Le blog de Flora

famille

Un weekend de Pentecôte revigorant malgré la canicule

26 Mai 2026, 17:38pm

Publié par Flora bis

   Avec la promesse du soleil enfin, l'envie revient aussi, peu à peu.. Encore que, sauter 15°, de 15 à 30 et au-delà,  sera éprouvant à coup sûr!...

   A peine ai-je écris ces quelques lignes, du jour au lendemain, une énorme canicule s'est abattue sur nous. Ici, dans la partie Nord du pays, nous l'avons ressentie encore plus, n'étant pas habitués à ces sautes d'humeur capricieuses qui nous feraient passer du manteau au bikini en 24 heures! Surtout les "personnes fragilisées", catégorie dans laquelle je suis rangée désormais.

   Je vis avec les volets baissées dans la journée, je dîne sur la terrasse après un léger arrosage du jardin. On conseille d'essayer de préserver les vieux; de toute façon, ils ne "profiteront" pas bien longtemps de ces bouleversements climatiques inhumains!...

   J'ai passé le long weekend de la Pentecôte chez les enfants, pour les revoir en compagnie d'un ami de longue date, Jean-Paul que j'avais vu la dernière fois il y a 5 ans. Depuis, il a franchi une nouvelle décennie que sa fraîcheur physique et intellectuelle démentent allègrement! C'est toujours un plaisir renouvelé de le revoir, le volubile raconteur  de souvenirs, l'homme chaleureux à l'accent  chantant de Toulouse, intact malgré une longue carrière d'animateur culturel, d'homme de théâtre à travers le monde, du Canada en Egypte, de Haïti en Turquie et en Tunisie, du Japon en Champagne (Portrait de Jean-Paul) - cliquer sur le lien)... 

    Nous nous sommes rencontrés à Istanbul, en 1985. Il est arrivé au Consulat de France, pour organiser, réveiller une vie culturelle francophone assoupie sinon moribonde. En peu de temps, il a monté une troupe de théâtre "Les Tréteaux du Bosphore" avec un répertoire classique (Molière, Ionesco, Obaldia, Guy Foissy, des sketches muets etc, etc... ), des festivals de théâtre pour les écoles et lycées francophones, des expositions et des séances de cinéma... G. a fait partie de la troupe pendant 5 ans et une de ses pièces a été jouée par eux. 

   J'ai passé le samedi et la moitié du lundi en compagnie des Enfants, ce qui est toujours agréable, reposant et réparateur! Les deux petites-filles traversent une intense période d'examens, bac et divers partiels, éprouvées non seulement par l'effort intellectuel mais aussi par la canicule...

 

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Escapade printanière

5 Mai 2026, 13:52pm

Publié par Flora bis

   A peine suis-je revenue d'une dizaine de jours chez les enfants que je me réveille sur des coups de fil et messages en attente! De plus, le ciel est maussade, ce qui ne fouette pas vraiment les énergies somnolentes!

   Peu importe, la terre du jardin a soif. La rose blanche (la plus parfumée) est incroyablement épanouie, chargée de brassées de fleurs. Les rouges essaient de lui emboîter le pas. Il faudra que je m'occupe d'elles d'urgence.

   Pendant l'escapade des enfants pour respirer un peu, j'ai tenu compagnie à mes petites-filles en vacances et  -  surtout  -  en révisions du bac et d'autres partiels! Pour moi, c'était une belle occasion de les voir tous les jours, parfois même avec leurs copains, pour discuter beaucoup et jouer à des jeux de société. Cuisiner un peu, bien sûr, mais ils mettaient la main à la pâte, eux aussi! Sans oublier les besoins alimentaires et de promenades du chien et du chat de la maison qui sonnaient l'alerte entre 7h et 7h30 du matin!... Mes horaires habituels de paresseuse solitaire d'un certain âge se sont retrouvés singulièrement bouleversés. Ajoutons à cela le soleil doux et radieux qui m'attendait tous les jours, jusqu'à mon départ, une fois les volets ouverts sur leur jardin extraordinaire!

   Mais j'aimerais évoquer le dernier épisode de cette escapade printanière. Hier matin, c'est un taxi qui m'a conduite à la gare du Nord. Le chauffeur, un monsieur que je ne voyais que de dos, très professionnel, en m'attendant, écoutait un appel à la prière sonore en arabe qu'il a fermée aussitôt... Je ne suis pas de ceux (ou celles) qui s'apprête à faire 1 h de route dans les bouchons du lundi matin, en silence, alors qu'on peut meubler, raccourcir ce trajet  -  du moins, s'en donner l'impression  -  en faisant une sympathique conversation! De toute façon, le hasard de se revoir est minime! Et l'essentiel est justement dans le côté éphémère, fugace d'une telle rencontre qui permet de s'ouvrir en confiance, rassuré par la volatilité unique de l'occasion.

   Bref, pendant cette heure que j'aurais pu passer en pestant sans un mot contre la circulation dans Paris à une heure chargée, j'ai à peu près tout appris de ce monsieur très discret : qu'il était né en Côte d'Ivoire, que ces 4 fils voulaient réussir en foot, alors que lui-même avait rêvé d'être cycliste professionnel, etc., etc... ajoutez le reste! On a aussi discuté de politique très librement, je lui ai parlé d'Istanboul où le müezzin chantait l'appel à la prière quasi sous nos fenêtres, du haut du minaret de la mosquée rose... Je lui ai appris que la magnifique Conciergerie (mon monument parisien préféré) avait servi de prison entre autres à Marie-Antoinette... Il a dit qu'il ne le savait pas, bien qu'il le longeait quasi tous les jours, depuis 25 ans!... A ce propos, je lui ai recommandé le musée du Quai Branly ouvert depuis 20 ans, contenant les trésors des civilisations africaines. Il a dit qu'il essaierait d'y emmener ses fils...

   Tout d'un coup, il me pose la question : "Madame, qu'en pensez-vous, d'où vient le racisme?..." J'ai répondu sans hésiter : "De la bêtise et de l'ignorance de l'autre".

   Bref, arrivée devant la gare, on s'est serré la main et il m'a remerciée chaleureusement, en disant qu'il a appris beaucoup de chose. Moi aussi, grâce à une rencontre éphémère et riche.

Escapade printanière
Escapade printanière

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Interlude

23 Avril 2026, 12:24pm

Publié par Flora bis

   Nous sommes presque à la fin du mois d'avril et jusqu'à ce jour, je soupesais le choix : que faire?... Mettre fin à ce brave blog ou le garder envers et contre toutes les tempêtes dans dans ma tête... "Difficile, sinon impossible d'y renoncer... Il est devenu un peu ce que je suis." - ai-je terminé mon précédent article résumant le dilemme qui me préoccupait. Ç'aurait été donc, en quelque sorte, interrompre mon histoire! Rien que ça... Car au fil du temps, les débuts plus ambitieux se sont métamorphosés en un genre de journal de bord, avec quelques retours sur le passé, indispensables pour le présent et sans doute pour le futur. Une affaire personnelle. Puisque, de toute façon, c'est le genre du blog qui le veut ainsi : c'est le domaine de la liberté, autant pour celui qui l'écrit que pour les autres qui sont libres de le lire ou de l'ignorer. 

   Pendant ces 2 semaines, quelqu'un est passé sur mon blog tous les jours, poussant la porte pour voir si j'étais encore là. Je ne peux pas savoir qui il (ou elle) était, peut-être même une personne à chaque fois différente... Mais sa persévérance fidèle m'a touchée. Je suis revenue aussi parce que cette drogue douce qu'est l'écriture spontanée d'un "journal publique" tenu assez régulièrement (discipline!), à l'arrache, sans préparation laborieuse, sur le vif et sans brouillon me fait tellement de bien! En espérant que quelques personnes, même peu nombreuses, partagent ce plaisir.

 

 

   J'ai eu la satisfaction de recevoir la visite de ma nièce hongroise pendant une semaine. Elle a pu voter au consulat de Hongrie à Paris et passer quelques jours entre cousins avec mon fils et sa famille. Ici, chez moi, le silence est de retour, après les rires et les conversations ininterrompus jusqu'au matin pluvieux du samedi dernier où nous avons pris la route vers l'aéroport de Charleroi. A mon retour à la maison, la pluie qui pleurait son départ, s'est arrêtée net. Vient le tour des mots silencieux.

   

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Un beau week end dans la Baie de Somme

16 Mars 2026, 18:28pm

Publié par Flora bis

   Des souvenirs remontent à 10 ans ou plus, aux temps où nous passions des semaines des vacances d'été à Abbeville, plus exactement sur les plages de Fort Mahon ou du Touquet... D'ailleurs, de toute saison, nous nous y sommes retrouvés en famille, de Paris et du Nord, à mi-chemin, pour des anniversaires et pour des réveillons aussi...

   Le weekend dernier, le vingtième anniversaire de ma petite-fille aînée a servi de prétexte pour renouveler ces lointains souvenirs. Nous étions sept à occuper une maisonnette dans un village vacances, par un temps splendide qui s'est transformé le soir en un orage inattendu avec éclairs et averse de grêlons... Le lendemain, nous nous sommes offert une promenade à Quend plage, quasiment désert un dimanche matin. Le chien des enfants s'est dépensé en des courses folles, en liberté sur le sable mouillé et nous avons  pris notre dose d'oxygène et d'iode pour les semaines à venir!

Un beau week end dans la Baie de Somme
Un beau week end dans la Baie de Somme
Un beau week end dans la Baie de Somme

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Grand périple hivernal

2 Mars 2026, 03:16am

Publié par Flora bis

   Ça y est, le périple de 3500 km (aller/retour) à travers l'Europe que je redoutais tant à cause de la menace de neige, s'est achevé hier midi... Partis samedi 21 février vers 18 h avec mon fils, nous sommes arrivés au but - dans la maison de mon enfance qui lui appartient désormais - le lendemain, vers 10 h du matin... S'en sont suivis 5-6 jours chaleureux de retrouvailles, avec la famille et les lieux que nous aimons revoir ou simplement avec le grand soleil, éclatant sur la toile d'un azur immaculé... Mais le fond de l'air était plutôt frisquet, jusqu'à -2 degrés la nuit.

    On sent dans l'atmosphère et sur les visages soucieux des gens l'approche des élections parlementaires et la fin de règne de V. Orbán possible, au pouvoir depuis 2010. La plupart des gens semblent désabusés, comme s'ils ne croyaient plus aux changements réalisables, alors qu'ils ont enfin un candidat d'opposition crédible!... On les comprend : après tant de déceptions, ils ont du mal à accorder leur confiance...

   En province, les gens se couchent tôt : j'ai pu commencer ma rééducation de sommeil! Avec mon fils, les soirées étaient paisibles, sans télé, sans ordinateurs. Des parties de cartes (qu'il gagnait beaucoup!), de la lecture aussi. Je me suis retenue : j'ai acheté un seul livre, pensant aux montagnes qui m'attendent dans toutes les pièces de la maison!

à droite, la tonnelle de vigne est encore en plein sommeil hivernal

à droite, la tonnelle de vigne est encore en plein sommeil hivernal

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Rituels de fin d'année

3 Janvier 2026, 17:01pm

Publié par Flora bis

   Nous avons la capacité de "visualiser" les jours, les semaines, nous donnons mentalement des couleurs aux unités du temps, inventées pour nous-mêmes, sans doute pour tenter de nous repérer dans son écoulement. Tiens, "écoulement'" : nous visualisons donc le temps comme un cours d'eau qui s'enfuit devant nous, obstiné, inarrêtable et pas forcément linéaire... Il contourne des obstacles, ralentit ou accélère mais ne coule jamais vers la montée : il suit une pente douce, devient parfois cascade ou déluge...

   Je m'égarais ainsi dans mes raisonnements qui se déclenchent immanquablement comme des cercles concentriques d'approche, tandis que je tourne autour du sujet qui n'a rien à voir("comme le chat autour du plat de gruau brûlant"  -  je traduis du hongrois cette expression qui me revient à chaque fois) pour me lancer, tout en visualisant le gros chat tigré méfiant... Alors que je voulais évoquer tout simplement le réveillon de Noël chez les enfants, le plaisir éprouvé à partager leur compagnie, cette ambiance gaie et un brin solennelle quand chacun revêt, de pied en cap, son habit de lumière ou son pull de Noël!... On s'affaire à la cuisine et à la cave, autour des cadeaux, sourire aux lèvres : c'est Noël, avec ou sans crèche, comme on veut.   

 

 

Une semaine plus tard, on se prépare à la rencontre de la nouvelle année, souvent avec des amis. Aussi loin que je me souvienne, j'ai attendu les 12 coups de minuit debout, un verre à la main. Ainsi, ce moment fulgurant, à peine saisissable devient un vrai seuil à franchir, si possible en amicale compagnie, car ce sera un présage pour l'année nouvelle. Embrassades, voeux de bonheur et de santé, les plus sincères! Ces rituels sont indispensables pour la cohésion familiale et sociétale, autrement dit : pour notre bien-être, notre santé mentale et émotionnelle. Pour notre bonheur si convoité et espéré...

 

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Petit retour nostalgique...

6 Décembre 2025, 20:24pm

Publié par Flora bis

    Le 6 décembre... Les souvenirs d'enfance affluent et le monde chavire. Je revois les chaussures fraîchement cirées, alignées dans l'entrée ou  -  dans la fenêtre à double vitre, c'est à dire, avec les 2 vitres séparées d'une vingtaine de centimètres que l'épaisseur du mur en torchis permet! Elle isole bien du froid à -20° en hiver et de la grosse chaleur de plus de 30° en été. Et les chaussures d'enfants tiennent bien entre les 2 vitres pour que Mikulás puisse les remplir en passant la main par la vitre extérieur qu'un complice entr'ouvre de l'intérieur pour le temps de l'opération. La magie émerveille autant les enfants que les adultes qui en sont les heureux opérateurs! Mais Saint-Nicolas ne les oublient pas non plus et les chaussures de toute la famille attendent sagement à l'entrée pour être remplies de friandises et de noix argentées ou dorées!

 

 

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Fin de novembre en beauté

30 Novembre 2025, 21:30pm

Publié par Flora bis

   Aujourd'hui, le ciel a fait la fête au dernier jour du novembre : bleu étincelant après la grisaille épaisse d'hier. Soleil éblouissant, sans le vent qui aurait gâché la fête. Il n'y a que les gens de notre région pour remarquer pareil phénomène que la rareté rend exceptionnel.   

En famille, nous avons fêté l'anniversaire de mon fils, samedi soir chez moi, dimanche midi chez les parents de ma belle-fille, toujours les mêmes sept personnes. Ainsi, nous profitons pleinement des 24 heures, tous ensemble, dans une ambiance chaleureuse que j'aime tant. Pourtant, tout le monde était fatigué : mes petites-filles, surchargées par les contrôles d'une année de baccalauréat pour l'une, par les horaires lourds d'un stage d'étude pour l'autre, leurs parents par la vie professionnelle. Il n'y a que le chien Oméga qui affichait une forme étincelante, en faisant une course incessante entre le fond du jardin et le canapé du salon... Ma belle-fille, avec sa discrétion efficace habituelle, m'a donné un précieux coup de main dans la préparation du repas et dans la disparition miraculeuse de toute la vaisselle. La génoise, pour le fond de l'omelette norvégienne, je l'ai préparée la veille et le clou du spectacle a bien marché! Tout le monde avait l'air content. On s'est donné RDV pour fêter Noël chez eux.

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Un vieux cahier en témoin

1 Novembre 2025, 03:56am

Publié par Flora bis

   Saisir le dernier jour du mois pour tenter de rattraper mon retard, c'est bien moi... En sachant, de plus, que c'est impossible. Ce constat mènerait bien plus loin, mais je ne récolterais que des regrets inutiles. 

   Derrière moi, des jours chargés des préparatifs pour fêter quatre anniversaires automnaux, des courses et des coups de fil innombrables. Depuis samedi, c'est l'arrivée des enfants, le bonheur, les rires et le sommeil rassuré, profond comme à chaque fois que je ne dors pas seule dans la maison. Mon fils et ma plus jeune petite-fille ont pu rester quatre jours de plus, un petit supplément de cadeau. 

   Restée seule de nouveau, mes pensées se réfugient dans le passé... Avec une amie, nous en avons parlé hier : faut-il fuir les tentations de la nostalgie? Nous empêche-t-elle de vivre notre présent? Oui, je l'avoue, le passé se fait souvent refuge, à condition d'éviter certains souvenirs, dangereux comme des sables mouvants. L'avenir, de toute façon, est désormais derrière moi et il rétrécit de jour en jour comme peau de chagrin. Quant au présent, j'essaie de le vivre aussi riche que possible  -  même si ce "possible" est trop mince à mon goût pour en nourrir mon (blog) quotidien...

  La mémoire est une matière vivante, mouvante, changeante; elle transforme parfois le vécu que nous croyions immuable, fixé une fois pour toutes. Je viens d'en avoir la preuve éclatante et vaguement douloureuse comme un bleu à l'âme... Je referme le vieux cahier de la marque "Общая тетрадь" que je garde près de moi depuis 1969-70... Oui, depuis ces années-là, il a traversé beaucoup de déménagements et de bouleversements alors totalement imprévisibles. Nous l'avons entamé avec Marie à Moscou (pour fixer nos souvenirs que nous pressentions mémorables!) au moment où nous y sommes arrivées à la fin du mois d'août 1969, pour l'année universitaire, en stage de langue et civilisation russe et soviétique... Logées avec des étudiants russes et étrangers dans une bâtisse ancienne non loin du stade Loujniki, nous étions quatre par chambre : dans la nôtre, Marie et moi, nous étions deux Hongroises en compagnie d'une Russe, Natacha et une énigmatique Bulgare, Angelina.   

Voyage en Ouzbekistan; au premier plan, moi avec une fleur dans les cheveux

   Quelle plongée dans le cahier, survolant presque toute l'année avec les événements au rythme échevelé de nos vingt ans! J'ai l'impression que nous n'étions jamais fatiguées! Les cours, les voyages aux pays baltes, en Asie Centrale, en Géorgie et en Arménie, les soirées d'étudiants, les études en bibliothèque et les nombreuses soirées de théâtre!... Sans compter la vie de tous les jours dont les événements nous réservaient souvent des rebondissements insolites! Tout cela pour enrichir sans cesse notre vocabulaire jusque là plutôt livresque... 

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Je ne peux pas faire autrement!...

14 Août 2025, 12:14pm

Publié par Flora bis

   Je viens de boire un espresso, destiné à donner le petit coup de fouet à mon cerveau embrumé par la chaleur. Même si mes jambes deviennent défaillantes, j'aimerais bien qu'à l'étage supérieur, les rouages résistent encore à la canicule et aux ravages du temps...

   Depuis peu, je découvre en moi des gestes, des habitudes de ma mère qui, venant d'elle, m'exaspéraient... Souvent, je lui reprochais de "traîner les pieds" et d'accrocher ainsi les tapis qui couvraient le sol de toutes les pièces de la maison de mon enfance. Tout comme la mienne, maintenant. Ma mère avait des problèmes d'hypertension et je vivais dans l'angoisse permanente qu'elle ne tombe. Régulièrement, elle me donnait des nouvelles de ces chutes dont elle arrivait à se relever seule pendant longtemps, avec des bleus certes mais sans fracture. Oui, ça tenait du miracle  -  ou de son squelette  solide...

   Depuis quelque temps, je m'aperçois que la cause de mes chutes assez fréquentes est le fait que je traîne les pieds... Non pas par paresse ou nonchalance mais parce que je ne peux pas faire autrement... Et si en plus je me dépêche, la chute n'est pas loin, violente, traumatisante, avec des conséquences imprévisibles... Ayant pris conscience de la chose,  je lutte pour m'en défaire tout en rendant hommage à ma mère pour ces petites leçons de l'au-delà, du temps qui s'écoule, de l'âge qui tente de prendre le pouvoir.

  

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