Articles avec #citations tag

Publié le 9 Janvier 2017

 

Mark Twain (Samuel Langhorn Clemens) est un écrivain américain, né en 1835 dans le Missouri. Enfant, j'ai dévoré trois de ses romans: Le Prince et le Pauvre, Les aventures de Tom Sawyer (le premier roman au monde écrit sur une machine à écrire) et Les aventures de Huckleberry Finn. Ses aphorismes enchantent le lecteur par leur finesse et leur humour "pince sans rire". En voici un petit bouquet, choix personnel:

 

 

* Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors, ils l'ont fait.

* Le lit est l'endroit le plus dangereux du monde: 99% des gens y meurent.

* Le premier baiser qu'on obtient d'une femme est comme le premier cornichon qu'on parvient à extraire du bocal. Le reste vient tout seul.

* On pourrait citer de nombreux exemples de dépenses inutiles. Les murs des cimetières: ceux qui sont dedans ne peuvent pas en sortir, et ceux qui sont à l'extérieur ne veulent pas y entrer.

* Je choisirai le paradis pour le climat et l'enfer pour la compagnie.

*  Avoir goûter de la pastèque, c'est savoir ce que mangent les anges.

* On n'hérite pas de la terre de ses ancêtres, on l'emprunte à ses enfants.

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #citations

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Publié le 22 Novembre 2016

"Voici la morale parfaite:

vivre chaque jour comme si c'était le dernier;

ne pas s'agiter,

ne pas sommeiller,

ne pas faire semblant." 

(Marc Aurèle)

Tout est dit. Seulement, comment savoir si l'on est encore vivant?...

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Rédigé par Flora bis

Publié dans #citations, #état des lieux ressenti

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Publié le 28 Septembre 2016

Petites méchancetés entre écrivains

J'avais envie d'un article un peu plus détendu, un peu moins mélancolique...

J'ai déjà cité le petit livre d'Eric Momus: "Je hais les écrivains" (éditions du Rocher, 2008), collection de citations au vitriol d'auteurs plus ou moins célèbres à l'adresse des critiques, des éditeurs et... des confrères!

En voici un autre petit bouquet:

* "Un livre posthume est presque toujours une oeuvre que l'on a eu tort de ne pas enterrer avec son auteur." (Henri Jeanson)

* "Vous venez voir l'écrivain? Méfiez-vous, c'est décevant... C'est comme si après avoir mangé le foie gras, vous rencontriez l'oie en personne." (Arthur Koestler)

* "Une autobiographie révèle généralement que tout va bien chez son auteur, sauf la mémoire." (Franklin P. Jones)

* "Il y a des chefs d'oeuvre si fastidieux qu'on admire qu'il soit trouvé quelqu'un pour les écrire." (Jean Rostand)

* "Le Goncourt, c'est la seule distraction annuelle de ces vieux messieurs si heureux de recevoir un coup de projecteur sur leur figure oubliée." (Paul Morand)

* "Huit fois sur dix, on arrive aux honneurs déshonoré. Il a trop fallu ramper pour les obtenir. (Gabriel Chevalier)

* "Il m'a fallu quinze ans pour découvrir que je n'avais aucun talent d'écrivain, mais je n'ai pas pu renoncer car j'étais déjà devenu trop célèbre." (Robert Benchley)

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Rédigé par Flora bis

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Publié le 30 Mars 2016

"Un seule printemps dans l'année... et dans la vie une seule jeunesse"

(Simone de Beauvoir: "Mémoires d'une jeune fille rangée")

 

Gros scandale en janvier 2008: Le Nouvel Observateur publie en couverture une photo de Simone de Beauvoir nue, de dos, devant la glace d'une salle de bain... Les indignés crient au scandale, les féministes réclament la vue des fesses de Sartre en compensation!

Abonnée à l'hebdomadaire, je me souviens très bien de cette couverture. Et je dois avouer qu'elle m'a enchantée: je ne connaissais de Simone que des photos de la dame vieillissante, austère avec son turban suranné, compagne inséparable, puis statue (à peine) vivante de la "veuve" éplorée de Sartre... Tout d'un coup, le galbe impeccable et insoupçonné d'une jeune femme transforme la statue en une belle créature de chair et d'os, débordant de séduction!

J'apprends l'histoire de la photo: elle a été prise en 1952, à Chicago, par Art Shay, un photographe américain, alors simple stagiaire, qui ne connaissait ni de près ni de loin la légende du couple Sartre-Beauvoir... Il savait seulement que la maîtresse frenchie de son ami, l'écrivain fauché Nelson Algren, cherchait à pouvoir prendre une douche chez lui... Il n'a pas pu résister à la vue d'une belle jeune femme devant sa glace, qui avait pris soin de laisser la porte de la salle de bain ouverte...  

Et voilà que la photo "scandaleuse" nous ramène dans cet unique printemps qu'est la jeunesse fugitive de notre vie, dans sa triomphante beauté...

PrintempsPrintemps

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Rédigé par Flora bis

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Publié le 31 Janvier 2016

Odilon Redon (1840-1916)  *  Extrait de son Journal

J'aime les écrits intimes, journaux de bord, correspondances, mémoires... J'aime les lire - et les pratiquer. Face à son cahier, stylo feutre à la main qui court avec souplesse sur la feuille blanche immaculée (ambiguïté assumée: est-ce la main ou le stylo qui court?), le diariste se recentre autour de ses réflexions, ses sensations, librement, dans l'élan spontané des mots qui affluent, attrapant au vol ceux qui semblent les plus justes.

J'ouvre le Journal d'Odilon Redon au hasard, à la page 105.

"Le talent est, après tout, le pouvoir acquis de faire fructifier des dons naturels; les notions de l'expérience nous y aident, l'amour des Maîtres aussi, mais j'entends ceux que nous aimons, et non pas ceux que nous choisissons. Certains artistes de mon temps, que j'ai vu débuter avec promesse, se sont perdus pour avoir choisi les Maîtres qu'ils devaient aimer. Leur intelligence les a perdus dans la recherche du bien et du mal; ils ont touché au fruit défendu.

Il faut aimer naturellement, indolemment, pour la joie, pour celle que nous recevrons un jour, comme une grâce. Et c'est proclamer la nécessité du loisir.

Le loisir n'est pas un privilège; il n'est pas une faveur; il n'est pas une injustice sociale: il est la nécessité bienfaisante par quoi se façonnent l'esprit, le goût, le discernement de soi-même."

(Odilon Redon: A soi-même Journal 1867-1915 éd. José Corti1961 4e tirage 2011)

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Rédigé par Flora bis

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Publié le 7 Janvier 2016

Premières phrases 2.

Début d'année, débuts de romans...

Et si c'était les mêmes promesses, parfois si trompeuses?...

Les premières phrases sont très importantes, par moments accrocheuses, souvent pleines de promesses. Elles sont appelées à stimuler notre imaginaire, à l'inciter à aller plus loin, à ouvrir la porte (les pages) vers le monde merveilleux de l'histoire promise par l'auteur du livre. Il arrive qu'elles installent un pan du décor qui se compose devant nos yeux intérieurs et nous démarrons le film...

* "A Tanger, l'hiver, le café Hafa se transforme en un observatoire des rêves et de leurs conséquences."

(Partir, 2006 Tahar Ben Jelloun)

* "Erika Ewald entra discrètement, sur la pointe des pieds, comme quand on arrive en retard."

(L'amour d'Erika Ewald, 1904 Stephane Zweig trad. N. Taubes)

* "Les hommes ne se séparent de rien sans regret, et même les lieux, les choses et les gens qui les rendirent les plus malheureux, ils ne les abandonnent point sans douleur."

(Le Flâneur des deux rives, 1918 Guillaume Apollinaire)

* "Le matin du samedi 9 janvier 1993, pendant que Jean-Claude Romand tuait sa femme et ses enfants, j'assistais avec les miens à une réunion pédagogique à l'école de Gabriel, notre fils aîné."

(L'Adversaire, 2000 Emmanuel Carrère)

* "Je souhaiterais que mon père et ma mère, ou même tous les deux, car ils y étaient en conscience également tenus, eussent songé à ce qu'ils faisaient quand ils m'engendrèrent."

(La Vie et les Opinions de Tristram Shandy, Gentleman, Laurence Sterne 1759 trad. A. Hédouin)

* "Des deux entrées du café, elle empruntait toujours la plus étroite, celle qu'on appelait la porte de l'ombre."

(Dans le café de la jeunesse perdue, 2007 Patrick Modiano)

* "Doukipudonktan, se demanda Gabriel excédé."

(Zazie dans le métro, 1959 Raymond Queneau)

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Rédigé par Flora bis

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Publié le 30 Juin 2015

Les ETM selon J-P Guedj

Il y a quelques mois, je suis tombée sur un petit livre paru aux éditions Larousse. Sous le titre de "Petit décodeur des phrases toxiques qui nous plombent le moral", Jean-Paul Guedj, éminent sémiologue décortique 90 expressions banales du langage courant dont nous usons tous, portés parfois par l'air du temps et l'esprit grégaire...

Ce petit livre m'a mise en appétit, friande que je suis à déchiffrer les secrets des langues, plus précisément ceux du français que j'essaie de pratiquer correctement... Eh oui, c'est le sort de ceux qui adoptent des langues étrangères (ou espèrent se faire adopter par elles) et dont l'éternelle ambition demeure d'atteindre leur pratique, autant que possible, irréprochable. Davantage, peut-être, que les chanceux qui les reçoivent en cadeau de naissance, gratuites, sans effort...

Bref, voici un florilège des ETM (Expressions Toxiques Modernes) révélatrices des moeurs d'une époque, la nôtre:

1) "En même temps" (en début de phrase, ultime concession; on est d'accord avec tout et son contraire)

2) "C'est jouable" (du ludique dans le sérieux, du futile dans le professionnel)

3) "Ca va le faire" (on ignore ce que le pronom "le" remplace; purement à la mode, légèrement idiot)

4) "Connecte-toi" (il est urgent que tu te débarrasses de ta ringardise)

5) "On va revisiter" (un plat de cuisine, une pièce de Molière, Jaurès ou De Gaulle... à la sauce moderne)

6) "Que du bonheur!" (réponse obligée; le bien-être étant au bonheur ce que le fast-food est à la gastronomie, les marchands de bonheur à deux sous inondent les étals et les plateaux de télé)

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Rédigé par Flora bis

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Publié le 20 Avril 2015

René Bazin (1853-1932)   *   Citation

"On a trois ou quatre fois dans sa vie l'occasion d'être brave,

et tous les jours celle de ne pas être lâche."

Qui connaît l'écrivain René Bazin, auteur de plusieurs dizaines de romans, à cheval sur le dix-neuvième et le vingtième siècles?

Je m'avoue ignorante de son oeuvre et son nom même me revient par son petit-neveu, Hervé Bazin, auteur du célèbre "Vipère au poing".

Cette phrase m'a intriguée comme une suite à l'article précédent sur nos peurs et lâchetés face à nos rêves.

Être brave n'est donc pas simple contraire d'être lâche. Autrement dit: il ne suffit pas de résister à la tentation de fuite par poltronnerie, faiblesse, voire d'infinies compromissions... Cela ne fait pas de nous des braves.

L'occasion d'être brave ne se présente que trois-quatre fois dans la vie... Cela semble frôler carrément l'héroïsme! Ce qui n'est peut-être pas à la portée de tous...

Par contre, "ne pas être lâche", ça n'a pas de nom!... Il est défini par une négation.

C'est une façon d'être tous les jours. Une façon de se comporter avec les autres. Face aux difficultés innombrables de la vie.

Être honnête avec soi-même, avec ses convictions, ses vérités, assumer son passé et son présent.

Ce n'est pas de l'héroïsme, c'est simplement de l'intégrité.

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Rédigé par Flora bis

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Publié le 7 Février 2015

Les premières phrases 1.

Ah, les premières phrases! Parfois, elles sont toutes simples, banales et l'auteur du roman procèdera à l'allumage de sa bombe plus tard...

Parfois, le choc vient de la première phrase car l'écrivain a l'intention d'annoncer la couleur et de clouer le lecteur dès le début...

Voici quelques exemples choisis parmi les plus grandes oeuvres de la littérature.

* Ca a débuté comme ça.

(Céline: "Voyage au bout de la nuit" 1932)

* "C'est le moment de croire que j'entends des pas dans le corridor", se dit Bernard.

(André Gide: "Les Faux-Monnayeurs" 1925)

* Pour écrire l'histoire de sa vie, il faut d'abord avoir vécu; aussi n'est-ce pas la mienne que j'écris.

(Alfred de Musset: "Confessions d'un enfant du siècle" 1836)

* Ils sont en face de moi, l'oeil rond, et je me vois soudain dans ce regard d'effroi: leur épouvante.

(Jorge Semprun: "L'Ecriture ou la vie" 1994)

* Un ciel pur comme de l'eau baignait les étoiles et les révélait.

(Antoine de Saint-Exupéry: "Courrier Sud" 1929)

* On avait sûrement calomnié Joseph K., car, sans avoir rien fait de mal, il fut arrêté un matin.

(Franz Kafka: "Le procès" 1925)

* Mrs. Dalloway dit qu'elle se chargerait d'acheter des fleurs.

(Virginia Woolf: "Mrs. Dalloway" 1925)

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Rédigé par Flora bis

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Publié le 15 Décembre 2014

Une mouche
se balançait
Au-dessus d'un océan.
Tout à coup elle se sentit
Prise dans du froid.

Moralité:

Il faut toujours faire attention.

(Jean Tardieu, 1986)

"La mouche et l'océan" Margeries

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Rédigé par Flora bis

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