Une citation de Gyula Illyés

Publié le 22 Septembre 2014

"Les chefs d'oeuvre murissent non seulement sur les murs et les étagères. Dans notre esprit aussi, sans que nous ayons besoin de les revoir, les relire. Le vrai Musée imaginaire est toujours avec nous, dans notre cerveau; notre imagination les retouche sans arrêt, et eux - comme en retour - nous dévoilent ainsi leur nature et leurs secrets, et en même temps, nous gratifient généreusement, tels les malades aisés récompensant leurs médecins."
(Gyula Illyés: Dans la barque de Charon")

"A remekművek nemcsak a falon s a polcon érlelődnek. Elménkben is, anélkül, hogy újra kellene látnunk, olvasnunk őket. Az igazi Musée Imaginaire állandóan velünk van, az agyunkban; képzeletünk szüntelenül retusálja őket, ők viszont - mintegy viszonzásul - egyrészt most fedik csak föl természetüket s titkaikat, másrészt méltóan csak most jutalmaznak meg bennünket, egyidőben, olyan formán is, mint a módos betegek az orvosaikat."
(Illyés Gyula: Kháron ladikján")

Une citation de Gyula Illyés

Rédigé par Flora bis

Publié dans #traductions, #citations

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Medomai 25/09/2014 21:47

Merci pour ce beau texte, avec lequel je me sens un accord de coeur.

flora 26/09/2014 10:01

L'extrait est forcément tronqué... Comme le sujet du livre d'Illyés est la vieillesse, je confesse avoir "oublié" de traduire deux mots: "csak most" c'est à dire "seulement maintenant"... Autrement dit, les livres lus murissent avec nous, dans notre esprit, dans notre "musée imaginaire"... Cela aurait été difficile à comprendre sans le contexte.