Le blog de Flora

Note d'humeur

27 Juin 2024, 13:55pm

Publié par Flora bis

   Petite canicule, comme un signal que l'été se décide enfin d'arriver. La maison est encore supportable, elle reste calfeutrée dans la journée.

   Dans le pays, les militants sont sonnés ou en surchauffe : c'est le K.O. debout après la dissolution énigmatique de l'Assemblée que beaucoup essaient encore de déchiffrer. L'annonce des législatives express que personne n'a vraiment le temps de préparer. Les média sont en ébullition : plusieurs rebondissements par jour, quelle aubaine inattendue au lieu de la douce somnolence de l'été à laquelle on se préparait, une fois les élections européennes bouclées... A sa place, un malaise incertain, des hésitations, des procurations en masse et une grande incertitude. Coup de poker du Président qui se croit maître des horloges... S'il voulait muscler sa majorité au Parlement avec cet électrochoc, il se retrouve non pas en majorité absolue mais en minorité certaine... Ses actions positives passées disparaissent derrière les effets irritants de sa personnalité qui, pourtant, dès sa première investiture (2017) sautaient aux yeux : personnalité narcissique que l'on a habitué dès son enfance à la certitude de son charme irrésistible, pas loin du génie devant lequel tout le monde s'incline, y compris les plus puissants de la terre. Dès le début, visite éclair de Trump au défilé du 14 juillet (que ce dernier a manifestement trouvé trop long ainsi que la première dame "relativement bien conservée pour son âge", lui a-t-il dit en guise de compliment). Un peu plus tard, il s'offre Poutine à Versailles pour lui en mettre plein les yeux, l'éblouir du faste occidental et le mettre ainsi dans sa poche, par son charme juvénile et irrésistible. Du moins le croit-il. Enfin un président jeune et dynamique qui sait ce qu'il veut et qui va vite! A la place d'habituels vieux barbons qui trainent les pieds...

   Audace, rapidité, posture jupitérienne, puisque du haut de l'Olympe, on a une meilleure vision du monde!... Dernièrement encore, visite éclair d'à peine 24 h en Nouvelle-Calédonie pour régler la crise en deux temps trois mouvements!... La déception de ses partisans n'a d'égal que l'espoir qu'il avait suscité il y a sept ans.

(image du Net)

 

Voir les commentaires

Revivre au soleil

23 Juin 2024, 21:49pm

Publié par Flora bis

   Nous sommes aux alentours du solstice d'été, au point culminant de la lumière : les jours les plus longs de l'année, les plus propices aux veillées, aux dîners qui se rallongent sur les terrasses dans le parfum des chèvrefeuilles et la tiédeur de l'été naissant. Je garde en mémoire ces moments magiques de plénitude où l'on s'autorise de humer l'éternité de l'instant... (tout en essayant d'oublier le chant discret des moustiques lorsqu'ils paraissent)

   Ce mois-ci, j'aurai du mal à tenir les 4-5 notes sur mon blog. Pourtant, les sujets ne manquent pas! C'est plutôt le temps de se poser dans le calme qui devient rare pour saisir l'inspiration. Je cours après les préparatifs des vacances, une procuration pour les élections surprises concoctées par le Président (qui pourraient bien lui péter à la figure...), les cadeaux à dénicher, des RDV médicaux et les dernières lessives ajournées à cause des pluies incessantes etc... Juste après une ultime réunion associative de fin de saison, avec deux amies, nous avons quand-même pris le temps d'une petite soirée resto très gaie, pleine de rire et d'autodérision, mais aussi de projets pour l'avenir plus ou moins proche. Cela fait du bien.

   Je guette avec quelques suspicions le ciel pour l'instant bleu immaculé : pendant combien de temps va-t-il nous accorder ce plaisir rare? Il m'a habituée, depuis les 34 ans que j'habite ici, à prendre ses rares cadeaux  avec retenue comme des enfants sages dressés par des parents intraitables et austères : sans montrer de joie excessive, en n'y croyant qu'à moitié.

   Cet après-midi, j'ai quand-même sorti mon parasol vert, pour prendre sous son ombre, café et thé avec une amie. Pour parler de vie, de mémoire et de littérature...

Voir les commentaires

Les temps sont dûrs pour ceux qui aspirent au repos...

15 Juin 2024, 19:30pm

Publié par Flora bis

   Cela fait 15 jours que n'ai pas pu revenir sur mon blog. Des réunions, des RDV médicaux et d'autres préparatifs se sont dressés devant moi comme des obstacles à franchir à la hâte avant de prendre enfin le train pour passer quelques jours chez les enfants. J'en suis revenue depuis 2 jours. Fatiguée mais enrichie de tant de beaux moments en leur compagnie.

   Avant tout, il y a eu le spectacle de la fin de saison pour Alice, ma petite-fille plus jeune, tandis que la plus grande est plongée dans les préparatifs du bac. 12 enfants sur scène, une pièce "Cluedo" écrite par l'animatrice-metteuse en scène dynamique, ont conquis la salle!

   Le lendemain matin, en guise de cadeau pour la fête des mères, nous avons pris la direction d'un de mes musées préférés, le Musée d'Orsay pour visiter le spectacle immersif dans une réalité virtuelle à l'aide des casques sur les yeux. Nous avons été transportés, enchantés, en 1874, à l'époque de la première exposition des artistes jeunes et rebelles contre l'art académique : les futurs "impressionnistes" (Monet, Degas, Manet, Berthe Morisot, Renoir, Pisarro, Césanne, Basille), dans le Paris métamorphosé par le baron Haussmann. Pendant presque 1 heure, nous déambulions avec les peintres à travers les boulevards, des salons d'expositions, au bord de l'eau pour peindre la lumière insaisissable  -  et nous avons même essuyé une averse virtuelle qui semblait tout à fait réelle! Sans compter la promenade sur les toits de Paris, avec le sentiment d'authentiques vertiges sur les frêles passerelles! L'illusion est totale! L'exposition est ouverte jusqu'au 11 août, et pour les détails et réservations, voyez sur le site du Musée d'Orsay "Un soir avec les impressionnistes".

   Le soir à la maison, nous écoutions les résultats des élections européennes dans la désolation, alourdie par l'annonce du Président de la dissolution de l'Assemblée nationale et, dans la foulée, de nouvelles élections législatives. A pas de charge!... Comme si nous avions besoin de nouvelles secousses dans nos vies déjà bien déstabilisées!...

Les temps sont dûrs pour ceux qui aspirent au repos...

Voir les commentaires

De la fierté - ou pas...

30 Mai 2024, 19:11pm

Publié par Flora bis

   Dehors, tout est mouillé, comme presque tous les jours et depuis des mois... En gros, depuis le début de l'automne. Le thermomètre grimpe péniblement  -  et rarement  -  jusqu'à 20°, les radiateurs se remettent en route la nuit pour nous attendre le matin, tièdes. C'est uniquement la peur de la canicule et de son souvenir qui me permet de supporter tant bien que mal le manque du soleil, sans attraper la neurasthénie. La nappe phréatique déborde!

   Une bonne nouvelle : j'ai récupéré ma voiture au bout de presque 3 semaines d'attente. Quel plaisir de la conduire à nouveau! Elle me mène partout, m'attend patiemment devant la porte, tel un cheval harnaché, prêt à galoper! Un week-end chargé en témoigne : des réunions chez moi et ailleurs, une soirée de retrouvailles littéraires chez Muriel et le lendemain, un spectacle théâtral écrit et mis en scène par une autre amie. Ambiances chaleureuses pour faire oublier le ciel maussade.

   Entretemps, j'ai travaillé sur un sujet intéressant reçu de notre dévouée administratrice qui s'occupe de notre blog commun en hongrois, depuis bientôt 15 ans. Une petite dizaine de graphomanes persiste pour l'alimenter. Souvent, le sujet choisi permet non seulement de jouer de la nostalgie mais aussi de réfléchir sur nous-mêmes. Tout comme cette fois-ci : la fierté. Depuis l'enfance, comment avons-nous  vécu ce sentiment? L'avons-nous éprouvé, l'éprouvons-nous encore?

   Dans notre enfance, l'éducation stricte et avare en compliments nous enseignait avant tout l'humilité. Elle n'encourageait guère le développement du sentiment de fierté, ou alors, très discrètement, "à l'étouffée". Être fier avait un petit parfum "d'avoir la grosse tête", de mépriser autrui, ce qui était hautement répréhensible.

   De plus, s'enorgueillir des dons que nous aurions reçus en héritage des parents ou de la nature, éventuellement d'une volonté divine pour certains, ne rimait à rien : nous n'y aurions eu aucune mérite. Pourtant, j'avoue que j'aurais certainement été très fière si j'avais reçu en héritage une belle voix ou une chevelure magnifique à ensorceler le monde entier! Ce n'a pas été le cas. 

   Puis-je être fière d'un certain talent pour le dessin, hérité sans doute de mon père qui l'ignorait lui-même superbement? Ou des facilités à apprendre des langues étrangères qui me permettent de créer des contacts et de me sentir chez moi presque partout? Est-ce ma soif insatiable d'apprendre, ma curiosité envers les gens, à les déchiffrer, les comprendre, à créer des liens, ma nature plutôt fidèle comptent-elles parmi les fiertés possibles? Certes, ce sont des traits positifs à mes yeux mais de là à en être fière, il y a un chemin...

   En conclusion : il y a peut-être une chose dont je suis fière et que je dois surtout à moi-même : c'est le fait d'être en vie. Et je compte cet acharnement à partir de ma venue au monde. Le parcours ressemble parfois à une montagne russe qui vous secoue. Il s'agit de bien s'accrocher pour ne pas tomber du wagonnet... Mon self-control me permet de maîtriser plutôt bien les secousses, les angoisses et les tempêtes, afin de préserver l'apparence de l'équilibre. Ce qui est plus agréable pour tous, y compris - et surtout - pour moi même. 

 

Voir les commentaires

Malgré tout...

20 Mai 2024, 12:43pm

Publié par Flora bis

   Cela fait exactement deux semaines que "mon vandale" personnel  -  à moins qu'il n'ait l'habitude de distribuer son cadeau-surprise à d'autres  -  m'a privée de voiture. Les hasards du calendrier ont fait  que ces 15 jours sont restés immobiles. Ils m'ont fait miroiter un avenir plus ou moins proche où je devrai me débrouiller en abandonnant le peu d'autonomie qui me reste. Sans voiture, je serai condamnée à m'enfermer, à moins que je ne me repose sur la bienveillance des autres, au risque de les lasser... Pas très tentant, cet avenir "radieux"! ("светлое будущее" -  disait le slogan soviétique resté gravé dans ma mémoire...) 

   Vous comprenez mieux mon "passéisme" somme toute récent que mon fils me reproche avec quelque inquiétude : en remémorant ma vie, certes, je réduis les tentatives de me projeter dans un avenir qui ne me suggère pas grande chose qui vaille. Tandis que les incursions dans le passé me permettent de choisir, de recréer les souvenirs heureux, contourner les désastres, les ratages qui attirent vers le fond. 

   Certes, des consolations, j'en reçois des tonnes! J'ai des amis de mon âge qui semblent défier les lois de la pesanteur (alors que je connais leurs problèmes lourds de santé!) D'autres qui ne semblent pas affectés par les aléas du temps qui s'enfuit : même limités dans leur liberté de mouvement, d'activités, ils gardent  -  du moins en apparence  -  leur joie de vivre! Ainsi, ils rendent un fier service aux jeunes, en leur faisant croire que battre des records de longévité est réellement un chemin triomphal! 

   Je ne veux surtout pas les démentir. Puisque je pense sincèrement que vivre est un cadeau. Malgré tout.                                               

Malgré tout...
Malgré tout...

Voir les commentaires

Une semaine de soleil qui aurait pu se passer autrement

12 Mai 2024, 20:36pm

Publié par Flora bis

    Oui, le dimanche soir... Ce n'est pas le moment que je préfère dans la semaine. Mais quelle semaine! Une vraie montagne russe des émotions!

    Le beau temps était revenu mardi ou mercredi. Mais surtout, mon "vandale" à moi, en abîmant ma voiture, il a réussi à pourrir ma vie pour un bon bout de temps ... (Qu'il ne l'emporte pas au paradis!) Une semaine fériée où l'on ne peut joindre personne et l'on n'est pas libre de ses mouvements sans déranger les autres... Heureusement, mes amies en or étaient là pour me dépanner et pour essayer de me distraire! Un soir de cinéma, un goûter bucolique dans un jardin à la pelouse digne d'un terrain de golf rasé de près, de l'assistance à mes courses alimentaires hebdomadaires afin que je ne meure pas de faim et même, une invitation à la répétition d'une pièce de théâtre, suivie d'un café sous un cerisier géant, avec l'essentiel : beaucoup de conversations! Dans ce regain d'énergie du désespoir, j'ai même offert une tonte fraîche à ma pelouse avant le retour du mauvais temps! Certes, le jardin n'est pas encore fignolé dans tous les détails mais la vieille dame a eu droit à un peu de repos avant l'épuisement total... 

   J'avais l'intention de dîner sur ma terrasse, en écoutant le babillage incessant des oiseaux se préparant au silence de la nuit mais le fumet  -  ou  plutôt la fumée  -  du barbecue du voisin m'a cloîtrée à l'intérieur.

 

Voir les commentaires

Semaine de ponts...

8 Mai 2024, 13:38pm

Publié par Flora bis

   Il serait grandement temps de monter dans la salle de bain pour me rendre "présentable" : pour quoi, pour qui?... Exclusivement pour moi. La moitié du pays a pris la route pour des contrées ensoleillées, par conséquent, beaucoup de places sont disponibles dans ma rue habituellement si encombrée. Cette semaine de 5 jours de "vacances" qui fait tellement plaisir aux "forces vives" (elles les méritent amplement!) mais qui rend la vie des "largués" oppressante et déserte en accentuant leur solitude... 

   La fin de la semaine passée a été si réussie que dimanche soir, en raccompagnant une amie, je me suis autorisée (la première fois depuis longtemps!) un soupir de soulagement, presque de joie : tiens, la vie peut-être belle quand-même!... Ce soupir a été suivi aussitôt de la petite sonnerie d'alerte : attention, tu vas le payer cher, ce genre d'abandon à la satisfaction! Je suis habituée à la vie en apnée car, d'ordinaire, les représailles ne se font pas attendre. Il n'en fallait pas plus de quinze heures.

    Une belle réunion vendredi soir nous a plongés dans les réflexions enrichissantes, du baume au coeur pour moi après les retrouvailles avec ma solitude. Dimanche après-midi, une amie est passée et nous avons discuté  -  comme toujours, en profondeur et en constatant avec surprise les nombreuses similitudes dans nos réactions  -  pendant deux bonnes heures. J'ai enchaîné avec une sortie cinéma en compagnie d'une autre amie, finissant la séance au restaurant pour discuter du film à chaud. Tout cela est trop agréable, n'est-ce pas, pour mériter les coups de règle métallique du sort sur les doigts?...

   C'est arrivé le lendemain matin, vers 11 h. Ma voiture était garée sous mes fenêtres, dans la rue (je n'ai pas de garage). En raccompagnant ma voisine, nous découvrons des bris de verre sur le trottoir. La vitre du passager avant est en mille morceaux, la carrosserie enfoncée près de la serrure et la portière ne ferme plus. Il n'y avait rien à voler dans l'auto... C'était en plein jour, sans doute pour un plaisir sadique, une pulsion subite et gratuite (pas pour moi!!!) d'un triste individu dont les problèmes d'une existence nulle, vide de sens ne se résoudront pas pour autant... Même en incognito...

   Voilà, ce n'est pas dramatique, diraient les gens raisonnables, ça arrive à tant d'autres et tout le temps! Il n'y a pas de quoi se retrouver en détresse. J'ai passé le reste du temps au téléphone avec l'assurance, l'expert, le garage agréé, le dépanneur qui devait évacuer la voiture. Juste avant le démarrage des 5 jours de pause sur tout le pays. Le monde devient inaccessible, heureux, en vacances. Je reste cloîtrée, sans pouvoir bouger plus loin que le tour du pâté de maisons pour me dégourdir les jambes. Le ciel est gris, alors que selon la météo, il fait beau dans la majeure partie de la France. Sauf sur cette bandelette au Nord.

 

Voir les commentaires

Amitié

26 Avril 2024, 17:44pm

Publié par Flora bis

Ami(e). Qui ne sait sans doute pas à quel point sa présence aide à vivre... Une présence qui sans même le vouloir, absorbe le désespoir. Comme un animal, compagnie fidèle. Sans essayer de secouer, affirmant, péremptoire, qu'il suffit de vouloir!... 

Je dis souvent mon horreur de peser sur les autres, préférant me réfugier dans les profondeurs de la solitude, abri et prison à la fois. Oui, la prison qui protège et l'abri qui emprisonne. Stratégie de fuite? Je l'assume. De toute façon, et faute de mieux.

Oui, ce n'est pas très courageux : la vie devrait être une prise de risque. J'ai d'autres batailles à mener : pour la survie, encore un peu. Tant que le désir de faire est vivant. Minuscule flamme dans le vent. Elle vacille, mais résiste encore.

 

Voir les commentaires

Une sportive par procuration

20 Avril 2024, 13:22pm

Publié par Flora bis

   Etat des lieux : semaine froide et capricieuse, soleil par intermittence, averses copieuses... Matchs de foot successifs à la télé, avec des "remontadas" spectaculaires mettant les nerfs en pelote. Il n'y avait pas que nos radiateurs qui chauffaient l'ambiance!

   C'est peut-être une introduction inhabituelle pour ma note bloguesque de la semaine et pourtant, je suis bien une connaisseuse du football, initiée par mon mari, preuve éloquente lui-même qu'un intello et un fervent supporter du sport peuvent cohabiter dans la même personne! 

   Ma nature plutôt indolente, vagabonde rêvasseuse ne me poussait pas vers la pratique du sport mais j'aimais regarder les compétitions, sans doute parce que les regarder me dispensait de la pratique... Avec Gilbert, que j'ai connu dès le début comme un sportif actif, faisant sa petite course matinale (il travaillait les après-midi) d'une vingtaine de km entre Szentes et Csongràd, j'ai même poussé l'enthousiasme à m'équiper d'un survêtement et des chaussures de sport mais j'avoue que mon enthousiasme a vite dégonflé, laissant la place à ma vraie nature... Pendant les vacances d'été à Laon, toute sa famille suivait le Tour de France, s'installant religieusement devant la télé dès le début de la retransmission, volets baissés sur les  -  RARES!  -  rayons du soleil sous les latitudes picardes... Parfois, nous avons même calé nos vacances dans les Alpes pour voir un passage du Tour dans un virage des montées des cols. Rien que pour l'ambiance, car pour le reste, on le voyait mieux à la télé!

 

 

 

   Je me souviens des Jeux Olympiques mémorables, du bout du monde : je mettais le réveil pour 2-3 h du matin, afin de pouvoir regarder l'athlétisme en direct, avec des horaires décalés!... J'aimais l'atmosphère insolite, feutrée de ces levers de soleil vécues avec Gilbert, la tasse du café fumant à la main à l'aube, pendant  les Jeux à Montréal, Los Angeles, Séoul, Atlanta ou Sydney. Le plus mémorable souvenir me lie incontestablement aux Jeux de Séoul, en 1988 à Istanbul, avec le pont doré du soleil levant sur le Bosphore... (snif, snif... et mouchoir pour la larmichette)

Voir les commentaires

Avril le capricieux

13 Avril 2024, 13:01pm

Publié par Flora bis

      Plaisir rare de la petite semaine passée en compagnie de la plus jeune de mes petites-filles. Elle a 15 ans et demie. A cet âge-là, on a encore le droit de compter les demies. Des échanges toujours intéressants, quelques parties de "crapettes" (jeu de cartes) et surtout, de "baccalauréat", un peu de shopping et un restaurant avec les autres grands-parents, et les cinq jours se sont envolés.

   Par bonheur, le ciel a été plutôt clément avec nous : désormais, le soleil apparaît de temps en temps. L'autre nuit, nous avons même essuyé un vrai orage avec éclairs et tonnerre, accompagnés de vent violent. C'est la montagne russe : un jour, 12°, le lendemain 24°! Dans mes souvenirs d'enfance, on appelait le mois d'avril "le fou" ou "le capricieux" qui pouvait nous apporter une tempête de neige au lendemain d'une journée à 20°!... 

   Elle vient de repartir avec son père : pour ce dernier, le temps du week end, pour elle, la deuxième semaine des vacances de printemps seront au programme. Et pour moi, un peu de solitude qui me laisse un goût mi-figue, mi-raisin... Il faudra bien que je m'y fasse, que je retrouve le plaisir parcimonieux de la solitude... J'en ai besoin pour me concentrer sur les projets qui m'attendent encore, pour jouir d'une relative liberté de disposer de mon temps, pour revoir mes amis. 

   Des six mois de séjour de mon fils chez moi, il ne reste plus qu'une quinzaine de jours... Preuve de la vitesse affolante du passage du temps. Oui, un passage éclair. J'aimerais que malgré le travail harassant de ses journées, il lui reste le souvenir d'un havre paisible, en repensant à la maison jadis familiale, où, la plupart du temps, sa mère l'attendait le soir avec un petit dîner censé lui faire plaisir... 

   

Avec Alice, en 2020...

Avec Alice, en 2020...

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>