Publié le 28 Septembre 2016

Petites méchancetés entre écrivains

J'avais envie d'un article un peu plus détendu, un peu moins mélancolique...

J'ai déjà cité le petit livre d'Eric Momus: "Je hais les écrivains" (éditions du Rocher, 2008), collection de citations au vitriol d'auteurs plus ou moins célèbres à l'adresse des critiques, des éditeurs et... des confrères!

En voici un autre petit bouquet:

* "Un livre posthume est presque toujours une oeuvre que l'on a eu tort de ne pas enterrer avec son auteur." (Henri Jeanson)

* "Vous venez voir l'écrivain? Méfiez-vous, c'est décevant... C'est comme si après avoir mangé le foie gras, vous rencontriez l'oie en personne." (Arthur Koestler)

* "Une autobiographie révèle généralement que tout va bien chez son auteur, sauf la mémoire." (Franklin P. Jones)

* "Il y a des chefs d'oeuvre si fastidieux qu'on admire qu'il soit trouvé quelqu'un pour les écrire." (Jean Rostand)

* "Le Goncourt, c'est la seule distraction annuelle de ces vieux messieurs si heureux de recevoir un coup de projecteur sur leur figure oubliée." (Paul Morand)

* "Huit fois sur dix, on arrive aux honneurs déshonoré. Il a trop fallu ramper pour les obtenir. (Gabriel Chevalier)

* "Il m'a fallu quinze ans pour découvrir que je n'avais aucun talent d'écrivain, mais je n'ai pas pu renoncer car j'étais déjà devenu trop célèbre." (Robert Benchley)

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #citations

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Publié le 20 Septembre 2016

Les messages de Ben

Je relis mes notes, ici ou là, au jour le jour, dans les cinq cahiers de 240 pages dont trois créés par Ben (une grande exposition lui est consacrée au Musée Maillol, de septembre 2016 à janvier 2017). Je regarde mes cahiers à spirales, couvertures noires avec les inscriptions manuscrites de Ben, un des représentants du début de l'art conceptuel. Je considère ces mots comme des messages un peu hasardeux, un peu aléatoires à mon adresse, je les choisis dans cet esprit, selon l'humeur du moment: "les mots ont une vie", "Pouvoir tout dire", "sois ce que tu es", "j'existe!", " je veux être heureux", "résiste"... Des mots simples, messages basiques; c'est sans doute la raison de leur succès.

Je replonge ainsi dans ma vie depuis 2007. Des centaines de pages remplies serrées, des balbutiements incertains, parfois fiévreux des débuts de l'apprentissage de la solitude. Des blancs aussi, car je ne pouvais pas savoir que cette "comptabilité du quotidien" me sera rapidement indispensable, pour ne pas dire vitale.

Une vie quelque peu étriquée, terne, du moins à mes yeux, comparée aux années précédentes.

En veilleuse.

Mais quel bouillonnement intérieur! Invisible aux regards extérieurs car toute ma vie, j'ai appris et su "mettre un couvercle" sur des éruptions volcaniques, même modestes... La maîtrise en tout et avant tout! Cela m'a permis de gouverner ma vie tant bien que mal, même quand elle tanguait...

Ces cahiers sont témoins (pour moi, bien sûr car je lis aussi entre les lignes...) d'une longue gestation sous l'apparence anodine, naissance d'une envie, d'une nécessité de regarder enfin ma vie en face. Comme quelqu'un qui n'a plus d'échappatoire.

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux, #ressenti

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Publié le 14 Septembre 2016

Entre-deux

Sentiment d'entre deux... Comme cette fin d'été...

Nous sommes encore dans la chaleur, caniculaire parfois, avec le pressentiment de sa fin proche.

Le jardin est beau, les roses s'épanouissent juste avant les adieux.

Je voudrais suspendre le temps mais, dépourvue de l'élan poétique de Lamartine, je souhaite seulement, très fort, un sursis...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux, #jardin, #ressenti

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Publié le 5 Septembre 2016

Sept moments de bonheur

Sur mon blog hongrois, j'ai répondu à la proposition de rassembler sept "choses" (sensations, habitudes, phénomènes etc) rencontrées dans la vie quotidienne, qui nous rendent heureux, qui nous arrêtent pour un instant d'émerveillement pour nous réchauffer de l'intérieur... Choses qui pourraient laisser d'autres personnes parfaitement indifférentes, demeurant invisibles, inodores, inexistantes...

Les psychologues s'efforcent, par ce détour, de guider leurs patients vers la découverte de la psychologie positive, de les débarrasser de la léthargie en les poussant vers des émotions positives.

Sept choses... De premier abord, le nombre me semble restreint, et c'est plutôt bon signe: je ne suis donc pas un cas désespéré! Et puis, il faut bien poser une limite.

1) Le matin doux et ensoleillé, mon regard parcourt le jardin par la porte ouverte de la cuisine et s'attarde sur les roses rouges embrasées par le soleil

2) Trouver le mot "juste" en écrivant, celui qui désigne - incarne - exactement ce que je voudrais exprimer

3) Le grand soupir de soulagement, après avoir accompli une tâche pénible qui traînait depuis longtemps

4) Une bonne conversation avec des amis pour approfondir des choses essentielles, ou à découvrir des personnes jusque là inconnues et qui s'avèrent passionnantes

5) Les regards et les rires tendres et complices avec mes petites-filles

6) Me sentir en adéquation avec le monde alentour

7) Plonger et fondre dans l'univers d'un bon film, livre ou tableau, un autre monde de création, pour le ressentir et comprendre

Tout le monde peut tenter cette expérience. Sept - est-ce trop ou insuffisant?

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #jeu, #réflexions, #ressenti

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