Camélia consolant...

Février se terminera dans quelques jours.
Le camélia du jardin a ouvert sa première fleur parmi les centaines qui se préparent.
Je l'ai prise comme un cadeau de consolation, après les deux semaines passées dans la crispation totale, physique et morale. Depuis la mort clinique de mon ancienne chaudière.
Je ne veux pas susciter la pitié: je sais qu'il existe des situations bien plus pénibles que d'avoir 13-14° chez soi - puisqu'il y a au moins un chez soi. Que l'eau chaude qui jaillit automatiquement est un petit miracle qui redonne envie de faire la vaisselle!
Depuis vendredi dernier, j'ai une nouvelle chaudière et l'atmosphère s'est adoucie dans la maison. De nouveau, je goûte aux plaisirs de lire dans mon lit sans finir avec des ongles bleus et deux écharpes autour du cou.
Je pourrai enfin, l'étau du stress permanent desserré, me mettre à fignoler mon exposé dont le sujet est le suivant: "Être libre, au dehors et au dedans"
fond de leurs terriers, en bougeant le moins possible pour économiser leur énergie en veilleuse. Roulés en boule, en attendant le printemps et les rayons bienfaisants du soleil.

Sur un autre niveau, plusieurs grandes salles blanches au plafonds démesurés présentent la collection contemporaine. L'initiative appartient à l'abbé Mérieux qui, aux années 1970, a beaucoup oeuvré pour ressusciter les traditions verrières du village. Des symposiums internationaux sont organisés, des rencontres et des résidences d'artistes tchèques, polonais, danois, belges, canadiens etc. leur permettent d'échanger, de s'enrichir et de s'inspirer mutuellement au contact d'univers différents, dans des ateliers aux équipements les plus modernes.