Lignées de femmes

Publié le 9 Mars 2015

Lignées de femmes

Dans cette lignée de transmission, je n'ai pas pu remonter bien loin... Je n'ai connu personnellement que mes deux grand-mères. Nous nous sommes même côtoyées plus de vingt ans... Quant à ma mère ou ma tante, elles ont pu connaître les 20 ans de leurs arrières-petits-enfants!

Avec la naissance de plus en plus tardive des enfants de nos jours, ce sera bientôt une prouesse.

J'ai toujours été très sensible à la notion de lignée, telle une chaîne de transmission d'ADN qui nous relierait à travers les âges. Je scrutais les visages, les particularités physiques et psychiques, les gestes, les comportements hérités des aïeuls. Et si je reconnaissais tout d'un coup une grand-mère dans ma façon de m'assoir ou de plier mon pouce à l'intérieur de mon poing fermé, j'étais contente: j'éprouvais la solidité des liens...

Avec une mère, les liens sont encore plus intimement noués, enchaînés parfois... Jusqu'au mimétisme. Arrive le moment - souvent à l'adolescence - où nous éprouvons le besoin de reconnaître, d'affirmer notre différence comme une condition de survie.

Les propos d'un psychologue dans les média, parlant des secrets de famille comme des destins transmissibles m'ont marquée. Je sais très peu de choses de la jeunesse de mes grand-mères, elles ne se racontaient guère. Avec mes petites-filles, je compense mes propres regrets afin que, plus tard, elles n'en aient pas sur mon compte...

Rédigé par Flora bis

Publié dans #ressenti, #réflexions

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