Février sans fin, février sans lumière, il nous inspire rarement des idées guillerettes! Après Kosztolányi le romancier, voici le poète. Un de ses derniers poèmes, écrit en 1935, l'année précédant sa mort précoce, déjà très malade du cancer de la gencive...
ODE DE FEVRIER
Ah, dans quelle fosse, dans quelle obscurité, ce février
Me fera-t-il tomber? Elle s'éteint
La lueur de mes astres. Bien terrible est le mal
Qui me terrasse.
Mon destin, embusqué dans un brouillard douteux,
Le voici maintenant près de moi. C'est ce loup
Déambulant, les dents dehors, là, dans ma chambre tiède,
Sur le tapis.
J'ai peur, je voudrais fuir. Où donc aller,
Où donc courir? C'est inutile et je m'affole et frappe
Et je me cogne à la porte de fer.
Elle est fermée.
Toi seule, ma bien-aimée, tu es là, comme une ombre,
Dans un lointain, effacée, pâle et raide,
Et veuve tu deviens de ce mari défunt qui t'abandonne
Traîtreusement.
Tu n'as pas encore de paroles creuses dans la bouche,
Tu ne me passes pas en cachette de la consolation,
Tu es là comme la sobre et merveilleuse réalité,
Grande et fidèle comme la mort.
J'en viens à oublier les palmiers de cette maison pour malades,
J'en oublie le sombre midi de cet hiver,
Et des profondeurs je pousse un cri vers les hauteurs
Dans la lumière.
C'était bon : parcourir avec toi les contrées amères
Dans la boue de cette planète, les champs mauvais,
Douce mère de mon bonheur,
Ma compagne dans le malheur.
Je ne me suis jamais aimé.
Toi, tu m'aimais et ta bonté, ta très simple bonté
Fut si rapide et si brûlante
Que tu m'as rejoint.
Lorsque le vent soufflait je n'avais pas l'idée
Que j'allais prendre froid
Mais déjà, devançant mon égoïsme, tu disais :
"Ne prends pas froid".
Et c'est ainsi, vois-tu, que je fais ton éloge objectif et précis,
Je le fais en bonne et due forme, tu y as droit,
Puisque tu fus toujours sans façons, aussi simple
Que le soleil dans son rayonnement.
Au milieu des scalpels et le destin sur mes épaules,
Je te chante, enfermé dans mon infirmité,
Moi sans bouche, avec ces plaies qu'il y a dans ma bouche,
Toi, la grandeur humaine.
1935
traduction : T. Gorilovics
FEBRUÁRI ÓDA
Jaj, mily gödörbe buktat e február,
mily mély homályba? Csillagaim hunyó
világa hamvad. Földre ver le
szörnyü betegség.
Sorsom, mely eddig tétova ködbe bújt
egyszerre itt van, szőnyeges és meleg
szobámba sétál, mint a farkas,
rám vicsorogva.
Ijedve futnék, ámde hová lehet?
Nincsen menekvés, zörgetek esztelen,
kemény kilincsen és vasajtón
koppan a szándék.
Csupán te állsz itt, kedvesem, árny gyanánt,
távolba mosva, sápatag és merőn,
már mint az özvegy, kit halott férj
hűtlenül elhágy.
Még sincs üres szó ajkadon, és hazug
vigaszt se súgsz te. Mint a csodálatos
józan való vagy, és a hűség
s mint a halál nagy.
El is felejtem a szanatórium
pálmáit és a téli-sötét delet,
s a mélyből a fényes magasba
fölkiabálok.
Jó volt tevéled járni a sárgolyó
üröm-vidékét, a keserű mezőt,
ó boldogságom édesanyja,
társam a rosszban.
Én nem szerettem önmagamat soha.
De te szerettél. Egyszerű és igaz
jóságod oly gyors, lángoló volt,
hogy utolértél.
Ha fújt a szél, még át se cikázhatott
a gondolat, hogy "meghülök", amikor
önzésem is előzve: "meghűlsz",
már te kimondtad.
Lásd, így dicsérlek szakszerü, tárgyias,
pontos szavakkal, úgy, ahogy illet ez,
mert köznapi voltál te mindég,
mint a verőfény.
Kések között, a végzet a vállamon,
téged dalollak, még nyomorékul is,
száj nélkül is, szájamba sebbel,
emberi nagyság.