Publié le 21 Mai 2016

Les fleurs du désir...

J'essaie de préparer ma participation à l'expo du groupe. Le couteau sur la gorge. Accrochage le 2 juin prochain.

Ce n'est pas une question de temps. Du temps, j'en ai eu beaucoup. Perdu.

C'est plutôt une histoire d'ENVIE, de DESIR... En relation étroite avec tout le reste de la vie.

On ne peut pas forcer le désir. Il surgit de lui-même ou pas du tout.

C'est une drôle de chose fragile, l'inspiration. Légère, elle vous effleure, vous essayez de la saisir au vol. Elle se dérobe...

Peut-être bien, faut-il plutôt nourrir le sol dans lequel on a envie de voir pousser ces fleurs exotiques et parfumées, ces fleurs du désir, dessins ou textes, en adéquation totale avec le plus profond de nous-mêmes...

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux, #dessin

Publié le 13 Mai 2016

Soirée littéraire: "La correspondance"

Mercredi soir, la pluie n'a pas découragé les participants de notre soirée littéraire. Ils sont arrivés passablement trempés, chargés de victuailles et des textes à partager! J'en suis toujours très touchée: il faut avoir envie d'affronter le temps orageux, la fatigue, le froid ou le verglas en hiver, de faire des kilomètres en pleine nuit, rien que pour écouter et lire des mots!

Le thème était "la correspondance" (j'y ai consacré une note sur ce blog en février dernier).

J'ai commencé avec une assez longue introduction, m'appuyant sur une conférence de Gilbert donnée en 2000 à Maubeuge. En hommage, redonnant vie à ses mots qui se sont éteints il y a bientôt 10 ans, le 7 juillet 2006.

Pendant plus de 2 heures, les lectures se succédaient... Lettres des poilus, Sartre et Beauvoir, Kathrin Kressmann Taylor, Georges Sand, Céline, Aragon... Vers 22h30, nous avons partagé la montagne de nourriture terrestre salée et sucrée, arrosée de bon vin et d'eau à bulles, dans un brouhaha joyeux, jusqu'à minuit passé!

Ai-je quitté vraiment ma peau d'enseignant de jadis quand je me lance dans ce genre de présentation?... Je crains que non. Dans le sens noble du terme. Il n'y a pas de leçon à donner ou à recevoir, pas de jugement, pas d'obligation de réciter quoi que ce soit. Dans mes propos, pas de déclaration "ex cathedra" d'une Vérité, unique et inébranlable, de ce qu'il faut penser. Que le plaisir du partage de ce que j'aime, de ce que j'estime être de la bonne nourriture qui ferait du bien à tous. A convaincre par l'exemple...

Partager le bonheur que les grands textes nous offrent.

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux, #littérature, #ressenti

Publié le 8 Mai 2016

Aux Visiteur - Visiteuse de ce blog...

J'essaie de me mettre dans la peau du visiteur de ce blog... Il y a ceux qui sont fidèles depuis les débuts (Merci!), ils savent donc ce qu'ils vont y trouver. S'ils restent, c'est par consentement, qu'ils n'étaient pas trop déçus...

D'autres arrivent par hasard, souvent des réseaux sociaux, ils passent en coup de vent, parfois sans jamais y revenir. C'est le droit de la légèreté poids-plume de la blogosphère: on ne signe pas de charte de fidélité à l'entrée. L'offre est immense, pourquoi perdre son temps pour s'arrêter?

Depuis bientôt 10 ans, ce blog est devenu un peu ma maison. Un genre de "journal de bord" public. Un peu plus sélectif, un peu moins spontané que l'autre, écrit à la main dans des cahiers à spirales, journalier. Je n'ai pas "des quantités" de visiteurs mais ils sont "de qualité". Je déplore seulement le peu de commentaires que je leur inspire...

Je n'ai pas la prétention de figurer dans les têtes de classement des blogs les plus fréquentés; je ne fais pas grande chose pour ma publicité (G. m'a toujours reproché de manquer d'ambition: je le reconnais sans en être particulièrement fière).

Mon seul but est le partage des émotions, des événements petits et grands, individuels ou communs, de quelques réflexions et de souvenirs, de mon plaisir personnel des mots pour dessiner un murmure perdu dans le tintamarre...

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #images, #ressenti, #tous les jours

Publié le 1 Mai 2016

Des habits neufs

Quitte à lasser mes éventuels visiteurs à la bienveillance éprouvée, je n'ai pas pu résister à l'envie de partager la vue de mon petit érable du Japon exhibant son feuillage tout neuf dans le soleil couchant...

Le retour de la douceur, même avec le fond de l'air très frais, me donne toujours une grande bouffée d'énergie! Les enfants sont repartis avec les petites qui n'ont pas pu profiter du plein air sous une fraîcheur hivernale. Mais cela n'a pas réussi à entamer notre plaisir - à Alice et à moi - de nous retrouver ensemble dans la détente et la bonne humeur! Elle chantonnait du matin au soir, ce qui est tout même signe de bien-être! Nous avons joué, fait la cuisine ensemble, lu des histoires et révisé même quelques tables de multiplication. Ne boudons pas les plaisirs des devoirs de vacances non plus!

Je retrouve le silence total, propice à quelques travaux de réflexion et surtout, les délais pressants de la préparation de l'exposition du groupe qui débutera le 2 juin!

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux, #jardin, #status: G-M

Publié le 23 Avril 2016

Anniversaire

Aujourd'hui, je pense à ma mère.

Cela fait trois ans qu'elle est morte, hospitalisée subitement, et moi, j'étais loin, à plus de 1600 km.

Un an avant, pendant l'été, elle m'a dit tout d'un coup: "Viendras-tu au moins me tenir la main au moment de ma mort?"

Question brutale qui cachait un reproche à peine déguisé, figure de style qu'elle affectionnait quand elle n'allait pas bien et qu'elle supportait mal que je ne souffre pas bien visiblement, coupable d'être partie loin, de l'abandonner... Comme elle l'avait fait en son temps, sans jamais l'avoir accepté.

Plongée dans la culpabilité, j'ai du mal à faire la paix avec elle, avec moi-même...

Je tourne autour de la blessure comme autour d'une plaie mal cicatrisée.

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #souvenir, #réminiscences

Publié le 19 Avril 2016

Petite récompense

Vers la fin de l'après-midi, aux alentour de 17 h, le ciel se découvre, le soleil inonde la terrasse et la moitié du jardin. Je m'installe à la petite table rouge avec mon café, mon journal de bord et le téléphone: il faut absolument que je m'accorde ce premier moment tant désiré au soleil, sur la terrasse! Les fleurs embaument l'air, les oiseaux chantent à tue-tête. Moment presque solennel tellement chargé de nostalgie, des mois de langueur sous un ciel de plomb, sous des crachins portés par des vents pénétrants...

J'ai terminé mon exposé sur le "nu", écrit et posté des lettres de réclamation recommandées purgeant 1 heure de queue à la poste, évacué des quantités de déchets verts, rien que pour vivre ce moment de plénitude exposant mon visage - que le visage, le vent est encore frisquet - aux caresses chaudes du soleil... Comme une récompense pour les jours de travail en apnée, pendant lesquels le stress me tenait sous pression...

Les contraintes que je m'impose... Je pourrais couler des jours tranquilles, accomplir quelques menues corvées indispensables, sans me mettre la pression... Ai-je besoin de préparer ma participation à l'expo du groupe dès le début de juin? Faut-il que je prenne une part active dans d'autres associations encore, ce qui m'impose de jongler avec des délais qui approchent dangereusement?...

La pression, oui. Celle de me sentir encore vivante.

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux, #ressenti, #jardin

Publié le 15 Avril 2016

Sur les traces d'un dîner improvisé

J'aime les dîners improvisés... Souvent, ils sont les plus réussis. De plus, pas vraiment "cordon bleu" mais plutôt perfectionniste, je n'ai pas ainsi le temps de tergiverser, hésiter, cogiter - comme tout Balance qui se respecte - au casse-tête du menu et aux angoisses qui l'accompagnent d'être à la hauteur!

Là, où je prends le plus de plaisir, c'est la composition des invités. J'aime réunir des gens, à organiser des rencontres, surtout quand j'ai le sentiment qu'elles réservent des échanges intéressants, enrichissants, de belles découvertes pour les uns et les autres. Je connais des personnes qui gardent jalousement leurs amis, de peur de se retrouver abandonnées, les amis séduits par d'autres. Je suis dépourvue de ce sentiment crispé; je pense qu'élargir le cercle des amis ne nous en prive pas, bien au contraire: chacun s'en trouve enrichi. J'aime les ambiances simples, sans "prise de tête", chaleureuses où la gaieté se mêle à des sujets graves et chacun a envie de s'exprimer.

Le dîner du mercredi soir était de cet ordre-là. On avait envie de se connaître mieux, de tisser des liens: nouveaux pour certains, familiers mais plus approfondis pour d'autres. Le lendemain matin, deux bouquets de tulipes, une jolie boîte et quelques madeleines témoignaient encore de l'ambiance de la veille, avec les vagues de chaleur dans le coeur.

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #état des lieux, #réflexions

Publié le 7 Avril 2016

Le nu, mon "paysage" préféré...

Cela fait presque 40 ans que je dessine des nus. J'ai rencontré cet exercice lors de notre séjour à Berlin (1976-82), dans l'atelier d'un peintre que j'ai fréquenté pendant 3-4 ans. Jusque-là, le visage humain a été mon sujet de prédilection mais le corps restait habillé, chargé de nombreux tabous de notre éducation. Le corps qu'il fallait cacher, au risque de se couvrir de honte...

Quelle découverte extraordinaire libératrice! J'ai trouvé mon "paysage", ma "nature morte" bien plus intéressants: l'Humain. Les corps sans fard, sans déguisement, sans masque: rien pour dissimuler les imperfections, les ravages de l'âge... Une école extraordinaire de la vie.

Mes "nus" n'ont rien d'érotique ou provocateur. Cela ne m'intéresse pas. Ce que je voudrais transmettre, c'est une certaine vérité, la mienne, de tolérance et de respect ou même, au cas échéant, de compassion envers l'humain, dans sa diversité et parfois dans sa déchéance. Avec un peu de sérénité teintée par moments de mélancolie, qui me donnerait envie de vivre encore un peu...

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #images, #ressenti

Publié le 30 Mars 2016

"Un seule printemps dans l'année... et dans la vie une seule jeunesse"

(Simone de Beauvoir: "Mémoires d'une jeune fille rangée")

 

Gros scandale en janvier 2008: Le Nouvel Observateur publie en couverture une photo de Simone de Beauvoir nue, de dos, devant la glace d'une salle de bain... Les indignés crient au scandale, les féministes réclament la vue des fesses de Sartre en compensation!

Abonnée à l'hebdomadaire, je me souviens très bien de cette couverture. Et je dois avouer qu'elle m'a enchantée: je ne connaissais de Simone que des photos de la dame vieillissante, austère avec son turban suranné, compagne inséparable, puis statue (à peine) vivante de la "veuve" éplorée de Sartre... Tout d'un coup, le galbe impeccable et insoupçonné d'une jeune femme transforme la statue en une belle créature de chair et d'os, débordant de séduction!

J'apprends l'histoire de la photo: elle a été prise en 1952, à Chicago, par Art Shay, un photographe américain, alors simple stagiaire, qui ne connaissait ni de près ni de loin la légende du couple Sartre-Beauvoir... Il savait seulement que la maîtresse frenchie de son ami, l'écrivain fauché Nelson Algren, cherchait à pouvoir prendre une douche chez lui... Il n'a pas pu résister à la vue d'une belle jeune femme devant sa glace, qui avait pris soin de laisser la porte de la salle de bain ouverte...  

Et voilà que la photo "scandaleuse" nous ramène dans cet unique printemps qu'est la jeunesse fugitive de notre vie, dans sa triomphante beauté...

PrintempsPrintemps

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #images, #citations, #hommage

Publié le 21 Mars 2016

Une journée au salon du Livre de Paris

Cela fait 4-5 ans que je ne suis pas retournée au Salon du Livre de Paris.

Pendant 10 ans, jusqu'en 2009, je passais sept jours sur le stand de la région Nord-Pas-de-Calais, pour faire connaître - et vendre - notre revue "Hauteurs" et pour échanger avec les éditeurs de la région. En 2009, après un ultime passage au Salon, j'ai décidé de tout arrêter. Personne n'a voulu reprendre le flambeau et l'énorme charge de travail...

Tout a "rapetissé" dans le Hall imposant: le nombre d'éditeurs, la surface occupée par chacun, le nombre de jours ouvrables: quatre au lieu de sept et même le nom: "Livre Paris". Le stand régional héberge aussi la Picardie, englobée désormais dans la région "Hauts de France"... Des "anciens", il ne reste presque personne, de petits nouveaux ont poussé, témoignant de la vivacité des initiatives un peu folles que représentent les envies de fonder une maison d'édition...

Je suis passée du camp des éditeurs dans le camp des "écrivants", sans chercher pour autant - du moins à ce jour - un éditeur. La masse des livres, s'amoncelant PARTOUT, me découragerait plutôt! Que de papiers, que de noms, inconnus pour la plupart, persuadés d'avoir quelque chose d'impérissable à dire, à vouloir partager!... Pourquoi en rajouter un de plus?

Puis, une fois rentrés à la maison, on se remet à l'écriture, à ce plaisir si jouissif qu'on aurait tort de s'en priver!

Voir les commentaires

Rédigé par Flora bis

Publié dans #balade, #réminiscences