Publié le 29 Décembre 2013

Je fais des efforts mais je me sens très fatiguée... Cette année 2013 m'a laissée moralement exsangue... Je lui tourne le dos sans trop de regrets. Mais de là à espérer que la suivante sera meilleure, il y a un pas que j'ai du mal à franchir.

Espérer c'est s'exposer à la déception dont la cruauté est à la mesure de la folie de nos espoirs. Alors, par réflexe d'autodéfense, nous nous roulons en boule pour offrir le moins de surface vulnérable et nous léchons nos plaies pour qu'elles cicatrisent plus vite.

Mais peut-on vivre sans espoir? C'est le carburant qui nous permet d'avancer. Alors, à petites doses, avec précaution, j'émets quelques voeux magiques, à la manière des antiques incantations que mon grand-père appliquait sur des articulations douloureuses des vieilles dames du quartier...

Que cette année nouvelle soit plus clémente, plus belle et plus généreuse pour Tous!

Qu'elle apporte consolation à ceux qui souffrent,

qu'elle continue à distribuer de la joie aux plus chanceux!

J'ai envie de tourner mon visage vers la lumière. Quel est son nom?

Sérénité, à défaut du Bonheur.

Vers la nouvelle année

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #voeux

Repost 0

Publié le 23 Décembre 2013

Noël 2013

Le jour de Noël est une fête pour la plupart des gens, qu'ils soient chrétiens croyants ou non. Les chrétiens fêtent la naissance du Christ, même si la véritable date se situe des jours, des semaines plus tard. Ce n'est que depuis 354 que le pape Libère (Liberius) l'a placée au 25 décembre, assimilant les fêtes païennes existantes depuis des millénaires aux alentours du solstice d'hiver, associant ainsi la naissance du Christ à la lumière croissante à partir du 21 décembre.

Peu importe, finalement, avec ou sans messe de minuit, nous fêtons avant tout l'amour qui nous lie à ceux qui nous sont proches: famille, amis réels ou même virtuels. Les gens qui comptent pour nous, ceux dont l'absence nous chagrine, ceux dont la chaleur nous réchauffe.

Je souhaite à tous ceux qui atterrissent sur ce blog, sur ces pages, un beau Noël chaleureux et paisible, juste avec les personnes qui réchaufferont leurs coeurs!

Merci de votre amitié qui m'enrichit.

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #souhait

Repost 0

Publié le 21 Décembre 2013

Passage

Nous avons beau savoir qu'entre le 31 décembre et le 1 janvier, il n'y a qu'une nuit d'écart, que ce sont tout simplement deux jours qui se suivent, nous nous ingénions à faire de cette nuit une fête pour faciliter le passage dans une nouvelle ère. Comme si nous franchissions une barrière, effaçant l'ardoise, pour avoir le droit au renouveau.

Nous faisons subrepticement le bilan de l'année écoulée, avec l'espoir naïf et toujours renouvelé que nous pourrions tirer des leçons de nos erreurs et manquements, que le destin serait rassasié de nos tourments et qu'il nous accorderait un peu de répit… Qui sait, il pourrait même nous sourire un peu?...

"L'espoir fait vivre." Ce lieu commun usé jusqu'à la corde n'en reste pas moins vrai. C'est un élan vital même si au fond, nous restons lucides: l'espoir n'engage que ceux qui y croient. Les croyants l'appellent l'espérance, placée dans un esprit ou être supérieur et tout-puissant qui distribue ses bienfaits ou punit, selon nos mérites ou nos manquements.

Je cite Esti Kornél, personnage de Dezső Kosztolányi, grand poète et écrivain hongrois que j'ai plusieurs fois présenté lors de nos soirées littéraires (traduit par moi):

"Je veux simplement dire: le bonheur, c'est cela. Il pousse au pied de souffrances extraordinaires, et il est lui-même aussi extraordinaire que la souffrance qui s'évanouit soudain. Le bonheur ne dure pas longtemps car nous nous y habituons. Il n'est que passage, intermède. Peut-être n'est-il que l'absence de la souffrance."

Quant à moi, pauvre pécheresse, je m'en contenterais, en laissant derrière moi une terrible année 2013...

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions

Repost 0

Publié le 15 Décembre 2013

Entre passé et futur...

On dirait que le temps s'accélère, s'intensifie en décembre! Cela prouve bien son caractère éminemment subjectif, d'ailleurs. Pourquoi le percevons-nous parfois se traînant lamentablement, tel un escargot sur le sol accidenté, et à d'autres moments, s'emballant comme un cheval fougueux (pour rester dans les comparaisons tirées du monde animal…)

En ces moments-là - et à l'approche du solstice d'hiver où la nuit la plus longue de l'année nous attend - le Dieu romain à deux profils, Janus s'impose dans mes pensées: un de ses visages regarde vers le passé et l'autre, vers l'avenir. Mais entre Passé et Futur, où est la place du Présent? Notre mémoire tente de maîtriser le premier, très imparfaitement, certes, et nous faisons des projections vers le second, mais le Présent?… Où est-il? Cela reviendrait à définir l'Instant qui, le temps de le vivre, s'évanouit déjà ou il n'est pas encore survenu… C'est ainsi que nous vivons ces successions d'instants éphémères, en essayant désespérément de les fixer sur papier, sur une toile, dans la pierre ou dans les disques durs des ordinateurs...

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions

Repost 0

Publié le 4 Décembre 2013

Au couvent

J'ai regardé l'émission de France 2 hier soir et je l'ai même re-visionnée ce matin… Comme la journaliste d'Infrarouge, Alexandra Alévêque, elle-même incroyante, j'avais envie de "percer le mystère" de ces femmes qui - depuis cinquante ans pour certaines - vivent cloîtrées dans l'abbaye cistercienne de Chambarand, en Isère.

Ce qui frappe d'entrée, c'est la douceur, la sérénité qui se reflètent sur leurs visages. C'est aussi leurs sourires, leur humour, face aux questions de la journaliste, incongrues dans ce monde feutré de vie toute intérieure… Elles n'éludent pas les difficultés: le poids de la solitude, le renoncement à l'enfantement, plus qu'à l'amour d'un homme puisqu'elles ont l'amour du Christ… L'histoire de Soeur Fabiola m'a particulièrement touchée: elle avait quitté son fiancé avant le mariage car elle ne pouvait en aimer deux (avec le Christ), tout en gardant son amitié amoureuse pour l'homme qui ne s'est jamais marié… Ils se voient une ou deux fois par an. "C'est plus dur pour lui, car il s'en va seul, tandis que moi, je reste avec le Christ" - dit-elle, tout en avouant avoir beaucoup pleuré jusqu'à ses 50 ans, pour son enfant jamais né...

"On entre dans une dépossession de soi", renoncement aux apparences si séduisantes de la vie extérieure. Sept offices par jour, dont un à 4 heures du matin… Mais la prière est partout, à tout instant, en épluchant les légumes comme en enfilant les rosaires pour avoir un peu de revenu. Car les vocations se font rares: personne depuis 15 ans...

Le SILENCE règne… Autrefois, il y a peu, elles ne pouvaient communiquer que par signes. Les règles ont été quelque peu assouplies, les matelas ont remplacé les sacs bourrés de feuilles de maïs et la famille en visite peut embrasser les siennes, au lieu de les regarder, séparées par une double grille...

Je n'ai toujours pas la vocation. Cependant, je suis d'accord avec elles sur une chose: le silence sert à mieux entendre l'essentiel.

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions

Repost 0