Publié le 30 Mai 2011

Rédigé par Flora

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Publié le 25 Mai 2011

chrysantheme-rouge-et-or.jpg Voici les chrysanthèmes pompons jaunes avec lesquels une vieille dame s'apprête à effectuer son pèlerinage hebdomadaire sur la tombe de son mari, depuis quinze ans...

Sa voix croise celles de quatre autres femmes qui, chacune pour des raisons différentes, se retrouvent dans la solitude. Ces cinq voix entrecroisées sont jouées par la même comédienne qui assure aussi la mise en scène, je dois dire, brillamment! Au début, j'avais quelques craintes à savoir comment le public arrivera à distinguer qui prend la parole toutes les 5-10 minutes mais la métamorphose s'opère devant nos yeux: la voix, l'attitude, le personnage se transforme et le texte se déroule magistralement! Merci, Richarda! 

DSCN0410.JPG J'ai redouté ce moment où ma nature plutôt encline à la discrétion  -  j'ai horreur de me mettre en avant  -  devra subir le regard du public! Qu'est-ce qui m'a poussée à cette audace sans nom? Un certain sentiment d'urgence qui se manifeste de plus en plus nettement au fur et à mesure que le temps passe et la peau de chagrin rétrécit... Je me souviens, Gilbert disait à l'époque, en voyant de ses textes sur scène: "c'est une étrange sensation, j'ai l'impression que c'est le texte de quelqu'un d'autre, même si je le connais par coeur!" Eh bien, par moment, j'avais le même sentiment, hier soir. La comédienne, le public s'emparent de vos mots, ils ne vous appartiennent plus. C'est comme laisser s'envoler ses enfants... De plus, ces mots ont tout de même été assemblés pour être partagés avec ceux qui les entendraient...

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Rédigé par Flora

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Publié le 21 Mai 2011

9782020944656 Encore un roman venu du froid! pour quelqu'un comme moi qui aime le soleil et la chaleur, deuxième séjour littéraire consécutif dans les neiges du Nord.

N'étant pas dévoreuse de polars (sans mépriser le genre, plutôt craignant l'addiction), je ne connaissais pas Mankell, père de l'inspecteur Wallander. Mon regard a donc été aussi innocent et vierge que les étendues glacées que j'ai découvertes dans ce roman.

Je sais peu de choses de l'auteur: il est né en 1948, il est le gendre de Bergman et il passe la moitié de l'année au Mozambique à diriger un théâtre. Selon ses mots, il a besoin de cet éloignement, "... d'avoir un pied dans la neige, l'autre dans le sable" pour que l'Afrique fasse de lui une personne meilleure, un meilleur Européen... Etrange, ce besoin qu'ont nos civilisations hyper-modernes, un peu déshumanisées, de se ressourcer au contact d'un monde qui, lui-même, aspire à cette modernité...

Fredrik Welin, 66 ans, chirurgien en retraite prématurée à la suite d'une faute professionnelle qu'il tente d'expier, vit retiré sur une île déserte de la Baltique, dans la maison branlante de ses grands-parents, en la seule compagnie d'un chat et d'un chien miteux et le facteur hypocondriaque en visite hebdomadaire... D'entrée, je tombe sur la phrase qui a toujours été ma devise: "Maintenant comme alors, je pense que le seul enjeu, pour un être vivant, est de ne pas lâcher prise. La vie est une branche fragile suspendue au-dessus d'un abîme. Je m'y cramponne tant que j'en ai la force. Puis, je tombe, comme les autres, et je ne sais pas ce qui m'attend." (Moi, j'ajouterais à titre personnel et momentané: le néant.)

Par -20°, il creuse un trou quotidiennement dans la glace: "Puis je me mets nu et je m'immerge. Ca fait mal, mais à peine suis-je ressorti de là que le froid se transforme en chaleur intense. Je descends dans mon trou noir pour sentir que je suis encore en vie. Après le bain, c'est comme si la solitude refluait un peu."

Sa solitude bien rodée subit un bouleversement définitif avec l'apparition sur la neige de Harriet, une femme qu'il avait aimée, et abandonnée sans prévenir quarante ans plus tôt. Elle refait irruption dans la vie de Welin, mourante, en phase terminale d'un cancer généralisé, pour lui demander de tenir une vieille promesse. A partir de ce moment, la fuite en avant illusoire cesse, les événements successifs et inattendus font que la forteresse de Welin cède pierre après pierre, et il doit faire face à sa "lâcheté /qui/ a toujours été une fidèle compagne de /s/a vie." On peut même dire que c'est à partir de ce moment que sa vie commence vraiment, avec des soucis et des peines assumés mais avec des moments de plénitude aussi.

C'est un livre qui fait du bien. Sa petite musique résonne longtemps dans le lecteur. J'ai aimé l'écriture lente et en apparence économe en effets émotionnels, derrière laquelle se dissimule un Fredrik Welin vulnérable. Malgré quelques longueurs qui le font parfois tourner en rond, nous accompagnons le narrateur dans sa recherche de paix intérieure: "J'ai fait le tour  de mon île. Les oiseaux migrateurs survolaient la mer. C'était comme l'avait écrit Harriet. Nous étions arrivés jusque là. Pas plus loin. Mais jusque là."

Et ce n'est déjà pas rien.  

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Rédigé par Flora

Publié dans #Les mots des autres

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Publié le 17 Mai 2011

Parfois, il est intéressant de revoir une page écrite il y a un certain temps dans un Cahier de brouillon... Comment étions-nous quelques mois en arrière, sans les strates des expérience vécues depuis un an? Certaines choses changent, d'autres pas...    

25 avril 2010:  Concert de l'Orchestre de Lille, chef anglais (Paul Mann), très dynamique. Symphonie "Faust" de Liszt, sublimissime 

Ce matin, presque 15 de tension. La cause doit être le stress permanent (enfants, ma mère, retards de mes engagements etc.) Tout cela me met sous une pression permanente mais en même temps, m'empêche de bouger. Je me couche trop tard, avec une nuit hachée... Il faut que je retrouve un DSCN0361.JPGrythme potable. Je me traîne comme si je pesais des tonnes... Finalement,ce n'est qu'en écrivant que je me sens bien. Je soupçonne (intuition? Le mécanique part d'une idée, d'une image qui en découle, et le rapport apparaît. C'est la base rationnelle qui me rassure) que le fait d'écrire en hongrois me renvoie à trop de blocages, de frustration de ma vie d'avant, de ma personne d'avant. Mon mariage avec Gilbert m'a offert une identité de plus et une autre expression en prime.

   La météo prévoit du rafraîchissement et de la pluie à partir de demain. Alors, un après-midi au jardin, à m'enivrer du parfum intense des lilas de chez les voisins, du soleil tiède et caressant, du vert très vif de la pelouse parsemée de pissenlits en abondance, énormes...

   J'ai bien entamé mon exposé. Lorsque je parviens à vaincre cet énorme poids d'inertie qui m'immobilise habituellement, j'ai une grande satisfaction du travail fait et même bien fait: j'ai écrit une note sur Istanbul et deux pages sur l'intuition. Encore un peu de boulot de recherche et de mise en page mais le plus dur semble être fait: entamer et organiser le raisonnement. Quel plaisir que l'écriture! Les mots me portent et me soutiennent, me font quasiment planer... Et cela, sans autre substance que du café!

 A quoi sert un "Journal..."? 

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Rédigé par Flora

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Publié le 14 Mai 2011

virginia-Woolf.jpg J'ai un faible pour les citations: j'admire la pertinence, le talent de condenser en quelques mots ce qui donnera au lecteur matière à méditer pendant longtemps... Pour inaugurer cette nouvelle catégorie sur mon blog, j'ai choisi Virginia Woolf. Son destin tourmenté nous suggère qu'il n'était pas facile pour une femme d'avoir des prétentions d'écrivain au début du siècle dernier... Un lourd héritage de misogynie pesait sur la gent féminine, sur ses capacités intellectuelles et morales, la maintenant sous une tutelle au mieux condescendante, au pire méprisante. Baudelaire, le génial poète n'a-t-il pas écrit, de concert avec ses confrères: "Aimer les femmes intelligentes est un plaisir de pédéraste." Sans parler de la considération d'Alphonse Allais: "Il y a des femmes qui sont comme le bâton enduit de confiture de roses dont parle le poète persan: on ne sait par quel bout les prendre."...

 

Voilà le point de vue de Virginia Woolf:

"Les femmes ont pendant des siècles servi aux hommes de miroirs, elles possédaient le pouvoir magique et délicieux de réfléchir une image de l'homme deux fois plus grande que nature."

"La soeur de Shakespeare vit en vous et en moi, et en nombre d'autres femmes qui sont en train de laver la vaisselle et de coucher leurs enfants."

Plus pragmatique mais mettant le doigt sur la question de l'indépendance matérielle:

"Il est indispensable qu'une femme possède quelque argent et une chambre à soi si elle veut écrire une oeuvre de fiction."

"il est plus important de savoir de quel argent de poche et de quelles chambres les femmes disposent, que de bâtir des théories sur leurs aptitudes." 

...encore qu'il ne s'agisse ici que d''argent de poche!



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Rédigé par Flora

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Publié le 11 Mai 2011

Le narrateur de ce texte est le mari défunt de Viviane, remariée à Stanislas, principal de collège et l'exact contraire du défunt dont Viviane, devenue muette, cultive le souvenir en secret. Ce dernier finit par accomplir la vengeance libératrice...

(...) "Y a rugby, ce soir! La finale, tu te rends compte? Avec les rouges et blancs! Faudra me faire le grand jeu, hein: porte-jarretelles, dessous sexy. Ce qu'il y a de bien avec les muettes, c'est qu'elles sont toujours d'accord... On devrait opérer toutes les filles à la naissance. Un coup de bistouri dans les cordes vocales. Mais c'est pas le tout, le devoir m'appelle. Tout le monde n'a pas la chance d'être chômeur..."

   Le ton est devenu tranchant, signe qu'il faut décapsuler la bière, pencher le verre pour que la mousse ne monte pas trop haut. Le claquement du verre sur la table, le rot de contentement, indiquent que le départ est proche. Viviane lace les chaussures. Elle tend la veste, replace l'unique mèche de cheveux. Ses doigts en éventail chassent les pellicules sur les épaules.

   Aussitôt seule, elle se précipite dans la chambre, met ses bas, sa robe noirs. L'écharpe jaune attend, entre plafond et garde-robe. Quand les serrures de la valise claquent, Viviane sursaute, prise en faute, coupable. Elle a brûlé tout ce qui témoignait de notre passé, bradé les meubles et même l'alliance, donné les vêtements à des associations de charité. Reste l'écharpe jaune et un costume déchiré, taché de sang, qu'elle dispose sur le lit. 

   Encadré d'argent, bordé d'un crêpe noir, je sors de la valise, repoussant dans un tiroir de la commode le Stanislas en maillot rouge et blanc, ballon ovale sous le bras, caricature maigre du fonctionnaire obèse qui vient de s'en aller. Ma silhouette mince, interminable, mon regard malicieux, des images se réveillent, furtives, décomposées. Viviane s'observe dans la glace, tente de se retrouver. Elle fait pirouetter sa robe de deuil, agite l'écharpe autour de son visage.

   Derrière mon corbillard, la famille s'attriste en profusion de signes de croix. Un peu plus loin, quelques voisins, de vagues cousins parlent économie, réinsertion et exclusion. Je les écoute plus volontiers que le curé. Mon père a pris en main la cérémonie, glissant sournoisement l'office religieux avant le cimetière. Pour lui, le doute n'est pas permis: son fils, croyant de longue date, s'est écarté de la foi sous l'influence de faux amis et de mauvaises lectures. Viviane n'a pas bondi, pas protesté. Elle est déjà muette, résignée, déterminée à l'expiation. Seule exigence de sa part: le refus des couronnes dont je disais toujours que l'on devrait contraindre les futurs morts à les porter autour du cou. (...)

in Ennemis très chers , le Manuscrit  2001 

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Rédigé par Flora

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Publié le 9 Mai 2011

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Je ne suis pas facile à abattre!

J'ai une maîtrise parfaite de mes émotions.

Je ne laissai rien paraître, pourtant, le labeur acharné de toute une vie, la reconnaissance de mes talents, tout mon avenir étaient en jeu.

-  Je suis artiste animalier, dis-je.

-  Que savez-vous faire? demanda le directeur.

-  J'imite les cris des oiseaux.

-  Hélas, fit-il avec dédain, c'est passé de mode.

-  Comment? Le roucoulement de la tourterelle? Le pépiement du moineau? Le courcaillement de la caille? Le cri de la mouette? Le grisollement de l'alouette?

-  Du passé, fit le directeur, las.

Cela me fit mal. Mais je ne laissai rien paraître, je crois.

-  Au revoir, dis-je avec politesse et m'envolai par la fenêtre ouverte.

traduction: R. T.  /flora    István Örkény: Egyperces novellák 

István Örkény (1912-1979) * "Rien de nouveau"  un autre texte du même recueil


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Rédigé par Flora

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Publié le 6 Mai 2011

Nagyapa-2-jpg

 

Encore un vieux dessin retrouvé parmi les reliques de mon enfance!

J'ai du saisir mon grand-père à la va-vite (le dessin louche un peu, pas lui).

Il était la gentillesse personnifiée, je l'ai longuement raconté

parmi mes "Bribes de mémoire" 

 

Bribes de mémoire 11.

Bribes de mémoire 12.

Bribes de mémoire 13.

 


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Rédigé par Flora

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Publié le 3 Mai 2011

Cortège 1 A. observe sa femme à la dérobée, en train de déambuler entre le balcon et le fourneau, dans cette grande "pièce à vivre" à la mode nouvelle qui abolit les murs. Elle ne veut plus être cloîtrée dans une cuisine, tandis qu'il décompresserait tranquillement, sirotant sa bière devant la télé.

   Geneviève reste une énigme, en dépit des dix ans de vie commune. Ils se sont connus dans le pays de A. Il a été attiré vers elle parce qu'il voulait être surpris. A trente ans passés, il avait cumulé les relations passagères, plus ou moins durables. A la longue, il avait l'impression de tomber dans des amours incestueuses: il devinait à l'avance les réactions de ses partenaires. Il connaissait parfaitement les codes: le premier baiser et la phrase qui suivait, le déroulement immuable des événements les menant dans des lits peu romantiques ou encore dans des endroits exigus et inconfortables, et qui laissaient peu à peu un goût de "déjà vu" . Par avance. 

   Pour Geneviève, presque tout semblait exotique dans ce pays écrasé par le soleil, jusqu'à la langue impénétrable, rétive à toute référence connue, en accord avec le tempérament exubérant de la plupart des habitants. Geneviève, boutonnée jusqu'au cou, était en position de défense contre toute intrusion. Elle déciderait elle-même d'ouvrir ou non sa porte, du moins son vasistas, après avoir longuement soupesé son visiteur à travers le judas. La visite pourrait être écourtée, voire suspendue sans appel et plus jamais réitérée par la suite. Geneviève préférait la solitude à la déception. Les candidats qui s'y étaient piqués, n'ont jamais renouvelé l'expérience...

   A. ne savait rien de tout cela. Il ne voyait que la belle brune si racée, si sereine que rien ne pouvait, en apparence, la perturber. Les écumes atterrissaient à ses pieds, léchant à peine le bout de ses souliers... C'est justement cette sérénité-là qui faisait défaut dans la vie de A. à ce moment. Il se trouvait dans un de ces entre-deux: une déception passée, une autre à venir... Il ne croyait plus vraiment pouvoir être touché.

   Geneviève s'était lancée dans ce voyage avec le seul but de tuer le temps des vacances. Solitaire au milieu du groupe, elle s'intéressait vaguement aux visites des monuments, s'allongeait docilement sur la pelouse du bord du lac lorsque le programme le prévoyait; elle se laissait porter par le présent. Le regard de ce grand brun presque squelettique s'est plusieurs fois appesanti sur elle avant qu'elle ne s'en aperçoive vraiment. Quelque chose y était différent. Indéchiffrable, inhabituel. Comme une main au toucher chaud et ferme qui vous agrippe. D'un premier réflexe, on veut se libérer, puis, inerte, on s'abandonne. Par lassitude. Pour voir.

   La curiosité s'éveille. Petit à petit, l'excitation devant l'inattendu se faufile dans un coin de la tête, se propage irradiant tout le corps. L'un et l'autre en étaient surpris. Lointains souvenirs de l'adolescence, l'époque où l'on s'amourache rapidement, façon entaille mais qui cicatrise très vite. Oui, c'était bien cela, cette agréable attente au creux de l'estomac...

  ...... 

   Dix ans sont passés. La magie s'est ternie. La spontanéité chavirante de A. s'est muée en manque de tact, ses gros sabots ont piétiné les délicates plates-bandes de Geneviève, tandis que la réserve racée de celle-ci a pris le goût de fadeur sans saveur, incapable de s'abandonner, de s'évader hors de sa carapace lisse. A. ne rêve plus que d'âmes soeurs familières qu'il avait jadis fuies, pendant que Geneviève est prête à prendre le voile si c'est le prix à payer pour un peu de tranquillité...

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Rédigé par Flora

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Publié le 2 Mai 2011

Numériser0009 

Décidément, ce blog est de moins en moins sérieux... J'ai eu envie de publier cette photo, prise à Berlin en février 1977. A l'époque, jeunes et beaux (si, si!) nous venions d'arriver, en même temps que sept autres coopérants, célibataires ou en famille, sensiblement du même âge que nous: la trentaine à peine. Je me souviens avoir regardé les deux pères de famille de 40 ans comme des "ancêtres"... 

   Cette photo est prise chez un couple d'Allemands, collègues de Gilbert au Lycée Franco-Allemand. Pour ceux qui nous connaissent mais ont du mal à nous reconnaître, de gauche à droite: René, sémillant professeur de physique-chimie, au charme irrésistible qui dévoile une cuisse candide de-dessous la jupe écossaise, au milieu, moi-même, dissimulée sous une perruque noire et un loup, en gitane improbable, et à droite, Gilbert, se contentant de m'emprunter perruque rousse, robe (!) collier et bracelets, sans oublier le col en plumes d'autruche rouges... Hélas, en matière de chaussures, il doit se contenter de ses baskets, car entre mes 37 et ses 44, la distance est infranchissable... Je dois préciser que c'était en période de carnaval. Nous avons traversé tout Berlin-Ouest dans cet accoutrement, espérant ne subir aucun contrôle de police...

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Rédigé par Flora

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