Publié le 29 Juin 2014

Echanges...

Cartésienne assez convaincue, j'ai du mal à adhérer à l'idée de la communion des esprits, celui des vivants avec celui des morts... J'ai vu la matière vivante produire des idées, des émotions grandioses et j'ai vu également cette matière devenir un amas inerte que l'esprit lumineux a déserté à jamais... Alors, j'en ai conclu que l'esprit n'était autre que le fonctionnement de la matière vivante et dès la mort (la transformation) de cette matière, l'esprit (le fonctionnement) cessait de même.

Hier, nous étions une bonne douzaine à entourer la tombe de Gilbert: des amis qui l'avaient connu, avec qui il avait partagé de grands moments d'émotions et d'idées. Petit à petit, instinctivement, nous avons resserré le cercle autour de la plaque de marbre, évoquant nos souvenirs communs. La pluie tombait, petit crachin insistant d'abord, puis de plus en plus dru. Les parapluies n'étaient plus de grand secours. Pourtant, personne n'avait envie de rompre la magie des échanges... Un instant, nous avions l'illusion que l'absent se mêlait à la conversation, du moins, il la suivait avec un petit sourire en coin... Pour la première fois, j'ai regretté de ne pas croire à l'existence réelle des esprits des défunts qui pourraient communiquer avec les vivants, encore en sursis...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #ressenti

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Publié le 19 Juin 2014

L'hésitation du chat face au plat de gruau brûlant...

Cela fait une semaine que je délaisse mon blog. L'envie d'écrire existe, les sujets ne manquent pas non plus. J'attends pourtant l'impulsion nécessaire pour m'y remettre. En hongrois, il existe une expression pour exprimer cette hésitation inconfortable: "il tourne autour comme le chat autour du plat de gruau brûlant" ("kerülgeti, mint macska a forró kását")...

Cela me ramène à l'éternel problème du "lâcher-prise"... J'aimerais suivre la sagesse de Montaigne: "... à mesure que la possession du vivre est plus courte, il me la faut rendre plus profonde et plus pleine." (Essais) Pour tenter d'y arriver, je le sais bien, il conviendrait en premier lieu de me délester des tonnes de poids que je trimballe sur mes pieds, depuis si longtemps... Cette trouille de fendre la carapace - qui, en même temps, protège et emprisonne... Couardise, quand tu nous tiens!

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions

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Publié le 11 Juin 2014

   Ce matin, j'ai ouvert la fenêtre sur un ciel bleu, tendu comme une toile immaculée au-dessus du jardin. Après les jours orageux, il annonce une plage de liberté si longtemps désirée.

   Empêtrée dans les contraintes que je me crée de mon plein gré, je ne cesse de languir après cette liberté qui me laisserait faire ce que je voudrais - à l'image de la plage infinie et ensoleillée qui ressurgit pour me hanter... Et je tourne autour des précieuses heures qui fuient, stériles.

   Les mots de Pilinszky me reviennent en mémoire. Ils sont tirés d'une lettre adressée à P. Emmanuel en 1967. Pilinszky se retrouve devant le dilemme de la tentation de rester en France ou de rentrer en Hongrie. Son effroi devant le vertige de la liberté m'est familier, en dépit du contexte différent:

"...Comme quelqu'un qui a trop longtemps désiré une chose et lorsqu'il peut enfin tendre la main pour l'atteindre, il s'aperçoit que sa main est inerte. (...) ...ce luxe me remplit d'effroi - du vertige paralysant de la liberté. Est-il possible que je ne puisse plus circuler que dans des couloirs de prison ?"

(traduction: moi-même)

Plage de liberté

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #ressenti

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Publié le 5 Juin 2014

De l'Amour au féminin

Ah, l'Amour, ce super marronnier de l'approche des vacances... On est à bout de souffle d'une année harassante, avec ses activités et obligations quotidiennes (ô combien indispensables par ailleurs) et on a envie de dépaysement, des lieux et des états d'âme...

Le corps et le coeur légers, on succombe à des amourettes de la belle saison, destinées à s'évanouir comme la magie de l'été... Sans lendemain, pour préserver l'apesanteur de cette parenthèse que la vie nous offre de temps à autre...

Voici quelques citations que des femmes célèbres ont ciselées à la lumière de leur longue expérience en la matière.

* L'amour est ce je ne sais quoi, qui vient de je ne sais où, et qui finit je ne sais comment. (Madeleine de Scudéry)

* L'amour est une maladie sans laquelle on ne se porte pas bien. (Marguerite Grépon)

* Il y'a deux sortes d'amour: l'amour insatisfait, qui vous rend odieux, et l'amour satisfait, qui vous rend idiot. (Colette)

* L'amour, c'est comme le potage: les premières cuillerées sont trop chaudes, les dernières sont trop froides. (Jeanne Moreau)

* Les poètes sont des fous d'avoir donné à l'amour un arc, un carquois et un flambeau; le pouvoir de ce dieu ne réside que dans son bandeau. (Ninon de Lenclos)

* T'ai-je assez remercié

De l'amour que j'avais pour toi? (Anna de Noailles)

* Aimer sans être aimé, c'est vouloir allumer une cigarette à une autre cigarette éteinte. (George Sand)

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #citations

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