Le blog de Flora

Cinéma et petite pluie après la canicule

6 Juillet 2025, 14:15pm

Publié par Flora bis

   J'écoute le tapotement discret et réjouissant de la pluie sur le toit de la cuisine. Une pluie d'été silencieuse et généreuse. Idéale par les temps de canicules qui se succèdent, nous mettant plus bas que terre. Je me demande à chaque fois : et si un jour, avec les funestes prédictions dont on nous abreuve continuellement, cette pluie rafraîchissante, rédemptrice cesse de revenir nous ressusciter pour un temps encore?... Question suspendue et effrayante.

   Notre chantier avance avec la vitesse d'un escargot... Le trottoir est posé du côté pairs - jusqu'à ma porte (non comprise!). Comme la maison se trouve à peu près au milieu de la rue, je dois me crapahuter moins souvent à travers le chantier pour atteindre l'autre côté : cela dépend si je veux aller vers la gauche ou vers la droite... Tout cela pour vous donner un échantillon des tracas mineurs du quotidien. Sinon, je me cloître si je peux.

   Cette semaine, j'ai bravé pourtant la chaleur étouffante plusieurs fois. Une sortie dans les salles climatisées à l'occasion de la "Fête du cinéma" qui offre 4 jours de boulimie de films à 5 euros la séance. Nous avons regardé "13 jours et 13 nuits", tourné d'après une histoire vraie, racontée dans un livre par Mohamed Bida, policier français responsable de la sécurité de l'Ambassade de France à Kaboul. Film bouleversant, porté par l'excellent Roschdy Zem. Le suspens insoutenable est maintenu jusqu'au bout, malgré les faits connus d'avance, grâce au montage alternant les mouvements de foules et des scènes de tension extrême entre des personnages en gros plan. Il s'agit de l'épisode de l'évacuation périlleuse de l'ambassade de France (la seule encore présente à l'approche des talibans) où 2800 personnes s'étaient réfugiées dans l'espoir d'être sauvées. R. Zem est une valeur sûre du cinéma français mais le scénario et le metteur en scène Martin Bourboulon ont soigné avec beaucoup d'attention et d'efficacité les rôles secondaires aussi. Bref, haletant jusqu'au bout. Un agréable dîner moules-frites nous a aidées à apaiser les deux heures de haute tension.

à cliquer sur les photos : trottoir vers la gauche, devant ma porte, vers la droiteà cliquer sur les photos : trottoir vers la gauche, devant ma porte, vers la droiteà cliquer sur les photos : trottoir vers la gauche, devant ma porte, vers la droite

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Canicule(s) à répétition...

2 Juillet 2025, 12:55pm

Publié par Flora bis

  Que dire de la vie en canicule?... On suffoque, surtout en "âge sensible"... On se retire au fond de sa caverne, derrière les volets clos, en attendant que ça passe, tout en se disant que ça pourrait être pire, comme c'est déjà bien pire pour d'autres. On s'éponge, on passe de l'eau fraîche sur le corps, on s'efforce à boire même sans avoir soif... On suit les consignes pour personnes fragilisées.

   Même le cerveau tourne au ralenti...

   On essaie de se faire livrer quelques fruits et légumes dans une zone où le stationnement est impossible. Pourvu que la pluie arrive!...

Canicule(s) à répétition...

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Fragments analeptiques

26 Juin 2025, 18:09pm

Publié par Flora bis

   "...Très souvent, la machine à remonter le temps s'élance sans faille. Il suffit, pour l'ébranler, d'une phrase, d'une ambiance, d'un air de saxophone avec ses roulements chauds et profonds d'une nuit d'été... Des visages, des sensations, des fulgurances qui vous ramènent vers les mirages, ces traces éphémères du passé. Vous les cueillez en guise de consolation pour avoir tout perdu. Une baignade nocturne dans l'eau tiède et caressante du lac, éclairé seulement par la pleine lune... Une petite robe bleue empruntée à une copine pour une soirée dansante... Des doigts fins qui courent sur les touches du piano, les mêmes qui vous enlaceront, tandis qu'un regard énigmatique, venu de l'autre bout de la planète capte le vôtre...  Des lèvres fraîches et chaudes toutes proches vous chuchotent qu'ici, ce soir, vous êtes la reine."

Fragments analeptiques

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Monde extérieur - monde intérieur

17 Juin 2025, 18:01pm

Publié par Flora bis

   Un lundi de Pentecôte paresseux, somnolent... Pas le moindre bruit filtré de la rue, ni de fumet âcre des barbecues bruyants des jardins environnants.

   Ce mois de mai et même le début du juin, des jours fériés multiples avec des ponts, bienvenus pour les "actifs" mais déroutants  -  pour ne pas dire déstabilisants, pour nous qui n'avons plus les repères du travail dans le monde extérieur. J'ajoute le "monde extérieur" car la distinction existe bel et bien désormais : un monde "intérieur", parfois solitaire et immobile, que l'on essaye d'expurger des dangers sournois... Et le monde extérieur qui en est plein.

J'ai passé un weekend court, à peine 24 heures, chez les enfants. J'ai pris le train avec les autres grands-parents pour assister au spectacle de la plus jeune de nos petites-filles, dans une troupe de théâtre amateur. On peut admirer le travail de l'animatrice avec le groupe d'ados, de l'écriture sur mesure de la pièce à la mise en scène : une formidable activité recréatrice et libératrice en dehors du travail scolaire!

   La canicule approche. Pour l'instant, elle touche à peine les 28-30° mais elle frappe de plus en plus tôt. La fraîcheur de la maison résiste encore...

    De l'extérieur, des bruits des guerres arrivent à nous, de partout. A l'intérieur, les faits divers sanglants, les craquements d'une société malade infusent en nous une sourde angoisse. On se dit : pourvu que la maison résiste encore!...

   Mon amie E. nous invite à un goûter. La maison bruit du passage de plusieurs de leurs petits-enfants en compagnie de leurs copains qui accourent des quatre coins de la planète. Ils sont jeunes, beaux, lumineux. A la fois audacieux et lucides. Nous leur laissons un travail énorme.

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Vive l'avenir radieux!...

1 Juin 2025, 14:18pm

Publié par Flora bis

   Ouf, ma déclaration d'impôts est envoyée! La préremplie, quel soulagement: je n'ai pas à déchiffrer le sens du langage administratif. D'ailleurs, le comprendrais-je davantage en ma langue maternelle?... Dans la Hongrie communiste, nos impôts étaient retenus à la source, non seulement il n'existait pas de déclaration  -  pas besoin car Big Brother en savait plus que nous, comme dans tant de domaines! Ainsi, nous pouvions nous bercer de l'illusion que les impôts n'existaient pas!  Plus tard, dans "le monde libre", G. s'en est occupé jusqu'à sa mort. Pendant longtemps, je n'ai même pas jeté un coup d'oeil vaguement intéressé sur la chose mais il a fallu que je fasse mon apprentissage dans ce domaine aussi. Comme dans tant d'autres.

   Nous voici en juin. Le ciel voilé me promet de la pluie fine. Mon jardin est envahi des "mauvaises herbes" dont il faudrait m'occuper d'urgence. Mais comment évacuer les déchets verts? Tout cela est à l'image de mon existence impuissante! Les travaux de la transformation profonde de la voirie, commencés en octobre 2023, sont loin d'être terminés. La rue est fermée à la circulation et encore plus au stationnement. Pour faire des courses, je rejoins ma voiture dans une autre rue où les travaux sont déjà terminés. Au retour, je trimballe mes sacs de provisions lourds comme un âne mort à travers le chantier jusqu'à la maison. Au fond de moi, je regrette amèrement de ne pas être la petite vieille dynamique qui, au lieu de se lamenter, court comme un lapin alerte en désavouant triomphalement son âge et son état de santé... Dans la vie, il faut produire des prouesses pour être crédible.

   Au diable les lamentations! Allez, je chausse mes lunettes roses. Le verre est à moitié plein puisque je le veux ainsi.

Vive l'avenir radieux!...

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N'est pas Gontcharov qui veut!

22 Mai 2025, 18:16pm

Publié par Flora bis

   La semaine de mon retour s'est vite envolée, sans laisser de traces notables dans mon existence. Chercher un jardinier sur internet, m'attaquer à ma déclaration d'impôts en ligne, répondre aux messages (parfois en rafales), quelques conversations au téléphone, courses alimentaires, pharmacie, cuisine... Rien d'enthousiasmant. Au lieu de s'envoler, la crispation s'installe, une fois de plus.

   Ce serait bien de croire que tout vient des mouvements incessants des planètes!... Qu'il suffirait de patienter pour que les noeuds des oppositions et d'autres trigones, voire des carrés ou des sextiles se dénouent au dessus de nos têtes! Que le calme plat soit revivifié par des rencontres dynamisantes, des projets effervescents qui feraient oublier l'eau croupie du piétinement sur place.

   Régulièrement, je reviens sur ma procrastination, sur mes blocages dont l'origine reste assez énigmatique pour moi. J'essaie de faire, dans ma mémoire, ce travail archéologique dont on espère la remontée à la surface des débris d'explications. Parfois, j'ai l'impression d'effleurer quelques entailles, des meurtrissures fugaces mais pas de révélations capables de me délivrer de cette entrave.

   Des gens volontaires, énergiques m'assènent des sentences : "Les phrases commençant par demain... pas maintenant... plus tard... on verra... me donnent des boutons! Un devoir  -  une solution! Et que ça ne traîne pas!" Ils espèrent me guérir avec ce raisonnement, prétendant me vouloir du bien. Me faire croire que ce n'est qu'une question de volonté! Qu'il faut absolument "secouer" la faiblesse humaine (puisque la cause ne peut être qu'une simple faiblesse : la volonté n'est autre qu'un muscle avachi qu'il faut bousculé pour le renforcer...).

   N'est pas Oblomov qui veut! N'est pas Gontcharov non plus, encore moins. Je l'ai trouvé, moi aussi, méprisable, ce personnage du roman de Gontcharov, en l'étudiant en littérature russe, il y a plus de 50 ans. L'auteur n'est pas très clément avec son personnage mais son analyse est incomparablement plus fine que celle de mes interlocuteurs...

  

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Retour à ma vie minuscule

12 Mai 2025, 17:34pm

Publié par Flora bis

  Une lessive sèche sur le fil tendu de la terrasse. Retour à ma vie minuscule mais réconfortante que j'ai parfois l'illusion de gouverner. Je suis rentrée de chez les enfants hier midi.

   La meilleure façon de se rendre compte de la solitude, cadre habituel de sa vie, c'est de rentrer chez soi au bout de quelques jours ou d'une plus longue absence. Dès la clé dans la serrure et la porte entrouverte, on hume les odeurs familières un peu "renfermées", on scrute les objets habituels au passage : ils n'ont pas bougé de leur place et vous attendent avec docilité et dévouement. Derrière les volets que l'on s'empresse d'ouvrir pour redonner vie au décor, les pots de fleurs assoiffées réclament à boire. Et personne ne se précipite à votre rencontre.

   Le jardin... plutôt la jungle! L'herbe a poussé si vigoureusement qu'elle m'arrive aux genoux. Je ne distingue plus les fleurs! Quand aurais-je le courage, plutôt la force de m'y attaquer? Je me sens exténuée rien qu'à y penser...

   Les images et les sons des jours précédents tournoient dans ma tête. Tout ce qui me terrassait de stress avant mon départ (serai-je à la hauteur des taches qui m'attendent?) s'est évanoui pendant les jours ensoleillés, à la vue du beau jardin qu'un robot discret et infatigable maintient en l'état d'un terrain de golf de première classe. Le châtaignier majestueux neige de pétales blancs, tandis que l'acacia, le plus haut parmi les arbres centenaires, vient de se couvrir de grappes blanches odorantes, au goût du miel, celui de mon enfance. A deux pas de la grande baie vitrée, je cueille du persil frais pour les repas. Car je cuisine beaucoup, midi et soir. Toutefois, cela me laisse du temps pour mes habitudes devant l'ordinateur du bureau. J'en ai besoin désormais.

   Souvent, l'une de mes petites-filles est là, en pleine révision, parfois les deux, grâce aux jours fériés de la semaine. De leurs amis se joignent à nous une partie du weekend. J'aime la compagnie des jeunes, ils me ramènent aux temps nostalgiques où j'enseignais...

   Leurs parents arrivent frigorifiés du pays le plus au nord de l'Europe où le soleil, à cette époque, ne se couche pas. Nous regardons aussitôt leurs photos insolites et dépaysantes. Je boucle ma valise pour repartir tôt, le lendemain matin, mission agréable, chaleureuse et joyeuse accomplie.

Retour à ma vie minuscule
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Ma maison et moi... un vieux couple qui se rode...

6 Mai 2025, 11:20am

Publié par Flora bis

   Quand on quitte ne serait-ce que provisoirement, sa maison  -  son refuge, sa tanière, ses habitudes qui protègent et qui emprisonnent  -  on prend des risques. Inconsciemment, certes, mais au fond, c'est le but. Pour éviter la sclérose totale de ses neurones, on les secoue, rafraîchit, aère, on leur lance des défis sous forme de quelques prises de risque minuscule, histoire de prouver qu'on est encore vivant... Réveillé. Surtout quand on vit seul(e) et qu'on n'a même pas l'occasion de radoter à sa guise!... Personne ne l'entendrait.

   Avec le temps, je me rends compte que je commence à aimer ma maison. Nous sommes comme un vieux couple pour qui, au départ, le choix s'est fait sur un compromis et non pas sur un coup de foudre. En rentrant d'Istanbul, nous avions très peu de temps pour trouver une maison dans la ville inconnue du Nord, à proximité du futur lieu de travail de G. Il a fallu décider très vite, la rentrée des classes approchait pour notre fils aussi, sans oublier le camion du déménagement.

   Peu à peu, nous l'avons aménagée à notre goût, parfois au prix des pourparlers longs et diplomatiques pour accorder nos violons. Nous étions à l'aise sur trois niveaux, avec le jardin pour le plaisir des yeux et le bol d'air au milieu de la ville. Le jardinet était pour moi; à la nature, G. préférait l'univers de ses livres enfin réunis, perché au dernier étage et baigné dans l'imaginaire qui, comme on sait, ne connaît pas les murs...

   Depuis bientôt 19 ans, j'occupe la maison seule... Petit à petit, je lui fais subir des changements, du moins, dans la partie où je vis. J'essaie de gommer les traces invisibles pour d'autres des souffrances et de savourer la douce métamorphose du décor... Pour pouvoir continuer à vivre. Pour apprendre à être moi. C'est peut-être l'aspect le plus difficile de la tache. Avec les années qui s'écoulent paresseusement, le vieux couple que nous formons, la maison et moi, change d'allure, se rode et s'érode, se renouvelle parfois. A force de se frotter l'une contre l'autre, on se rassemble, on s'épargne, on se rapproche et on se rejoint dans la gratitude. Cela peut ressembler à l'amour, qui sait?...

Ma maison et moi... un vieux couple qui se rode...

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Les pleins et les vides

28 Avril 2025, 11:42am

Publié par Flora bis

 

   Ayant repéré mon intérêt vif, les algorithmes complices drainent vers ma page de F-B, de nombreuses démonstrations de peintres, de dessinateurs, d'aquarellistes inconnus à la recherche d'une notoriété qui se promène incognito.  

   Je ne parle pas de ceux qui épatent la galerie avec des portraits ultra réalistes, mieux qu'une photo de studio... Ou alors de ceux qui vous peignent un paysage de mémoire, comme ça, avec du bleu et du vert, de la ligne d'horizon en sapins se reflétant dans un lac bordé de roseaux, sans oublier la petite maison qui se cache dans un coin et le sentier qui y mène... Le tout exécuté à l'accéléré, plus vite que son ombre!

   Certaines démonstrations témoignent d'excellentes connaissances techniques, souvent novatrices et virtuoses et me laissent malgré tout indifférente. La plupart du temps, elles me donnent envie d'arrêter la main de l'artiste en cours de route : stop, ça suffit, un trait de plus va tout gâcher! Le résultat finira trop léché, étouffé, presque sali...

   Un autre artiste encore, recopie en dessin minutieusement identique, la photo de très grande taille de tout un quartier sans oublier le moindre recoin ni brin d'herbe, puis, par un labeur de plusieurs semaines, il s'attelle au coloriage de l'ensemble : vous pourrez vérifier à la loupe, il ne manquera pas le moindre reflet sur la fenêtre la plus lointaine! J'imagine que le résultat lui apportera une belle somme bien méritée pour la sueur de son front. Sans oublier l'admiration d'un public conquis par une telle prouesse...

   Non, ma préférence va vers ceux qui reproduisent non pas la copie la plus proche de la réalité mais qui reflètent leur vision de cette réalité, passée par le filtre de leur sensibilité. Un paysage de Schiele est à la fois évocateur des petites villes autrichiennes tristes de son enfance et de son désespoir inspiré par le monde en train de s'effondrer autour de lui à la veille de la première guerre mondiale. Il en va de même de ses figures torturées, inachevées, d'une force suggestive extrême. Ce qui me touche le plus chez lui, c'est le trait suspendu. L'image comme inachevée, la main de l'artiste arrêtée par sa volonté, comme pour laisser la place au spectateur pour compléter l'image, pour combler les vides... s'il veut. Car sur un tableau, le vide est aussi parlant que le plein.

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Dimanche de Pâque, sourire et petite bruine

21 Avril 2025, 13:13pm

Publié par Flora bis

   Voilà. Nous sommes un lundi de Pâque, solitaire comme ces dernières années. Cela fait partie des changements inéluctables qui ne me révoltent pas, en bon adepte d'Epicure. Inutile de se taper la tête contre le mur quand c'est dans l'ordre des choses! Au lieu de combattre les incontournables métamorphoses, il faut les apprivoiser, apprendre à vivre avec. Bien sûr, quand on peut les améliorer, il ne faut pas s'y refuser. Tout en douceur et harmonie, autant que possible. Eviter de s'infliger des souffrances inutiles. Arrivée à un certain âge (pas encore canonique!), nous en avons déjà eu notre dose...

   Hier, dimanche de Pâque, une amie est venue me voir avec deux petits gâteaux au chocolat, pour accompagner le café et en guise de pure incitation pour fermer l'oeil sur mon niveau de sucre. Nous aimons échanger de temps en temps sur des sujets légers mais aussi plus graves et profonds. Je la connais depuis au moins trente ans, nous nous accompagnons de loin en loin, partageant parfois des activités ou des étapes plus ou moins douloureuses de nos vies. Je tiens beaucoup à notre amitié.

    Elle possède une qualité rare dans mon entourage amical : elle aime JOUER! Je ne suis pas la seule à éprouver (hélas, trop rarement!) les bienfaits du jeu sur le cerveau et sur l'état du corps en entier : il diminue le stress, procure un bien-être immédiat au corps grâce au dopamine, stimule la mémoire en agissant sur l'hippocampe etc., bref, que de bons effets que beaucoup se refusent! Bien sûr, je ne parle pas des jeux vidéo que je ne pratique pas et que je désapprouve à haute dose. En famille, je me régale car dès leur enfance, presque tous ont été initiés aux jeux de société et tout le monde y participe, de façon transgénérationnelle!

   Alors, dimanche, après avoir consommé le café et les gâteaux, décortiqué les problèmes personnels de santé et d'autres, nous avons terminé gaiement sur deux parties de crapettes*, chacune de nous ayant gagné la sienne. de quoi nous séparer le sourire aux lèvres et dans la tête!

* crapettes : jeu de cartes

 

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