Publié le 29 Janvier 2017

    Il y a 2 semaines, une amie très chère m'a apporté une magnifique rose blanche, en échange de ma carte de voeu. Subrepticement, elle lui a même prodigué quelques soins Reiki, afin qu'elle résiste mieux à la température de la maison.

   

   

   Hélas, au bout de quelques jours, la fleur splendide a baissé la tête, feuilles gondolées... J'ai coupé un bout de la tige et je l'ai posée dans un verre d'eau, à la cuisine, sans but précis... Quelque temps plus tard, deux petites pousses ont fait leur apparition sur la tige. J'ai donc tenté un sauvetage.

   

   Le gel s'est adouci dans le jardin. Soudain, je me suis souvenue d'une petite démo vue sur Facebook (preuve qu'il n'y a pas que des bêtises sur ces pages tant décriées!): "comment multiplier facilement vos rosiers?" J'ai pris une pomme de terre moyenne et j'ai enfoncé la tige dans sa chair tendre...

 

 

 

 

 

   Je suis descendue dans le jardin encore assoupi du manque de soleil et engourdi des températures basses, et, ni une, ni deux, j'ai enterré ma patate destinée à permettre à mon futur rosier de s'enraciner entre le thym et la menthe. 

   

 

 

   L'espoir peut-il prendre racine une fois encore dans mon jardin? L'avenir seul le dira.

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux, #jardin

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Publié le 27 Janvier 2017

      Voilà, le café est bu, son effet attendu me sortira de la somnolence du début d'après-midi, privilège que je m'accorde en compensation d'un sablier qui se vide... C'est le deuxième de la journée; il me donnera de l'énergie et de l'inspiration jusqu'au soir. A chacun sa drogue...

   Il suffit de laisser tourner les pensées autour du liquide noir que je déguste lentement, gorgée après gorgée, à la bonne température: moins que brûlante, cependant bien plus que tiède... Sans l'hérésie du lait ajouté, ni du sucre qui lui ôterait son petit goût amer se prolongeant agréablement dans la bouche.

   Pourtant, il a fallu quelques efforts, pour que j'y prenne goût. Comme à la première cigarette: il est rare que l'on trouve la chose d'emblée irrésistible! Je pense même que j'ai toujours préféré à son goût son effet "coup de fouet"... sans être masochiste!

   Je bois du Nescafé. Je sais qu'aux yeux des vrais connaisseurs, c'est une autre hérésie. J'y ai pris goût étudiante: il était plus facile de réchauffer un peu d'eau que d'avoir sa machine à café. En Russie, le café était rare: tout le monde buvait du thé, en quantités astronomiques. Plus tard, dans la salle des profs en Hongrie, nous buvions des espresso à l'italienne, à la vapeur, dans des tasses minuscules, très denses, très forts, aux effets fulgurants. Il va de soi qu'au début, le café à filtre de ma belle-famille en France me faisait l'effet de somnifère...

   L'Algérie et la Turquie... Le café est serré, bouilli, il oblige à l'attente, à ce que le marc se dépose au fond de la tasse. Temps propice à la conversation, si capitale, et la tasse renversée peut même révéler les secrets de l'avenir...

   Et maintenant... Le matin, dans un état semi-comateux, en pyjama et robe de chambre, je descends les dix-huit marche qui mènent à la cuisine. J'ouvre les volets sur le jardin dénudé d'hiver et je constate que le ciel est une fois de plus gris et bas. Le geste d'allumer la flamme sous la bouilloire est déjà la promesse du petit noir qui me sortira de ma torpeur! Je prépare la  tasse du matin qui attend, rouge pimpant, en directe de Rome, cadeau des enfants. Je verse l'eau à peine frémissante et, la tasse à la main, je pars vers l'ordinateur qui m'attend, fenêtre ouverte sur le monde entier!

  C'est ma routine quotidienne matinale, à peu de variations de près.

   

   

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #ressenti, #réminiscences, #tous les jours

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Publié le 23 Janvier 2017

Hier, je suis tombée sur deux photos, prises à peu près à 20 ans d'écart l'une de l'autre...

en haut, 5e de gauche, moi

L'une, la photo de classe de mes 10 ans est prise sous les grands arbres de la cour de l'école. Nous terminons la section élémentaire, je tiens fièrement mon bulletin de fin d'année. Tout d'un coup, le parfum de ce jour d'été m'envahit: la sensation de la petite robe blanche amidonnée et fraîchement repassée sur le corps et l'immanquable ruban dans les cheveux... Juin 1958.

Je regarde mes camarades de classe et leurs noms ressuscitent un par un, collés à leurs images... Parmi eux, un blondinet souriant aux yeux bleus et aux irrésistibles fossettes qui me plaisait tant... Ce qui me permet de ressentir une parfaite compréhension pour les peines de coeur de ma petite-fille qui a exactement le même âge maintenant...

2e rang du bas, 5e de droite, ma mère

L'autre photo de groupe a été prise à la fin des années trente, réunissant les participants d'un spectacle amateur. Parmi eux, une petite blonde d'à peu près 10 ans, au regard rêveur et fière de faire partie de l'événement. Ma mère. Nous aurons 19 ans d'écart.

Ils ne le savent pas encore mais quelques années plus tard, la guerre va passer par là, d'abord l'armée allemande reculant, puis l'ouragan de l'armée russe. Et, avec l'armée hongroise déchiquetée, un soldat perdu qui deviendra mon père...

( moi: photo du haut. 5e de gauche dans le rang du haut. Ma mère : photo du bas. 2e rang du bas, 5e de droite)

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #mémoires, #réminiscences, #souvenirs

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Publié le 14 Janvier 2017

"Savoir se contenter de ce que l'on a, c'est être riche"

   Cette phrase de Lao Tseu, contemporain de Bouddha au VI-V s. av. J-C, je l'aimais bien dans ma jeunesse idéaliste et désintéressée... Certes, c'est une phrase pour les pauvres, pour leur consolation, afin qu'ils cherchent leur bonheur ailleurs que dans la possession des biens, qui leur sont, de toute façon, inaccessibles. Alors, au lieu de se révolter contre l'injustice de leur sort, on leur fait miroiter la chance qu'ils ont de pouvoir trouver un bonheur immatériel, tellement plus élevé!...

   G. pestait contre ce genre d'intimation, ainsi que contre tout immobilisme, tout passéisme ("ah les bons vieux temps!" "Tout était mieux avant..."), et, en bon Sagittaire qui se respecte, il voulait toujours avancer, aller plus loin, peu enclin à jouir de ce qu'il a déjà obtenu. Lorsque son nouveau livre arrivait de chez l'éditeur, sentant bon le papier frais et l'encre de l'imprimerie, il le regardait à peine, pensant déjà au suivant. J'avais l'impression de faire une course en avant permanente en sa compagnie, ce qui était à l'exact opposé de mon tempérament indolent de Balance alourdie d'un ascendant Taureau... Autant dire que j'aspirais vainement à la contemplation, ma détente favorite... D'un autre côté, je reconnais que mon tempérament nonchalant avait grand besoin de booster pour vaincre le poids de l'inertie! 

   Dix ans sont passés depuis qu'il m'a laissé la liberté de toute décision. Au début, je continuais sur la lancée de son rythme mais peu à peu  -  les années aidant  -  j'ai ralenti... Son regard s'éloigne, s'estompe sans disparaître et je m'étonne parfois comment j'ai pu accomplir tant de choses il y a 10 ans à peine!...

   Je suis très riche, certes, selon Lao Tseu, mais dans mon immobilisme nouveau, sans booster désormais, je devrais tenir compte du temps qui passe à la vitesse vertigineuse et qui me laissera choir sans pitié!...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions

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Publié le 9 Janvier 2017

 

Mark Twain (Samuel Langhorn Clemens) est un écrivain américain, né en 1835 dans le Missouri. Enfant, j'ai dévoré trois de ses romans: Le Prince et le Pauvre, Les aventures de Tom Sawyer (le premier roman au monde écrit sur une machine à écrire) et Les aventures de Huckleberry Finn. Ses aphorismes enchantent le lecteur par leur finesse et leur humour "pince sans rire". En voici un petit bouquet, choix personnel:

 

 

* Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors, ils l'ont fait.

* Le lit est l'endroit le plus dangereux du monde: 99% des gens y meurent.

* Le premier baiser qu'on obtient d'une femme est comme le premier cornichon qu'on parvient à extraire du bocal. Le reste vient tout seul.

* On pourrait citer de nombreux exemples de dépenses inutiles. Les murs des cimetières: ceux qui sont dedans ne peuvent pas en sortir, et ceux qui sont à l'extérieur ne veulent pas y entrer.

* Je choisirai le paradis pour le climat et l'enfer pour la compagnie.

*  Avoir goûter de la pastèque, c'est savoir ce que mangent les anges.

* On n'hérite pas de la terre de ses ancêtres, on l'emprunte à ses enfants.

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #citations

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Publié le 2 Janvier 2017

   Que l'on veuille ou non, une nouvelle tranche de notre vie débute. Nous avons beau essayer de nous convaincre que c'est un jour comme un autre, pendant la nuit, le ciel a saupoudré les rues, les jardins et les voitures du sucre-glace de la première neige...

   Derrière nous, une année fatiguée, usée par ses angoisses, ses deuils, ses maladies graves qui font envisager la vie sous d'autres couleurs, effaçant les tendres pastels de l'insouciance.

   Alors, comment recevoir ce nouveau-venu, cet hôte qui s'installe dans notre vie, découvrant, tous les jour un peu plus, son visage?... Est-il bienveillant, généreux ou cache-t-il de mauvaises surprises qu'il sortira de ses bagages subrepticement, lorsqu'il aura endormi notre méfiance?...

   Par nature, je me tourne vers l'inconnu plutôt avec confiance, la main tendue, sourire aux lèvres. Prête au partage, aux bons moments comme aux moins bons. Sous la grêle, je fais le dos rond, en attendant des jours meilleurs. Seront-ils au rendez-vous? Seul notre nouveau compagnon, l'an 2017 le dira. Au fur et à mesure.   

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions, #ressenti

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