a plus besoin de l'homme comme seule perspective nourricière, ainsi, elle devient plus difficile pour s'engager. Du moins en théorie. Le divorce est grandement allégé. Être "mère célibataire" n'est plus le stigmate de la honte. Il y a même des "pères célibataires", en signe d'émancipation! 

   "En couple" remplace "marié(e)". Les gens hésitent parfois plusieurs années, entourés d'une nombreuse progéniture. Les mauvaises langues prétendent qu'il n'y a plus que les curés et les homosexuels pour réclamer le droit de se marier!

  Selon Brassens, ce n'est qu'une simple formalité "au bas du parchemin" qui ne concerne en rien l'essentiel: l'engagement intime et personnel. Pour cela, nul besoin de robe de princesse ni de banquet ruinant. Alors, qu'est-ce qui pousse soudain des couples bien rodés à la vie commune, à sauter le pas? Pour alléger ses impôts? Pour solidifier sa situation administrative? Toutes les formalités ont déjà été grandement édulcorées par le législateur. Ou alors, cette vénérable institution séculaire quelque peu fissurée, continuerait-elle à représenter un archétype d'engagement, de sécurité, "la même peur partagée, le même besoin d'être consolé..." en espérant que "la caresse dans le noir" ne sera jamais vaine!

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Oeuvre de Gilbert * Pavés du Nord (roman, extrait)

6 Novembre 2011, 09:48am

Publié par Flora bis

gilbert.jpg (...)

-  Nom?

-  Mallarmé.

-  Comme le poète? 

-  Comme le poète.

-  La chair est triste, hélas! et j'ai lu tous les livres?

-  C'est ça...

Le gendarme avait des lettres! Stéphane n'en revenait pas. Au moment de formuler sa réponse, il s'était attendu au pire. Son nom lui réservait tant de déconvenues... Entendre le képi citer un vers faisait naître un espoir. Toutefois, l'instinct commandait la plus vive méfiance. Les plaisanteries pouvaient venir, le tabassage en règle... Tous les enfants vieillis ont de mauvais souvenirs de leurs récitations d'école, des mots absurdes à se caler dans la mémoire et la honte suprême de déclamer face à la classe sous les boulettes ou les lazzis. Rares sont les victimes qui trouvent l'occasion de passer à tabac un responsable de ces supplices.

-  Prénom?

-  Stéphane.

-  Là, vous vous fichez de moi.

Le ton était très sec. Il ne fallait pas compter sur ce gendarme pour faire exception à la règle. Par chance, l'instituteur eut la présence d'esprit d'en appeler à un arbitre.

-  Si vous ne me croyez pas, demandez à votre collègue, là-bas. Il me connaît.

Gilles Wiesniewski avait suivi tout le dialogue. Il se hâta de confirmer, avec ce grand sourire moqueur que Stéphane connaissait en milliers d'exemplaires.

-  A l'école, on l'appelait Désarmé. Qu'est-ce qu'on a pu se marrer...

Stéphane avait envie d'ajouter que le gros Wiesniewski faisait partie des plus sadiques, pressé de détourner la haine que sa bedaine suscitait. Il craignait de perdre un allié précieux. La liste des surnoms s'égrainait doucement. L'autre gendarme, celui qui tapait le rapport, appréciait cet humour:

- "Tu veux mon revolver..." C'est excellent!

Il se retourna vers Stéphane:

- "La chair est triste..." Avouez que je vous en ai bouché un coin. Vous, les enseignants, vous prenez chaque gendarme pour un crétin.

Le silence de Stéphane valait confirmation. Pourtant, il n'osait pas le briser. Des dénégations molles ou faussement enthousiastes seraient passées pour des injures. Quant à avouer ce qu'il pensait vraiment, qu'une pincée d'albatros, des violons sanglots longs, une campagne qui blanchit et l'inévitable mignonne qui va voir si la rose, ce service minimum de la poésie française n'empêchait pas une écrasante majorité de citoyens, et pas seulement les militaires, de prendre Breton pour un natif du Finistère et citer Cabrel, Gainsbourg comme des phénix en versification.

- Ma première femme était prof. Gentille mais suicidaire. Elle a fini par se jeter sous le train de onze heure douze. Le dernier qui passait à Wallain. C'est elle qui récitait toujours ce vers, de préférence au lit. Une vraie rengaine... Pensez si je le connais par coeur!

(...)

Gilbert Millet: "Pavés du Nord"  éditions Quorum 1997

 

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