Le blog de Flora
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Semaine trépidante en famille, avec le soleil en cadeau

23 Septembre 2024, 10:17am

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Publié par Flora bis

   Après une semaine trépidante où toutes mes habitudes se sont retrouvées suspendues, me revoici de retour dans "mon coin" intime devant mon ordinateur. Dehors, comme une petite musique d'humeur adéquate, la pluie tombe averse. Après une semaine ensoleillée, idéale pour le programme intense que nous avons proposé, mon fils et moi, à ma nièce et son mari pour leur court séjour. Merci pour ce cadeau à qui de droit...

Le lendemain de leur arrivée, nous sommes partis pour gagner Paris, en longeant la côte normande. Petit détour avec pauses à Honfleur et à Deauville, accompagnés par le soleil et la brise de la mer, agrémenté par un petit resto parmi les bateaux...

   Le lendemain, j'ai abandonné le trio à la promenade dans le Marais, à la place des Vosges et à l'île de la Cité, préférant le recueillement parmi les merveilles de l'Abbaye de Cluny, devenue le Musée du Moyen Âge, à deux pas de la Sorbonne. J'ai parcouru la plupart des salles en coup de vent, réservant l'essentiel de mon temps à "La Dame à la Licorne" (visible à mon article précédent sur ce blog)... Je suis restée presque deux heures face à la célèbre tapisserie du 15e siècle qui occupe les murs de la salle 21. Ouvrage fascinant en six parties, tissé de laine et de soie, avec des détails de la faune et de la flore abondants, chargé de symboles qu'on n'a pas fini de déchiffrer.

   Le jour suivant, nous sommes allés à Montmartre. Mon fils avait à faire ailleurs, nos invités ont arpenté la place du Tertre, le Sacré Coeur et les innombrables petites rues pentues de Montmartre, pendant que moi, j'ai visité l'exposition de Marc Bourlier dont j'admire depuis longtemps les statuettes en bois flotté... J'ai même commis une pure folie en achetant un des ouvrages, en me disant qu'en matière de folies, il en serait sans doute la dernière...

l'ouvrage de Marc Bourlier sur mon mur

   Après un dernier jour chez moi pour décompresser, toujours au soleil, ma nièce et son mari ont repris l'avion hier, aux aurores... J'ai passé la journée dans mon fauteuil, à somnoler devant la télé. Les jambes commencent à aller mieux...

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"A mon seul désir"

4 Septembre 2024, 16:01pm

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Publié par Flora bis

   Début de septembre... La chaleur quasi caniculaire, après une légère hésitation, s'est laissé effacer par une averse nourrie. Le jardin en avait besoin, nous aussi qui cherchions de l'air dans l'atmosphère lourde.

   Quant à moi, je cherche non seulement ma respiration mais aussi mes repères. J'ai besoin de temps, désespérément, et j'en gaspille par poignées!... Comme si, au fond de moi, je fuyais le moment fatidique où je devrais m'y mettre pour de bon... Faire la chose à laquelle j'aimerais consacrer le plus clair de mon temps, celle qui me donne le sentiment incomparable d'être vivante. Voir cette chose finie, achevée, existante. Jusqu'à l'extinction du désir de faire, de créer... Dieu a eu besoin de sept jours pour cela, dit la Bible, moi, beaucoup plus! Encore que, depuis l'achèvement de la création du monde, le vieux créateur ne manque pas de boulot pour corriger son Oeuvre, essayer de la sauver de toute sorte de périls dont les rejetons en surnombre de son couple initial  -  à son image!  -  la menacent!

   Bref, je décide de m'apporter à moi-même la preuve du courage, de la ténacité qui sont nécessaires pour aller jusqu'au bout de mon désir. Bannir la pusillanimité qui susurre à l'oreille en permanence : tu manques de persévérance, de foi, de talent, d'imagination, à quoi bon? Le monde ne s'arrêtera pas de tourner sans tes efforts ridicules et prétentieux. De toute façon, il poursuivra sa course folle jusqu'à sa perte et personne ne s'apercevra de ta disparition, pas plus que de ton existence.

   N'empêche... Ce qui reste entre l'Alpha et l'Oméga de cette existence minuscule qu'est mon Univers et mon Eternité, sera arrimée "à mon seul désir"...

"A mon seul désir"

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Noces d'or... + 1

25 Août 2024, 17:55pm

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Publié par Flora bis

   Un 25 août. Il y a des dates qui s'impriment dans notre esprit de façon si tenace que nous y revenons tous les ans. Façon pèlerinage. Anniversaires de toute sorte.

   Au départ des courses, je n'aurais jamais imaginé atteindre les noces d'or. 50 ans de mariage!... Cela semblait si loin... Surtout à notre époque où les mariages longs deviennent rares (les courts aussi)...

   Quand-même... Il faut croire que les contes de fée ont la peau dure. D'habitude, ils se terminent au point culminant de l'histoire, avec la promesse d'une longue vie ensemble, garnie de beaucoup d'enfants.

   C'était aussi mon souhait, mon idéal, en dépit des exemples nombreux de mariages ratés autour de moi. Des conseillers dégrisés me prévenaient, impitoyables, que la réalité ne correspondrait pas aux contes de fée. Peine perdue! On imagine toujours qu'on fera mieux que les oiseaux de malheur, qu'ensemble, on triomphera sur les obstacles et le mauvais sort.

   J'ai atteint les 50 ans de nos noces d'or toute seule. La mort a eu le dernier mot.

   Est-ce que cela compte dans le lot des cinquante, ces noces bancales où l'on danse seule depuis 18 ans?...

Noces d'or... + 1

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Mort d'un monstre sacré

18 Août 2024, 19:49pm

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Publié par Flora bis

     Alain Delon vient de mourir.

   Pourquoi suis-je frappée tant par cette nouvelle, alors que la fin de sa vie s'étalait déjà depuis longtemps et si péniblement sur les pages des magasines en mal de sensations et si prompts à déchiqueter les idoles?... Pour suggérer sans doute que les célébrités ont eux aussi leur lot de malheurs et d'humiliations. Que finalement, devant la mort, les gâtés et les ratés de la fortune se retrouveront égaux, nus et démunis. Maigre consolation.

   Delon semblait passablement agacé quand on lui parlait de sa beauté comme son premier atout, sans doute parce qu'il soupçonnait un manque de reconnaissance pour son talent d'acteur. Comme tout artiste instinctif qui n'a pas eu de formation artistique consacrée (foule de peintres, musiciens, saltimbanques  -  seuls les écrivains et poètes font exception) il éprouvera toute sa vie un sentiment caché de dilettante... Seul son orgueil démesuré l'aidait à contrebalancer cette souffrance. Sa beauté irrésistible, cadeau du ciel, faisait intimement partie de sa personnalité, il fallait faire avec et même s'en servir beaucoup, à l'occasion. Elle le rendait non seulement irrésistible, mais aussi inaccessible. On l'aimait ou pas, on ne pouvait s'empêcher de tomber sous le pouvoir de son magnétisme. Il avait deux ans de moins que son copain et rival, Jean-Paul Belmondo qui est mort, lui aussi, à 88 ans. A l'encontre d'un Belmondo, que le public surnommait Bebel, Delon n'avait pas de petit nom affectueux et familier, on l'appeleit "Delon" et personne n'aurait osé l'aborder dans la rue...

   A défaut de pouvoir l'aimer, on l'admirait, comme une étoile solitaire et lointaine. Il a travaillé avec de très grands réalisateurs, il a parfois changé de registre, revenant invariablement aux gangsters ou flics ténébreux, la flingue à portée de main, regard d'acier, pénétrant, avec, parfois, un voile  d'inconsolance. Il a souhaité reposer dans sa propriété, parmi les tombes de ses malinois préférés, plus fidèles et moins décevants que les humains...

 

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Dilemmes

6 Août 2024, 12:29pm

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Publié par Flora bis

 

 

J'ai décidé (pour la n-ième fois) que je cesserais de m'énerver contre la bêtise, cet héritage incommensurable que l'humanité trimballe avec elle depuis les commencements où elle a réussi à "tailler" son premier silex. Bien sûr, je n'ai pas l'orgueil de me soustraire à ce destin commun. On se révolte contre la bêtise des autres, la plupart du temps, sans voir la sienne propre. Et souvent, cette bêtise porte le nom de "conviction"...

On a pourtant besoin de quelques convictions solides, sans oublier qu'il est sain de les remettre sur la balance, de temps à autres. A moins que, pétrifié sur une échelle de sa propre évolution, on soit incapable de bouger.

   A partir de ce simple constat, il faut bien réfléchir, avant de choisir son cible. Vos amis se raréfieront, vos ennemis seront légion.

 

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Difficile de quitter les écrans!

31 Juillet 2024, 20:12pm

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Publié par Flora bis

   Au retour des courtes mais intenses vacances en Hongrie, après quelques retrouvailles avec des amies sous les parasols, lessives et rangements, courses alimentaires et RDV médicaux, les Jeux Olympiques pouvaient débuter, pour que les polémiques rances laissent enfin la place au vrai enthousiasme d'un public nombreux que même la pluie diluvienne de la soirée inaugurale n'a pu décourager. C'était un spectacle inventif, audacieux et généreux!

   Il a été très long mais au moins, j'étais à l'abri de la pluie devant mon écran. Il m'a éblouie, avec quelques réserves... Et c'est normal, les goûts ont encore le droit de ne pas être uniformes! Mais il a révélé l'antagonisme existant entre les conservateurs et les générations plus jeunes  -  à moins que ce ne soit pas l'âge, plutôt une vision du monde radicalement différente qui les sépare! Je penche plutôt pour cette dernière hypothèse.

   "Il fallait la censurer!" réclament des voix sur certaines pages des différents réseaux (dont des hongrois, peu habituées à des époques où la liberté des opinions et leurs expressions remplace la censure qui dicte la voie.) "C'est révoltant!", voire "à vomir!", entonnent d'autres en coeur, de Poutine à Orbán et à Trump, éructant contre l'Occident décadent. Il me manque, certes, quelques références de jeux vidéos ou de musiques contemporaines pop, ou d'attirance pour certains phénomènes comme les drag-queens mais il ne me viendrait pas à l'idée de les interdire... Au lieu de jouer les Savonarole, j'essaie de comprendre mon époque.

   Si j'écoute mes propres goûts, ils me mèneraient plutôt vers la vision de Sofiane Pamart et Juliette Armanet sur leur barque en feu, de Guillaume Diop, danseur étoile sur le toit de l'Hôtel de Ville, de la Marseillaise sous la pluie par la magnifique mezzo soprano Axelle Saint-Cirel depuis le toit du Grand-Palais. J'ai admiré le cheval galopant sur les flots de la Seine pour apporter la flamme, la vasque majestueuse enflammée s'envolant en montgolfière, Céline Dion interprétant la si symbolique chanson de Piaf. Le tableau polémique pour certains de Bacchus peint en bleu, interprété par Philippe Catherine ne m'a pas choquée du tout, j'étais à mille lieux de penser à la caricature de la Cène de Leonardo. J'aime surtout son humour et la liberté de secouer les esprits sclérosés! "De toute façon, il n'y a pas plus pacifique qu'un nu : pas moyen de cacher une arme sur lui", résume-t-il la polémique inutile... Quelle tempête soulevée dans un verre d'eau! Souvent, par manque de culture de la part des uns et des autres... Contentons-nous de nous régaler des exploits sportifs, dans une communion enthousiaste.

 

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Gamberge inutile

25 Juillet 2024, 12:14pm

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Publié par Flora bis

   Pour écrire, ou au moins, nettoyer la jungle du jardin, bouger du point mort de l'impuissance fustigée voire niée par les champions de la volonté, par l'armée de petits procureurs gorgés de convictions  -  que faudrait-il faire?...

   Je suis la première à en souffrir, en déplorant amèrement le temps précieux enfui, gaspillé! Le choeur accusateur ne fait qu'augmenter le poids de ma culpabilité, m'intime avec l'autorité de ceux qui savent qu'au lieu de me lamenter, je n'ai qu'à me secouer les puces... Immanquablement, surgit dans ma mémoire l'image  -  d'il y a au moins 50 ans  -  de ma belle-mère qui n'a jamais manqué ni de volonté ni de courage et qui un jour, me voyant paralysée au fond de la détresse, m'a mis dans la main une éponge et et un flacon de Cif : "Tiens, va astiquer la baignoire, tu te sentiras mieux!" Et ça a marché, la méthode "sans ménagement" et l'activité qui ne demande pas de gamberge, m'a fait bouger du point mort... Pour un temps.

   Au fond, je sais que j'ai besoin de cela : de la nécessité incontournable ou de l'autorité qui m'imposent de bouger, de faire quelque chose qui me sort de la léthargie, parfois vers un acte totalement anodin... L'autorité que par ailleurs, j'ai du mal à supporter, contre laquelle je me révolte, tout en reconnaissant tacitement, plus tard, son utilité pour combattre ma pusillanimité.

   J'ai commencé cette note dans cet esprit-là : faire quelque chose, même insignifiant, pourvu qu'à mes yeux, je cesse d'être l'impuissante qui n'arrivera à rien, parce qu'au fond, elle ne croit pas que l'agitation sauvera l'homme... Pourtant, mes intentions, initialement étaient volontaires et optimistes.

Gamberge inutile

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Retour au bercail

16 Juillet 2024, 18:18pm

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Publié par Flora bis

   Je devrais dire : du bercail d'ici vers le bercail initial... et je retombe aussitôt dans le piège des identités. Celles que j'essaie de concilier, d'enrichir mutuellement l'une par l'autre, depuis bientôt 51 ans. Et ce voyage  -  pour ne pas dire "pèlerinage"  -  annuel me plonge invariablement dans les mêmes joies et les mêmes peines. Soulagements et écorchures du coeur.

   Les personnes si importantes de ma vie d'autrefois  -  celle de "là-bas"  -  se pressent autour de moi en fantômes bienveillants, parents et grands-parents, frère, oncles et tantes, même les voisins, figurants si indispensables pour compléter le décor. Ce décor qui, d'année en année, ne cesse de se métamorphoser.. Tout comme moi-même qui ferai partie de leur nombre à mon tour. Une photographie pâlissante dans un album que les générations futures essaieront de deviner : "Qui était-ce déjà, cette inconnue sur l'image délavée?..."

   Tout cela n'est pas triste... Il convient de regarder les choses de la vie en face; la nécessité de bien vivre, aussi bien que possible, la parcelle qui nous est impartie... Comme un cadeau, un miracle, une grâce ou une chance, chacun selon ses convictions ou son imaginaire.

   On dirait que le périple que je viens d'accomplir vers mon pays natal me transforme en philosophe de comptoir! A chaque fois, une confrontation entre passé et présent devient nécessaire. Pendant la petite semaine, deux rencontres avec le passé m'attendaient. Avec deux étapes décisives de ma vie : la première, avec six anciens camarades du lycée (le bac en 1966!) et la deuxième avec mes anciennes élèves que j'ai quittées en 1974, après seulement deux ans passées avec elles, pour suivre Gilbert vers l'inconnu : son nouveau poste en Algérie.

   Les deux rencontres ont été riches en émotions. Le temps me semblait à chaque fois trop courte! Tant de choses importantes restaient à évoquer! Des anecdotes nous ramenant dans une jeunesse encore pleine d'espoirs, des récits de nos vies face aux espoirs d'antan... Et surtout : une pause en silence, les yeux dans les yeux, pour communiquer l'indicible.

  

photos 1-2. avec mes camarades du lycée, à 41° à l'ombre 3. avec mes anciennes élèves
photos 1-2. avec mes camarades du lycée, à 41° à l'ombre 3. avec mes anciennes élèves
photos 1-2. avec mes camarades du lycée, à 41° à l'ombre 3. avec mes anciennes élèves

photos 1-2. avec mes camarades du lycée, à 41° à l'ombre 3. avec mes anciennes élèves

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Note d'humeur

27 Juin 2024, 13:55pm

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Publié par Flora bis

   Petite canicule, comme un signal que l'été se décide enfin d'arriver. La maison est encore supportable, elle reste calfeutrée dans la journée.

   Dans le pays, les militants sont sonnés ou en surchauffe : c'est le K.O. debout après la dissolution énigmatique de l'Assemblée que beaucoup essaient encore de déchiffrer. L'annonce des législatives express que personne n'a vraiment le temps de préparer. Les média sont en ébullition : plusieurs rebondissements par jour, quelle aubaine inattendue au lieu de la douce somnolence de l'été à laquelle on se préparait, une fois les élections européennes bouclées... A sa place, un malaise incertain, des hésitations, des procurations en masse et une grande incertitude. Coup de poker du Président qui se croit maître des horloges... S'il voulait muscler sa majorité au Parlement avec cet électrochoc, il se retrouve non pas en majorité absolue mais en minorité certaine... Ses actions positives passées disparaissent derrière les effets irritants de sa personnalité qui, pourtant, dès sa première investiture (2017) sautaient aux yeux : personnalité narcissique que l'on a habitué dès son enfance à la certitude de son charme irrésistible, pas loin du génie devant lequel tout le monde s'incline, y compris les plus puissants de la terre. Dès le début, visite éclair de Trump au défilé du 14 juillet (que ce dernier a manifestement trouvé trop long ainsi que la première dame "relativement bien conservée pour son âge", lui a-t-il dit en guise de compliment). Un peu plus tard, il s'offre Poutine à Versailles pour lui en mettre plein les yeux, l'éblouir du faste occidental et le mettre ainsi dans sa poche, par son charme juvénile et irrésistible. Du moins le croit-il. Enfin un président jeune et dynamique qui sait ce qu'il veut et qui va vite! A la place d'habituels vieux barbons qui trainent les pieds...

   Audace, rapidité, posture jupitérienne, puisque du haut de l'Olympe, on a une meilleure vision du monde!... Dernièrement encore, visite éclair d'à peine 24 h en Nouvelle-Calédonie pour régler la crise en deux temps trois mouvements!... La déception de ses partisans n'a d'égal que l'espoir qu'il avait suscité il y a sept ans.

(image du Net)

 

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Revivre au soleil

23 Juin 2024, 21:49pm

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Publié par Flora bis

   Nous sommes aux alentours du solstice d'été, au point culminant de la lumière : les jours les plus longs de l'année, les plus propices aux veillées, aux dîners qui se rallongent sur les terrasses dans le parfum des chèvrefeuilles et la tiédeur de l'été naissant. Je garde en mémoire ces moments magiques de plénitude où l'on s'autorise de humer l'éternité de l'instant... (tout en essayant d'oublier le chant discret des moustiques lorsqu'ils paraissent)

   Ce mois-ci, j'aurai du mal à tenir les 4-5 notes sur mon blog. Pourtant, les sujets ne manquent pas! C'est plutôt le temps de se poser dans le calme qui devient rare pour saisir l'inspiration. Je cours après les préparatifs des vacances, une procuration pour les élections surprises concoctées par le Président (qui pourraient bien lui péter à la figure...), les cadeaux à dénicher, des RDV médicaux et les dernières lessives ajournées à cause des pluies incessantes etc... Juste après une ultime réunion associative de fin de saison, avec deux amies, nous avons quand-même pris le temps d'une petite soirée resto très gaie, pleine de rire et d'autodérision, mais aussi de projets pour l'avenir plus ou moins proche. Cela fait du bien.

   Je guette avec quelques suspicions le ciel pour l'instant bleu immaculé : pendant combien de temps va-t-il nous accorder ce plaisir rare? Il m'a habituée, depuis les 34 ans que j'habite ici, à prendre ses rares cadeaux  avec retenue comme des enfants sages dressés par des parents intraitables et austères : sans montrer de joie excessive, en n'y croyant qu'à moitié.

   Cet après-midi, j'ai quand-même sorti mon parasol vert, pour prendre sous son ombre, café et thé avec une amie. Pour parler de vie, de mémoire et de littérature...

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