Le blog de Flora

les mots des autres

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Remonter la pente, à la recherche du "sel de la vie"...

11 Octobre 2026, 20:50pm

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Publié par Flora bis

    Pression démesurée toute la semaine, entraînant un stress croissant... Pas bon pour mon hypertension récalcitrant et pour un tas d'autres choses que je ne cherche même pas à identifier pour ne pas augmenter le stress. L'organisation de ma vie est lamentable  -  nuits blanches et matinées raccourcies comme peau de chagrin... Ne me blâmez pas trop, mes chers amis, pas même par bienveillance, je sais bien que vous avez raison mais c'est plus fort que moi...

   Donc, lundi dernier, la semaine démarre en fanfare : je prépare mon nescafé dans le verre de 2 dl habituel (qu'il convient de ne pas laver après chaque usage!), pour le siroter lentement tout en ouvrant ma boîte aux lettres virtuelle. Moment délicieux pour démarrer la journée... Je le pose à portée de main, sur mon petit bureau-univers, très encombré de mon chaos personnel dans lequel je navigue avec aisance. D'un geste malencontreux de ma main gauche, je le renverse sur mon clavier, d'où il continue à se répandre sur ma jambe et sur le parquet, finissant sur un bout du tapis... J'ai tellement paniqué pour le clavier que je ne sentais même pas la brûlure sur ma peau, tout en m'étonnant au passage, de la quantité impressionnante de liquide que mon verre pouvait contenir!... Je secoue, j'éponge le clavier (petit rectangle très plat de 11 x 28 cm dont les iMac sont équipés), pour le moment, ça a l'air de marcher... Il n'y a que le léger parfum de café flottant au-dessus des touches qui rappelle l'aventure...

   A la recherche d'un peu de quiétude, je me tourne vers Françoise Héritier et son petit bouquin d'à peine 90 pages, paru en 2012 chez Odile Jacob, "Le Sel de la vie". Nous étions nombreux à succomber à sa gourmandise de mots, d'émotions, de sensations, énumérées "en vrac", en une longue liste appelée par elle "une fantaisie", devenue un énorme succès de librairie. Je l'ai présentée sur ce blog en juillet 2012. Françoise H. est décédée en 2017.

   ..."Françoise Héritier est scientifique, anthropologue, professeur honoraire au Collège de France, élève de Claude Lévi-Strauss. Cette petite femme de près de 80 ans, pétillante d'esprit, nous livre une "fantaisie", comme elle la définit, écrite entre le 13 août et le 10 octobre 2011, sous forme de lettres adressées à un ami. C'est quasiment une seule longue phrase, une énumération sans début ni fin, "de sensations, de perceptions, d'émotions, de petits plaisirs, de grandes joies, de profondes désillusions,  parfois... Il faut voir dans ce texte une sorte de poème en prose en hommage à la vie."

   Chère Françoise, à l'instar de Vous, je vais me pencher sur ma propre liste, pour ressusciter les moments magiques de la mémoire, en guise de consolation...

 

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A la fin de septembre...

22 Septembre 2026, 18:33pm

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Publié par Flora bis

   Nous sommes en fin de septembre. Déjà?... suit presque aussitôt le soupir mélancolique teinté de nostalgie. Dans ma tête les vers immortels de Petőfi écrits pendant son voyage de noces, en septembre 1847, étonnamment tristes, pressentant sa mort précoce à 25 ans... (tué deux ans plus tard, sur l'ultime champ de bataille pour l'indépendance du pays, contre les Habsbourg).

   Je connais ces vers par coeur, je les récite parfois aux heures sans sommeil... "Elhull a virág, eliramlik az élet..." (dans la traduction d'Eugène Guillevic : "Car s'effeuillent les fleurs et s'enfuit notre vie...", à cela de près que dans l'originale, les fleurs ne s'effeuillent pas, de façon romantique, mais elles "se fanent", tout simplement, selon le destin... A l'approche de l'automne.

 

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Fin d'été

22 Août 2025, 11:53am

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Publié par Flora bis

   Le soleil fait des efforts pour montrer ses muscles mais la fraîcheur de la nuit et du matin prouve que c'est bientôt l'avènement de "l'été des vieilles"!... Ou des indiens, pour certains. Rapide coup d'oeil sur les prévisions de la météo pour la semaine prochaine : à partir de mercredi, une pluie tenace nous attend. J'entends déjà monter les jérémiades des mêmes  -  qui se plaignaient de la chaleur suffocante de l'été  -  geindre à cause de la pluie... (et moi parmi eux, très probablement!)

 

La cloche de l'église St-Michel est en train de sonner le début de la soirée : "Au clair de la lune, mon ami Pierrot..." Un coucher de soleil de dimanche tiède, doux qui invite à dîner sur la terrasse. J'essaie de savourer ces instants rares pour faire barrage aux idées noires, toujours en embuscade pour mettre à mal le fragile équilibre recherché et si difficile à atteindre. Je m'accroche.

   Je viens de terminer le dernier roman d'Éva Bánki : "Apjalánya" ("La fille à son père", expression qui désigne en hongrois une fille qui ressemble beaucoup à son père, physiquement et/ou moralement). J'aime beaucoup l'écriture qui, en cercles concentriques, tourne autour de l'enfance, de la figure fuyante de ce père en échappée permanente, à vélo avec son imper avachi et démodé, pour percer son secret qui aiderait sa fille à comprendre ses propres tourments. Des années soixante-dix au tournant du siècle, période de transition et de bouleversements profonds dans une ville de la province hongroise, avec la déperdition progressive de son art de vivre à l'ancienne.

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Poésie pour annoncer le jardin du mois de mai

2 Mai 2023, 11:16am

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Publié par Flora bis

   Ce matin, j'ai dû patienter jusqu'à 11 heures passées pour voir enfin le soleil inonder le jardin. Ce dernier commence à ressembler à une jungle négligée... La pelouse jonchée de pissenlits, de jacinthes sauvages qui peu à peu envahissent tout. Elle est bien arrosée... Je ne m'en plains pas vraiment quand je pense au sud du pays qui manque d'eau. Nous, on est dans la "goutte froide"! 

 Vendredi dernier, belle soirée de poésie chez Muriel dont je ne peux peux qu'admirer l'énergie inépuisable! Le thème : le jardin. L'invité, Pascal Hermouet nous a parlé de la poésie de Claude Esteban ainsi que de la sienne, Muriel a cité Yves Bonnefoy, puis sa propre poésie. Quant à moi, j'ai lu deux poèmes de Radnoti ("Hajnali kert" et "Szerelmes vers"  -  "Jardin à l'aube" et "Poème d'amour"), en hongrois et en traduction française, élaborée à l'époque en collaboration avec Muriel. D'autres participants ont apporté leurs contributions. La soirée s'est prolongée jusqu'à minuit, autour du verre de l'amitié et d'une table bien garnie, de la conversation vive et chaleureuse, égayée de chants et de danse, comme le Nord en a le secret...

   Avec le 1er et le 8 mai, les fins de semaine se rallongent et les semaines se raccourcissent... Le soleil joue à cache-cache, les radiateurs sont tièdes. Je n'ose pas me plaindre car je redoute beaucoup la canicule qui ne tardera pas à nous assommer... 

   Carpe diem! Je fais ce que je peux...

(photo: Muriel V.)

   

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Soirée littéraire : première de la nouvelle année

21 Janvier 2023, 17:06pm

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Publié par Flora bis

     Hier soir, avec mon amie Evelyne, nous sommes arrivées chez Muriel sous une pluie diluvienne!... C'était notre troisième réunion de la semaine! Une performance, si l'on connaît ma réticence assez récente mais tenace à quitter ma tanière. 2-3° sur le thermomètre, pluie torrentielle, ajoutés à ma vision incertaine pour conduire la nuit  -  je  serais bien restée au chaud à me reposer!

   Mais c'était la première soirée littéraire de l'année que Muriel a pris la généreuse initiative d'organiser chez elle où les décors de Noël et le petit sapin clignotant étaient encore en place. Une bonne vingtaine d'irréductibles se sont rassemblés pour écouter Pierre qui faisait une lecture d'une heure et demie des textes écrits par lui-même sous le titre de "Souvenirs inventés". Annette et sa voix mélodieuse lui prêtait assistance. Visiblement, le public était sous le charme des souvenirs composés de fiction et de réalité savamment mélangées de l'auteur, heureux de partager ses heures de créations solitaires avec le public. Car en réalité, écrivons-nous pour notre tiroir? Assurément, non. Autrement, nous n'écririons pas sur nos blogs! Sans parler des autres réseaux sociaux. 

   Après la lecture, les convives ont joyeusement mis en commun les bonnes bouteilles et les victuailles salées et sucrées et les conversations vivifiantes des retrouvailles heureuses se sont poursuivies jusqu'à minuit passé.

Soirée littéraire : première de la nouvelle année
Soirée littéraire : première de la nouvelle annéeSoirée littéraire : première de la nouvelle année

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Avec Montaigne...

31 Mai 2021, 16:47pm

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Publié par Flora bis

    Depuis mercredi dernier, le jour de notre première sortie "terrasse" pour déguster des moules-frites en grelottant sous le chapiteau traversé par le courant d'air glacial, le temps s'est grandement amélioré. Il fait jusqu'à 28° dehors, et le jardin ressemble à une jungle foisonnante, les chats des voisins se cachent dans l'herbe en guettant les oiseaux à chasser. Je pense que cela ne durera pas longtemps, la météo nous annonce déjà au moins 3 jours de pluie pour la fin de la semaine.

  Des invitations, une réunion associative au bout de sept mois de confinement... Nous nous sommes retrouvés avec grand plaisir, malgré les masques et les distances imposés. On ne peux pas se serrer la main, se prendre dans les bras, sans parler d'embrassades  -  en masque, horribile dictu!  -  mais bon, c'est encore une période de transition... Patience... Il faut se préserver et préserver les autres. Il faut aussi espérer que cette patience et cette persévérance qui nous guident n'auront pas asséché complètement notre capacité de manifester nos émotions, notre affection envers amis et famille, que nous pourrons encore vivre le partage sans peur, sans méfiance, en écoutant Michel de Montaigne: "Tu ne meurs pas de ce que tu es malade; tu meurs de ce que tu es vivant."   

   Nous avons écouté un exposé sur "la peur", inspiré par la célèbre phrase de Montaigne: "C'est de quoi j'ai le plus de peur que la peur."  De quoi déclencher des échanges riches ! Les Essais de Montaigne, si modernes, si lumineux, constituent une source inépuisable de réflexions pour l'homme d'aujourd'hui, perdu dans un monde sans repères. Montaigne l'humaniste ne nous juge pas, ne nous culpabilise pas, il nous prend tranquillement par la main, nous disant: je vis ainsi, je pense ainsi, je partage avec vous "l'humaine condition". Je n'impose rien à personne, ceux qui m'aime me suivent  -  s'ils veulent!

 

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Michael Lonsdale

22 Septembre 2020, 10:53am

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Publié par Flora bis

   

   Michael Lonsdale vient de mourir à 89 ans. En pensant à lui, l'image du frère Luc, le moine de Tibhirine me vient immédiatement à l'esprit. Il a tourné dans beaucoup de films, des rôles caméléon,  impressionnants, véridiques, mais sous les costumes changeants, le personnage secret, observateur serein qu'il était aussi dans la vie, se laissait deviner.

   Selon un extrait du célèbre "Divan" de Chapuis, il était un boulimique de travail. J'ai noté quelques phrases de cet entretien, phrases qui trouvent un fort écho en moi:

"Le travail bien fait donne envie de continuer. La fatigue ne vient qu'à partir du moment que l'on fait des choses qui ne sont pas bonnes. Le bon travail redonne la force pour continuer. (...)

(...) Je m'adapte partout et je fais en sorte de prendre la couleur de l'endroit où je suis, pour ne pas être dépaysé. Il ne me faut pas être à un certain endroit pour être heureux. Le bonheur pour moi est de m'adapter aux personnes que je rencontre et aux situations et lieux où je suis. Et d'être observateur et heureux partout car il y a à observer et à apprendre dans tous les endroits du monde."

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Ecrivains entre eux

19 Novembre 2019, 18:49pm

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Publié par Flora bis

   Voici quelques citations d'écrivains célèbres. Certains manifestent un esprit taquin, pour d'autres, l'écriture est une chose tellement grave  -  délivrance ou cri sans bruit  -  qu'elle transcende la réalité de l'existence.

Léautaud par Cocteau

* "Le style, pour l'écrivain aussi bien que pour le peintre, est une question non de technique mais de vision."  (Paul Valéry)

*  "Un écrivain ne lit pas ses confrères; il les surveille."  (Maurice Chapelan)

*  "La littérature n'a rien à voir avec la richesse du vocabulaire, sinon le plus grand des chefs-d'oeuvre serait le dictionnaire."  (Paul Léautaud)

*  "Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit."  (Marguerite Duras)

*  "Un chef-d'oeuvre de la littérature n'est jamais qu'un dictionnaire en désordre."   (Jean Cocteau)

*  "L'écriture est une délivrance qui, phrase après phrase, mot après mot, devient un esclavage."  (Alain Bosquet)

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"La vallée du néant" de Jean-Claude Carrière

3 Décembre 2018, 17:11pm

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Publié par Flora bis

   La semaine dernière, j'ai entendu un long entretien avec Jean-Claude Carrière, à propos de son livre paru en septembre. La conversation a si bien "vendu" le thème du livre que l'après-midi même, j'ai couru l'acheter à la FNAC. 

  J'admire Jean-Claude Carrière depuis longtemps, sans doute depuis "La

controverse de Valladolid" que j'ai vu à la télé au début des années 1990. Le Mahabharata et Le Dictionnaire amoureux de l'Inde ont atterri dans notre bibliothèque plus tard. Je savais qu'il avait collaboré à des dizaines et des dizaines de films dont j'ai vu un bon nombre sans savoir qu'il était l'auteur du scénario. De Bunuel à Godard, de Wajda à Forman, de grands metteurs en scène ont sollicité sa collaboration. Et je ne parle pas de ses adaptations pour le théâtre et pour la télévision. Depuis 1957, il ne cesse de publier des romans, des essais, en même temps.

   Une boulimie de travail de cette envergure ne peut que provoquer l'admiration. A 87 ans, il est inévitable de questionner le Néant. Et lorsqu'on possède l'énorme culture et la non moindre curiosité, la soif d'explorer de Jean-Claude Carrière, on en fait un livre de questionnements, de réflexions et de tentatives de réponse.

   Depuis ma rencontre avec la mort en 2006, je ne cesse de tourner autour du sujet. Je me suis fabriqué mon propre récit sur mesure pour me préparer à l'ultime rencontre avec le plus grand mystère, à l'acceptation de ma disparition. J'arrive à une conclusion qui laisse difficilement de place aux spéculations rassurantes d'une survie quelconque: notre existence se limite bien au parcours entre la naissance et la mort... Comment faire, pour la traverser enrichi et la quitter sans trop de regrets?...

 "Traverser l'existence chargé, nourri par des milliers d'autres expériences et recherches, par d'autres savoirs, rester constamment curieux, attentif, vigilant, et si possible y ajouter quelque chose, même une virgule, une note, un accent...

   La vie sur cette Terre est, dans ce cas, le plus beau cadeau possible. Un cadeau de l'invisible, du destin, ou, si l'on préfère, du hasard. Depuis que je suis né, si par bonheur je suis curieux, j'avance au milieu des surprises. Je suis étonné à chaque pas. On m'a donné toute une existence pour aller dans la grande forêt, où chaque arbre, chaque feuille d'arbre porte un mystère.

   Et j'ai de la chance d'être là. Peut-être avec ma petite lumière."

J-C Carrière: La vallée du néant

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"Fantastique!"

8 Juin 2018, 10:52am

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Publié par Flora bis

 

Hier,  je suis rentrée en miettes de fatigue de la journée (de 9h du matin à 18h30) à la faculté des lettres de l'Université de ma ville. Et ce n'était que le premier jour! J'y ai participé à un colloque sur le thème de la littérature fantastique. Sans être fan du genre, je le connais assez bien grâce aux nombreux essais de Gilbert entre 1996-2006, en collaboration ou individuellement, dans des revues et aux éditions Belin et Ellipses. Hier, ma principale motivation a été de retrouver deux des contributeurs, Mathieu Lottiaux et Alain Delbe, éminents collaborateurs de notre revue "Hauteurs" que nous animions entre 1999 et 2009. 

   Entretemps, nous avons tous pris presque 20 ans... Le souvenir des 10 années riches et mouvementées de la revue continue à nous lier d'amitié  -  avec une pointe de nostalgie que seul un travail en commun bien fait peut générer... Dominique et Agnès, Perrine, Michel, Cathy et Daniel,  Muriel s'ajoutent aux deux noms déjà cités, plus quelques uns, de souvenirs plus douloureux que je ne nommerai pas...

   Alain, auteur de plusieurs romans et nouvelles était reçu en "guest star", de nombreux extraits de ses textes ont été lus. Mathieu qui vient de terminer son premier roman, a présenté une analyse fort savante du mythe du Golem (auquel Alain avait consacré un roman en 2004), d'autres contributions détaillaient les thèmes du vampire, de Peter Pan ou l'oeuvre de Steeman, écrivain belge de la première moitié du 20e s. Ce dernier a été une découverte pour moi: son oeuvre (dont les plus célèbres ont été portées à l'écran par Clouzot "L'assassin habite au 21", "Quai des Orfèvres") est un véritable laboratoire de l'écriture! 

    Les nombreux échanges entre les conférenciers et le public ont rendu la rencontre très intéressante et ont installé cette ambiance à la fois érudite et dépourvue de toute "prise de tête" hermétique, chaleureuse et enrichissante dont le Nord a le secret...

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