Le blog de Flora

reflexions,

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Petit bilan passager

31 Août 2026, 12:53pm

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Publié par Flora bis

    Cela fait plus d'une semaine que nous avons retrouvé notre ciel couvert (souvent) avec le bruit discret de quelques rafales de vent dépourvues d'agressivité, accompagnées ça et là, d'averses précipitées et fugaces qui n'insistent pas...   

    La température ambiante autour de 22°-23° pour le dernier jour du mois d'août, apaise le moral mis à mal par les canicules. Serais-je devenue une véritable Ch'ti au bout de 36 ans passés dans la même maison (records plusieurs fois battus de mes résidences précédentes) en cette terre du Nord devenue "chez moi"?... L'ambiance chaleureuse de légende, même malmenée par la vie moderne qui favorise peu les contacts directs et les élans du coeur, persiste encore, comparativement à d'autres régions, me ramenant aux sources nourricières des débuts de ma vie, au coeur de l'Europe centrale. 

   Jeter un regard sur sa vie déjà parcourue ne veut pas dire préparer le bilan final. Simplement, fixer les étapes tant qu'on est en mesure de le faire. Obliger sa mémoire à une gymnastique aussi régulière que possible, parce que c'est aussi "un muscle" nourri et entraîné à ressusciter les souvenirs, gorgés d'émotions profondes et vivifiantes... 

 

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Entre-deux

24 Août 2026, 13:21pm

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Publié par Flora bis

   Une fin d'août qui hésite entre les dernières bravades du soleil d'été, tout en rêvant déjà de l'automne, brumeux, humide et frileux qui annonce les champignons des sous-bois à l'odeur acre et les toiles d'araignée paresseuses reliant les tiges de tournesols fanées... Les vieilles dames savent que leur saison est arrivée : elles peuvent enfin quitter leurs abris pour s'installer dehors afin de cueillir les dernières clémences tièdes qui les aideront à traverser l'hiver. 

   Je sens cet éternel "entre-deux" qu'est ma vie... Oscillement permanent entre les hésitations, les choix à peser pour s'en tirer avec le moins de regrets... Est-ce le secret d'un certain perfectionnisme, en fin de comptes?...

   Un mouvement pendulaire à la recherche de l'équilibre.

 

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Etapes et métamorphoses

6 Juillet 2026, 18:32pm

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Publié par Flora bis

   Les quelques degrés en moins nous ont permis de respirer à nouveau... pour quel répit? Oui, je suis sans doute rabat-joie, mea culpa, c'est mon angoisse permanente de petite vieille qui en est la cause. Elle me laisse souvent en apnée... "A quoi sert cet état de stress permanent? Il n'y a aucune raison!" me sermonne mon fils. Et me revient aussitôt en mémoire la même incapacité que j'avais de comprendre les métamorphoses subreptices de ma mère devenue vieille... La jeune femme de jadis, rieuse, solaire, audacieuse, à la démarche triomphante!...

    Pendant longtemps, pleins d'énergie et de combativité, nous franchissons les étapes, l'une après l'autre, espérant follement que la suivante sera meilleure, qu'elle corrigera les failles de la précédente. Puis soudain, nous nous rendons compte que la vie est bien faite quand elle nous déshabitue de ce genre d'enfantillage... Son but est finalement charitable : mieux vaut nous détacher d'elle ainsi, petit à petit, avec le moins de regrets possibles. 

   En attendant, savourons les lambeaux de nos capacités de jadis, nous recroquevillant sur le périmètre désormais imparti, en nous consolant de l'idée que dans dix ans, nous en serons envieux...

   Quant à moi, pour le moment du moins, cela ne me console guère. Le seul remède efficace contre le vieillissement reste à mourir jeune. Demain, ce sera 20 ans que G. est mort, à 56 ans.

  Pas mieux.

 

...nous deux et la Deux-Chevaux blanc de nos débuts...
la deux chevaux blanche de nos débuts

 

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Matin frais de début juin...

5 Juin 2026, 13:15pm

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Publié par Flora bis

   La grosse chaleur semble se calmer : une bonne dizaine de degrés en moins... Je ne me fais pas d'illusion : elle reviendra encore une paire de fois pendant l'été! En attendant, savourons le répit.

  Les nouvelles sont maigrelettes : c'est l'été. On se retrouve dans des désirs contradictoires; d'un côté, on a envie de changement d'horizon, d'insolite et de décoiffant  -  d'un autre : de calme immobile, presque de vide autour de soi, afin que les idées, les sensations surgissent de l'intérieur... 

Répondrai-je bientôt à l'appel de mon pays de naissance ?... Comme tous les ans, j'y vais à reculons : je redoute la fatigue, de plus en plus. Les averses tombent, rapides, abondantes, se succèdent au soleil aveuglant pour quelques minutes. J'imagine avec plaisir la terre du jardin qui boit avec avidité l'eau de la pluie et mes rosiers qui relèvent la tête, en rouge écarlate flamboyant! J'aimerais planter des fleurs, notamment au milieu, à la place de mon érable du Japon rouge qui m'avait donné tellement de sensations de beauté pendant des années, avant de tirer sa révérence cet hiver... Il faut sans cesse attendre, retarder les envies, ajourner les désirs. A force d'attendre, la crainte du dépassement des délais se faufile dans l'esprit, sournoisement, comme un poison...

   J'ai l'impression que ma vie devient de plus en plus un terrain de lutte sur lequel je dois me mesurer à mes possibilités qui vont sans cesse rétrécissant... La pression atmosphérique n'est pas favorable aux articulations : comment maîtriser la douleur du matin et s'attaquer aux 19 marches de l'escalier?... Les volets à ouvrir à mon passage, la première tasse de café enfin à la main et après un tour sur la terrasse pour humer la fraîcheur du jardin, je m'installe à mon bureau pour ouvrir ma boîte-aux-lettres virtuelle sur le monde.

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Un weekend de Pentecôte revigorant malgré la canicule

26 Mai 2026, 17:38pm

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Publié par Flora bis

   Avec la promesse du soleil enfin, l'envie revient aussi, peu à peu.. Encore que, sauter 15°, de 15 à 30 et au-delà,  sera éprouvant à coup sûr!...

   A peine ai-je écris ces quelques lignes, du jour au lendemain, une énorme canicule s'est abattue sur nous. Ici, dans la partie Nord du pays, nous l'avons ressentie encore plus, n'étant pas habitués à ces sautes d'humeur capricieuses qui nous feraient passer du manteau au bikini en 24 heures! Surtout les "personnes fragilisées", catégorie dans laquelle je suis rangée désormais.

   Je vis avec les volets baissées dans la journée, je dîne sur la terrasse après un léger arrosage du jardin. On conseille d'essayer de préserver les vieux; de toute façon, ils ne "profiteront" pas bien longtemps de ces bouleversements climatiques inhumains!...

   J'ai passé le long weekend de la Pentecôte chez les enfants, pour les revoir en compagnie d'un ami de longue date, Jean-Paul que j'avais vu la dernière fois il y a 5 ans. Depuis, il a franchi une nouvelle décennie que sa fraîcheur physique et intellectuelle démentent allègrement! C'est toujours un plaisir renouvelé de le revoir, le volubile raconteur  de souvenirs, l'homme chaleureux à l'accent  chantant de Toulouse, intact malgré une longue carrière d'animateur culturel, d'homme de théâtre à travers le monde, du Canada en Egypte, de Haïti en Turquie et en Tunisie, du Japon en Champagne (Portrait de Jean-Paul) - cliquer sur le lien)... 

    Nous nous sommes rencontrés à Istanbul, en 1985. Il est arrivé au Consulat de France, pour organiser, réveiller une vie culturelle francophone assoupie sinon moribonde. En peu de temps, il a monté une troupe de théâtre "Les Tréteaux du Bosphore" avec un répertoire classique (Molière, Ionesco, Obaldia, Guy Foissy, des sketches muets etc, etc... ), des festivals de théâtre pour les écoles et lycées francophones, des expositions et des séances de cinéma... G. a fait partie de la troupe pendant 5 ans et une de ses pièces a été jouée par eux. 

   J'ai passé le samedi et la moitié du lundi en compagnie des Enfants, ce qui est toujours agréable, reposant et réparateur! Les deux petites-filles traversent une intense période d'examens, bac et divers partiels, éprouvées non seulement par l'effort intellectuel mais aussi par la canicule...

 

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Entre Saints de glace et bisounours

12 Mai 2026, 15:18pm

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Publié par Flora bis

   Dehors, il fait 16°... Nous sommes en mai. Les saints de glace, disent certains. Ils sont coriaces, cette année, ils ne veulent pas nous lâcher! Les radiateurs sont tièdes.

   Depuis le 12 avril, nous avons vécu des jours en mode de "montagnes russes". Leurs vagues commencent tout juste à se calmer. Soulagement, enthousiasme, réapparition d'une joie timide. Vivre pendant près de 16 ans dans un état de malaise qui augmente d'année en année, qui étouffe progressivement tout, y compris le sentiment de la révolte et enfin, celui de l'espoir... Et encore, je ne l'ai vécu que par procuration. Mon pays d'origine que je n'ai jamais renié, me rendait apathique, abattue, sinon, honteuse... Petit à petit, deux tiers de la population partageait mes sentiments.

   Je lis les notes acerbes, les insultes et les prédictions funestes des perdants qui n'arrivent pas à digérer leurs rage et déception. Ils ne savent pas perdre de manière sportive, sans essayer de verser leurs déjections dans les réjouissances des autres. En 16 ans, ils se sont tellement habitués à la toute puissance qu'ils ont fini par croire qu'elle leur revenait de droit divin -  surtout en gouvernant avec ceux qui s'en réclamaient déjà par habitude. Au fur et à mesure que les représentants du pouvoir poussaient plus loin la division, la propagande mensongère, l'humiliation des contestataires ("tiens, les cloportes sont sortis au soleil; il faut les écraser"), les vexations diverses, l'étouffement éhonté des "affaires" et le copinage avec les pires dictateurs de la planète, je m'enfonçais dans l'accablement.

     Les événements, les sensations se bousculent.  Les "nouveaux" ont suscité énormément d'espoir. Nous avons tellement envie d'y croire! Ils ont une responsabilité énorme, égale à l'espoir suscité. Bien sûr, tout ne peut pas changer en peu de temps. Mais gare aux faux pas : les vautours en observation sur les branches tout autour n'attendent que cela.

    Entre deux averses, j'ai vu un film que j'ai aimé : "Compostelle". Deux acteurs excellents, vrais : Alexandra Lamy et Julien Le Berre. D'habitude, je me méfie des films "bien pensants" mais finalement, ici, j'avoue que ça m'a fait du bien de me sentir "bisounours"...

La foule en liesse saluant le changement de régime à Budapest

La foule en liesse saluant le changement de régime à Budapest

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Interlude

23 Avril 2026, 12:24pm

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Publié par Flora bis

   Nous sommes presque à la fin du mois d'avril et jusqu'à ce jour, je soupesais le choix : que faire?... Mettre fin à ce brave blog ou le garder envers et contre toutes les tempêtes dans dans ma tête... "Difficile, sinon impossible d'y renoncer... Il est devenu un peu ce que je suis." - ai-je terminé mon précédent article résumant le dilemme qui me préoccupait. Ç'aurait été donc, en quelque sorte, interrompre mon histoire! Rien que ça... Car au fil du temps, les débuts plus ambitieux se sont métamorphosés en un genre de journal de bord, avec quelques retours sur le passé, indispensables pour le présent et sans doute pour le futur. Une affaire personnelle. Puisque, de toute façon, c'est le genre du blog qui le veut ainsi : c'est le domaine de la liberté, autant pour celui qui l'écrit que pour les autres qui sont libres de le lire ou de l'ignorer. 

   Pendant ces 2 semaines, quelqu'un est passé sur mon blog tous les jours, poussant la porte pour voir si j'étais encore là. Je ne peux pas savoir qui il (ou elle) était, peut-être même une personne à chaque fois différente... Mais sa persévérance fidèle m'a touchée. Je suis revenue aussi parce que cette drogue douce qu'est l'écriture spontanée d'un "journal publique" tenu assez régulièrement (discipline!), à l'arrache, sans préparation laborieuse, sur le vif et sans brouillon me fait tellement de bien! En espérant que quelques personnes, même peu nombreuses, partagent ce plaisir.

 

 

   J'ai eu la satisfaction de recevoir la visite de ma nièce hongroise pendant une semaine. Elle a pu voter au consulat de Hongrie à Paris et passer quelques jours entre cousins avec mon fils et sa famille. Ici, chez moi, le silence est de retour, après les rires et les conversations ininterrompus jusqu'au matin pluvieux du samedi dernier où nous avons pris la route vers l'aéroport de Charleroi. A mon retour à la maison, la pluie qui pleurait son départ, s'est arrêtée net. Vient le tour des mots silencieux.

   

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Cruel dilemme

6 Avril 2026, 12:52pm

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Publié par Flora bis

   Il n'est pas simple de dire adieu à un blog, à une tranche de vie de 18 ans. 

  J'ai entamé cette aventure en juillet 2008, à l'époque de la relative nouveauté du genre. Cela faisait 2 ans que je me familiarisais avec la solitude, avec, soudain, le trop-plein de temps libre, après des années d'intense mobilisation contre le cancer, pour la survie la plus longue possible de Gilbert, un qui-vive qui ne laissait pas de place pour un pas de côté... Et tout d'un coup, il fallait apprendre  à se connaître, à occuper 24 h par jour avec ce nouveau sujet : moi-même...

   Les blogs venaient de naître à peu près à la même époque. Parfaits pour combler la solitude, découvrir le chemin vers soi en même temps qu'ouvrir une fenêtre vers les autres. Une frénésie de communications, de créativités possibles et autorisées, offertes au public, au lieu de rester dans l'ombre de l'anonymat. Selon ses désirs, son audace ou sa timidité, on pouvait y participer, à visage découvert ou masqué par un pseudonyme.

   Une vraie caverne d'Ali baba où l'on trouvait, ébahis, le pire comme le meilleur. Avec la joie de la surprise et de la découverte. Des relations naissaient, virtuelles mais avec de vrais sentiments d'amitié, de deuil et de l'admiration! On retrouvait des personnes disparues de notre vie depuis des décennies et qui réapparaissaient par magie, nous obligeant de prendre conscience de la fuite impitoyable du temps, dont, au jour le jour, nous ne voyions pas forcément les stigmates. 

   Je me souviens de la naissance de ce blog, pas à pas, de l'émotion intense qui me serrait le coeur  -  même sous pseudonyme choisi avec soin : Flora qui existe aussi en hongrois,  -  une des muses d'Attila Jozsef, ce géant de la poésie hongroise que je m'apprêtais à faire découvrir  -  car j'avais de l'ambition pour ce blog! Entre autres, diffuser ne serait-ce qu'à ma petite échelle, les oeuvres de Gilbert et celles de la littérature hongroise, en traduction, souvent par moi-même. Raconter ma vie aussi, mon parcours. Devoir de mémoire, dette de survivant. Pérégrinations, adaptations, attachements, amitiés, fidélités... 

   Possibilité de s'exprimer devant un public, tout en restant cachée... Peser le chemin parcouru, tracer le futur, le dégageant un peu aveuglément, à la machette dans la jungle. Avec précaution quand-même, à chacun son tempérament!... Je ne suis pas une guerrière.

   Et surtout, la toute puissance des mots! Cette addiction magique, une langue d'adoption à cultiver, en parallèle avec ma langue maternelle à ne pas laisser à l'abandon.

Difficile, sinon impossible d'y renoncer... Il est devenu un peu ce que je suis.

 

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Démangeaisons égotistes

22 Mars 2026, 19:12pm

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Publié par Flora bis

   Devant le désintérêt massif que suscite ce blog depuis quelques mois  -  on a beau dire que nous écrivons avant tout pour nous-mêmes, on a besoin d'échos, d'échanges comme tout le monde, y compris ceux qui affirment le contraire  -  il est temps de prendre quelques décisions. Peut-être déménager, peut-être disparaître humblement et tout simplement.

   Le plus raisonnable, c'est de reconnaître qu'il vaut mieux se taire que gratouiller mollement le clavier. Que de temps gaspillé au lieu de laver ses vitres et nettoyer sa terrasse pour la débarrasser des stigmates de l'hiver! Sans compter les heures à profiter des bienfaits du soleil printanier, beaucoup plus bénéfiques pour la solidité de vos os que de se recroqueviller devant un écran et de s'abîmer les yeux avec sa lueur bleue! Écrire, éventuellement pour son tiroir, dans la totale confidentialité, comme pour se prouver que la bête est encore vivante et qu'elle lève une paupière  -  et non pas les deux!  -  de temps en temps, tel un crocodile se dissimulant dans le décor... Si les démangeaisons de la graphomanie pèsent à ce point, il faut chercher des moyens plus performants qu'un blog obscure, sans le moindre effort de pub! Il y a pléthore d'auteurs qui se bousculent en vain pour un peu de place au soleil, pourquoi augmenter encore leur nombre?...

   D'ailleurs, à quoi rime ce besoin viscéral de lever le doigt pour attirer l'attention? Au fond, cela ne me ressemble pas; qu'est-ce qui me prend, qu'est-ce qui me chagrine? Je sais depuis toujours que RIEN ne nous sauve de la Mort!... Quand j'ai affirmé cela pour la première fois, avec une conviction en béton armé à Gilbert  -  qui ne se savait pas encore condamné  -,  il m'en a voulu pour toujours... Je porte en moi cette contradiction à vie.

Démangeaisons égotistes

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Une longue cohabitation avec la Licorne, âgée de 5 millénaires mais toujours fringante

8 Mars 2026, 13:29pm

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Publié par Flora bis

    Ce matin, j'ouvre mon ordinateur et je salue avec émotion le seul visiteur qui est venu sur mon blog hier!... Pour lui (elle) j'ai décidé de combler sans tarder le silence du blog depuis notre retour de Hongrie. La semaine a été extrêmement chargée : hier après-midi, en rentrant de la séance du kiné, suivie des courses alimentaires, je n'ai même pas eu la force de vider entièrement mon coffre : la voiture était garée trop loin de la maison pour que, épuisée, je puisse y retourner une deuxième fois...

   Avec vendredi soir, j'ai déposé le fardeau de ma procrastination, en présentant mon exposé sur "La Licorne" avec qui je vivais depuis plus d'un an, remettant sa rédaction finale pour les 3-4 derniers jours... Défaut congénitale  -  je me demande si elle est corrigible encore, en fin de parcours?... Sous adrénaline maximale, je me suis privée de toute distraction durant la semaine, en travaillant chaque jour jusqu'à minuit passé.

   Sans compter que le destin s'arrange toujours pour me taper sur les doigts au dernier moment, en guise d'avertissement pour la prochaine fois : au moment d'en imprimer 5-6 exemplaires nécessaires pour une bonne écoute à chacun, je dois constater que la cartouche d'encre achetée la veille ne marche pas... Vaines tentatives de dépannages auprès des amies, je retourne dare-dare au magasin pour y faire imprimer mes pages... Il ne me restera plus qu'à me préparer pour la soirée. 

   L'exposé s'est bien déroulé (avant d'y aller, je me suis même offert une demi-heure de chant à tue-tête devant mon ordinateur, de chants folkloriques hongrois, remontés de mon enfance, afin d'éclaircir ma voix avant la présentation de mon sujet!) Le bon échange qui a suivi m'a largement récompensée pour les efforts déployés pendant notre cohabitation de près de deux ans avec "ma" Licorne et avec sa riche histoire chargée de symboles toujours vivants.

(photo : "La Dame à la Licorne", musée de Cluny)

 

la 6e pièce "A mon seul désir"

la 6e pièce "A mon seul désir"

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