Publié le 30 Juillet 2016

 Escapades

L'été, c'est deux mois dans des valises: remplir, vider, fouiller... Je déteste ça.

Prix à payer pour le dépaysement (dans une autre vie, en hongrois, nous disions: changer d'air), pour les retrouvailles familiales, amicales... Une pérégrination à travers l'Europe que j'effectue depuis 42 ans, au moins une, sinon plusieurs fois par an, seule ou avec les enfants. Cinq pays à traverser en une fois, 1650 km.

Les premières nuits, les autoroutes continuent à serpenter sous nos paupières fermées.

L'acclimatation se fait tout doucement, à la musique différente de la langue, au rythme alangui de la province hongroise sous la chaleur écrasante.

Puis le départ, avec la question secrète, silencieuse: nous reverrons-nous?...

Retour vers le pays qui est désormais le mien, bouleversé, tourmenté mais dont je me sens solidaire...

Heureuses et belles vacances à tous!

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #ressenti

Publié le 25 Juillet 2016

Des miettes de bonheur en photos

Il est intéressant de feuilleter l'album (virtuel) des photos prises par-ci, par-là au gré des envies. Oui, je crois que l'on prend rarement des photos sans la pulsion du désir de dérober, de conserver l'instant fugace, la miette de beauté que l'on peut remémorer ainsi, plus tard, pour nourrir la nostalgie des traces du bonheur.

Je ne parle pas des photos-témoignages nécessaires des horreurs, mais en ce qui me concerne, je préfère évoquer ce qui me répare, ce qui me fait du bien car les horreurs restent, de toute façon, tapies, indélébiles dans un coin sombre de la mémoire.

Je viens de glaner quelques instants réparateurs dans les photos de juin-juillet de cette année. Eté... verdure... Le stress intense que je ressens à certains moments reste caché à l'observateur extérieur, il n'y a que moi qui suis transportée dans l'ambiance de la prise, ambiance qui ressurgit avec une stupéfiante fidélité à chaque regard.

Les dix jours de l'exposition du groupe en juin, les réunions avec des amis pour clôturer la saison des associations, le jardin éveillé et foisonnant, la belle visite de Senlis et de l'abbaye de Chaalis, les jours à la mer avec mes petites-filles... Voici la moitié de l'été déjà partie.

Des miettes de bonheur en photos
Des miettes de bonheur en photos
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Rédigé par Flora bis

Publié dans #balade, #mémoires, #réminiscences

Publié le 22 Juillet 2016

Au milieu de la tempête en plein été

Peut-on s'habituer à l'horreur à l'état pur, essayant de la mettre à distance tant qu'on n'est pas directement touché?... Se résigner presque comme à une fatalité... Se courber sous la tempête, en attendant qu'elle se calme et disparaisse et que le beau temps ancien revienne.

Les forces extrêmes sonnent les clairons guerriers, appelant à plus de fermeté, à des mesures énergiques qui protègeraient efficacement les citoyens du pays. Surtout les bons citoyens, ceux qui méritent d'être Français, le prouvant par la pureté de leur origine, arbre généalogique à l'appui. Sans parler des racines chrétiennes...

L'ennemi est invisible. Il peut être le voisin paisible et discret, trop discret peut-être?... On dévisage sous cape le passant dont l'allure pourrait devenir un indice à suspicion. Dans les transports, on se regarde encore moins, pourtant, le métro ressemble déjà depuis des années à un bocal avec des individus mornes isolés dans leurs bulles hermétiques.

Et tous ces miséreux qui frappent à nos portes, qui risquent leur vie pour fuir une mort certaine ou pour le mirage d'un mieux être... L'instinct de survie...

Avons-nous mangé notre pain blanc ou y a-t-il un espoir pour le retour de la vie paisible, au milieu des menaces et des pronostics funestes: surpopulation, réchauffement, manque d'eau, d'énergie et de nourriture et des conflits violents inévitables qui en résultent?...

De réels espoirs et non pas des discours lénifiants...

(illustration: dessin de Lucie, 10 ans: "Feu d'artifice du 14 juillet 2016")

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux, #ressenti, #réflexions

Publié le 7 Juillet 2016

10 ans...

7 juillet 2006 - 7 juillet 2016...

Pourquoi aimons-nous les anniversaires ronds, leur accordant une importance qu'ils n'ont peut-être pas? Suggèrent-ils, avec leur caractère achevé, la nécessité des bilans?

Gilbert est mort il y a 10 ans. Occasion pour un regard en arrière qui mesure le chemin parcouru. Le mien. Quant à lui, impossible de savoir s'il a fait la paix avec la mort qu'il considérait comme l'injustice la plus grande, la plus absurde qui puisse arriver à un humain.

Des spéculations de vivants, tout cela. On ne peut rien savoir, on ne peut que bâtir des chimères à partir de nos pauvres moyens de vivants.

Il est inutile de s'en préoccuper, disent les optimistes, les dynamiques, les forces vives. Il faut être dans l'instant, dans l'instinct vital, en profiter tant qu'il est temps! Je fais ce que je peux...

Certes, le souvenir devient moins douloureux, les cicatrices moins visibles. Je continue à porter en moi ces 33 années, avec les grands malheurs comme avec les moments de bonheur, en essayant de faire en sorte que ce soient ces derniers qui veillent sur moi dans le délicat équilibre au bord du précipice...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #Gilbert, #hommage, #mémoire

Publié le 3 Juillet 2016

Mon blog français a 8 ans

Mon blog a 8 ans aujourd'hui.

45 386 visiteurs uniques (c'est à dire, comptés une seule fois, même en cas de plusieurs passages dans la journée)

122122 pages vues (et combien d'écrites? Il faudra les comptabiliser un jour...)

Les statistiques ne sont pas destinées à battre des records d'audience: de simples indicateurs sur mon chemin personnel.

Ce blog - avec son alter ego, en hongrois, plus "jeune" d'un an - est devenu un point important de mon quotidien. En feuilletant ses pages, 8 ans de ma vie défilent devant moi. Un âge d'enfant qui me mène pourtant vers le crépuscule, voire la nuit...

J'ai commencé cet exercice assez tard, tout comme l'exercice de l'écriture, en somme. Gilbert, qui commençait à publier ses livres à la quarantaine, répétait souvent: "C'est trop tard pour moi... On ne se fait pas découvrir à l'âge-là où d'autres ont déjà une oeuvre derrière eux!"

Décourageant. Il en faut moins pour me dissuader à me prendre au sérieux. Surtout, en oscillant entre les incertitudes pour éviter les erreurs dans cette belle langue d'adoption, le français, qui permet tant d'audaces, tout en surveillant de près ses pièges pour braconniers...

Heureusement, le blog est de ce genre merveilleux qui permet d'être lu, encouragé ou pas, dans une grande liberté d'expression, sans le couperet de la guillotine d'un éditeur submergé de propositions dans un pays qui compte plus d'écrivains que de lecteurs...

(illustration: "Le chemin initiatique" par R. T.)

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux, #réflexions

Publié le 23 Juin 2016

A propos du Scorpion

Quelqu'un m'a demandé, dans la série zodiacale, le Scorpion, le signe qui fait peur... Pauvres Scorpions qui n'y peuvent rien, innocents d'être nés sous telle ou telle étoile, ils doivent régulièrement essuyer le recul méfiant: "Ah bon, vraiment? Mon (ma) pauvre...! Pas évident!" Je voudrais les réhabiliter... un peu.

De plus, l'Ascendant peut atténuer ses côtés obscurs.

Que dit mon petit bouquin érudit? Le Scorpion se fait remarquer par son regard magnétique (Picasso, Delon, De Gaulle) qui voit tout, s'impose, joue de son pouvoir. Il peut être très beau ou très laid, mais d'une laideur très attirante. Il a une santé de fer et, même s'il est malade, cela ne freine pas ses activités. Ses problèmes sont liés au sexe ou à la face (sinusite, rhinite, blessures).

Tendances auto-destructrices, fascination pour la mort. Sports d'endurance, de concentration: boxe, judo, karaté, tir à l'arc. Ses problèmes sont plus souvent psychologiques que physiques, les secondes ayant leur origine dans les premiers. C'est un anxieux.

Il peut être jaloux, intransigeant, agressif, manipulateur (n'en jetez plus!). Mais lorsqu'il abandonne sa "peau de serpent" pour devenir un "aigle", pour se dépasser, il peut aller plus loin que quiconque. Il peut tout donner, y compris sa vie, pour une cause exaltante. Il a une intelligence pénétrante, capable de deviner le point faible ou l'intention cachée de l'autre, détectant la faille avec une efficacité redoutable. Goût du secret; il est difficile à déchiffrer. Les obstacles le stimulent, le danger lui donne des ailes. Il n'accepte jamais la défaite. Orgueilleux.

Comment aime-t-il? Jeu subtil du bourreau à victime... entre abîme du désespoir et exaltation amoureuse! Montagnes russes: affrontements successifs, déchirements, cris de haine et de passion! Il cherche obscurément la femme initiatrice et sublime qui lui permettrait de rejoindre Dieu. Il la veut pure. Si elle cède, il devra l'en punir, il la méprisera, l'avilira. Seule une femme de sa trempe pourra y résister.

Comment est le Scorpion au féminin? Elle est l'incarnation de la femme fatale, elle a beaucoup de présence. L'oeil est souvent bridé, allongé. La voix surtout est reconnaissable: une voix de "gorge" ou de "sexe", un peu rauque (Piaf, Bacall, Casares etc.). Elle a d'étranges pouvoirs envoûtants. Parfois très belle, mais même "laide", elle a de nombreuses conquêtes, à faire pâlir des vraies beautés.

Sa santé pose les mêmes soucis que celle de l'homme, liés au sexe (règles douloureuses, stérilité, fausses couches, déséquilibre hormonal, inflammations).Tempérament anxieux, tendances auto-destructrices, transformant ses conflits intérieurs en maladie. Elle doit éviter l'alcool, les drogues - et les personnes qui la vampiriseraient. Elle est dans la démesure, aussi bien dans l'altruisme que dans l'adversité. Ses rancunes sont aussi tenaces que ses attachements, elle impose sa volonté, elle ignore la tiédeur.

Elle est intelligente, voit au-delà des mots et des évidences. Elle détecte le mensonge, devine l'intention cachée de l'autre. Elle ferait une espionne idéale, réussit dans les métiers médicaux et para-médicaux.

Comment aime-t-elle? Avec passion mais aussi avec un côté "mante religieuse" qui effraie un peu les hommes. Celui qui est aimé d'elle, trouvera toute autre relation fade! Elle le fera vivre sur des montagnes russes, entre crises de dépression et moments d'exaltation. Lorsqu'elle rencontre l'homme digne de son admiration, elle devient une compagne exceptionnelle: elle le secondera, aplanira les obstacles sur son chemin, le conseillera usant de son intuition, sans jamais faiblir, avec une rare dévotion. Si l'homme réussit, il le lui devra, sans aucun doute.

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #jeu, #ressenti

Publié le 20 Juin 2016

Fête des Pères

Qu'est-ce qui fait qu'un seul week end, tout d'un coup, défroisse les plis de nos éreintements accumulés durant les semaines monotones et pluvieuses?...

La chaleur puisée auprès de mes enfants. Mon fils et sa famille.

Fête des pères. Les petites, excitées, vont chercher leurs cadeaux confectionnés en cachette, pleins d'amour et d'attention pour un papa dont je ne cesse de m'étonner et de m'émerveiller: comme il a grandi vite! Ma seule création qui vaille. J'en suis fière, très fière. Il est comme je l'ai rêvé avant sa naissance: beau, grand, intelligent, il a de l'humour et du coeur. Même à une époque sans échographie, j'ai toujours su que ce serait un garçon... Une certitude intime. Sans être particulièrement obsédée par l'idée d'avoir un garçon: j'aurais été tout aussi émerveillée par une petite fille.

Pour autant, je pense ne pas être une mère possessive. Je n'ai jamais considéré ma belle-fille comme une rivale. Je suis heureuse de leur vie et je ne souhaite qu'une chose: qu'elle continue ainsi jusqu'à la fin des temps!

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux, #ressenti

Publié le 14 Juin 2016

L'après...

L'expo est décrochée. L'ambiance a été aussi maussade que le ciel du juin au-dessus de nos têtes... Quelques centaines de visiteurs, un peu moins de mille, en dix jours. Très peu de ventes.

La lassitude semble gagner tout le monde: manque de soleil, manque d'entrain.

Pourtant, il faut repartir à chaque fois, se re-motiver avec quelques projets de "sous-le-coude" non encore aboutis.

Un petit café peut-être, pour se donner le coup de fouet salvateur...

Terminer ma pièce, bravant la superstition qui me paralyse depuis la mort de Richarda?

M'occuper de la maison, relançant les menus embellissements qui me demandent un effort jusqu'ici insurmontable?

​Ma frise de quinze mètres à dessiner, en état embryonnaire depuis 10 ans?...

Aller chercher du pain chez le boulanger du coin, pour commencer.

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Rédigé par Flora bis

Publié le 11 Juin 2016

A propos du signe de la Balance

Après tant d'allusions sur mon blog au signe de la Balance, il est temps d'esquisser son portrait.

J'ai rencontré les signes astrologiques en France, après mon départ de Hongrie (où cela n'était pas encouragé, plutôt inexistant) avec Gilbert. Ma belle-soeur m'avait offert un livre ("Connaissez-vous par votre signe astral" de Joëlle Gravelaine) et ce petit jeu d'analyse m'a semblé très pertinent et encore plus divertissant! Un moyen de découvrir les gens, ludique. J'en suis restée là, ne croyant pas aux prédictions que proposent les magazines!

Dans le portrait qui suit, je m'appuie sur le même bouquin, quitte à me dévoiler un peu plus: dans les traits flatteurs aussi bien que dans ceux, moins avantageux (le fameux sens aigüe d'équité de la Balance) que je préfèrerais taire...

La Balance est un signe d'Air, cardinal. De la finesse, de la grâce; même l'homme du signe a quelque chose de féminin dans l'apparence. Une distinction, une justesse du geste qu'il possède en toutes circonstances. "Un sourire en coup de chapeau..."

A la constitution pas très robuste, son point faible est: les reins. Il doit boire beaucoup d'eau, sujet aux calcules. Problème de circulation sanguine, douleurs dans la zone lombaire. Emotivité excessive. La Balance, signe d'équilibre? Plutôt signe de recherche permanente d'équilibre! Signe de la juste mesure, aux renoncements aux excès, aux imprudences. Les problèmes affectifs retentissent sur sa santé.

Il projette sur l'autre sa propre sensibilité, ce qui l'empêche de blesser, d'agresser quelqu'un. Mais cela le rend très vulnérable au jugement d'autrui. Il a besoin d'être bien jugé, il se donne beaucoup de mal pour se faire aimer. Il fait du charme, à perte de vue, pour désamorcer toute menace d'agression, puisqu'il ne supporte pas l'hostilité. Conciliant, diplomate, habile et intelligent, doté d'un remarquable esprit d'équité; parfois avec un côté maniaque et exigeant. Certains se réfugient dans la futilité, le dilettantisme, pour éviter les grandes décisions.

Courtois, charmant, gentil et sentimental, il séduit sans peine. On lui reproche parfois son goût pour la compromission, dans le souci de désamorcer les hostilités.

C'est un artiste, un esthète, avec un sens de l'harmonie, un goût assez sûr pour les belles choses. Il est fait pour les métiers d'art, de décoration, de la couture, coiffure etc. Son aisance à créer des contacts, sa sociabilité extrême peuvent le mener vers la diplomatie, attaché de presse, impresario etc. Son grand sens d'équité peut le conduire vers la magistrature.

La Balance est incapable de dire non (pour ne blesser personne) et cela l'expose parfois à une vie compliquée... Le choix vient le plus souvent d'autrui. Il aime plus l'amour que la personne qui en est l'objet. L'amour reste la grande affaire de sa vie. La femme Balance aime recevoir et le fait avec des attentions exquises pour chacun des invités - mais elle les sélectionne. Tout la passionne: la politique, la religion, la philosophie. Elle défend mieux le talent et l'intérêt des autres que les siens et elle a de grandes difficultés à exiger la juste rémunération de son travail, ayant du mal à séparer l'argent de l'affectif.

Elle croit à la vie à deux. Elle se donnera beaucoup de mal pour la réussir, tant qu'elle admire l'homme dont elle est amoureuse. Elle ne supporte pas la tiédeur, elle en souffrira violemment mais elle consent difficilement au divorce (qu'en dira-t-on?).

Bien sûr, l'ascendant peut grandement nuancer le caractère, surtout dans la deuxième moitié de la vie. Le mien est le Taureau...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #jeu

Publié le 6 Juin 2016

Questions insidieuses

J'ai tondu la moitié du jardin, dans l'euphorie du soleil revenu, mais un énorme nuage noir et menaçant, arrivé d'on ne sait où, m'a fait rebrousser chemin et incitée à mettre à l'abri dare-dare la tondeuse électrique!

Le rythme tendu des dernières semaines m'a obligée de laisser maison et jardin à l'abandon. La pelouse arrive aux genoux, la maison crie après l'aspirateur et moi, après le repos!...

Je suis retournée à notre expo samedi et dimanche. Environ 200-250 visiteurs ont fait le tour des tableaux et des sculptures pendant les après-midi du week-end. Je serai encore de permanence du 8 au 12 juin presque tous les jours.

Souvent, je prends des ustensiles pour travailler un peu pendant l'attente, au lieu de compter les heures sur place. Il m'arrive aussi d'échanger avec les collègues et les visiteurs, ce qui est souvent intéressant.

Un sujet me tarabuste souvent, révélé par Mehmet Güleryüz, éminent peintre turc dont je fréquentais l'atelier durant 4 ans. Il m'a dit un jour: "Toi, tu n'es pas prête à sauter dans le ravin!" Sur le coup, sa phrase m'a troublée mais en y réfléchissant, je lui donne raison. Celui qui, doté d'un peu de talent, s'essaye à la création - quel qu'en soit le domaine - se confronte tôt ou tard à la nécessité de se pencher sur le précipice. Des génies y ont même basculé (Van Gogh, Schumann, Faulkner et la liste est encore longue) car l'abîme a un grand pouvoir d'attraction. Pour créer quelque chose de grand, de vrai et de hors norme, il faut descendre très profondément en soi pour pouvoir remonter le précieux minerai dont on peut extraire le chef-d'oeuvre. Au risque de rester au fond.

Sinon, on peut continuer à gratouiller la surface, créer même d'honnêtes oeuvres routinières, sans se mettre en danger.

Avec ce sentiment insidieux de lâcheté au fond de soi.

Ce matin, mon calendrier de sages citations me jette ce proverbe chinois à la figure:

" Les grandes âmes ont la volonté; les faibles n'ont que des souhaits."

(un de mes dessins exposés)

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #dessin, #réflexions, #ressenti