Le blog de Flora

God save Us All!

2 Mars 2025, 13:23pm

Publié par Flora bis

   Quel février! Stérile, trainant en longueur, ranimé ici ou là par un virus de passage, retardant mes aspirations au printemps.  Il m'a lessivée, me laissant sur le carreau. Pour couronner le mois, on a subi le numéro d'humiliation du président ukrainien Zelensky devant les caméras, pris en étau par Trump et son vice-président, deux roquets agressifs et brutaux... J'en avais le souffle coupé, n'en croyant pas à mes yeux! Apparemment, Poutine a complètement "retourné" la tête de son camarade américain. Ou plutôt, c'est leur connivence larvée depuis le précédent mandat de Trump qui a éclaté au grand jour. Éventuellement, comme certains le supputent, Poutine tient son "camarade" par quelques vieilles méthodes de maffieux KGBiste comme le fameux "kompromat"... (le placer dans une situation compromettante et le filmer en cachette, p. ex. au lit à l'hôtel avec une prostituée en service commandée... et le menacer de publier la vidéo).

   Le premier mois du président américain, sa boulimie de décrets, ses décisions hâtives et vengeresses pour démolir l'état et la démocratie américains, dressent un présage désastreux de ce qui attend non seulement le pays mais, compte tenu de la place qu'il occupe dans le monde, nous tous.

   Je n'ai pas attendu beaucoup de bien du retour de Trump mais il arrive encore à me surprendre par sa brutalité non dissimulée, par son manque de culture et d'éducation, par son approche simpliste de promoteur immobilier rapace dans les questions de géopolitique.

   La bonne nouvelle est que le soleil semble s'installer pour un temps. Et comme au fond de moi, je demeure, apparemment, une indécrottable optimiste  -  ou à défaut, une inconsciente!  -  je vais descendre dans mon jardin pour commencer les travaux de printemps!

 

God save Us All!God save Us All!

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Cinéma feel good contre les ravages du fric tout puissant

5 Février 2025, 18:01pm

Publié par Flora bis

   Espérer... Depuis un bon moment déjà, j'ai du mal, malgré les injonctions d'amis optimistes  -  ou aveugles volontaires qui refusent de voir ou de percevoir les signes que ce monde devenu fou, surpeuplé, violent nous envoie, inarrêtable dans sa course vers son autodestruction. Pourvu que j'aie tort!...

   L'élection de Trump est symptomatique, tout sauf du hasard. Même là, malgré tout, les optimistes incurables espèrent : ce n'est pas possible, les forces démocratiques, les peuples, au fond bienveillants, en réunissant leurs forces, vaincront les fous dangereux... Le fanfaron peroxydé et son clown bondissant, imprévisibles et gavés de milliards pour jouer les tout puissants arrivent à nous surprendre. A coup de tornades de décrets, Trump prétend de couper, en un temps record, les noeuds gordiens sur lesquels les (im)puissances molles des démocraties se cassaient les dents, sacrifiant des centaines de milliers d'anonymes, prédestinés, au fond, au sacrifice... En un tournemain, il tord le bras au Canada et au Mexique  -  pour l'exemple ou pour l'avertissement. Il émet le souhait de les acheter, avec le Groenland et le canal du Panama... Dans un premier temps.

   Les guerres ne sont pas vraiment bonnes pour le business. Alors, il se fait altruiste, en arrêtant les saignées mais à sa sauce : il prend les choses en main en mettant Poutine et Zelensky à table pour signer ce qu'il leur a concocté. Avec ses milliards, il reconstruira l'Ukraine contre l'exploitation de son sol pour ses besoins.

   Il transformera Gaza en un Disney Land luxueux, gardant une partie de la population autochtone, nécessaire pour faire tourner la machine, et le reste dispatché dans les pays voisins contre quelques milliards. On est moins sourcilleux à l'odeur du fric! Tant pis pour les principes qui sont pour les rêveurs...

   Le pouvoir illimité de l'argent est en marche triomphal. Le monde entier est à acheter.

   Ridicule que je suis, hier après-midi, en allant au cinéma avec deux amies.

   Nous avons vu "En fanfare" d'Emmanuel Courcol, avec deux acteurs extraordinaires : Benjamin Lavernhe, fin, presque fragile et Pierre Lottin, le frère malchanceux (en apparence) lors de leur séparation à l'adoption. La maladie et la musique les réunissent à nouveau. Scénario très bien écrit en nuances pour ne pas sombrer dans le mélo, suffisamment retenu (l'extraordinaire Pierre Lottin en Jimmy et l'élégance naturel de Benjamin Lavernhe) pour nous fondre en larmes sous la tornade finale du Bolero de Ravel...

   On veut s'accrocher à la beauté et à l'émotion. Est-ce sera suffisant pour faire barrage aux fous?...

 

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Accords...

30 Janvier 2025, 19:24pm

Publié par Flora bis

    Vite, vite, c'est l'avant-dernier jour pour tenir ma promesse (à moi-même) pour écrire au moins 4 articles par mois sur mes blogs! Non pas n'importe quelle bafouille vite rassemblée, ni queue, ni tête, mais quelque chose qui tienne debout. Mais qui en jugera?... Un texte peut me faire du bien, me soulager en développant une idée qui me tracasse et m'en délestant ainsi  -  mais vaut-il la peine d'en encombrer la blogosphère pour autant?... Un blog  -  et celui-ci a bientôt 17 ans  -  est à la fois personnel, vous y publiez ce qui vous chante (et ce que les lois vous autorisent) mais en le publiant, vous manifestez l'envie de le partager, d'être lu par le plus grand nombre. Sans pour autant vous faire harakiri si vous êtes déçu dans vos espoirs... En cela, c'est aussi l'école de l'humilité.

   Il faut aussi accepter le risque de déplaire. Disons que je préfère éviter l'outrage, l'insulte qui ne peuvent être justifiés en aucun cas, ne serait-ce que par mon propos qui n'en contiendra jamais. Cela n'élève jamais un débat. Avoir des avis divergents nourrit le débat, à condition de les exprimer avec civilité. Je respecte les plates-bandes des autres, s'ils ne piétinent pas les miennes.

Saint-Amand-des-Eaux, tour Abbatiale

 

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Petite histoire de matin

22 Janvier 2025, 17:47pm

Publié par Flora bis

Un matin de printemps, au mois de mai, vers 5 heures, j'ai ouvert la fenêtre de ma chambre qui donne sur la rue.

Le soleil se levait, la circulation de la grande ville démarrait à peine.

Un léger souffle, comme un enchantement ou un ravissement m'a envahie.

               un instant suspendu

                je me suis penchée

             pour humer la fraîcheur

                   et pour écouter

                le fabuleux concert

              des oiseaux invisibles

               des jardins alentours

      derrière les murs de briques rouges

 

 

 

 

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Petit flyer, oiseau de mauvaise augure

11 Janvier 2025, 14:04pm

Publié par Flora bis

   Une année se termine, nos festivités l'accompagnent jusqu'à la sortie, et sur le seuil, dans la foulée, nous accueillons la nouvelle.

   Les premiers jours, nous nous efforçons à nous habituer à l'idée de la nouveauté (qui ressemble pourtant furieusement à l'ancienne, y compris la vaisselle des festivités qui attend patiemment dans l'évier). Nous voudrions que tout soit renouvelé, jusqu'à l'air que nous respirons. Le sapin est fatigué, perd ses aiguilles... On le dépouille, range ses décorations dans les boîtes éculées, les mêmes depuis des décennies... Il ne faut pas les renouveler : elles sont gages de la continuité de notre vie selon des rituels immuables. Composantes mêmes de ces rituels.

   Cependant, la relative quiétude de la transition ne dure pas longtemps. La nouveauté s'annonce par un flyer dans la boîte aux lettres et gâche mon horizon pour plusieurs mois... Je ne peux pas dire que ce soit une véritable nouveauté. Les travaux reprennent, plus intensément que jamais, dans notre rue, avec stationnement interdit des deux côtés et dans les rues adjacentes. Je ne sais même pas où je pourrai garer ma voiture, au moins jusqu'en avril. Les courses, les RDV médicaux, les déplacements indispensables pèseront encore plus lourd, compte tenu du mauvais temps et des distances. A coup sûr, je sentirai mon âge et mon état de santé deux fois plus pesants qu'avec ma voiture qui attendait fidèle et disponible sous ma fenêtre. Je me souhaite avant tout un peu de courage pour survivre au moins jusqu'au printemps...

  

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Un avant-réveillon mouvementé

3 Janvier 2025, 13:28pm

Publié par Flora bis

   Il y a des fins d'année dont on se souvient. Quand tout se passe comme prévu, l'événement a tendance à s'estomper et à rentrer dans l'ordre grisâtre de ses semblables. Le 30 décembre dernier a pris quelques couleurs qui le distingueront, sans faire exprès.

   Il est vrai que je suis arrivée à cette date dans un état de fatigue avancée. Stressée, poussée à bout par des broutilles que jadis, je n'aurais même pas remarquées. Essoufflée au moindre effort, je n'arrivais pas à mettre un pied devant l'autre. Et bien désolée de cet état des choses...

   Le soir du 30, j'ai remémoré les deux-trois petits réglages qui restaient à faire pour le réveillon calme et chaleureux du lendemain, et je m'apprêtais à me détendre dans mon fauteuil. Au dernier instant  -  sur une inspiration subite, venant sûrement du diable himself  -  je voulais évacuer une petite poubelle sur la terrasse, en remontant le volet électrique. Et c'est là que, déjà dehors, la suggestion fatale me pousse à allumer la lampe extérieure, en passant mon bras à l'intérieur, sans regarder, j'appuie sur un bouton!... D'un peu plus loin, j'entends le bruit du moteur du volet qui descend! Et moi, avec la fatale perspective de rester dehors, en pull léger, dans le froid... Sans pouvoir appeler à l'aide, prévenir quiconque. En un instant, je mesure l'échéance de mon dernier jour... Est-ce arrivera aussi bêtement? Impossible!

   On sait que des situations d'urgence déclenchent un décharge d'adrénaline puissant. L'instinct de survie, dit-on. Mes réflexes me jettent vers le volet qui descend doucement et je l'attrape à 50cm du sol. Insuffisant pour passer en-dessous! J'essaie de le soulever, je le bloque un peu plus haut avec mon dos mais sans pouvoir compter sur mes genoux. Il ne me reste plus que de me jeter au sol et d'essayer de me faufiler sous le volet, avec les dernières forces du désespoir.

   Une fois dans la cuisine mais par terre, je ne suis pas sortie de l'auberge. Je suis incapable de me mettre debout, même en essayant de m'accrocher à quelque chose, à cause de mes genoux en compote. En me glissant sur les fesses jusqu'à mon téléphone, j'appelle ma voisine qui a une clé de chez moi. Après 20 h, elle n'est plus joignable, elle débranche tout. Reste à appeler les pompiers qui commencent à connaître l'adresse. Oui mais, il faudra encore glisser jusqu'à la porte d'entrée, le long du couloir qui semble interminable...

   Bref, tout est bien qui finit bien : ils arrivent, me soulèvent comme une plume et me conduisent aux urgences, constatant ma tension très élevée... J'y reste jusqu'à 2 h du matin, avec un diagnostic qui m'intime à chercher un cardiologue...

   A présent, je me remets doucement, me sentant comme quelqu'un qui sort  d'une centrifugeuse... Je ne suis pas habituée à une telle gymnastique et surtout, aussi longtemps!

Je vous souhaite,

mes très chers Visiteurs et invisibles Amis,

que votre Année 2025 vous épargne de semblables aventures

et qu'elle conserve votre inébranlable confiance en la vie!

  

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Vague à lâme

30 Décembre 2024, 16:42pm

Publié par Flora bis

   Parfois, une idée vague m'effleure à la période des fêtes de fin d'année : survoler furtivement tous les Noël de ma vie! Repasser en mémoire ces Jours mémorables de chaque année vécue. Je ne m'attarderais pas; à bord de ma machine à remonter le temps, je survolerais ces paysages familiers, en sépia, estompés par le souvenir. Quelques uns sont plus tenaces que d'autres, toujours en images, au commencement forgées et transmises par les récits sensuels, palpables de ma mère, soucieuse de recréer, de revivre l'atmosphère, afin que je puisse voir ma vie se dérouler. Cela se poursuit pendant des années, et je finis par avoir l'impression de vivre ma vie en spectatrice assidue, ébahie, conquise ou oppressée.

   Pour le moment, je me sens très fatiguée. Je peine à retrouver la veine de l'écriture. Elle me résiste, les mots se cachent, se dérobent à mon envie de les saisir au vol. Pourtant, elle est censée me réveiller de la torpeur, guérir des souffrances du corps, en m'enveloppant dans une bulle protectrice. A plus tard...

... verre minuscule pour la goutte des fins de repas...

 

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Préparatifs de Fête

19 Décembre 2024, 13:00pm

Publié par Flora bis

   L'horloge presse. J'y jette un coup d'oeil rapide mais négligeant, j'ai trop envie de flemmarder sur mon écran d'ordinateur! De commencer la journée par ce bain de bien-être  -  de jouvence aussi, pourquoi pas  -  de communication stimulante, censée me donner envie de m'attaquer au monceau de choses à faire. Oui, je m'y attaquerai, j'ai le sens du devoir, mais avant, j'ai envie d'ouvrir grand les fenêtres de ma vie sur le monde! De jouer un peu avec les idées et les mots.

   Dernière ligne droite avant Noël. Les cadeaux sont rassemblés, à 90%. Les manquants seront complétés ce weekend, je l'espère. Le menu prend forme également. On commence à penser à la soirée de St-Silvestre, elle s'organise tout doucement. Rien à voir avec l'effervescence de la fête de Noël qui demande un plus grand déploiement  des énergies, à la hauteur du plaisir qu'elle représente de réunir les enfants autour de nous. Au regard de cet élan de bonheur, aucune fatigue ne fait le poids!

   Hier, la dernière réunion associative de l'année s'est déroulée de façon festive, chacun ayant en tête que dans quelques jours, au solstice d'hiver dans l'hémisphère Nord, nous aurons le jour le plus court de l'année! En même temps, quasi l'instant d'après, la lumière commencera à s'allonger chaque jour de quelques minutes, nous insufflant un peu plus d'espoir de retrouver la pleine lumière. Cette année en Europe (heure française), cela tombe exactement le samedi 21 décembre à 10 h 21'... Ouvrons l'oeil, cela ne dure que quelques secondes!... 

   Chaque membre de l'association a mis la main à la pâte pour préparer un petit repas agréable à consommer ensemble, en discutant autour de la table, en changeant de place pour que personne ne soit oublié. 

Heureuses Fêtes de Noël à chacun de Vous, de Nous Tous!

décoration d'hiver

décoration d'hiver

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Entre humeur et volonté, mon coeur balance...

11 Décembre 2024, 13:57pm

Publié par Flora bis

   Temps de grisaille, temps accéléré des préparatifs de Noël, en y croyant envers et contre tout. Malgré les râles pessimistes et désabusés, on y croit dur comme fer, d'autant plus que le nombre de nos Noëls à accueillir encore se compte, au mieux, sur les deux mains... Pouvons-nous y ajouter les pieds?... Ce serait bien si... si la forme physique suit! Non seulement celle de nos pieds mais aussi de la tête.

   Suis-je pessimiste comme on a l'habitude de fustiger ma lucidité ?... " Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme de volonté! Tout homme qui se laisse aller est triste", assène Alain, paraphrasant Pascal ("Le pessimisme est affaire d'humeur, l'optimisme est affaire de volonté.") Ne serait-ce vraiment qu'une question d'humeur ou de volonté? J'ai beau vouloir ignorer les impératifs du temps qui file en accéléré, je n'ai aucun pouvoir de le freiner. Tout au plus dois-je travailler à remplir au mieux, le plus utilement et agréablement le laps imparti. En attendant, il me reste la méthode Coué, l'autosuggestion du brave Émile le pharmacien qui est devenu célèbre en suggérant qu'à force de répéter qu'on est heureux, cela finira par arriver. La phrase miracle est : "Tous les jours et à tout point de vue, je vais de mieux en mieux". Je ne me moque pas vraiment : il est devenu le précurseur de la pensée positive, si utilisée de nos jours. En d'autres temps, j'y aurais été bien plus sensible.

   J'ai l'habitude de répondre que j'ai été une indécrottable, congénitale optimiste! Jusqu'à ma rencontre avec Gilbert qui me traitait non pas d'optimiste mais "d'inconsciente"... Tandis que lui-même, aurait été non pas pessimiste mais simplement - lucide!

    Je me suis défendue longtemps, essayant de créer un équilibre fragile entre ces antagonismes mais sa maladie a emporté mes digues fragiles contre la souffrance. Depuis, je lutte contre la noyade sans vraiment savoir nager...

 

Dans une mosqué d'Istanbul, 1989, lavis d'encre

 

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Comme un canard dans l'eau

2 Décembre 2024, 20:23pm

Publié par Flora bis

   J'ai vu un mini reportage (partagé sur Facebook) sur une dame de presque 104 ans qui passe la majeure partie de son temps dans son atelier de peintre, devant ses grandes toiles multicolores. Initiée à la peinture enfant, elle dit avoir vécu de la vente de ses toiles. En effet, elles sont superbes! La peinture a prolongé sa vie, donnant à celle-ci un sens et un bonheur quotidien. Son beau visage conserve cette jeunesse et cette sérénité. Elle espère s'endormir un jour, pour toujours, heureuse, parmi ses tableaux. Elle me donne envie.

   Le dynamisme, la jeunesse de la centenaire m'a donné un coup de pêche et m'a poussée devant mon clavier toute affaire cessante! Je ne savais même pas de quoi j'allais parler, je ressentais seulement le désir irrépressible des mots... En faisant confiance à l'ouverture de l'écluse qui, la plupart du temps, déclenche leur déferlement. La réflexion. L'envie de communiquer. L'envie de partage...

à 2 ans...

  

Aussi loin que je me souvienne, je connais ce sentiment. Le besoin de comprendre le monde autour de moi. Au fur et à mesure que je découvre ses émerveillements multiples, j'essaie d'en formuler le sens pour moi. Les mots me viennent relativement tôt, et d'après ma mère, je parle avant de marcher. Le monde m'enchante, je m'ébroue dans la parole comme un canard dans l'eau.

   La découverte de la lecture et de l'écriture ouvre une autre porte, où les mots déferleront en silence. J'avoue que cela rend bien des services aux solitaires...

Cependant, qui sait? Je finirai peut-être par discuter avec moi-même, à haute voix, en toute intimité...

 

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