Le blog de Flora

jardin

Matin frais de début juin...

5 Juin 2026, 13:15pm

Publié par Flora bis

   La grosse chaleur semble se calmer : une bonne dizaine de degrés en moins... Je ne me fais pas d'illusion : elle reviendra encore une paire de fois pendant l'été! En attendant, savourons le répit.

  Les nouvelles sont maigrelettes : c'est l'été. On se retrouve dans des désirs contradictoires; d'un côté, on a envie de changement d'horizon, d'insolite et de décoiffant  -  d'un autre : de calme immobile, presque de vide autour de soi, afin que les idées, les sensations surgissent de l'intérieur... 

Répondrai-je bientôt à l'appel de mon pays de naissance ?... Comme tous les ans, j'y vais à reculons : je redoute la fatigue, de plus en plus. Les averses tombent, rapides, abondantes, se succèdent au soleil aveuglant pour quelques minutes. J'imagine avec plaisir la terre du jardin qui boit avec avidité l'eau de la pluie et mes rosiers qui relèvent la tête, en rouge écarlate flamboyant! J'aimerais planter des fleurs, notamment au milieu, à la place de mon érable du Japon rouge qui m'avait donné tellement de sensations de beauté pendant des années, avant de tirer sa révérence cet hiver... Il faut sans cesse attendre, retarder les envies, ajourner les désirs. A force d'attendre, la crainte du dépassement des délais se faufile dans l'esprit, sournoisement, comme un poison...

   J'ai l'impression que ma vie devient de plus en plus un terrain de lutte sur lequel je dois me mesurer à mes possibilités qui vont sans cesse rétrécissant... La pression atmosphérique n'est pas favorable aux articulations : comment maîtriser la douleur du matin et s'attaquer aux 19 marches de l'escalier?... Les volets à ouvrir à mon passage, la première tasse de café enfin à la main et après un tour sur la terrasse pour humer la fraîcheur du jardin, je m'installe à mon bureau pour ouvrir ma boîte-aux-lettres virtuelle sur le monde.

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Retour à ma vie minuscule

12 Mai 2025, 17:34pm

Publié par Flora bis

  Une lessive sèche sur le fil tendu de la terrasse. Retour à ma vie minuscule mais réconfortante que j'ai parfois l'illusion de gouverner. Je suis rentrée de chez les enfants hier midi.

   La meilleure façon de se rendre compte de la solitude, cadre habituel de sa vie, c'est de rentrer chez soi au bout de quelques jours ou d'une plus longue absence. Dès la clé dans la serrure et la porte entrouverte, on hume les odeurs familières un peu "renfermées", on scrute les objets habituels au passage : ils n'ont pas bougé de leur place et vous attendent avec docilité et dévouement. Derrière les volets que l'on s'empresse d'ouvrir pour redonner vie au décor, les pots de fleurs assoiffées réclament à boire. Et personne ne se précipite à votre rencontre.

   Le jardin... plutôt la jungle! L'herbe a poussé si vigoureusement qu'elle m'arrive aux genoux. Je ne distingue plus les fleurs! Quand aurais-je le courage, plutôt la force de m'y attaquer? Je me sens exténuée rien qu'à y penser...

   Les images et les sons des jours précédents tournoient dans ma tête. Tout ce qui me terrassait de stress avant mon départ (serai-je à la hauteur des taches qui m'attendent?) s'est évanoui pendant les jours ensoleillés, à la vue du beau jardin qu'un robot discret et infatigable maintient en l'état d'un terrain de golf de première classe. Le châtaignier majestueux neige de pétales blancs, tandis que l'acacia, le plus haut parmi les arbres centenaires, vient de se couvrir de grappes blanches odorantes, au goût du miel, celui de mon enfance. A deux pas de la grande baie vitrée, je cueille du persil frais pour les repas. Car je cuisine beaucoup, midi et soir. Toutefois, cela me laisse du temps pour mes habitudes devant l'ordinateur du bureau. J'en ai besoin désormais.

   Souvent, l'une de mes petites-filles est là, en pleine révision, parfois les deux, grâce aux jours fériés de la semaine. De leurs amis se joignent à nous une partie du weekend. J'aime la compagnie des jeunes, ils me ramènent aux temps nostalgiques où j'enseignais...

   Leurs parents arrivent frigorifiés du pays le plus au nord de l'Europe où le soleil, à cette époque, ne se couche pas. Nous regardons aussitôt leurs photos insolites et dépaysantes. Je boucle ma valise pour repartir tôt, le lendemain matin, mission agréable, chaleureuse et joyeuse accomplie.

Retour à ma vie minuscule
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Retour à ma vie minuscule

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Mon érable en agonie...

14 Avril 2025, 18:36pm

Publié par Flora bis

   Chose rare, le paysage bien arrosé pendant la nuit me réjouit! Pour la première fois depuis des semaines, j'ouvre mes volets sur un ciel couvert et des flaques d'eau sur le bitume. Ce serait idéal, l'arrosage de la nuit et le soleil de la journée! Ménager le chou, tout en rassasiant la chèvre. La position préférée de la Balance, toujours soucieuse de trouver l'équilibre, même si ce résultat reste souvent hypothétique et l'exercice passablement éreintant.

   Derrière moi, une semaine mitigée. Une panne de chaudière en avril reste une affaire sensible car les nuits sont fraîches, pas plus des 3-4°. Dans la soirée, même sous une couverture en laine, les 17° me font recroqueviller devant la télé. Sans compter que l'eau froide est, certes, rafraîchissante pour la toilette du matin et me plonge dans les souvenirs d'enfance, mais à l'heure actuelle, je préfère le confort à la nostalgie.

   La viorne embaume le jardin. Elle essaie de me faire oublier que mon érable du Japon est mourant... Bizarrement, je ressens la même angoisse sourde devant son agonie noble et digne que devant un être cher auquel je serais attachée de longue date... Après tout, il est bien question de cela.

Mon érable en agonie...
Mon érable en agonie...

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Le monde cul par-dessus tête

7 Avril 2025, 12:32pm

Publié par Flora bis

   Hier, en parcourant quelques pages de mes amis hongrois sur le Net, je suis tombée sur plusieurs photos montrant des tulipes et des jacinthes sous la neige!... En y repensant, ce n'était pas si rare que cela dans le passé. Il y a quelques années seulement, après un avril au-dessus de 20°, sur le chemin du retour, nous sommes tombés dans une vraie tempête de neige, de Budapest jusqu'à la frontière autrichienne! 

Ici, dans le Nord de la France, nous avons pu profiter d'un début de printemps exceptionnel! Dans le domaine des jours ensoleillés, nous avons battu le record de Nice!... Décidément, c'est le monde à l'envers!... Je le prends, avec reconnaissance envers qui de droit, Mère nature, dieu miséricordieux ou le hasard, j'en profite et j'essaie de me réparer.

   Je rempote des fleurs sur la terrasse, j'essaie de tailler les rosiers. Mon petit érable du Japon n'est pas dupe. A part une petite branche, elle ne donne pas signe de vie. Je suis perplexe : lui faire confiance?... Bizarre, bizarre... Comme d'habitude, je me place dans l'attente, dans l'observation. Il ne faut pas précipiter des choses.

 

 

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Petite histoire de matin

22 Janvier 2025, 17:47pm

Publié par Flora bis

Un matin de printemps, au mois de mai, vers 5 heures, j'ai ouvert la fenêtre de ma chambre qui donne sur la rue.

Le soleil se levait, la circulation de la grande ville démarrait à peine.

Un léger souffle, comme un enchantement ou un ravissement m'a envahie.

               un instant suspendu

                je me suis penchée

             pour humer la fraîcheur

                   et pour écouter

                le fabuleux concert

              des oiseaux invisibles

               des jardins alentours

      derrière les murs de briques rouges

 

 

 

 

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Une semaine de soleil qui aurait pu se passer autrement

12 Mai 2024, 20:36pm

Publié par Flora bis

    Oui, le dimanche soir... Ce n'est pas le moment que je préfère dans la semaine. Mais quelle semaine! Une vraie montagne russe des émotions!

    Le beau temps était revenu mardi ou mercredi. Mais surtout, mon "vandale" à moi, en abîmant ma voiture, il a réussi à pourrir ma vie pour un bon bout de temps ... (Qu'il ne l'emporte pas au paradis!) Une semaine fériée où l'on ne peut joindre personne et l'on n'est pas libre de ses mouvements sans déranger les autres... Heureusement, mes amies en or étaient là pour me dépanner et pour essayer de me distraire! Un soir de cinéma, un goûter bucolique dans un jardin à la pelouse digne d'un terrain de golf rasé de près, de l'assistance à mes courses alimentaires hebdomadaires afin que je ne meure pas de faim et même, une invitation à la répétition d'une pièce de théâtre, suivie d'un café sous un cerisier géant, avec l'essentiel : beaucoup de conversations! Dans ce regain d'énergie du désespoir, j'ai même offert une tonte fraîche à ma pelouse avant le retour du mauvais temps! Certes, le jardin n'est pas encore fignolé dans tous les détails mais la vieille dame a eu droit à un peu de repos avant l'épuisement total... 

   J'avais l'intention de dîner sur ma terrasse, en écoutant le babillage incessant des oiseaux se préparant au silence de la nuit mais le fumet  -  ou  plutôt la fumée  -  du barbecue du voisin m'a cloîtrée à l'intérieur.

 

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La semaine dernière...

27 Mars 2024, 11:34am

Publié par Flora bis

   J'allais entamer mon nouvel article par un instant météo, comme d'habitude. L'état du ciel, avant de redescendre sur terre. Au passage, je me demande, pourquoi cette irrésistible habitude? Pourquoi cet état des lieux comme point de départ, avant de laisser les idées, les souvenirs s'élancer?...

   Sans m'attarder plus longuement, je me dis que c'est encore mon besoin originel de m'assurer du sol ferme et solide sous mes pieds, celui des réalités auxquelles je suis irrémédiablement attachée, au grand désespoir de mon mari, amateur de l'imaginaire, de la science-fiction et du fantastique... J'ai été la première lectrice de ses essais volumineux dans ce domaine (aux éd. Ellipses et Belin)  -  sans avoir lu les centaines d'oeuvres traitées...

   Intellectuellement, j'admirais la force de l'imaginaire, de la capacité d'anticipation de ces auteurs, leur approche différente de la réalité, finalement. Mais ils me déstabilisaient, me plongeant dans la vision d'un avenir apocalyptique, désespérant que je supportais moins bien que l'analyse du désespoir du présent ou du passé. 

   Le ciel est changeant. 12°, entre deux averses.

   Une semaine éprouvante derrière moi, avec un épisode du malaise désormais habituel. Il m'a privée de trois jours de ma vie. Heureusement, il y a eu le week end chez les enfants, pour les 18 ans de ma petite-fille aînée. L'ambiance chaleureuse et détendue a contribué à ce que je retrouve un début de forme. Je ne me lassais pas de regarder leur beau jardin, avec les arbres encore frileux et le magnolia  dont les fleurs formaient un tapis blanc sous les rayons du soleil, prêtant un air féerique aux ruines du vieux lavoir...

   

 

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Sous le coup de la neige et du froid

21 Janvier 2024, 12:02pm

Publié par Flora bis

   Je regarde les gros flocons duveteux en train de tomber mollement et inlassablement sur mon jardin. Oh, ça finira peut-être par tenir!  -  pensé-je avec l'excitation heureuse de l'enfant de jadis... 

   C'était il y a presqu'une semaine. Et la couverture épaisse de la neige vierge est toujours intacte sur la terrasse et la pelouse, recouvrant mon grand oiseau bariolé tombé à la renverse. Il n'y a que ses pattes en l'air qui dépassent de sous la neige. Je le laisse se reposer, de toute façon, je ne peux pas y accéder.

   Alain, le fils de ma voisine, venu de la ville d'à côté, a gratté le trottoir devant la maison de sa mère, en y ajoutant le mien. Moi-même, j'ai hésité de franchir le seuil, craignant la chute et les complications qui la suivraient. 

   J'avais un RDV à l'hôpital chez l'ophtalmologue. Non sans appréhension, j'ai pris la voiture mais aux premiers tangages et glissements au freinage, sur les ronds-points et devant les feux, j'ai rebroussé chemin. Deux jours plus tard, nouvelle tentative. A 10h du matin, il faisait encore -4° et les serrures des portières de ma voiture, gelées, ne se sont pas laissé ouvrir. J'ai rappelé l'hôpital pour un nouveau RDV.

   Deux réunions ont été annulées en cascade. Il y a quelques années, je me serais encore moquée doucement aux dépens de ces Français ramollis qui parlent de "froid sibérien", dès que la température chute en dessous de 0°... Que la circulation reste bloquée dès 5 cm de neige!... A mon tour d'essuyer le ridicule... Où sont les hivers d'antan, mémorables, glacials qui duraient plusieurs mois?... En Hongrie, en Russie ou à Berlin?... Ils n'ont jamais "paralysé" personne, la vie suivait son cours, en attendant que ça passe... Me voici petite vieille frileuse qui a peur de son ombre, cloîtrée dans sa tanière.

Sous le coup de la neige et du froidSous le coup de la neige et du froid

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Janvier incertain ou "avenir radieux"...

15 Janvier 2024, 10:38am

Publié par Flora bis

   Le premier mois de l'année semble hésiter entre douceur et sévérité. Les 15-16° du début ont chuté vers le 0°, sinon jusqu'à -7°. Hier, la neige a fait sa réapparition.  Sauf le soleil qui demeure parcimonieux. Ça tombe bien : je n'ai aucune envie de sortir. C'est pour des corvées, la plupart du temps.

   La routine continue : des gouttes dans les yeux, plusieurs fois par jour. Mi-janvier morne, douleurs articulaires, moral en berne à l'avenant. Je regarde devant moi : tracas administratifs, trottoirs potentiellement glissants, avenir incertain. J'essaie de me secouer (en vain) : les jours s'allongent, on va vers le printemps! La perspective se perd dans les incertitudes.

   J'arrête : il n'est pas convenable d'assommer l'éventuel visiteur avec les idées aussi démoralisantes! Allez, soyons dynamiques, inspirants, pétillants, optimistes! J'écarquille les yeux pour affiner les contours, en attendant les nouvelles lunettes après les opérations successives. Encore un peu de patience, en attendant "l'avenir radieux" ("светлое будущее"), selon la promesse de notre jeunesse lointaine!

 

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Incroyable!

31 Mai 2023, 09:40am

Publié par Flora bis

   Incroyable! J'ai peur de le crier sur tous les toits : le SOLEIL est toujours là, comme si c'était un vrai été  -  sans qu'il nous étouffe par des canicules à nous rôtir à petit feu!... Souvent, ce genre de cri de joie poussé par un bonheur subit fait partir le soleil pour des semaines! Alors, la plupart du temps, on l'observe en ouvrant les volets, on calcule avec parcimonie si on peut mettre en route une lessive, tout en écoutant les miaulements déchirants des ébats amoureux des chats du voisinage.

   Bref, un beau temps comme j'aime, clément pour les vieilles dames qui s'activent dans leur jardin en bravant les pollens invisibles qui voltigent dans l'air et qui les feront tousser, larmoyer sans pitié, des heures durant... Mais les caresses du soleil sur la peau, ça n'a pas de prix, surtout que d'autres caresses se sont évanouies dans un passé lointain, mettant en péril la production des hormones du bonheur...

   J'ai passé presque 5 jours chez les enfants, sous un soleil identique, noyée dans la verdure envoûtante des arbres centenaires de leur jardin, du marronnier qui perd ses derniers pétales, de l'acacia qui résiste encore, du cerisier gigantesque dans lequel une nuée d'étourneaux a élu domicile pour voler les cerises dans les branches inaccessibles. 

   Nous avons assisté au spectacle de fin d'année de la troupe des élèves du lycée de ma petite-fille aînée, une pièce du Musset exigeante, jouée avec un succès considérable et mérité! Nous avons réitéré les plaisirs du spectacle samedi soir à Paris, en famille, en allant voir "Chers parents" au Théâtre de Paris, un pur amusement dont nous avions grand besoin, en guise de cadeau de fête des mères et de pères  -  que nous étions nous-mêmes, presque tous...

   

Incroyable!
Incroyable!Incroyable!

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