Publié le 24 Octobre 2016

Grisaille, pluie. Le chauffage est en marche.

Un gros rhume, cadeau de mes petites-filles sur un terrain vulnérable, m'embrume encore plus la tête. J'ai passé la journée à essayer de récupérer, à tenter de respirer, entre deux grincements des articulations...

Week end d'anniversaires, celui d'Alice et du mien, avec 61 ans et 10 jours d'écart. Cadeaux préparés avec l'envie de faire plaisir; émotions, champagne. Les petites ont entamé leurs vacances d'automne. 

Cela passe toujours très vite, trop vite. Pourtant on aimerait bien s'envelopper dans la chaleur familiale un peu plus longuement, sans les impératifs intraitables du travail qui appellent les enfants à reprendre la route, à replonger dans les bouchons autour de Paris qui anéantissent le bénéfice du week end. 

Alors, on attend la prochaine rencontre, parcourant d'ici-là quelques obstacles moyennement sympathiques... Ainsi va la vie, aléatoire...

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux ressenti

Repost 0

Publié le 15 Octobre 2016

sur l'Acropole

sur l'Acropole

   Tous les ans, je m'offre un cadeau "de la part de Gilbert" pour mon anniversaire, comme pour perpétuer les habitudes de 33 années... Ou alors, pour prêter un peu plus de solennité à la chose: se l'offrir tout simplement banaliserait le geste.

   Cette fois-ci, je devais attendre deux jours de plus: l'objet de ma convoitise n'est sorti en librairie que le 14 octobre. Il s'agit des deux volumes imposants des éditions Gallimard: "Lettres à Anne" (1962-1995), 1276 pages et "Journal pour Anne" (1964-1970), 493 pages... Un poids conséquent qui vous découragera de les lire dans votre lit, sous peine d'être assommé en cas d'assoupissement fortuit...

   François Mitterrand aurait cent ans. Il était le président le plus secret, le plus intrigant, controversé, séducteur, cultivé de la cinquième république: les adjectifs ne sont pas exhaustifs. Les livres qui tentaient de déchiffrer ses multiples facettes sont nombreux. Aucun de ceux qui l'ont approché ne connaissait sans doute l'homme en son intégrité. Celle qui en a l'image la plus intime est probablement Anne Pingeot, son amour secret durant 33 ans. Jusqu'à sa mort.

   J'ai eu l'occasion de lire quelques extraits avant la parution du recueil. La beauté de l'écriture, la profondeur des sentiments m'ont surprise. Cela dépasse les premières réticences devant l'aspect voyeur de jeter un regard sur l'intimité des gens. Si la discrète Anne Pingeot, secrète jusqu'à l'effacement, me suis-je dit, a pu donner son accord à ce dévoilement, le livre ne va pas me plonger dans le malaise... 

   1217 lettres au total. Un extrait:

"... Je t'ai rencontrée et j'ai tout de suite deviné que j'allais partir pour un grand voyage. Là où je vais je sais au moins que tu seras toujours. Je bénis ce visage, ma lumière. Il n'y aura plus jamais de nuit absolue pour moi. La solitude de la mort sera moins solitude. Anne, mon amour."

   

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #Les mots des autres, #littérature

Repost 0

Publié le 11 Octobre 2016

Ambiance d'étés si lointains...

Sur mon blog hongrois, je viens de publier cette photo ancienne, prise dans les années quarante où je n'étais même pas née, quelque part en Transylvanie où je ne suis jamais allée...

Pourtant, l'ambiance de la photo ne m'a pas lâchée depuis le moment où je l'ai découverte des le flot interminable qui défile sur Internet. Je l'ai mise de côté pour les jours difficiles, ceux qui veulent vous entraîner vers le fond...

C'est cette lumière qui m'a clouée sur place, celle du jour naissant, au beau milieu de l'été de mes vacances d'enfance. (Signe incontestable du temps qui s'enfuit: on se réfugie de plus en plus dans un passé sans doute embelli, qui nous a laissé son goût éternel, inimitable de douceur...)

Le jour se lève plein de promesses et sous mes pieds nus, la rue en terre garde encore la fraîcheur de la nuit. Le soleil aveuglant va bientôt effacer le contraste aigu des ombres. Les maisonnettes blanchies à la chaux entrouvrent leurs jalousies. Est-ce le lait du matin ou de l'eau fraîche da la fontaine que cette femme porte à la main au coin de la rue?...

On lâche les vaches qui trouveront toutes seules le chemin de la pâture.

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #ressenti, #réminiscences

Repost 0

Publié le 3 Octobre 2016

Chaâlis
Chaâlis

Dans la blogosphère hongroise, du moins dans le petit cercle que je fréquente, l'ambiance est morose. Beaucoup de mes "fréquentations" laissent leurs blogs en sommeil, d'autres attendent des semaines avant d'y revenir et toutes se plaignent de "l'assèchement" de la source de leur envie d'antan de partager, de communiquer...

Serait-ce la loi des cycles de nos activités: début enthousiaste dû à la nouveauté, chevauchée triomphante du plaisir plein, puis lente et progressive "blasitude" jusqu'à l'extinction?... De la part du visiteur autant que du blogueur.

Certains se taisent pour un temps, puis reviennent sous une autre forme, une autre identité, histoire de muer, de se métamorphoser, dans l'espoir aussi de renouveler leur expression, leur auditoire...

Pourtant, la vie ne s'arrête pas, nous offrant sans cesse de nouvelles facettes à explorer.

J'espère que le genre du blog résistera encore au déferlement des modes, toujours plus rapides, toujours plus réactives - et toujours plus superficielles...

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux ressenti

Repost 0