Publié le 30 Août 2010

Rédigé par Flora

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Publié le 29 Août 2010

Ghardaia-1.jpgDans la chronologie volontairement désordonnée de mes souvenirs, je viens de relire nos lettres hebdomadaires d'Algérie. Nouvelle plongée angoissante dans les profondeurs de la mémoire. D'où vient l'angoisse ? Peut-être bien du syndrome de la peau de chagrin : plus loin on remonte dans le passé, plus on acquiert la certitude que devant, le chemin raccourcit...

   Le jeune couple que nous sommes  -  mariés depuis un an  -  apprend tout juste à vivre ensemble. Dans ce lycée paisible de la province hongroise, j'achève ma troisième année de professorat de russe et de français, tandis que Gilbert termine son contrat d'assistant dans des classes expérimentales, à 12 heures (!) de français hebdomadaires. Un télégramme nous apprend sa nomination à Constantine, en Algérie. Rien que le nom charrie son parfum d'exotisme! Je n'avais jamais mis les pieds en Afrique. L'Ouzbekistan a été le point le plus lointain que j'ai exploré. Je m'apprête donc à suivre mon mari tout neuf dans l'inconnu total, sans savoir si j'aurai la possibilité de travailler. On verra bien, dis-je avec ma belle confiance  -  ou  inconscience?  -  coutumière. Quoi qu'il en soit, tout s'était décidé au moment où nous avons choisi de nous marier, un an plus tôt.

   Nous ne devions jamais nous rencontrer. Le hasard que d'aucuns appellent le destin, a modifié la succession de toute une série d'événements pour que cette rencontre ait lieu et n'avions plus qu'à nous incliner devant son entêtement...

   Un an plus tôt, Gilbert venait d'être nommé à Toronto, au Canada, son vieux rêve. Au dernier moment, le poste est annulé et on lui propose la Hongrie, dans une université très éloignée de ma ville. Ce poste est suspendu à son tour et remplacé par le lectorat dans mon lycée. Vous suivez le fil obstiné des Parques?

   Quant à moi, je venais d'obtenir une bourse très convoitée d'une année à l'université de Grenoble. Je ne connaissais même pas l'existence de cette bourse, attribuée à deux personnes par an. Je me demande encore, par quel miracle elle est tombée sur moi! Dépourvue de tout piston, je ne possédais même pas la carte du parti... Bien que professeur de français, je n'ai encore jamais été en France. Dans la Hongrie des années soixante-dix, on voyageait à compte-gouttes...

   Je m'apprête à remplir la liasse de formulaires demandée par Grenoble, afin de concocter un projet d'études détaillé pour l'année à venir. Je m'adresse donc à Gilbert, fraîchement arrivé, pour qu'il m'aide à remplir la paperasse. La suite était écrite : trois mois mois plus tard, je renonce à partir, renvoyant le passeport si difficile à obtenir, et deux autres mois plus tard, nous nous marions.

   Nous passons l'année suivante (mon ex-grenobloise!) dans la petite ville provinciale qui devait déjà sembler exotique à Gilbert, avec une langue hongroise difficile à apprivoiser, rebelle aux règles et aux habitudes. Au début des vacances, dans un grand déchirement familial, nous prenons la route vers l'inconnu.

 

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Rédigé par Flora

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Publié le 26 Août 2010

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PASTORALE

 

L'ombre glisse à ta peau un reflet vert,

Tout enténébrés deviennent tes yeux,

Ton haleine chavire à mon épaule,

Ta bouche-papillon est sur mon cou.

 

Le battement de ton coeur dans le mien,

Des sarments tendus enlacent ma taille,

Tu es autour de moi, de tous côtés ;

Cercueil vivant, tu m'enveloppes toute.

 

Auprès du bord côtelé de mon flanc,

To ventre ondule et tes seins avec lui !

Bêtes dépourvues d'âmes nous gisons.

 

Des courants redoutables se déclenchent

Tel l'éclair vers la terre ennuagée.

Puis des larmes encerclent la pupille.

                        traduction: Guillevic

 

 

PASTORALE

 

Bőrödre zöld fényt lop a félhomály
s két szemgolyód egészen elsötétül.
Forró lehed a vállgödrömbe szédül,
nyakamra száll a pilleszárnyu száj.

A szíved lüktetése szíven üt,
feszes indák fonódnak derekamra,
te vagy köröttem fönn, lenn, jobbra, balra,
élő koporsó, átfogsz mindenütt.

Oldalam bordás tengerpartja mellett
hogyan hullámzik a hasad, a melled!
Fekszünk, lelketlen, mint az állatok.

Megindulnak félelmes áramok.
mint fellegárnyas föld felé a villám. -
Aztán burkot von a könny a pupillán.

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Rédigé par Flora

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Publié le 25 Août 2010

Numeriser0003-copie-1.jpgL'ampoule dispense une faible lueur dans la grande salle que l'on a débarrassée de ses chaises pour les aligner le long du mur. Le local se remplit peu à peu, l'orchestre ringard chauffe ses instruments, par acquit de conscience, car le public ne cherche pas la note juste, il cherche l'ivresse du corps à corps dans l'âcre fumée des cigarettes et la chaleur de l'été.

   Gisèle a quinze ans, elle est en vacances dans ce trou perdu où la seule distraction se promet d'être le bal de la Saint-Jean. Ses tantes, au nombre de cinq, l'accompagnent pour lui servir de "duègnes" mais aussi pour secrètement ressentir l'agréable excitation d'antan, au creux de la poitrine, depuis longtemps refoulée, quasi oubliée. Elles prennent place sur les chaises pour faire tapisserie, avec la dignité des femmes mûres, leurs regards laissant échapper une petite flamme traîtresse et fugace.

   Gisèle ne reste pas longtemps dans l'attente. Les garçons se succèdent pour l'inviter à danser, des adolescents gauches et timides pour la plupart, qui s'essaient au jeu de séduction des petits mâles débutants. Gisèle ne les distingue même pas, elle n'a d'yeux que pour un seul, attardé près de la buvette. Rien à voir avec les boutonneux à la voix ébréchée. Il a vingt ans et il est beau comme un dieu païen avec sa peau hâlée, ses cheveux ébène et ses yeux de braise.

   Gisèle tourne aux bras invisibles, tout en suivant à la dérobée le moindre geste de son dieu lointain. Il ne faut surtout pas qu'il surprenne son regard éperdu. Il ne danse pas. Gisèle en veut à chaque nouveau candidat qui l'invite, de la rendre inaccessible.

   Tout d'un coup, en plein milieu du tourbillon, dans un halo incertain, elle le voit, tout près, qui arrête le mouvement pour la ravir à son partenaire. Au rythme langoureux et fiévreux de l'accordéon, elle se coule dans ses bras, se serre contre sa poitrine, pour cueillir avidement toutes les sensations rêvées, présentes et futures : la souplesse de son corps, le léger parfum propret de savonnette, la tiédeur sèche de ses mains et son visage contre le sien. Le sortilège dure un instant ou une éternité. La musique s'arrête et le rêve s'évanouit. 

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Rédigé par Flora

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Publié le 23 Août 2010

   Deuxième étape de ma vaccination contre l'hépatite B. Quand la machine de La colonie pénitentiaire se détraque, elle n'écrit plus, elle pique. Le corps reste plaqué aux aiguilles ; il vomit du sang.

   Véronique, qui a retrouvé la parole et réparé la maquette, comme le plombier a colmaté la fuite et le peintre remis à neuf le plafond, me qualifie de "mythomane demi-solde, geigneur d'apocalypses miniatures". Je n'ai pas rêvé  ce myélome. Quand il évoluera, les autres seront contraints d'y croire.


   Clepsydres et sabliers présentent le même défaut : ne pas indiquer une heure mais un écoulement du temps. Ils supposent de connaître à quel moment précis débute le glissement du sable, l'écoulement de l'eau.Pour le déterminer, il faudrait disposer d'un autre instrument de mesure. Cercle vicieux.


   Quand elle lira ce texte, après mon enterrement, Ariane le trouvera sinistre. "Tu restes le nez dans tes bouquins. Tu ne sors jamais. Tu ne t'amuses pas. Si tu te convertissais, tu serais plus gai." J'ai lu Dostoïevski, Pascal, Claudel et Bernanos, littérateurs estampillés "chrétiens". Je n'ai pas l'impression qu'ils se tenaient les côtes. Sans doute consommaient-ils moins d'euphorisants qu'Ariane.

   Je me gave de tripes, de tête de veau. Je commande à mon boucher de la vache folle. Il me regarde avec des yeux bovins. A l'heure du dîner, les restaurants étaient pleins ; et si passant dans la rue je voyais un pauvre permissionnaire, échappé pour six jours au risque permanent de la mort, et prêt à repartir pour les tranchées, arrêter un instant ses yeux devant les vitrines illuminées, je souffrais comme à l'hôtel de Balbec  quand des pêcheurs nous regardaient dîner, mais je souffrais davantage parce que je savais que la misère du soldat est plus grande que celle du pauvre, les réunissant toutes, et plus touchante encore parce qu'elle est plus résignée, plus noble, et que c'est d'un hochement de tête philosophe, sans haine, que prêt à repartir pour la guerre il disait en voyant se bousculer les embusqués retenant leurs tables : "On ne dirait pas que c'est la guerre ici."

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Rédigé par Flora

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Publié le 20 Août 2010

bernard-giraudeau-cancer-sarkozy-etat-2-.jpgIl s'est éclipsé pendant ma courte absence, le 17 juillet dernier, alors que je l'avais écouté un mois plus tôt, dans un long entretien, dans lequel il distillait une sérénité qui transfigurait la gravité du sujet. Il y a des êtres nimbés par la grâce, dont le charme diffus ne peut laisser indifférent. La "belle gueule" aux yeux bleus du cinéma est devenu un visage marqué par les années et par la maladie aussi : ce cancer, cet ultime défi à sa mesure qui l'a transformé et qui lui a fait découvrir son vrai visage...

   Les hommages affluent. La plupart d'entre eux parlent de l'homme de théâtre, de cinéma, du marin, du baroudeur, de l'alpiniste de la vie. Je voudrais évoquer l'écrivain. Je viens d'acheter son dernier livre Cher Amour, paru l'an passé aux éditions Métailié. J'ai déjà goûté à son écriture précédemment. Avec ce livre, je découvre un styliste fin, instinctif : Giraudeau ne triche pas et par la beauté de son écriture, il distille une émotion à fleur de peau, légère et grave à la fois qui vous effleure avant de s'envoler. En voici un passage pour vous donner envie d'aller plus loin:

   "A propos de temps, je me souviens d'un jour où nous regardions une montagne, une immense paroi sculptée, au pied de laquelle vivait un arbre millénaire, seule, enraciné dans les failles. Nous ne bougions pas, silencieux. Machinalement vous avez regardé votre montre et les secondes ridicules qui vous échappaient. Vous étiez revenue à la réalité de ce petit temps étriqué sans beauté, sans ailes, un temps qui soudain a heurté la roche, le tronc rugueux, et s'est désagrégé, inutile. Alors vous avez caché votre poignet, vous êtes revenue dans l'éternité et les secondes se sont évanouies comme flocons de neige sur la pierre chaude. J'ai pris votre main, j'ai frissonné."

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Rédigé par Flora

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Publié le 18 Août 2010

Rédigé par Flora

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Publié le 16 Août 2010

DSCN0137Ce miroir a 120 ans. Il appartenait à ma grand-mère : mon seul héritage... Je dévisage mon propre reflet sans parvenir à m'y habituer; pourtant, je l'examine tous les jours, depuis plus de 90 ans. Il est vrai que mon regard de 20 ans se voile, son bleu devient plus opaque de jour en jour. Mes cheveux ont blanchi imperceptiblement comme les blonds savent le faire. Les rides... toujours plus profondes, plus nombreuses. Une vraie toile tissée des événements de ma vie. J'ai obstinément refusé la chirurgie esthétique, en dépit des insistances de mon mari, non seulement par dégoût pour les visages aux creux artificiellement gonflés, les peaux tellement tannées qu'elles empêchent les paupières de se refermer et obligent la bouche enflée à un sourire éternel et niais. La principale raison, cependant, en était ma peur de voir effacer mon passé, ma vie imprimée dans ces sillons.

   J'imagine les femmes ainsi rafistolées sous un masque, ôté les rares moments où, restées seules, le regard des autres cesse de les darder : sans la perruque des cheveux teints, le maquillage des yeux, censé leur rendre un éclat depuis longtemps éteint, le plâtrage des joues rosées et les lèvres tuméfiées, une dentition étincelante et trop parfaite... Je les imagine dans leur antre, à l'heure de vérité, bien obligées de faire face à la réalité, escamotée jusque là comme un enfant de la honte.

   Moi, au moins, je ne vis pas ces moments de torture. Je suis à l'aise avec ma tête de tous les jours, heureuse de la prolongation accordée. 95 ans bientôt ? Ne vaut-il pas mieux les atteindre que de mourir à 20 ans ? Contente d'être "la vieille dame indigne" de mon quartier.

   Mon optimisme, ma sérénité attirent jeunes et vieux : je suis obligée de canaliser les ferveurs de sympathie. On viendrait bientôt me demander conseil en guérison de mal de vivre, en quête du chemin menant au nirvana...

   Je me débarrasse des regrets inutiles qui tentent de m'effleurer, de temps à autres. Regrets et remords. Je connais les deux même si je leur claque la porte au nez dès qu'ils le pointent dans le moindre interstice. Enfin seule  -  ce soulagement immense me tient comme une colonne vertébrale redressée depuis que, à petit feu, j'ai empoisonné mon mari qui m'avait torturée durant 45 ans... 

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Rédigé par Flora

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Publié le 15 Août 2010

aegon_toth_kriszta.jpg 

AMOUREUX

 

Effet trompe-l'oeil du filtre du feuillage, jet lumineux.

Tout est gorgé de cette lumière qu'émet son être.

S'il se retourne, il regarde à travers mes yeux.

Début d'automne, fatigué de sa propre lumière.

 

Toujours il me fascine par le rayonnement intime

Qui émane pour ainsi dire de tout son être

Par exemple lorsqu'il traverse la route couleur d'or

Membrane fine zébrée par l'averse comme une vitre.

 

"Mercredi : dentiste". Croissance du rêve aux noires racines.

Au fond toujours cette lueur qui vient de tout son être.

Racines torses et creuses la forêt agonise.

Le ravage patient toujours me fascine.

 

La disparition. Dormir dans la forêt pourissante de ses dents.

Certainement une forêt, flammes d'une saison trompe-l'oeil.

A travers le feuillage infiltré, les grottes du rêve

Qui engloutissent la lumière sur la route.

Traduction : Lionel Ray

 

 

 

SZERELMESVERS

Csalóka most az évszak lombszűrője, a fénysáv.
Átitat mindent a lényéből áradó.
Ha visszanéz, párás szemembe néz át
Az őszelő, fényétől lassan fáradó.


Mindig is lenyűgözött a lényén átsugárzó
Otthonosság, ha lehet így, mikor a zebrán
Megy át, mikor a sárga fényben játszó
Úton ha megy, eső csíkozta membrán.


Szerdán fogorvos, lombgyökér nő az álom
Mélyén, ott is a lényéből áradó
Fény, fény, a rothadó erdőt látom.
Mindig is lenyűgözött a mindent átható


Pusztulás, rothadó fogai közt feküdni.
Erdő lehet, csalóka évszak fénye.
A lombszűrőn át lent az álom mélye
Ahogy a fényt az úton összegyűjti.


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Rédigé par Flora

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Publié le 13 Août 2010

   Eternelle obsession du temps qui passe, inexorablement, emportant tout à son passage, exceptées les quelques estampes pâlissantes de nos souvenirs, eux-mêmes condamnés à disparaître avec nous... Tentatives illusoires de les retenir, de les ressusciter, dans le but de se forger le socle bancal sur lequel appuyer un présent tout aussi aléatoire. Néanmoins, essayons de jouer avec eux comme le chaton joue avec son ombre...Eszti néni

   Quelques silhouettes de vieilles femmes en noir, la tête cachée par un foulard noué sous le menton, émergent. Figurantes quotidiennes de mon enfance. Voisines de gauche, de droite, d'en face, de notre rue couverte de poussière chaude en été, de boue noirâtre et grasse, collante ou tranchante selon la saison.

   Je ne les ai jamais vues tête nue. Celle de gauche était veuve, sèche, solitaire, aigrie. Elle est passée chez nous, un soir de Noël, telle la fée Maléfice. J'étais tout à mon bonheur de découvrir mon cadeau sous le sapin, un napperon à broder, avec son aiguille et ses fils multicolores. Je me suis aussitôt mise à l'ouvrage. Une tape énergique sur ma main et un tonnerre de réprimandes m'ont stoppée : "N'as-tu pas honte de toucher à une aiguille un soir de Noël, au risque de piquer le corps même de notre seigneur Jésus?" Je me suis figée, mortifiée. Ma mère a eu beau voler à mon secours, chassant la méchante sorcière, mon bonheur était brisé...

   Celle de droite, ronde, grand sourire édenté dont émergeait une seule dent du bas, à la manière d'un poteau solitaire résistant dans un paysage aride, était toujours prête à ouvrir  sa porte et ses bras. Elle nous berçait d'histoires envoûtantes de sorcellerie, de médecine magique pour soigner ses jambes douloureuses qu'elle couvrait, devant nos yeux ébahis, de sangsues tirées d'un grand bocal à confiture...

   Celle d'en face avait une voix si haut perchée qu'il suffisait qu'elle entonne dans la porte : "Feriiii-keeee !", et son petit-fils ainsi convoqué à table accourait de l'autre bout du quartier. Elle avait le sourire facile, inondant son visage rond, mais aussi la colère dévastatrice, devant laquelle tous les enfants de la rue filaient doux. Un jour  -  je devais avoir six ans  -  dans une bagarre entre enfants, j'ai asséné un coup de canne sur la tête de son petit-fils, un peu douillet, à peu de choses près du même âge que moi. Aussitôt, je me suis réfugiée à la maison, devant les hurlements du gamin. La tempête n'a pas tardé à s'abattre : la grand-mère secouait notre porte verrouillée à la hâte, vociférant d'antiques malédictions à mon adresse, souhaitant que mon bras tombe, desséché... Il a fallu que ma mère arrive pour retourner les malédictions avec la formule appropriée : "que de sa bouche, les maléfices retombent sur son sein..."

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Rédigé par Flora

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