Le blog de Flora

Torpeur caniculaire avec tempête...

24 Juin 2026, 11:00am

Publié par Flora bis

   Presque 26° au rez-de chaussée de la maison qui attend mon réveil avec des volets fermés  -  et qui restent ainsi jusqu'en fin d'après-midi... Les jours de la canicule s'étirent immobiles, impuissants, on se sent comme des lézards au soleil, sur leurs pierres surchauffées... En principe, ce serait un temps idéal pour écrire, puisqu'on nous suggère, pauvres vieilles choses vulnérables et fragiles, de rester à l'abri, derrières nos volets baissés et de nous arroser même, de temps en temps... Mais avec le cerveau quelque peu embrumé, l'inspiration fuit.

   Tant bien que mal, on essaie de réveiller nos neurones... En inventant des histoires folles et mordantes, dont nous serions des héros et des héroïnes... Cependant, il y a des histoires vraies dont on se serait bien passé!...

   Il reste des obligations. Nous essayons de les accomplir même si sortir et prendre la voiture surchauffée (heureusement qu'elle existe!!!) pour un RDV médical ou pour secouer de sa torpeur notre assureur nous coûte. Chercher un artisan pour la réparation de la cheminée que la tempête du 21 juin dernier a démoli à moitié, arrachant la vieille antenne de télé et trouant quelques tuiles au passage, jonchant le trottoir de débris de briques, à deux doigts de ma voiture... Merci mon ange gardien!... Ça aurait pu être bien pire. 

Torpeur caniculaire avec tempête...Torpeur caniculaire avec tempête...

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Légende contre fatalisme mou

20 Juin 2026, 12:26pm

Publié par Flora bis

      La canicule est de retour... On prédit même que celle-ci sera plus longue et plus sévère que les précédentes. Nous voilà prévenus! Autrefois, c'était un phénomène rare; depuis quelques années, il revient de plus en plus souvent: chaque mois, puis bientôt, plusieurs fois par mois... On dirait que cette tendance n'effraie plus personne, que la majorité réagit avec un fatalisme mou, se limitant, au mieux, à l'aménagement de l'apocalypse, "en s'adaptant"...

   Je repense aux étés torrides de mon enfance dans le bassin des Carpates où mes ancêtres avaient trouvé leur Canaan, aux alentour de la fin du 9e siècle... Selon la légende, les deux frères Hunor et Magor (Magyar) partirent à la chasse et suivirent un magnifique cerf blanc qui les attirait de plus en plus loin, jusqu'à leur futur patrie... Ils y ont trouvé des terres fertiles, des champs verdoyants, des rivières abondantes en poissons  -  bref, le Paradis sur terre! Sans oublier deux belles princesses qu'ils ont enlevées et épousées selon les moeurs nomades de l'époque, pour engendrer les Huns pour l'un et les Magyars (Hongrois) pour l'autre. 

 

 

 

Hier soir, j'ai participé à une soirée littéraire, organisée par l'infatigable Muriel. Les textes lus et en partie écrits par les organisatrices et le public d'habitués, accompagnés par Max à la guitare, nous parlaient de la MER... A défaut de pouvoir écouter le clapotis des vagues et d'y faire trempette pour de bon, nous l'avons fait mentalement, grâce aux poèmes et à la musique!

(photo : Muriel, poète, écrivain, brodeuse d'histoires sur textiles aussi)

   

 

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Matin frais de début juin...

5 Juin 2026, 13:15pm

Publié par Flora bis

   La grosse chaleur semble se calmer : une bonne dizaine de degrés en moins... Je ne me fais pas d'illusion : elle reviendra encore une paire de fois pendant l'été! En attendant, savourons le répit.

  Les nouvelles sont maigrelettes : c'est l'été. On se retrouve dans des désirs contradictoires; d'un côté, on a envie de changement d'horizon, d'insolite et de décoiffant  -  d'un autre : de calme immobile, presque de vide autour de soi, afin que les idées, les sensations surgissent de l'intérieur... 

Répondrai-je bientôt à l'appel de mon pays de naissance ?... Comme tous les ans, j'y vais à reculons : je redoute la fatigue, de plus en plus. Les averses tombent, rapides, abondantes, se succèdent au soleil aveuglant pour quelques minutes. J'imagine avec plaisir la terre du jardin qui boit avec avidité l'eau de la pluie et mes rosiers qui relèvent la tête, en rouge écarlate flamboyant! J'aimerais planter des fleurs, notamment au milieu, à la place de mon érable du Japon rouge qui m'avait donné tellement de sensations de beauté pendant des années, avant de tirer sa révérence cet hiver... Il faut sans cesse attendre, retarder les envies, ajourner les désirs. A force d'attendre, la crainte du dépassement des délais se faufile dans l'esprit, sournoisement, comme un poison...

   J'ai l'impression que ma vie devient de plus en plus un terrain de lutte sur lequel je dois me mesurer à mes possibilités qui vont sans cesse rétrécissant... La pression atmosphérique n'est pas favorable aux articulations : comment maîtriser la douleur du matin et s'attaquer aux 19 marches de l'escalier?... Les volets à ouvrir à mon passage, la première tasse de café enfin à la main et après un tour sur la terrasse pour humer la fraîcheur du jardin, je m'installe à mon bureau pour ouvrir ma boîte-aux-lettres virtuelle sur le monde.

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