Avec Montaigne...
Depuis mercredi dernier, le jour de notre première sortie "terrasse" pour déguster des moules-frites en grelottant sous le chapiteau traversé par le courant d'air glacial, le temps s'est grandement amélioré. Il fait jusqu'à 28° dehors, et le jardin ressemble à une jungle foisonnante, les chats des voisins se cachent dans l'herbe en guettant les oiseaux à chasser. Je pense que cela ne durera pas longtemps, la météo nous annonce déjà au moins 3 jours de pluie pour la fin de la semaine.
Des invitations, une réunion associative au bout de sept mois de confinement... Nous nous sommes retrouvés avec grand plaisir, malgré les masques et les distances imposés. On ne peux pas se serrer la main, se prendre dans les bras, sans parler d'embrassades - en masque, horribile dictu! - mais bon, c'est encore une période de transition... Patience... Il faut se préserver et préserver les autres. Il faut aussi espérer que cette patience et cette persévérance qui nous guident n'auront pas asséché complètement notre capacité de manifester nos émotions, notre affection envers amis et famille, que nous pourrons encore vivre le partage sans peur, sans méfiance, en écoutant Michel de Montaigne: "Tu ne meurs pas de ce que tu es malade; tu meurs de ce que tu es vivant."
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Nous avons écouté un exposé sur "la peur", inspiré par la célèbre phrase de Montaigne: "C'est de quoi j'ai le plus de peur que la peur." De quoi déclencher des échanges riches ! Les Essais de Montaigne, si modernes, si lumineux, constituent une source inépuisable de réflexions pour l'homme d'aujourd'hui, perdu dans un monde sans repères. Montaigne l'humaniste ne nous juge pas, ne nous culpabilise pas, il nous prend tranquillement par la main, nous disant: je vis ainsi, je pense ainsi, je partage avec vous "l'humaine condition". Je n'impose rien à personne, ceux qui m'aime me suivent - s'ils veulent!
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