Le blog de Flora

Cela ne s'arrange pas avec l'âge...

24 Novembre 2024, 21:30pm

Publié par Flora bis

     En une nuit, la température a augmenté de près de 20°! Une personne normalement constituée  -  du moins selon le modèle ancien  -  passe difficilement de la tempête de neige aux bourrasques printanières. Les nouveaux modèles humains en formation, ceux qui survivront aux changements climatiques en accordant la température de leur corps aux circonstances capricieuses, à l'instar des lézards, recevront avec un flegme royal, sourcillant à peine, ce genre de nouvelle.

   Cette courte mise au point relative à la plus fraîche météo est sans rapport avec le sujet initial de cet article. Il s'agit d'un phénomène récurrent qui me met mal à l'aise à chaque fois que je dois faire face à des compliments... Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu beaucoup de mal à  "encaisser" les éloges. Surtout, en direct, sans avoir la moindre possibilité de replis, ni le plus petit trou de souris pour me cacher. En vieillissant, cela ne s'arrange pas.

   J'essaie d'en déceler les causes. Bien sûr, l'éducation familiale y est pour quelque chose. Il ne faut pas s'enorgueillir de tel ou tel don : on n'y est pour rien, c'est un cadeau de la nature! En générale, il faut se méfier du péché d'orgueil, l'humilité étant érigée parmi les vertus cardinales. Et moi, j'étais un enfant plutôt obéissant.

   Est-ce un manque manifeste d'estime de soi? Si oui, d'où vient cette défaillance? Je n'arrive pas à en identifier la cause. Ma mère a rarement été avare en compliments, et elle en ramenait des brassées des réunions de parents / profs. Ces éloges, je les écoutais en silence, sans commentaires : tout en me faisant chaud au coeur, ils me gênaient aux entournures, ne serait-ce que vis à vis de mon frère qui n'en a pas eu autant...

   J'ai entendu quelque part que le regard fier de la mère donne confiance au fils pour se réaliser, tandis que la fille a besoin du regard du père qui reconnaît, qui encourage, pour avoir confiance en elle. Était-ce le regard positif du père qui faisait défaut? Pourtant, il devait bien éprouver de la fierté à mon égard, sans jamais l'exprimer. Comme si tout allait de soi pour moi... Ou alors, pensais-je parfois, tous les domaines où j'excellais étaient à mille lieux de son intérêt... Il n'était pas contre, sans s'y intéresser pour autant. Pourtant, si j'ai un don pour le dessin, c'est de lui que je le tiens.

 

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Cadeau

14 Novembre 2024, 12:36pm

Publié par Flora bis

   La tête sous l'eau, comme d'habitude quand j'attends un événement censé me rendre heureuse, avec  l'angoisse de tous les ratages qui pourraient gâcher l'ambiance... A présent, cela me demande une organisation serrée des préparatifs, des courses aux rangements, de la préparation des lits aux confections des repas, de l'achat des cadeaux à leur emballage... J'ai une pensée nostalgique pour la personne dynamique d'antan que j'étais, capable d'improvisation joyeuse et détendue  -  et pourtant sans ratage, la plupart du temps!

   J'ai atteint le palier où l'on dit : vieillir, c'est un cadeau! Chaque jour, il faut se réveiller avec la satisfaction de pouvoir encore jouir de la vie... En dépit des oiseaux de malheur et des criminels égoïstes et tout puissants qui s'emploient à gâcher l'avenir qui nous attend... Alors, pour pouvoir respirer encore à pleins poumons en regardant le jardin au coucher de soleil soyeux, j'essaie de prendre conscience du moment présent et des délices qu'il m'offre encore...

 

 

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Pianiste, danseur ou potier...

10 Novembre 2024, 12:27pm

Publié par Flora bis

      Il était grand temps de revenir son mon blog, le mois de novembre est bien entamé! Il n'y a même pas un chat qui m'y attend, me direz-vous, c'est plutôt moi qui ressens l'envie de l'intimité avec l'écriture du blog. Oui, bizarrement, cette écriture est à la fois personnelle, pour ne pas dire confidentielle  -  et publique, même si ce public reste "confidentiel", je devine à peine ses contours... J'éprouve parfois la sensation qui ressemble à ce que je ressentais en dessinant dans les rues ou les coins secrets, familiers d'Istanbul : être à la fois dans ma bulle - invisible? - et dehors, parmi les gens.

   Peu importe, mon but premier est que ce geste demeure aussi régulier que possible, nécessaire comme les gammes du pianiste ou les exercices à la barre du danseur. Parfois, je me sens même dans la peau du potier qui entre dans son atelier sans but précis, éprouvant seulement le fourmillement du désir de créer dans ses doigts... L'envie de toucher la glaise, la malaxer, la pétrir jusqu'à ce qu'elle devienne vivante, palpitante dans sa main, qu'elle lui suggère l'oeuvre à extirper de la masse difforme. Il conviendra ensuite de la lisser, de l'élaguer, de la soupeser du regard à distance afin que ses éventuels défauts sautent aux yeux. Mais tout cela n'intéresse probablement que moi, ma petite cuisine intime. Petite mise au point vitale avec moi-même, grâce à la liberté que le genre du blog offre à son auteur, un hébergement à tous ses délires... Presque tous...

pêcheur à la ligne

pêcheur à la ligne

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