Le blog de Flora

De mes douces obsessions...

28 Février 2020, 09:55am

Publié par Flora bis

   Le mois de février tire à sa fin. Je m'apprête à rédiger ma quatrième note sur mon blog et au moment où j'entame son écriture j'ignore quel en sera le thème. L'envie d'écrire précède bel et bien le sujet. Certaines de mes connaissances graphomanes mettent en doute le procédé: "Impossible, poussent-elles des cris incrédules ou légèrement méprisants, sûres de de leur "normalité". On n'écrit que quand on a quelque chose à dire!" Pour moi, ce dernier arrive souvent en cours de route.

   Serais-je une incorrigible bavarde qui produirais des mots, des phrases, ni queue ni tête, pour le seul plaisir de faire trempette dans leur bain délicieux?... Je signe pour le bain délicieux. Cependant... au départ, j'avance à tâtons, je tourne autour du pot, sans but précis, essayant de cerner une ambiance, des vagues  d'émotions en moi... Parfois, c'est si fluide, tellement indéfini que je dois chercher un point solide, bien réel  -  tel l'enfant qui fait ses premiers pas en s'accrochant à un coin de meuble pour se lancer... La vérité est que, tout en le faisant, je scrute inlassablement le processus de l'écriture, du moins la mienne, si toutefois elle existe. Je veux le comprendre comme à peu près tout ce qui m'arrive. 

   Plusieurs soirs de suite, j'ai écouté une série d'entretiens passionnants avec Peter Handke (né en 1942, prix Nobel de littérature 2019) enregistrés par Laure Adler. Je cite ici juste une de ses phrases:

" Regarder, jusqu'à ce que batte le coeur dans les choses; tendre un filet de silence et ramener les chose une à une."

(Photo: F. M.)

(Photo: F. M.)

Voir les commentaires

Les vacances d'hiver sans l'hiver

23 Février 2020, 18:54pm

Publié par Flora bis

    Les enfants sont repartis, après les 15 jours de vacances de février. Une semaine chez les autres grands-parents, la deuxième chez moi. La pluie redouble d'intensité et en écoutant les rafales, je suis bien heureuse d'être au chaud dans la maison. Je goûte le silence, après avoir fait tourner une lessive.

   Petit à petit, je reviens à mon rythme habituel dont les premières heures calmes sont toujours plus savoureuses, à cause du changement, que les suivantes qui s'enliseront dans le silence et la solitude. Retour au quotidien qui s'appelle désormais, un peu pompeusement, "ma part du destin". Il n'est pas exaltant mais peut réserver quelques agréables surprises si j'arrive à quitter le poids de la routine démissionnaire pour me laisser tenter par quelques hasards égarés de la vie.

   La présence des enfants me remplit de joie. J'observe comme elles changent, grandissent, et nos discussions se modifient aussi en s'enrichissant de nouveaux thèmes. Les amis prennent une place de plus en plus importante dans leur vie, et cela  me réjouit: elles entrent dans l'apprentissage de la vie sociale, avec ses richesses, ses joies et ses douleurs. On voudrait les protéger mais c'est impossible: beaucoup de choses s'apprendront à leurs dépens. Le plus utile que nous puissions leur donner est notre amour et notre compréhension. Eventuellement, notre avis si elles le demandent. Tout sauf du prêchi-prêcha hautain et sans appel.

Les vacances d'hiver sans l'hiverLes vacances d'hiver sans l'hiverLes vacances d'hiver sans l'hiver

Voir les commentaires

Belle soirée de Saint-Valentin

16 Février 2020, 18:20pm

Publié par Flora bis

   Le vendredi 14 février, nous avons  consacré la première soirée littéraire de l'année à la lecture amoureuse. Ca tombait bien : je n'ai jamais fêté la Saint-Valentin... L'occasion était trop belle.

   Nous avons réuni quelques amoureux des beaux textes qui n'étaient pas pris par des programmes festifs plus charnels, moins éthérés: restaurant, théâtre, croisière ou dîner aux chandelles, avec peau d'ours devant les flammes crépitantes de la cheminée...

   Notre programme était très varié, amusant, émouvant, drôle ou carrément hilarant! Chacun a apporté des textes à partager et nous avons même eu le plaisir d'entendre la chanson de Piaf "A quoi ça sert l'amour" en duo par un de nos couples d'amis. 

   Comme de coutume, une table bien garnie attendait les convives et la conversation s'est poursuivie jusqu'à 1 h du matin passée. Ces quelques photos en témoignent:

Belle soirée de Saint-Valentin
Belle soirée de Saint-ValentinBelle soirée de Saint-Valentin
Belle soirée de Saint-Valentin

Voir les commentaires

"Devenir Matisse"...

7 Février 2020, 11:45am

Publié par Flora bis

Je ne puis pas distinguer entre le sentiment que j’ai de la vie et la façon dont je le traduis. (Henri Matisse)

   Tiens, quelques semaines après Toulouse-Lautrec, un autre illustre Henri de la peinture que nous nous apprêtions à visiter hier après-midi. L'exposition raconte la gestation du peintre Henri Matisse.

Superbe journée! Du soleil avec un ciel bleu sans tache, après une nuit froide comme il se doit en hiver. Dès 14 h, nous nous sommes mises en route pour Le Cateau, petite ville non loin de Cambrai. Matisse y est né le dernier jour de l'année 1869, par le hasard d'une visite de ses parents rendue à la famille. Depuis des siècles, la région est dédiée aux métiers du textile, l'enfant Matisse lui-même est entouré de tissus et d'étoffes chatoyants qui joueront un rôle éminent dans sa peinture.

   Il commence par des études de droit et ne découvre la peinture qu'à 20 ans, presque par hasard. Il va à Paris pour fréquenter les ateliers, les cours de peintres célèbres, dont Gustave Moreau et Bourdelle, copiant  -  sur l'incitation du premier  -  les oeuvres des maîtres exposées au Louvre. C'est cet exercice qui le mène à trouver sa propre vision de la peinture.

   En 1904, il s'installe à Saint Tropez dont le soleil, la luminosité exceptionnelle réveille sa palette. Il devient le chef de fil des "Fauves". Les voyages, les contacts, l'influence de Van Gogh, Gauguin, Cézanne, Picasso et surtout, ses propres émotions  dictent son expression. 

"J'ai toujours essayé de dissimulé mes efforts, j'ai toujours souhaité que mes oeuvres aient la légèreté et la gaieté du printemps qui ne laisse jamais soupçonner le travail qu'il a coûté."

    Il meurt à Nice, en 1954, il y est enterré. La ville lui consacre un grand musée.

(photos prises à l'exposition par moi-même)(photos prises à l'exposition par moi-même)
(photos prises à l'exposition par moi-même)(photos prises à l'exposition par moi-même)
(photos prises à l'exposition par moi-même)(photos prises à l'exposition par moi-même)

(photos prises à l'exposition par moi-même)

Voir les commentaires