Le blog de Flora

Tentative de jeter une boueille à la mer

17 Juillet 2026, 01:21am

Publié par Flora bis

   Comment jeter une bouteille à la mer quand il n'y a pas la moindre mer à l'horizon?... J'arme mon ancien ordinateur ayant fait le voyage plus tôt, pour tenter de confier cette note au bon vouloir de la Toile, en saluant avec une chaleur particulière ceux et celles qui échoueront sur mon blog, en ces temps de vacances!

   Si je dis que pour demain, on attend 36°, je ne suis pas bien originale... Il fait lourd, de plus, la météo médicale hongroise nous avertit du risque accru de problèmes respiratoires, cardiaques, d'AVC et autres infarctus...  N'en jetez plus! Il faut tenir au moins jusqu'à lundi pour que la pluie apporte un peu de répit.

   En province, les jours s'écoulent paisiblement, entre parties de cartes et matchs de foot, excursions prudentes et discussions en famille. L'ambiance dans le pays? Prudence, attente, espoir; de toute façon, les précédents ne pouvaient plus rester, c'était mortifère!... Bien sûr, leurs partisans et électeurs espèrent ardemment l'échec des nouveaux et en disent pis que pendre! Je me demande si j'aborderai un débat politique avec des amis sans soupeser l'atmosphère auparavant, avec prudence... Les antagonismes sont chauffés à blanc.

   Avec mon fils, nous préparons l'arrivée du deuxième groupe de la famille pour le début de la semaine prochaine. On peaufine une deuxième s-d-b, on rafraîchit la maison et on remplit le frigo. Pourvu que le ciel soit un peu plus clément et le peuple n'en demandera pas plus!

 

 

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Intermède avec la mire (inconnue pour les jeunes générations...)

11 Juillet 2026, 11:53am

Publié par Flora bis

    Le blog prend quelques congés mais ne ferme pas! 

Il fait trop chaud pour les méninges, paraît-il...

Pour les pauvres jambes aussi.

Sans oublier le coeur.

La maison est encore vivable et me réconforte

mais les nuits commencent à cesser d'être reposantes,

rendant la récupération aléatoire.

Les vagues de chaleur reviennent inlassablement,

on dirait qu'elles veulent éprouver les limites de notre tolérance.

Cet été si long sera un test sérieux pour savoir

s'il me reste encore un peu de force vitale.

Heureusement qu'il y a le foot

et l'énergie indestructible de cette équipe de France

qui donne tant de plaisir

par PROCURATION!

A tous ceux qui passent sur mon blog, un été heureux!

 

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Etapes et métamorphoses

6 Juillet 2026, 18:32pm

Publié par Flora bis

   Les quelques degrés en moins nous ont permis de respirer à nouveau... pour quel répit? Oui, je suis sans doute rabat-joie, mea culpa, c'est mon angoisse permanente de petite vieille qui en est la cause. Elle me laisse souvent en apnée... "A quoi sert cet état de stress permanent? Il n'y a aucune raison!" me sermonne mon fils. Et me revient aussitôt en mémoire la même incapacité que j'avais de comprendre les métamorphoses subreptices de ma mère devenue vieille... La jeune femme de jadis, rieuse, solaire, audacieuse, à la démarche triomphante!...

    Pendant longtemps, pleins d'énergie et de combativité, nous franchissons les étapes, l'une après l'autre, espérant follement que la suivante sera meilleure, qu'elle corrigera les failles de la précédente. Puis soudain, nous nous rendons compte que la vie est bien faite quand elle nous déshabitue de ce genre d'enfantillage... Son but est finalement charitable : mieux vaut nous détacher d'elle ainsi, petit à petit, avec le moins de regrets possibles. 

   En attendant, savourons les lambeaux de nos capacités de jadis, nous recroquevillant sur le périmètre désormais imparti, en nous consolant de l'idée que dans dix ans, nous en serons envieux...

   Quant à moi, pour le moment du moins, cela ne me console guère. Le seul remède efficace contre le vieillissement reste à mourir jeune. Demain, ce sera 20 ans que G. est mort, à 56 ans.

  Pas mieux.

 

...nous deux et la Deux-Chevaux blanc de nos débuts...
la deux chevaux blanche de nos débuts

 

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Torpeur caniculaire avec tempête...

24 Juin 2026, 11:00am

Publié par Flora bis

   Presque 26° au rez-de chaussée de la maison qui attend mon réveil avec des volets fermés  -  et qui restent ainsi jusqu'en fin d'après-midi... Les jours de la canicule s'étirent immobiles, impuissants, on se sent comme des lézards au soleil, sur leurs pierres surchauffées... En principe, ce serait un temps idéal pour écrire, puisqu'on nous suggère, pauvres vieilles choses vulnérables et fragiles, de rester à l'abri, derrières nos volets baissés et de nous arroser même, de temps en temps... Mais avec le cerveau quelque peu embrumé, l'inspiration fuit.

   Tant bien que mal, on essaie de réveiller nos neurones... En inventant des histoires folles et mordantes, dont nous serions des héros et des héroïnes... Cependant, il y a des histoires vraies dont on se serait bien passé!...

   Il reste des obligations. Nous essayons de les accomplir même si sortir et prendre la voiture surchauffée (heureusement qu'elle existe!!!) pour un RDV médical ou pour secouer de sa torpeur notre assureur nous coûte. Chercher un artisan pour la réparation de la cheminée que la tempête du 21 juin dernier a démoli à moitié, arrachant la vieille antenne de télé et trouant quelques tuiles au passage, jonchant le trottoir de débris de briques, à deux doigts de ma voiture... Merci mon ange gardien!... Ça aurait pu être bien pire. 

Torpeur caniculaire avec tempête...Torpeur caniculaire avec tempête...

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Légende contre fatalisme mou

20 Juin 2026, 12:26pm

Publié par Flora bis

      La canicule est de retour... On prédit même que celle-ci sera plus longue et plus sévère que les précédentes. Nous voilà prévenus! Autrefois, c'était un phénomène rare; depuis quelques années, il revient de plus en plus souvent: chaque mois, puis bientôt, plusieurs fois par mois... On dirait que cette tendance n'effraie plus personne, que la majorité réagit avec un fatalisme mou, se limitant, au mieux, à l'aménagement de l'apocalypse, "en s'adaptant"...

   Je repense aux étés torrides de mon enfance dans le bassin des Carpates où mes ancêtres avaient trouvé leur Canaan, aux alentour de la fin du 9e siècle... Selon la légende, les deux frères Hunor et Magor (Magyar) partirent à la chasse et suivirent un magnifique cerf blanc qui les attirait de plus en plus loin, jusqu'à leur futur patrie... Ils y ont trouvé des terres fertiles, des champs verdoyants, des rivières abondantes en poissons  -  bref, le Paradis sur terre! Sans oublier deux belles princesses qu'ils ont enlevées et épousées selon les moeurs nomades de l'époque, pour engendrer les Huns pour l'un et les Magyars (Hongrois) pour l'autre. 

 

 

 

Hier soir, j'ai participé à une soirée littéraire, organisée par l'infatigable Muriel. Les textes lus et en partie écrits par les organisatrices et le public d'habitués, accompagnés par Max à la guitare, nous parlaient de la MER... A défaut de pouvoir écouter le clapotis des vagues et d'y faire trempette pour de bon, nous l'avons fait mentalement, grâce aux poèmes et à la musique!

(photo : Muriel, poète, écrivain, brodeuse d'histoires sur textiles aussi)

   

 

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Matin frais de début juin...

5 Juin 2026, 13:15pm

Publié par Flora bis

   La grosse chaleur semble se calmer : une bonne dizaine de degrés en moins... Je ne me fais pas d'illusion : elle reviendra encore une paire de fois pendant l'été! En attendant, savourons le répit.

  Les nouvelles sont maigrelettes : c'est l'été. On se retrouve dans des désirs contradictoires; d'un côté, on a envie de changement d'horizon, d'insolite et de décoiffant  -  d'un autre : de calme immobile, presque de vide autour de soi, afin que les idées, les sensations surgissent de l'intérieur... 

Répondrai-je bientôt à l'appel de mon pays de naissance ?... Comme tous les ans, j'y vais à reculons : je redoute la fatigue, de plus en plus. Les averses tombent, rapides, abondantes, se succèdent au soleil aveuglant pour quelques minutes. J'imagine avec plaisir la terre du jardin qui boit avec avidité l'eau de la pluie et mes rosiers qui relèvent la tête, en rouge écarlate flamboyant! J'aimerais planter des fleurs, notamment au milieu, à la place de mon érable du Japon rouge qui m'avait donné tellement de sensations de beauté pendant des années, avant de tirer sa révérence cet hiver... Il faut sans cesse attendre, retarder les envies, ajourner les désirs. A force d'attendre, la crainte du dépassement des délais se faufile dans l'esprit, sournoisement, comme un poison...

   J'ai l'impression que ma vie devient de plus en plus un terrain de lutte sur lequel je dois me mesurer à mes possibilités qui vont sans cesse rétrécissant... La pression atmosphérique n'est pas favorable aux articulations : comment maîtriser la douleur du matin et s'attaquer aux 19 marches de l'escalier?... Les volets à ouvrir à mon passage, la première tasse de café enfin à la main et après un tour sur la terrasse pour humer la fraîcheur du jardin, je m'installe à mon bureau pour ouvrir ma boîte-aux-lettres virtuelle sur le monde.

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Un weekend de Pentecôte revigorant malgré la canicule

26 Mai 2026, 17:38pm

Publié par Flora bis

   Avec la promesse du soleil enfin, l'envie revient aussi, peu à peu.. Encore que, sauter 15°, de 15 à 30 et au-delà,  sera éprouvant à coup sûr!...

   A peine ai-je écris ces quelques lignes, du jour au lendemain, une énorme canicule s'est abattue sur nous. Ici, dans la partie Nord du pays, nous l'avons ressentie encore plus, n'étant pas habitués à ces sautes d'humeur capricieuses qui nous feraient passer du manteau au bikini en 24 heures! Surtout les "personnes fragilisées", catégorie dans laquelle je suis rangée désormais.

   Je vis avec les volets baissées dans la journée, je dîne sur la terrasse après un léger arrosage du jardin. On conseille d'essayer de préserver les vieux; de toute façon, ils ne "profiteront" pas bien longtemps de ces bouleversements climatiques inhumains!...

   J'ai passé le long weekend de la Pentecôte chez les enfants, pour les revoir en compagnie d'un ami de longue date, Jean-Paul que j'avais vu la dernière fois il y a 5 ans. Depuis, il a franchi une nouvelle décennie que sa fraîcheur physique et intellectuelle démentent allègrement! C'est toujours un plaisir renouvelé de le revoir, le volubile raconteur  de souvenirs, l'homme chaleureux à l'accent  chantant de Toulouse, intact malgré une longue carrière d'animateur culturel, d'homme de théâtre à travers le monde, du Canada en Egypte, de Haïti en Turquie et en Tunisie, du Japon en Champagne (Portrait de Jean-Paul) - cliquer sur le lien)... 

    Nous nous sommes rencontrés à Istanbul, en 1985. Il est arrivé au Consulat de France, pour organiser, réveiller une vie culturelle francophone assoupie sinon moribonde. En peu de temps, il a monté une troupe de théâtre "Les Tréteaux du Bosphore" avec un répertoire classique (Molière, Ionesco, Obaldia, Guy Foissy, des sketches muets etc, etc... ), des festivals de théâtre pour les écoles et lycées francophones, des expositions et des séances de cinéma... G. a fait partie de la troupe pendant 5 ans et une de ses pièces a été jouée par eux. 

   J'ai passé le samedi et la moitié du lundi en compagnie des Enfants, ce qui est toujours agréable, reposant et réparateur! Les deux petites-filles traversent une intense période d'examens, bac et divers partiels, éprouvées non seulement par l'effort intellectuel mais aussi par la canicule...

 

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Entre Saints de glace et bisounours

12 Mai 2026, 15:18pm

Publié par Flora bis

   Dehors, il fait 16°... Nous sommes en mai. Les saints de glace, disent certains. Ils sont coriaces, cette année, ils ne veulent pas nous lâcher! Les radiateurs sont tièdes.

   Depuis le 12 avril, nous avons vécu des jours en mode de "montagnes russes". Leurs vagues commencent tout juste à se calmer. Soulagement, enthousiasme, réapparition d'une joie timide. Vivre pendant près de 16 ans dans un état de malaise qui augmente d'année en année, qui étouffe progressivement tout, y compris le sentiment de la révolte et enfin, celui de l'espoir... Et encore, je ne l'ai vécu que par procuration. Mon pays d'origine que je n'ai jamais renié, me rendait apathique, abattue, sinon, honteuse... Petit à petit, deux tiers de la population partageait mes sentiments.

   Je lis les notes acerbes, les insultes et les prédictions funestes des perdants qui n'arrivent pas à digérer leurs rage et déception. Ils ne savent pas perdre de manière sportive, sans essayer de verser leurs déjections dans les réjouissances des autres. En 16 ans, ils se sont tellement habitués à la toute puissance qu'ils ont fini par croire qu'elle leur revenait de droit divin -  surtout en gouvernant avec ceux qui s'en réclamaient déjà par habitude. Au fur et à mesure que les représentants du pouvoir poussaient plus loin la division, la propagande mensongère, l'humiliation des contestataires ("tiens, les cloportes sont sortis au soleil; il faut les écraser"), les vexations diverses, l'étouffement éhonté des "affaires" et le copinage avec les pires dictateurs de la planète, je m'enfonçais dans l'accablement.

     Les événements, les sensations se bousculent.  Les "nouveaux" ont suscité énormément d'espoir. Nous avons tellement envie d'y croire! Ils ont une responsabilité énorme, égale à l'espoir suscité. Bien sûr, tout ne peut pas changer en peu de temps. Mais gare aux faux pas : les vautours en observation sur les branches tout autour n'attendent que cela.

    Entre deux averses, j'ai vu un film que j'ai aimé : "Compostelle". Deux acteurs excellents, vrais : Alexandra Lamy et Julien Le Berre. D'habitude, je me méfie des films "bien pensants" mais finalement, ici, j'avoue que ça m'a fait du bien de me sentir "bisounours"...

La foule en liesse saluant le changement de régime à Budapest

La foule en liesse saluant le changement de régime à Budapest

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Escapade printanière

5 Mai 2026, 13:52pm

Publié par Flora bis

   A peine suis-je revenue d'une dizaine de jours chez les enfants que je me réveille sur des coups de fil et messages en attente! De plus, le ciel est maussade, ce qui ne fouette pas vraiment les énergies somnolentes!

   Peu importe, la terre du jardin a soif. La rose blanche (la plus parfumée) est incroyablement épanouie, chargée de brassées de fleurs. Les rouges essaient de lui emboîter le pas. Il faudra que je m'occupe d'elles d'urgence.

   Pendant l'escapade des enfants pour respirer un peu, j'ai tenu compagnie à mes petites-filles en vacances et  -  surtout  -  en révisions du bac et d'autres partiels! Pour moi, c'était une belle occasion de les voir tous les jours, parfois même avec leurs copains, pour discuter beaucoup et jouer à des jeux de société. Cuisiner un peu, bien sûr, mais ils mettaient la main à la pâte, eux aussi! Sans oublier les besoins alimentaires et de promenades du chien et du chat de la maison qui sonnaient l'alerte entre 7h et 7h30 du matin!... Mes horaires habituels de paresseuse solitaire d'un certain âge se sont retrouvés singulièrement bouleversés. Ajoutons à cela le soleil doux et radieux qui m'attendait tous les jours, jusqu'à mon départ, une fois les volets ouverts sur leur jardin extraordinaire!

   Mais j'aimerais évoquer le dernier épisode de cette escapade printanière. Hier matin, c'est un taxi qui m'a conduite à la gare du Nord. Le chauffeur, un monsieur que je ne voyais que de dos, très professionnel, en m'attendant, écoutait un appel à la prière sonore en arabe qu'il a fermée aussitôt... Je ne suis pas de ceux (ou celles) qui s'apprête à faire 1 h de route dans les bouchons du lundi matin, en silence, alors qu'on peut meubler, raccourcir ce trajet  -  du moins, s'en donner l'impression  -  en faisant une sympathique conversation! De toute façon, le hasard de se revoir est minime! Et l'essentiel est justement dans le côté éphémère, fugace d'une telle rencontre qui permet de s'ouvrir en confiance, rassuré par la volatilité unique de l'occasion.

   Bref, pendant cette heure que j'aurais pu passer en pestant sans un mot contre la circulation dans Paris à une heure chargée, j'ai à peu près tout appris de ce monsieur très discret : qu'il était né en Côte d'Ivoire, que ces 4 fils voulaient réussir en foot, alors que lui-même avait rêvé d'être cycliste professionnel, etc., etc... ajoutez le reste! On a aussi discuté de politique très librement, je lui ai parlé d'Istanboul où le müezzin chantait l'appel à la prière quasi sous nos fenêtres, du haut du minaret de la mosquée rose... Je lui ai appris que la magnifique Conciergerie (mon monument parisien préféré) avait servi de prison entre autres à Marie-Antoinette... Il a dit qu'il ne le savait pas, bien qu'il le longeait quasi tous les jours, depuis 25 ans!... A ce propos, je lui ai recommandé le musée du Quai Branly ouvert depuis 20 ans, contenant les trésors des civilisations africaines. Il a dit qu'il essaierait d'y emmener ses fils...

   Tout d'un coup, il me pose la question : "Madame, qu'en pensez-vous, d'où vient le racisme?..." J'ai répondu sans hésiter : "De la bêtise et de l'ignorance de l'autre".

   Bref, arrivée devant la gare, on s'est serré la main et il m'a remerciée chaleureusement, en disant qu'il a appris beaucoup de chose. Moi aussi, grâce à une rencontre éphémère et riche.

Escapade printanière
Escapade printanière

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Interlude

23 Avril 2026, 12:24pm

Publié par Flora bis

   Nous sommes presque à la fin du mois d'avril et jusqu'à ce jour, je soupesais le choix : que faire?... Mettre fin à ce brave blog ou le garder envers et contre toutes les tempêtes dans dans ma tête... "Difficile, sinon impossible d'y renoncer... Il est devenu un peu ce que je suis." - ai-je terminé mon précédent article résumant le dilemme qui me préoccupait. Ç'aurait été donc, en quelque sorte, interrompre mon histoire! Rien que ça... Car au fil du temps, les débuts plus ambitieux se sont métamorphosés en un genre de journal de bord, avec quelques retours sur le passé, indispensables pour le présent et sans doute pour le futur. Une affaire personnelle. Puisque, de toute façon, c'est le genre du blog qui le veut ainsi : c'est le domaine de la liberté, autant pour celui qui l'écrit que pour les autres qui sont libres de le lire ou de l'ignorer. 

   Pendant ces 2 semaines, quelqu'un est passé sur mon blog tous les jours, poussant la porte pour voir si j'étais encore là. Je ne peux pas savoir qui il (ou elle) était, peut-être même une personne à chaque fois différente... Mais sa persévérance fidèle m'a touchée. Je suis revenue aussi parce que cette drogue douce qu'est l'écriture spontanée d'un "journal publique" tenu assez régulièrement (discipline!), à l'arrache, sans préparation laborieuse, sur le vif et sans brouillon me fait tellement de bien! En espérant que quelques personnes, même peu nombreuses, partagent ce plaisir.

 

 

   J'ai eu la satisfaction de recevoir la visite de ma nièce hongroise pendant une semaine. Elle a pu voter au consulat de Hongrie à Paris et passer quelques jours entre cousins avec mon fils et sa famille. Ici, chez moi, le silence est de retour, après les rires et les conversations ininterrompus jusqu'au matin pluvieux du samedi dernier où nous avons pris la route vers l'aéroport de Charleroi. A mon retour à la maison, la pluie qui pleurait son départ, s'est arrêtée net. Vient le tour des mots silencieux.

   

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