Le blog de Flora

Matin frais de début juin...

5 Juin 2026, 13:15pm

Publié par Flora bis

   La grosse chaleur semble se calmer : une bonne dizaine de degrés en moins... Je ne me fais pas d'illusion : elle reviendra encore une paire de fois pendant l'été! En attendant, savourons le répit.

  Les nouvelles sont maigrelettes : c'est l'été. On se retrouve dans des désirs contradictoires; d'un côté, on a envie de changement d'horizon, d'insolite et de décoiffant  -  d'un autre : de calme immobile, presque de vide autour de soi, afin que les idées, les sensations surgissent de l'intérieur... 

Répondrai-je bientôt à l'appel de mon pays de naissance ?... Comme tous les ans, j'y vais à reculons : je redoute la fatigue, de plus en plus. Les averses tombent, rapides, abondantes, se succèdent au soleil aveuglant pour quelques minutes. J'imagine avec plaisir la terre du jardin qui boit avec avidité l'eau de la pluie et mes rosiers qui relèvent la tête, en rouge écarlate flamboyant! J'aimerais planter des fleurs, notamment au milieu, à la place de mon érable du Japon rouge qui m'avait donné tellement de sensations de beauté pendant des années, avant de tirer sa révérence cet hiver... Il faut sans cesse attendre, retarder les envies, ajourner les désirs. A force d'attendre, la crainte du dépassement des délais se faufile dans l'esprit, sournoisement, comme un poison...

   J'ai l'impression que ma vie devient de plus en plus un terrain de lutte sur lequel je dois me mesurer à mes possibilités qui vont sans cesse rétrécissant... La pression atmosphérique n'est pas favorable aux articulations : comment maîtriser la douleur du matin et s'attaquer aux 19 marches de l'escalier?... Les volets à ouvrir à mon passage, la première tasse de café enfin à la main et après un tour sur la terrasse pour humer la fraîcheur du jardin, je m'installe à mon bureau pour ouvrir ma boîte-aux-lettres virtuelle sur le monde.

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Un weekend de Pentecôte revigorant malgré la canicule

26 Mai 2026, 17:38pm

Publié par Flora bis

   Avec la promesse du soleil enfin, l'envie revient aussi, peu à peu.. Encore que, sauter 15°, de 15 à 30 et au-delà,  sera éprouvant à coup sûr!...

   A peine ai-je écris ces quelques lignes, du jour au lendemain, une énorme canicule s'est abattue sur nous. Ici, dans la partie Nord du pays, nous l'avons ressentie encore plus, n'étant pas habitués à ces sautes d'humeur capricieuses qui nous feraient passer du manteau au bikini en 24 heures! Surtout les "personnes fragilisées", catégorie dans laquelle je suis rangée désormais.

   Je vis avec les volets baissées dans la journée, je dîne sur la terrasse après un léger arrosage du jardin. On conseille d'essayer de préserver les vieux; de toute façon, ils ne "profiteront" pas bien longtemps de ces bouleversements climatiques inhumains!...

   J'ai passé le long weekend de la Pentecôte chez les enfants, pour les revoir en compagnie d'un ami de longue date, Jean-Paul que j'avais vu la dernière fois il y a 5 ans. Depuis, il a franchi une nouvelle décennie que sa fraîcheur physique et intellectuelle démentent allègrement! C'est toujours un plaisir renouvelé de le revoir, le volubile raconteur  de souvenirs, l'homme chaleureux à l'accent  chantant de Toulouse, intact malgré une longue carrière d'animateur culturel, d'homme de théâtre à travers le monde, du Canada en Egypte, de Haïti en Turquie et en Tunisie, du Japon en Champagne (Portrait de Jean-Paul) - cliquer sur le lien)... 

    Nous nous sommes rencontrés à Istanbul, en 1985. Il est arrivé au Consulat de France, pour organiser, réveiller une vie culturelle francophone assoupie sinon moribonde. En peu de temps, il a monté une troupe de théâtre "Les Tréteaux du Bosphore" avec un répertoire classique (Molière, Ionesco, Obaldia, Guy Foissy, des sketches muets etc, etc... ), des festivals de théâtre pour les écoles et lycées francophones, des expositions et des séances de cinéma... G. a fait partie de la troupe pendant 5 ans et une de ses pièces a été jouée par eux. 

   J'ai passé le samedi et la moitié du lundi en compagnie des Enfants, ce qui est toujours agréable, reposant et réparateur! Les deux petites-filles traversent une intense période d'examens, bac et divers partiels, éprouvées non seulement par l'effort intellectuel mais aussi par la canicule...

 

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Entre Saints de glace et bisounours

12 Mai 2026, 15:18pm

Publié par Flora bis

   Dehors, il fait 16°... Nous sommes en mai. Les saints de glace, disent certains. Ils sont coriaces, cette année, ils ne veulent pas nous lâcher! Les radiateurs sont tièdes.

   Depuis le 12 avril, nous avons vécu des jours en mode de "montagnes russes". Leurs vagues commencent tout juste à se calmer. Soulagement, enthousiasme, réapparition d'une joie timide. Vivre pendant près de 16 ans dans un état de malaise qui augmente d'année en année, qui étouffe progressivement tout, y compris le sentiment de la révolte et enfin, celui de l'espoir... Et encore, je ne l'ai vécu que par procuration. Mon pays d'origine que je n'ai jamais renié, me rendait apathique, abattue, sinon, honteuse... Petit à petit, deux tiers de la population partageait mes sentiments.

   Je lis les notes acerbes, les insultes et les prédictions funestes des perdants qui n'arrivent pas à digérer leurs rage et déception. Ils ne savent pas perdre de manière sportive, sans essayer de verser leurs déjections dans les réjouissances des autres. En 16 ans, ils se sont tellement habitués à la toute puissance qu'ils ont fini par croire qu'elle leur revenait de droit divin -  surtout en gouvernant avec ceux qui s'en réclamaient déjà par habitude. Au fur et à mesure que les représentants du pouvoir poussaient plus loin la division, la propagande mensongère, l'humiliation des contestataires ("tiens, les cloportes sont sortis au soleil; il faut les écraser"), les vexations diverses, l'étouffement éhonté des "affaires" et le copinage avec les pires dictateurs de la planète, je m'enfonçais dans l'accablement.

     Les événements, les sensations se bousculent.  Les "nouveaux" ont suscité énormément d'espoir. Nous avons tellement envie d'y croire! Ils ont une responsabilité énorme, égale à l'espoir suscité. Bien sûr, tout ne peut pas changer en peu de temps. Mais gare aux faux pas : les vautours en observation sur les branches tout autour n'attendent que cela.

    Entre deux averses, j'ai vu un film que j'ai aimé : "Compostelle". Deux acteurs excellents, vrais : Alexandra Lamy et Julien Le Berre. D'habitude, je me méfie des films "bien pensants" mais finalement, ici, j'avoue que ça m'a fait du bien de me sentir "bisounours"...

La foule en liesse saluant le changement de régime à Budapest

La foule en liesse saluant le changement de régime à Budapest

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Escapade printanière

5 Mai 2026, 13:52pm

Publié par Flora bis

   A peine suis-je revenue d'une dizaine de jours chez les enfants que je me réveille sur des coups de fil et messages en attente! De plus, le ciel est maussade, ce qui ne fouette pas vraiment les énergies somnolentes!

   Peu importe, la terre du jardin a soif. La rose blanche (la plus parfumée) est incroyablement épanouie, chargée de brassées de fleurs. Les rouges essaient de lui emboîter le pas. Il faudra que je m'occupe d'elles d'urgence.

   Pendant l'escapade des enfants pour respirer un peu, j'ai tenu compagnie à mes petites-filles en vacances et  -  surtout  -  en révisions du bac et d'autres partiels! Pour moi, c'était une belle occasion de les voir tous les jours, parfois même avec leurs copains, pour discuter beaucoup et jouer à des jeux de société. Cuisiner un peu, bien sûr, mais ils mettaient la main à la pâte, eux aussi! Sans oublier les besoins alimentaires et de promenades du chien et du chat de la maison qui sonnaient l'alerte entre 7h et 7h30 du matin!... Mes horaires habituels de paresseuse solitaire d'un certain âge se sont retrouvés singulièrement bouleversés. Ajoutons à cela le soleil doux et radieux qui m'attendait tous les jours, jusqu'à mon départ, une fois les volets ouverts sur leur jardin extraordinaire!

   Mais j'aimerais évoquer le dernier épisode de cette escapade printanière. Hier matin, c'est un taxi qui m'a conduite à la gare du Nord. Le chauffeur, un monsieur que je ne voyais que de dos, très professionnel, en m'attendant, écoutait un appel à la prière sonore en arabe qu'il a fermée aussitôt... Je ne suis pas de ceux (ou celles) qui s'apprête à faire 1 h de route dans les bouchons du lundi matin, en silence, alors qu'on peut meubler, raccourcir ce trajet  -  du moins, s'en donner l'impression  -  en faisant une sympathique conversation! De toute façon, le hasard de se revoir est minime! Et l'essentiel est justement dans le côté éphémère, fugace d'une telle rencontre qui permet de s'ouvrir en confiance, rassuré par la volatilité unique de l'occasion.

   Bref, pendant cette heure que j'aurais pu passer en pestant sans un mot contre la circulation dans Paris à une heure chargée, j'ai à peu près tout appris de ce monsieur très discret : qu'il était né en Côte d'Ivoire, que ces 4 fils voulaient réussir en foot, alors que lui-même avait rêvé d'être cycliste professionnel, etc., etc... ajoutez le reste! On a aussi discuté de politique très librement, je lui ai parlé d'Istanboul où le müezzin chantait l'appel à la prière quasi sous nos fenêtres, du haut du minaret de la mosquée rose... Je lui ai appris que la magnifique Conciergerie (mon monument parisien préféré) avait servi de prison entre autres à Marie-Antoinette... Il a dit qu'il ne le savait pas, bien qu'il le longeait quasi tous les jours, depuis 25 ans!... A ce propos, je lui ai recommandé le musée du Quai Branly ouvert depuis 20 ans, contenant les trésors des civilisations africaines. Il a dit qu'il essaierait d'y emmener ses fils...

   Tout d'un coup, il me pose la question : "Madame, qu'en pensez-vous, d'où vient le racisme?..." J'ai répondu sans hésiter : "De la bêtise et de l'ignorance de l'autre".

   Bref, arrivée devant la gare, on s'est serré la main et il m'a remerciée chaleureusement, en disant qu'il a appris beaucoup de chose. Moi aussi, grâce à une rencontre éphémère et riche.

Escapade printanière
Escapade printanière

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Interlude

23 Avril 2026, 12:24pm

Publié par Flora bis

   Nous sommes presque à la fin du mois d'avril et jusqu'à ce jour, je soupesais le choix : que faire?... Mettre fin à ce brave blog ou le garder envers et contre toutes les tempêtes dans dans ma tête... "Difficile, sinon impossible d'y renoncer... Il est devenu un peu ce que je suis." - ai-je terminé mon précédent article résumant le dilemme qui me préoccupait. Ç'aurait été donc, en quelque sorte, interrompre mon histoire! Rien que ça... Car au fil du temps, les débuts plus ambitieux se sont métamorphosés en un genre de journal de bord, avec quelques retours sur le passé, indispensables pour le présent et sans doute pour le futur. Une affaire personnelle. Puisque, de toute façon, c'est le genre du blog qui le veut ainsi : c'est le domaine de la liberté, autant pour celui qui l'écrit que pour les autres qui sont libres de le lire ou de l'ignorer. 

   Pendant ces 2 semaines, quelqu'un est passé sur mon blog tous les jours, poussant la porte pour voir si j'étais encore là. Je ne peux pas savoir qui il (ou elle) était, peut-être même une personne à chaque fois différente... Mais sa persévérance fidèle m'a touchée. Je suis revenue aussi parce que cette drogue douce qu'est l'écriture spontanée d'un "journal publique" tenu assez régulièrement (discipline!), à l'arrache, sans préparation laborieuse, sur le vif et sans brouillon me fait tellement de bien! En espérant que quelques personnes, même peu nombreuses, partagent ce plaisir.

 

 

   J'ai eu la satisfaction de recevoir la visite de ma nièce hongroise pendant une semaine. Elle a pu voter au consulat de Hongrie à Paris et passer quelques jours entre cousins avec mon fils et sa famille. Ici, chez moi, le silence est de retour, après les rires et les conversations ininterrompus jusqu'au matin pluvieux du samedi dernier où nous avons pris la route vers l'aéroport de Charleroi. A mon retour à la maison, la pluie qui pleurait son départ, s'est arrêtée net. Vient le tour des mots silencieux.

   

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Cruel dilemme

6 Avril 2026, 12:52pm

Publié par Flora bis

   Il n'est pas simple de dire adieu à un blog, à une tranche de vie de 18 ans. 

  J'ai entamé cette aventure en juillet 2008, à l'époque de la relative nouveauté du genre. Cela faisait 2 ans que je me familiarisais avec la solitude, avec, soudain, le trop-plein de temps libre, après des années d'intense mobilisation contre le cancer, pour la survie la plus longue possible de Gilbert, un qui-vive qui ne laissait pas de place pour un pas de côté... Et tout d'un coup, il fallait apprendre  à se connaître, à occuper 24 h par jour avec ce nouveau sujet : moi-même...

   Les blogs venaient de naître à peu près à la même époque. Parfaits pour combler la solitude, découvrir le chemin vers soi en même temps qu'ouvrir une fenêtre vers les autres. Une frénésie de communications, de créativités possibles et autorisées, offertes au public, au lieu de rester dans l'ombre de l'anonymat. Selon ses désirs, son audace ou sa timidité, on pouvait y participer, à visage découvert ou masqué par un pseudonyme.

   Une vraie caverne d'Ali baba où l'on trouvait, ébahis, le pire comme le meilleur. Avec la joie de la surprise et de la découverte. Des relations naissaient, virtuelles mais avec de vrais sentiments d'amitié, de deuil et de l'admiration! On retrouvait des personnes disparues de notre vie depuis des décennies et qui réapparaissaient par magie, nous obligeant de prendre conscience de la fuite impitoyable du temps, dont, au jour le jour, nous ne voyions pas forcément les stigmates. 

   Je me souviens de la naissance de ce blog, pas à pas, de l'émotion intense qui me serrait le coeur  -  même sous pseudonyme choisi avec soin : Flora qui existe aussi en hongrois,  -  une des muses d'Attila Jozsef, ce géant de la poésie hongroise que je m'apprêtais à faire découvrir  -  car j'avais de l'ambition pour ce blog! Entre autres, diffuser ne serait-ce qu'à ma petite échelle, les oeuvres de Gilbert et celles de la littérature hongroise, en traduction, souvent par moi-même. Raconter ma vie aussi, mon parcours. Devoir de mémoire, dette de survivant. Pérégrinations, adaptations, attachements, amitiés, fidélités... 

   Possibilité de s'exprimer devant un public, tout en restant cachée... Peser le chemin parcouru, tracer le futur, le dégageant un peu aveuglément, à la machette dans la jungle. Avec précaution quand-même, à chacun son tempérament!... Je ne suis pas une guerrière.

   Et surtout, la toute puissance des mots! Cette addiction magique, une langue d'adoption à cultiver, en parallèle avec ma langue maternelle à ne pas laisser à l'abandon.

Difficile, sinon impossible d'y renoncer... Il est devenu un peu ce que je suis.

 

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Démangeaisons égotistes

22 Mars 2026, 19:12pm

Publié par Flora bis

   Devant le désintérêt massif que suscite ce blog depuis quelques mois  -  on a beau dire que nous écrivons avant tout pour nous-mêmes, on a besoin d'échos, d'échanges comme tout le monde, y compris ceux qui affirment le contraire  -  il est temps de prendre quelques décisions. Peut-être déménager, peut-être disparaître humblement et tout simplement.

   Le plus raisonnable, c'est de reconnaître qu'il vaut mieux se taire que gratouiller mollement le clavier. Que de temps gaspillé au lieu de laver ses vitres et nettoyer sa terrasse pour la débarrasser des stigmates de l'hiver! Sans compter les heures à profiter des bienfaits du soleil printanier, beaucoup plus bénéfiques pour la solidité de vos os que de se recroqueviller devant un écran et de s'abîmer les yeux avec sa lueur bleue! Écrire, éventuellement pour son tiroir, dans la totale confidentialité, comme pour se prouver que la bête est encore vivante et qu'elle lève une paupière  -  et non pas les deux!  -  de temps en temps, tel un crocodile se dissimulant dans le décor... Si les démangeaisons de la graphomanie pèsent à ce point, il faut chercher des moyens plus performants qu'un blog obscure, sans le moindre effort de pub! Il y a pléthore d'auteurs qui se bousculent en vain pour un peu de place au soleil, pourquoi augmenter encore leur nombre?...

   D'ailleurs, à quoi rime ce besoin viscéral de lever le doigt pour attirer l'attention? Au fond, cela ne me ressemble pas; qu'est-ce qui me prend, qu'est-ce qui me chagrine? Je sais depuis toujours que RIEN ne nous sauve de la Mort!... Quand j'ai affirmé cela pour la première fois, avec une conviction en béton armé à Gilbert  -  qui ne se savait pas encore condamné  -,  il m'en a voulu pour toujours... Je porte en moi cette contradiction à vie.

Démangeaisons égotistes

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Un beau week end dans la Baie de Somme

16 Mars 2026, 18:28pm

Publié par Flora bis

   Des souvenirs remontent à 10 ans ou plus, aux temps où nous passions des semaines des vacances d'été à Abbeville, plus exactement sur les plages de Fort Mahon ou du Touquet... D'ailleurs, de toute saison, nous nous y sommes retrouvés en famille, de Paris et du Nord, à mi-chemin, pour des anniversaires et pour des réveillons aussi...

   Le weekend dernier, le vingtième anniversaire de ma petite-fille aînée a servi de prétexte pour renouveler ces lointains souvenirs. Nous étions sept à occuper une maisonnette dans un village vacances, par un temps splendide qui s'est transformé le soir en un orage inattendu avec éclairs et averse de grêlons... Le lendemain, nous nous sommes offert une promenade à Quend plage, quasiment désert un dimanche matin. Le chien des enfants s'est dépensé en des courses folles, en liberté sur le sable mouillé et nous avons  pris notre dose d'oxygène et d'iode pour les semaines à venir!

Un beau week end dans la Baie de Somme
Un beau week end dans la Baie de Somme
Un beau week end dans la Baie de Somme

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Une longue cohabitation avec la Licorne, âgée de 5 millénaires mais toujours fringante

8 Mars 2026, 13:29pm

Publié par Flora bis

    Ce matin, j'ouvre mon ordinateur et je salue avec émotion le seul visiteur qui est venu sur mon blog hier!... Pour lui (elle) j'ai décidé de combler sans tarder le silence du blog depuis notre retour de Hongrie. La semaine a été extrêmement chargée : hier après-midi, en rentrant de la séance du kiné, suivie des courses alimentaires, je n'ai même pas eu la force de vider entièrement mon coffre : la voiture était garée trop loin de la maison pour que, épuisée, je puisse y retourner une deuxième fois...

   Avec vendredi soir, j'ai déposé le fardeau de ma procrastination, en présentant mon exposé sur "La Licorne" avec qui je vivais depuis plus d'un an, remettant sa rédaction finale pour les 3-4 derniers jours... Défaut congénitale  -  je me demande si elle est corrigible encore, en fin de parcours?... Sous adrénaline maximale, je me suis privée de toute distraction durant la semaine, en travaillant chaque jour jusqu'à minuit passé.

   Sans compter que le destin s'arrange toujours pour me taper sur les doigts au dernier moment, en guise d'avertissement pour la prochaine fois : au moment d'en imprimer 5-6 exemplaires nécessaires pour une bonne écoute à chacun, je dois constater que la cartouche d'encre achetée la veille ne marche pas... Vaines tentatives de dépannages auprès des amies, je retourne dare-dare au magasin pour y faire imprimer mes pages... Il ne me restera plus qu'à me préparer pour la soirée. 

   L'exposé s'est bien déroulé (avant d'y aller, je me suis même offert une demi-heure de chant à tue-tête devant mon ordinateur, de chants folkloriques hongrois, remontés de mon enfance, afin d'éclaircir ma voix avant la présentation de mon sujet!) Le bon échange qui a suivi m'a largement récompensée pour les efforts déployés pendant notre cohabitation de près de deux ans avec "ma" Licorne et avec sa riche histoire chargée de symboles toujours vivants.

(photo : "La Dame à la Licorne", musée de Cluny)

 

la 6e pièce "A mon seul désir"

la 6e pièce "A mon seul désir"

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Grand périple hivernal

2 Mars 2026, 03:16am

Publié par Flora bis

   Ça y est, le périple de 3500 km (aller/retour) à travers l'Europe que je redoutais tant à cause de la menace de neige, s'est achevé hier midi... Partis samedi 21 février vers 18 h avec mon fils, nous sommes arrivés au but - dans la maison de mon enfance qui lui appartient désormais - le lendemain, vers 10 h du matin... S'en sont suivis 5-6 jours chaleureux de retrouvailles, avec la famille et les lieux que nous aimons revoir ou simplement avec le grand soleil, éclatant sur la toile d'un azur immaculé... Mais le fond de l'air était plutôt frisquet, jusqu'à -2 degrés la nuit.

    On sent dans l'atmosphère et sur les visages soucieux des gens l'approche des élections parlementaires et la fin de règne de V. Orbán possible, au pouvoir depuis 2010. La plupart des gens semblent désabusés, comme s'ils ne croyaient plus aux changements réalisables, alors qu'ils ont enfin un candidat d'opposition crédible!... On les comprend : après tant de déceptions, ils ont du mal à accorder leur confiance...

   En province, les gens se couchent tôt : j'ai pu commencer ma rééducation de sommeil! Avec mon fils, les soirées étaient paisibles, sans télé, sans ordinateurs. Des parties de cartes (qu'il gagnait beaucoup!), de la lecture aussi. Je me suis retenue : j'ai acheté un seul livre, pensant aux montagnes qui m'attendent dans toutes les pièces de la maison!

à droite, la tonnelle de vigne est encore en plein sommeil hivernal

à droite, la tonnelle de vigne est encore en plein sommeil hivernal

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