Le blog de Flora

Vieille dame à l'hôpital * croquis au stylo bille (1965)

18 Février 2013, 19:25pm

Publié par Flora bis

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J'ai rencontré cette belle vieille dame à l'hôpital où j'ai continué à "croquer" les gens, pour accélérer le cours du temps. J'étais encore lycéenne, à l'époque, et me retrouver "enfermée" pendant l'été dans une chambre d'hôpital a été très pénible... Avec infiniment d'envie, je regardais les passants par la fenêtre: ils se promenaient insouciants, "en liberté", dans la tiédeur de la fin de journée estivale...

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Tentations et tentatives

16 Février 2013, 14:07pm

Publié par Flora bis

images-copie-1 (...) Le passé remonte par volutes de parfums, agréables la plupart du temps. Comme si la perception primordiale des odeurs précédait les autres sens et qu'elle s'effacerait la dernière, comme une preuve ultime de notre animalité. Cependant, comment rendre ce souvenir par des mots? Comment faire sentir les saules aux troncs tortueux, à l'aspect de momies  desséchées qui, miraculeusement, donnent naissance à des branches frêles, au vert tendre, dès l'explosion du printemps? Comment traduire cette indicible douceur subite de l'air, dans laquelle on a envie de se fondre, avançant, les narines frémissantes, pour se gorger des arômes païens de l'éveil de la nature...

   J'essaie d'imaginer la personne qui lirait ces lignes, pour éviter les ellipses trop hermétiques. Quant à ce qui pourrait l'intéresser ou non, c'est une autre question. Là, je crois qu'il ne faut écouter que son inspiration: si l'on commence à spéculer sur les attentes d'un hypothétique lecteur, on se tire une balle dans le pied.

Unknown-copie-1.jpeg J'aimerais partager les odeurs des saisons, celle de l'hiver, maigre et âcre, presque coupante. Celle de l'automne, des feuilles mortes et du maïs chevelu: on se cache dans les feuilles arrachées, à la senteur inimitable, mélange des têtes mûres dorées et du début de la déliquescence... Parfois, tiédeur tardive d'une nature qui se prépare à l'hibernation, qui rougit la flore mais qui souffle du froid humide sous la chaleur des feuilles en décomposition. (...) 

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Miklós Radnóti (1909-1944) : Octobre, l'après-midi (Október, délután)

4 Février 2013, 11:12am

Publié par Flora bis

 

 

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OCTOBRE, L'APRÈS-MIDI

 

Fanny sous le chêne auprès de moi sommeille

et depuis qu'elle dort tant de glands sont tombés

que pour elle je me chamaille avec tout ce brave feuillage:

elle m'a dit en m'embrassant de veiller sur son repos.

 

Mais le soleil lorgne à travers la dentelle des branches,

de sauvages guêpes chantonnent alentour avec furie.

Et le feuillage à coups de glands répond, réplique:

Un gland qui tombe appelle l'autre, ils ne peuvent rester sur l'arbre.

 

Fanny s'éveille et ses yeux pleins de sommeil sont bleus

et belles ses mains comme les mains d'une image sainte;

elle a soin d'apaiser ma querelle avec les feuilles et caresse

ma bouche, et pose un doigt sur mes dents mordeuses pour dire:

 

"Ne parle pas". C'est ainsi que naît le nouveau silence

et là-haut, fille du silence, une sifflante pluie

de six jours qui chasse les glands et sur nous

épingle, comme un crêpe noir, novembre.

 

traduction: Jean-Luc Moreau

 

 

OKTÓBER, DÉLUTÁN

 

Mellettem alszik a tölgy alatt Fanni,

s mióta alszik, annyi makk hullt a fáról,

hogy minden jámbor lombbal veszekszem érte,  -

mikor átkarolt, kérte, őrizzem pihenését.

 

De a nap kacsingat át fodrán a lombnak,

vad darazsak dudolnak körül haraggal.

És a lomb makkal felel és feleselget,

hulló makk makkot kerget, nem tud a fán maradni.

 

Fanni fölébred és álmos szeme kék,

keze oly szép, mint szentkép keze és gonddal

békít a lombbal, végigsímit a számon

s ujját ott tartja három harapós fogamon még,

 

hogy ne beszéljek. Így készül az új csend

és a csendből odafent sziszegve eső

hatnapos esső, mely elmossa a makkot

s mint fekete szallagot, úgy köti ránk a novembert.

 

1934. okt. 3.

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Menues vacheries entre écrivains

2 Février 2013, 18:03pm

Publié par Flora bis

Flaubert 

 

 

Il n'y a pas longtemps, j'ai reçu en cadeau de Muriel un petit livre caustique, plein de verve, de dérision, courte anthologie de bons mots qui épinglent les "écriveurs, écrivistes, écrivants, écrit-vents, écrivagues, écritiques; écrivoques, écriphages et autres écrimoires." (Claude Roy) Les critiques, les éditeurs, les académiciens, les poètes en ont pour leur grade, par leurs confrères, bien entendu. Jalousie ou regard juste? Ce dernier l'est bien moins lorsqu'il s'agit de sa propre production...

 

 

 

Chateaubriand: connu surtout par le beefsteak qui porte son nom.  (Flaubert)

 

Prodigieuse existence que celle de Cocteau: à sauter dans tous les trains en marche depuis 1906, on comprend que le coeur ait cédé!  (Paul Morand)

 

Duras n'a pas écrit que des conneries. Elle en a aussi filmé.  (Pierre Desproges)

 

Théophile Gautier: c'est l'huître dans une perle.  (Léon Daudet)

 

Hugo, sacerdoce, a toujours le front penché  -  trop penché pour rien voir, excepté son nombril.  (Charles Baudelaire)

 

Lamartine: un esprit eunuque, la couille lui manque, il n'a jamais pissé que de l'eau claire.  (Gustave Flaubert)

 

Henri de Régnier: quel homme charmant! Courtois, distingué, généreux, affable, décoré, d'une honnêteté scrupuleuse... je sais bien qu'il y a ses poèmes, mais que voulez-vous, personne n'est parfait.  (Laurent Tailhade)

 

 Voltaire a des patins. Il excelle à glisser sur toutes les surfaces. Il voit le fond, mais sans y pénétrer.  (Joseph Joubert)

 

Claudel, c'est du music-hall pour archevêque.  (Henri de Montherlant)

 

 

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A la mémoire d'Yvette Moret sage-femme...

30 Janvier 2013, 12:29pm

Publié par Flora bis

Yvette_NEW.jpg Toute la journée, elle me revenait en mémoire, comme si elle avait voulu attirer l'attention sur le fait qu'elle avait définitivement quitté ce monde il y a tout juste quatre ans. 

   Je l'ai rencontrée en août 1973, une semaine avant notre mariage. Lorsque nous nous sommes saluées, elle s'est mise à pleurer... J'ai su plus tard que ce genre de démonstration de ses émotions était très rare. Elle était plutôt réservée, une présence discrète mais intense. Elle est devenue ma belle-mère.

   En 2004, j'ai enregistré son témoignage pour notre revue: le récit d'une vie de sage-femme dans la France des années d'après-guerre. Une histoire passionnante, riche en anecdotes drôles ou dramatiques, comme la vie elle-même. C'est aussi l'histoire d'une personne rare, semblant solide comme un roc, réservée jusqu'à la froideur apparente... J'ai compris plus tard que cette façade cachait des fêlures qui m'ont permis d'arriver jusqu'à elle, à l'aimer...

   Elle était profondément croyante, d'une foi intime et non démonstrative. Elle disait parfois que sans la rencontre de son mari, elle serait devenue carmélite... Nous avons beaucoup échangé sur ce sujet, dans le respect mutuel de nos différences. Elle était un étonnant mélange d'aspiration hautement spirituelle et de gourmandises terrestres: remarquable cuisinière et pâtissière, aimant les belles choses, vêtements et bijoux... Sans excès, bien sûr, avec la mesure en toute chose.

   A la fin de l'année 1999, son mari s'est fait écraser sur un passage piéton par un chauffard ivre. Plus de cinquante années d'amour sans faille, de liens étroits et tendres se desserrent tout d'un coup... Six ans plus tard, le fils aîné ("dans lequel elle se reconnaissait le plus") meurt à son tour. "Ce n'est pas normal que nos enfants partent avant nous", disait-elle, démunie...

   A la fin de janvier 2009, elle s'est éteinte à son tour. Lassée de l'attente...

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Ambiance de janvier...

27 Janvier 2013, 16:22pm

Publié par Flora bis

Unknown.jpeg    Il y a quelque chose de rassurant dans le cours immuable du temps. Dans la certitude que l'hiver sera remplacé par le printemps et que les cycles repartiront. Dans cette partie de la planète, le changement des saisons rythme nos besoins: fatigués de l'effervescence de l'été où nos énergies vitales sont au comble, l'automne nous invite au repos que l'hiver nous offre pour régénérer nos forces. Le printemps rallume nos envies et la lumière croissante nous amène en douceur vers l'apothéose de l'été...

   Nous sommes en fin de janvier. Imperceptiblement, les jours s'allongent, en signe d'espoir. C'est au moment du Solstice d'hiver où le soleil est au plus bas et la lumière à portion congrue, que le signal de sa renaissance retentit: minute par minute, nous gagnons en éveil; le processus s'inverse. Peu à peu, l'effervescence remplace l'hibernation, l'envie vainc la somnolence. Ce n'est pas encore bien visible. Les trottoirs sont recouverts de neige glacée, le gris du ciel nous incite à nous réfugier dans la chaleur du foyer... quand il existe...

   J'aime  le Solstice d'hiver, fête de Janus Bifrons, dieu romain à deux visages dont l'un tourne vers le passé et l'autre vers l'avenir. Pour moi, un signal puissant de l'espoir. Naïf, peut-être, mais vital.

   Nous en ressentons les premiers frémissements dans l'air et dans nos corps engourdis. Nous remontons la pente à l'instar du soleil. La vie doit triompher sur les appels de la Camarde... Faut-il toucher le fond pour pouvoir faire appel à nos instincts vitaux et remonter à la surface? A la lumière du soleil.  

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Souvenir d'un vrai hiver...

19 Janvier 2013, 12:45pm

Publié par Flora bis

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   Il neige en France! La belle affaire! Nous sommes en janvier. Ramollis par le confort des temps modernes, oublieux de vrais hivers d'antan mais aussi de ceux qui persistent encore au-delà de l'influence du Gulf-stream... Ils durent parfois la moitié de l'année. Et la vie s'accommode avec.

   J'ai déjà évoqué dans mes "Bribes de mémoire" l'hiver russe que j'avais eu l'occasion de "déguster" pendant le stage linguistique des quatrième-cinquième années universitaires. Il reste un épisode fugace, tellement éphémère que je n'en ai même jamais parlé... Pourtant, j'y repense à chaque fois.

    Les couches successives de neige, jamais balayées, jamais sablées, transformaient les trottoirs en patinoire. Nous sortions du théâtre Bolchoï après un ballet, et en moins de temps qu'il n'a fallu pour m'en rendre compte, je me suis retrouvée par terre, un peu sonnée... Je n'ai pas eu le temps de revenir à moi qu'un géant jovial, genre arbre gigantesque de Sibérie, m'a prise dans ses bras, me décollant du sol, brillant comme un miroir. "Что с тобой, моя радость?" ("Qu'y a-t-il, ma joie?") a dit la moustache givrée avec un large sourire, juste devant ma figure, et cette chaleureuse jovialité a fait fondre le trauma de la chute. C'était si joli, ce "ma joie" dont il me gratifiait, l'inconnue que j'étais et que je demeurais pour lui. Ma mémoire a gardé cette chaleur intacte, malgré les quarante deux ans passés depuis que, avec précaution, il m'a redéposée sur terre...    

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Lumières hivernales

17 Janvier 2013, 19:15pm

Publié par Flora bis

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   Janvier... Il est normal qu'il neige, qu'il gèle et que nous grelottions... J'essaie de découvrir de la beauté dans ce paysage hostile à mon état d'âme qui aurait plutôt envie de chaleur douillette pour panser ses plaies... Je suis au chaud, je repousse à l'infini chaque sortie non indispensable. J'ai froid à l'intérieur de moi.

   Je regarde le jardin à travers la fenêtre de la cuisine. La nuit tombe, le petit jardin baigne dans une lumière opaque, jaunâtre. D'où vient-elle? Aucune lampe à l'horizon, ma cuisine est éteinte. La neige est vierge de toute trace. Les chats des voisins cessent leurs vagabondages à la recherche des oiseaux imprudents.

   Cette lumière me fascine. Elle apparaît avec la neige fraîchement tombée, lorsque la couverture ouatée estompe toutes les souillures, tout le vacarme du quotidien, recouvre les stigmates de la déchéance. Une lumière d'outre-monde...

 

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Cahier Noir * extrait

8 Janvier 2013, 10:16am

Publié par Flora bis

cahier noir NEW Ce Cahier Noir, en succession au Cahier Rouge qui est à l'origine de mon "journal de bord" quasi quotidien depuis 2009, a démarré le 6 mars 2012. Jetées à la hâte, dans la totale spontanéité et sans correction, ces lignes ne doivent pas être limées avec soin, cela les priverait de la sensation d'attraper les mots au vol (Gilbert)... J'en suis aujourd'hui à la page 144. Il continue à témoigner de la nécessité pour soi-même de "fixer le temps", du moins s'en donner l'illusion...

 

25 novembre 2012, dimanche: Je suis de nouveau à l'expo. J'aimerais m'asseoir au fond de la salle pour écrire tranquillement. M. a téléphoné, ses éloges et ceux d'A. L. devraient me "booster" si je ne me laissais pas écraser par la prise de tête au sujet de ma mère. (...)

Étonnants, les "artistes" et les visiteurs... Si sûrs de leur jugement... Moi, NON... Si peu... Au sujet de certains, je suis plutôt sure du contraire... Ça me gène d'entendre "préserver notre qualité, niveau artistique"... Je ne me mets pas au-dessus du lot! Mais au moins, je ne me prends pas pour le nombril du monde!

Je suis de plus en plus agacée par tout ce qui me distrait de ce "recentrage sur moi-même". Il reste encore plus d'une heure et demie avant de pouvoir bouger.

Comment fait Mme X.? Elle colle au client et ne lâche sa prise que lorsque celui-ci rend les armes... J'en serais totalement incapable!... G. s'est fendu d'un "j'aime" pour mon "Nu champêtre". C'est rare. Peut-être a-t-il eu pitié de moi? Ou veut-il que je retourne voir ses tableaux? Les derniers ne m'ont pas plu. On se lasse de tout, lorsque l'aspect "nouveauté" est passé... Il faut se faire désirer, sans doute. Sans tomber dans l'oubli pour autant.

Pourvu que l'écriture garde sa magie pour moi! Elle me procure tant de moments de bonheur et elle meuble si richement ma solitude! Je me demande souvent si j'aurai un jour franchi le cap de m'exposer au risque de me voir renvoyer en pleine poire mon audacieux manuscrit... ma prétentieuse tentation de me faire "peser" avant de disparaître... Cela prouvera en même temps mon manque de soif de réussite, d'ambition de carrière... Je n'en suis pas particulièrement fière, d'ailleurs. Je vois tout ce petit monde qui s'agite dans ses démarches pour la gloire.Tout cela me semble bien vain mais il vaut sans doute mieux d'être "artiste" (ou le croire!) que de passer son temps au bistro! Encore que, l'un n'empêche pas l'autre...

Mme Y. est passée avec son chien de poche mais j'étais en discussion avec D. C.

Il faudrait tout de même que je me penche davantage sur la préparation de la prochaine expo. Mais d'ici là... Que de choses en suspens! Et combien de fois faudra-t-il que je retourne auprès de ma mère... Un temps haché... Pas assez de plages ensoleillés!... 

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Adieu Saturne, bienvenu Jupiter!

6 Janvier 2013, 20:21pm

Publié par Flora bis

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   Nouvelle année, nouveau départ! Nous aimons ce genre d'illusion: nous donner une chance de plus pour rattraper nos fiascos, mener à bout les tentatives de l'année précédente. Celles qui commençaient seulement à prendre forme timidement, tapies au fond des rêves...

   Le temps n'est probablement qu'une illusion créée par nos perceptions. Qu'est-ce qui ressemble plus à la minute précédente si ce n'est la suivante?... Le Temps, si insidieux qu'il ne se montre qu'en la somme de ses ravages...

   Dans les moments de profonde désolation (contraire à ma nature), je m'achète un petit vent d'optimisme: pour deux euros, les prévisions de mon horoscope me requinquent pour l'année qui débute. Il paraît que mes pieds de plomb étaient dus à Saturne, c'est lui qui a infligé à la pauvre Balance qui n'en avait pas besoin, ces lenteurs, ce marasme qui n'en finissaient pas... Je parie même que les printemps-été-automne sentant le moisi sous un ciel de plomb, ont été oeuvre de Saturne!

   Ouf, Jupiter piaffe déjà devant la porte! Cette planète sympathique, celle de l'élan, de l'optimisme et de la motivation me manquait tant depuis plus d'un an! Au lieu de me pencher vers la pente savonneuse devant mes pieds, j'ai envie de respirer enfin, de créer des choses à partir de mes fantasmes minuscules, sans autre prétention que le plaisir que cette occupation recèle! Et ce n'est déjà pas si mal.

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