Publié le 12 Juillet 2017

Le ciel était mi figue, mi raisin... Nous espérions passer entre les gouttes. La sortie a été

décidée il y a deux semaines environ, indéplaçable: les jours sont denses.

La ville de Mons n'est pas loin de chez moi, en temps normal, moins de 30 min. par l'autoroute. C'est sans compter avec un camion ayant pris feu sur notre voie, bien plus loin mais causant des embouteillages, des ralentissements monstrueux... Quitter l'autoroute n'a servi à rien, puisque bon nombre d'automobilistes ont eu la même idée!

Nous sommes venues chercher un livre. Tombées par hasard sur une petite librairie, un peu à l'écart des rues commerçantes, nous aurions pu passer à côté. A peine éclairée, comme si elle voulait  rester invisible. Nous avons poussé la porte pour nous retrouver dans une caverne d'Ali baba pour passionnés de livres!

Il y en avait partout: non seulement sur des étagères chargées jusqu'au plafond, mais aussi sur des tables et par terre, dans des piles fragiles et solides à la fois!... Il était difficile de se frayer un chemin jusqu'au comptoir, enseveli, lui aussi, sous les bouquins. Nous cherchions la deuxième publication d'un "jeune" auteur. Le libraire, sans hésitation, l'a sortie du milieu d'une pile. Ebahie, je lui demande: "Vous connaissez chacune des pièces et son emplacement?" "Oui", répond-il simplement. Mieux encore, il connaissait aussi notre auteur. "C'est un ami"  -  ce qui ne m'a pas étonnée du tout.

( le livre recherché: Jean-Pol Hecq, Tea Time à New Delhi, roman, éditions Luce Wilquin, 2017)

 

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Rédigé par Flora bis

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Publié le 5 Juillet 2017

   Je me suis procuré un petit livre de 280 pages, paru chez "L'Iconoclaste" en 2015, écrit par Christophe André et intitulé: "Je médite jour après jour", sous-titré: "petit manuel pour vivre en pleine conscience". Alléchant. Vital même si j'en juge par mon état de stress quasi permanent depuis 4-5 ans... Il faut que je me décide à tenter cette méthode de méditation en pleine conscience dont on dit tant de bien. Il n'y a qu'à observer les visages sereins de Mathieu Ricard ou de Christophe André, sans parler du Dalaï Lama...

  "... comment utiliser la respiration, le corps, la conscience de l'instant présent... faire face à la souffrance, stabiliser ses émotions, construire la paix de l'esprit et du coeur..." Voilà ce qu'il me faut.

   Cela va faire bientôt 11 ans (le 7 juillet) que je fais l'apprentissage de la solitude. Au début, un champ à défricher, terre inconnue excitante, temps presqu'infini à mes pieds après une disponibilité de chaque instant et durant des années... Je découvrais le compagnonnage avec moi-même. Avec une quasi inconnue, dont les envies avaient souvent été reléguées "à plus tard", par elle-même, car le plus urgent, le plus important avaient priorité. Une question de vie ou de mort...

   Lorsque la mort a fini par avoir le dernier mot, elle m'a laissé un champ libre mais aride. Peuplé de fantômes. Peuplé d'amis aussi. Malgré tout, la solitude, il faut la connaître, l'apprivoiser seul(e).

   Cette solitude m'a permis de prendre le temps de suivre les stations du deuil, de cicatriser les plaies. J'avais 58 ans, la mort, la mienne, semblait encore relativement loin, même si elle m'avait fait un rapide clin d'oeil au passage.

   Et maintenant... Le plus souvent, je vis dans un sentiment stressant du temps qui s'enfuit à l'accéléré. Cela me stresse et me paralyse en même temps, me laissant suffoquer d'impuissance. Alors, je tombe sur cette phrase de Montaigne, mon philosophe bien-aimé:

"Je n'ai rien fait d'aujourd'hui.  -  Quoi? N'avez-vous pas vécu? C'est non seulement la fondamentale, mais la plus illustre de vos occupations..."

   Voilà ce que je voudrais ressentir chaque jour qui me reste, en profondeur.

 

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions, #ressenti

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Publié le 30 Juin 2017

   Bientôt, la blogosphère sera semblable au désert de Gobi: ceux qui la nourrissent ou la lisent seront dispersés sur des plages ou à l'ombre de leur jardin, voire dans des voyages exotiques et culturels aux quatre coins de la planète (qui manque pourtant de "coins") et ils auront bien mieux à faire que de lire les élucubrations solitaires de quelques graphomanes perdus...

   Partager... D'où vient cette envie irrépressible de partager ses états d'âme, ses lectures et ses films, ses modestes ou immodestes productions avec le public qui n'en demande pas tant? Par bonheur, il possède la précieuse liberté de passer son chemin, sans même s'arrêter un instant, sans laisser un caillou en signe de son passage... 

 

 A mon tour, je ne peux résister à l'envie de parler de cette journée du 28 juin, une seule journée entre deux averses, où l'autobus loué par l'association des Amis du Musée nous a conduits à Compiègne et à Chantilly, sur les traces des "Heures Italiennes" des musées de Picardie. Outre l'admiration pour l'art italien, j'ai profité de l'occasion de découvrir ce deux villes où je ne suis encore jamais allée.

   Compiègne, Musée Vivenel... Ce grand collectionneur du XIXe s., descendant d'une famille d'artisans maçons, assoiffé de savoir et de culture, devient un des plus grands bâtisseurs de Paris. L'exposition présente des dessins et estampes italiens à partir du 15e s. appartenant au fond de la collection Vivenel. 

   Cela fait un moment que je rêvais de visiter le château du duc d'Aumale à Chantilly. Sa célèbre collection de peinture ancienne (la deuxième en France après le Louvre) contient des tableaux de Raphaël, de Giotto, de Lippi, de Poussin, de Corot etc... Un enchantement dont mes photos bien imparfaites ne donnent qu'une pâle idée... 

(à cliquer sur les photos pour les agrandir!)

Avant la pause estivale
Avant la pause estivaleAvant la pause estivaleAvant la pause estivale

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #balade, #peintures, #récit

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Publié le 22 Juin 2017

La canicule semble tomber tout doucement.

Nouvelle action de sauvetage de mon ange gardien... Le pauvre! Ses interventions sont de plus en plus rapprochées!

Il y a 2 jours, moitié assommée par la chaleur, je faisais quelques courses: entre autres, le plein d'essence. Pressée de démarrer, j'ai jeté négligemment ma carte bancaire sur mon sac à main, dans l'intention de la ranger plus tard.

Arrivée au bon port, j'ai garé la voiture non loin de la maison, j'ai sorti le sac à provision, j'ai attrapé mon sac à main et me suis réfugiée dans la relative fraîcheur de la maison.

Une demi-heure plus tard, on sonne à la porte. C'était ma voisine, en compagnie d'un homme jeune, un des locataires d'une habitation, à 3-4 maisons de la mienne, louée par les services sociaux, afin de loger des gens en grande difficulté et qui compensent souvent la vacuité de leur existence par des bagarres, des beuveries, voire des incendies... Il tient dans sa main MA CARTE BANCAIRE, me demandant si elle m'appartient. Il l'avait trouvée près d'une voiture (la mienne, en l'occurrence), par terre... Il a demandé partout, en vain, et il a fini par sonner à la porte de "Mamie", ma voisine (elle connaît tous les habitants de la rue, ces gens déshérités l'embrassent au passage, elle les soigne, leur passe des vêtements de son défunt mari, elle leur sourit et leur PARLE...) Et voilà. Rétrospectivement, j'ai eu une des peurs de ma vie... Je ne m'étais même pas aperçue de la perte de ma carte! Et un type que personne ne regarde  -  ou regarde avec suspicion  -  me la restitue...

Je lui ai sauté au cou et je l'ai embrassé sur les deux joues!

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux

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Publié le 12 Juin 2017

   Ici, dans le Nord, le matin est d'une fraîcheur agréable, après la nuit reposante dans la vieille maison aux murs épais de briques et de torchis. Même la canicule met plus d'une semaine à pénétrer l'atmosphère. Le jardin, la terrasse respirent cette fraîcheur matinale et gardent encore la trace de l'arrosage de la veille.

   Je fais le tour des fleurs, avec de la reconnaissance à leur égard pour exister et m'offrir leur beauté vivifiante ou consolante, selon l'humeur du jour... Elles font partie de mon plaisir quotidien et me font penser à mes grands-mères et mère, à mes tantes (comment aurais-je pu échapper à autant d'héritage?) qui aimaient, toutes, les fleurs et qui possédaient leurs petits jardins. Ce plaisir quotidien et indispensable se lisaient dans leur regard. Je l'éprouve à mon tour, maintenant que j'ai, moi aussi, et depuis 27 ans, mes cinquante mètres carrés modestes mais tellement généreux!

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #jardin, #état des lieux ressenti

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Publié le 6 Juin 2017

Un long week end chez les enfants, près de Paris...

Mon Ange-gardien, une fois de plus, a reçu un appel d'urgence.

Voilà ce qui l'a sorti de sa quiétude, alors qu'il somnolait paisiblement sur son nuage...

Samedi après-midi, je demande négligemment à mon fils s'il n'a pas envie de faire un tour à un  IKEA proche... Sans idée précise derrière la tête, se laissant tenter éventuellement par une bricole... Il fait partie de ces hommes rares qui aiment musarder dans les magasins. Nous avons passé deux heures délicieuses à discuter, à rire et à pousser l'autre à succomber aux tentations un peu rêvées... Détendus: l'un et l'autre avions grand besoin de ce sentiment de lâcher-prise si exceptionnel... 

Finalement, j'ai pris un tapis de 2x3m et un matelas enroulé qui se gonfle tout seul ultérieurement. Au moment de charger la marchandise, nous avons réalisé que nous étions avec une Smart!... Le coffre étant minimal, je tenais un pot de palmier d'1 m environ entre les genoux, tandis que le tapis restait coincé sous mon coude gauche, tout en dépassant par le hayon. Le matelas bouchait le reste de la visibilité, excepté par les deux rétroviseurs latéraux. Moi-même, je tentais de capter un peu de paysage à travers les feuilles du palmier.

Arrivés à la maison, la Smart se gare en haut de la pente menant au garage en sous-sol. Mon fils commence à extirper le matelas du coffre, hayon relevé, lorsque j'ai la vague impression entre les feuilles que la voiture avance... D'abord tout doucement, puis en accélérant dans la descente, tout droit sur la porte du garage flambant neuve, fermée! Je crie: "Ca descend!" Mon fils: "Tire le frein à main!" (en réalité, il avait été tiré) Moi: "Où il est? Je ne le vois pas!" (caché par le tapis roulé sur ma gauche). Un fracas assourdissant me fait fermer les yeux un instant, j'entends des cris de la famille et de la voisine accourue, je vois la porte défoncée et repliée au plafond et la lunette arrière en miettes, répandue au sol et dans le coffre... La Smart, courte et vulnérable, encastrée dans la C4 qui attendait, placide, dans le garage sans se laisser impressionner par une petite boîte en carton...

Bizarrement, pas un instant je n'ai pensé à pouvoir être blessée; seul le sort de la porte et de la voiture m'inquiétait. Et de fait, mon Ange-gardien m'a une fois de plus rattrapée...

Le lendemain, une visite au Grand-Palais et un dîner dans un restaurant japonais ont fini par nous réconforter.

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #balade, #état des lieux ressenti

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Publié le 1 Juin 2017

   Il fait doux dans le jardin, la terrasse, entourée de verdure et de fleurs nous invite dehors... IL FAUT EN PROFITER, nous souffle l'urgence; par ici, on ne sait pas quand la période pluvieuse nous tombe dessus, manne des îles britanniques toutes proches. Ainsi, on ne s'installe jamais dans l'insouciance de l'été: un sévère rappel à l'ordre peut arriver à tout moment et il convient de se protéger de la mauvaise surprise en se tenant prêts... Par contre, chaque instant clément est reçu comme un cadeau précieux.

   Ce mardi soir fut un moment aussi précieux pour moi. Nous étions quatre, des "naufragés" de la vie, en quelque sorte, mais il en existe tant! Trois veufs et une divorcée, quatre solitaires qui aimons nous retrouver de temps en temps. Inutile d'insister, nous nous comprenons à demi-mot. Nous avons été confrontés à la mort d'un compagnon ou d'une compagne, après l'avoir accompagné(e) jusqu'au bout et nous sommes restés figés devant la porte close du mystère... Indéchiffrable. 

   Ces rencontres sont comme notre vie: loin de nous enfermer dans le chagrin, nous continuons la vie comme elle se présente: avec des soucis et des joies, des rires et des espoirs, des larmes secrètes aussi. Et nous avons tellement envie de tendre la main à l'autre pour qu'il ou elle puisse franchir les épreuves...

   Une amitié pudique et chaleureuse à la fois. Une vraie.

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux ressenti

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Publié le 28 Mai 2017

"Il n'y a réellement ni beau style, ni beau dessin, ni belle couleur: il n'y a qu'une seule beauté, celle de la vérité qui se révèle." (Rodin)

Je viens de voir le film de Jacques Doillon "Rodin" qui représente le sculpteur au sommet de son art, à 40 ans passés. Je ne veux pas comparer le film avec celui de Bruno Nuytten, admirable, intense, convulsif, dont le personnage central était Camille Claudel, dans le reflet de leur passion révélatrice et destructrice à la fois. Du moins pour elle...

Ici, Rodin habite l'écran et Vincent Lindon habite le personnage. Nous le voyons au travail et en réflexions, les deux en même temps, et presque jamais au repos. Il dit lui-même que l'essentiel du talent réside dans le travail permanent. Sans cesse à la recherche de la vérité de la figure, une vérité au-delà de l'apparence et qu'il faut libérer de la glaise.

Il malaxait la matière, il malaxait ses modèles aussi, pour en obtenir cette vérité-là, ces émotions qui faisaient vivre les muscles et les chairs, et, par leur intermédiaire, les transmettre au spectateur. En modelant, en dessinant, son regard pénétrant ne devait jamais quitter le modèle, ses mains étaient le prolongement de ce regard.

Je me souviens de ma première rencontre avec sa sculpture "en vrai", un face-à-face soudain avec ses "Bourgeois de Calais", sur la place de l'hôtel de ville de Calais, balayée par tous les vents... Un choc émotionnel immense: je me sentais minuscule devant ce groupe d'hommes si vivants! Le socle n'est pas très haut et du coup, il y a une proximité saisissante pour nous transmettre leur vérité si humaine devant le sacrifice. J'avais du mal à les quitter...

Pour moi, son Balzac est peut-être le sommet de son art. Il fait exploser la sculpture académique et ses règles lisses, dépourvues de l'émotion convulsive de la vérité.

Rodin Rodin

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #hommage, #réflexion, #ressenti

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Publié le 23 Mai 2017

   Mon jardinet de ville est minuscule mais j'en parle si abondamment qu'on pourrait l'imaginer d'au moins dix fois sa taille! Depuis que la terrasse a mangé un bon bout de la pelouse, il en reste peut-être  -  à la louche  -  à peine 40 mètres carrés... 

   Avec le temps, mon jardin devient indispensable, presque vital à mon bonheur quotidien. Il m'aide à suivre les saisons, m'intégrant aux changements imperceptibles, organiques qui se jouent dans cette nature "mouchoir de poche", devant mes yeux. J'accompagne les premiers frémissements de l'éveil, avec les perce-neige suivies des violettes qui se cachent dans la pelouse à peine dégourdie des gels nocturnes, tout comme les crocus et les muscaris multicolores. A chaque saison son univers. Plus on avance vers la chaleur, plus les couleurs et les espèces entrent dans la danse, passent et se remplacent, afin que le jardin soit toujours en beauté. Je l'accompagne  -  il m'accompagne  -  vers la chute des feuilles, vers l'endormissement hivernal. Je ne peux m'empêcher de filer la métaphore vers la vie humaine, la mienne en l'occurrence.

   Je me demande d'où me vient cette attirance de plus en plus dévorante. Je me souviens des lilas et des fameux rosiers de ma grand-mère, de sa tristesse infinie de devoir s'en séparer lors d'un déménagement. Les femmes de ma famille cultivaient toujours leurs jardins. Il y avait le potager pour la nécessité et le jardin à fleurs pour le plaisir. Pour la volupté, a joie primordiales que la beauté fait naître en nous. Et cette joie, je la lisais toujours dans leurs yeux...

(à cliquer sur les photos pour les agrandir)  

L'atavisme du jardinier...
L'atavisme du jardinier...L'atavisme du jardinier...L'atavisme du jardinier...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #jardin, #état des lieux ressenti

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Publié le 18 Mai 2017

Une amie qui, à la cinquantaine, bataillant contre une foule de soucis de santé, ressent la nécessité de dresser le bilan de sa vie. Elle déborde d'énergie, ne tient pas en place, veut transgresser les limites que la maladie lui impose. Impulsive, elle ne supporte pas les contradictions. La question la plus importante qui la tracasse, en ces moments de bilan: "suis-je quelqu'un de bien?"...

Son interrogation m'a surprise. J'imagine que pour chacun de nous, la question qui  surgirait au moment venu serait différente. Je me suis donc penchée sur mon cas. 

Le doute concernant ma bonté ne me tourmente pas. Je me considère assez empathique, voire bienveillante sans toutefois me laisser dévorer, sachant aussi mettre de la distance si nécessaire, quitte à assumer parfois une certaine solitude qui en résulte. Je préfère même donner que recevoir, ce qui est assez ambiguë... Je déteste et fuis les conflits.

Alors, quelle serait ma question à l'heure du bilan? Sans hésiter: "ai-je été assez courageuse pour profiter des possibilités, des chances que la vie m'avait proposées pour ne pas partir un jour avec des regrets?" Réponse: je suis sûre que non. A ma décharge: le destin a pris soin de semer bon nombre d'obstacles sur ma route dans le but d'éprouver si ma nature plutôt stoïque résisterait aux coups qui arrivaient, la plupart du temps, sournois et inattendus... Ah, le Destin! Pour compenser, il m'a gratifiée d'une capacité d'émerveillement qui, bien que pâlissante, ne s'est toujours pas éteinte... 

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions, #ressenti

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