Le blog de Flora

Entre deux mois d'été

30 Juillet 2022, 10:35am

Publié par Flora bis

   Bientôt le mois d'août. Malgré la chaleur insupportable du juillet, je n'attends pas le suivant avec impatience. Il sera caniculaire, fatalement. Avons-nous d'autre choix que le stoïcisme?... J'essaie, au moins, de gagner un peu de temps de vie. Qui file inexorablement, entre les doigts, comme le sable de mes belles plages de l'Océan. C'est en partie cette sensation d'impuissance à retenir le temps, qui m'empêche  -  avec le doute, tenace  -  de plonger dans le travail, au lieu de me laisser couler dans l'engourdissement. 

   Pourtant, le travail agit comme un aphrodisiaque! Si l'on réussit à saisir l'inspiration par la queue, elle peut vous transporter dans des endroits inattendus, vous faire décoller du sol ou au contraire, vous faire creuser jusqu'aux profondeurs inconnues qui font à la fois du mal et du bien... Ce travail vous laisse une satisfaction intense mais fugace, jusqu'au surgissement de la question fatidique: "A quoi bon?..."

 

Nous en avons longuement discuté hier soir avec mon amie M., autour d'un dîner improvisé dans un restaurant. M. faisait partie de l'équipe de notre revue, elle s'occupait plus particulièrement de la rubrique "poésie". Poète elle-même, une très bonne poète, à mon humble avis (et pas que le mien). Elle a 9 ans de moins que moi, je connais des chapitres de sa vie, passionnée, courageuse. Je l'admire à plus d'un titre, mais surtout pour son audace inébranlable: j'ai rarement entendu le mot "impossible" de sa bouche. Enthousiaste, elle se lance dans des projets qui, rien qu'à leur énoncé, me feraient fuir, incrédule. Et avec elle, ça marche! Son énergie chaleureuse entraîne tout le monde derrière elle.

    On a l'impression qu'elle ne connaît pas la peur. 

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Un samedi soir au cinéma

24 Juillet 2022, 18:15pm

Publié par Flora bis

   Entre 16 et 17 heures, j'ai passé rapidement la tête par la porte de la cuisine. Une chaleur insoutenable m'a coupé le souffle et j'ai vite fait marche arrière. L'après-midi, le soleil tape de toute sa vigueur sur ma terrasse et le parasol que j'ouvre avant midi, ne fait qu'atténuer tant bien que mal sa force dévastatrice. Les plantes cherchent à respirer, elles aussi mais pas la moindre brise... Les oiseaux se taisent, se planquent comme ils peuvent dans les branches.

   Pour apporter un peu de fraîcheur à l'ambiance suffocante, je me réfugie dans le souvenir de la soirée d'hier. Il faut dire qu'il faisait au moins 10° de moins et cela se sent! Quelques jours plus tôt, mon amie Martine a eu la bonne idée de proposer une sortie cinéma pour le weekend. Nous avons eu du mal à dénicher un film tentant: le choix estival est maigre entre les bagarres violentes et gratuites à l'américaine, les comédies éculées ou les dessins animés...  

   Finalement, notre choix s'est arrêté sur "La nuit du 12"  de Dominik Moll (dont j'ai beaucoup apprécié en 2000 le premier grand succès, " Harry, un ami qui vous veut du bien"!). Nous étions une dizaine dans la salle  -  déjà, le parking clairsemé détonnait pour une séance de 19h30 de samedi soir! Est-ce que la moitié de a ville serait partie en vacances?... 

   J'aime ce genre de faux-policier, son rythme par moment alangui, subitement accéléré puis retombé, entre espoir et abattement, indifférence raisonnée et obsession envahissante... Il s'intéresse plus aux hommes qu'à l'énigme à résoudre. Les plus légers frémissements des visages en gros plan en racontent davantage que les rebondissements spectaculaires, ils renferment plus de tension que les mots (Bastien Bouillon et surtout, l'extraordinaire Buli Lanners!).  A la fin, nous restons scotchés sur nos fauteuils, regardant défiler le générique mais à sa place, ce sont les images du film qui reviennent nous hanter. 

 

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Positiver

18 Juillet 2022, 10:03am

Publié par Flora bis

   Cela va faire une semaine que la solitude m'a retrouvée.

   Dans l'intervalle, j'ai fait le plein à ras bord de la conversation, de plus, dans ma langue maternelle, ce qui m'arrive, en temps normal, très rarement. Cette gymnastique m'a fait du bien, secouant mes cellules grises depuis trop longtemps alanguies, la canicule aggravant leur cas.

   La canicule! Je sais qu'il faut me mettre désormais à l'abri, et cela me fait miroiter la perspective peu joyeuse du rétrécissement progressif de mes plates-bandes déjà relativement modestes... D'accord, je suis une grande résiliente dont je suis la seule à connaître les vraies capacités et performances. Mais ces perspectives, déjà bien écornées par les nouvelles catastrophistes du monde qui pleuvent sur nous des média, finissent par entamer le moral.

   Pourtant, je lutte! J'essaie de trouver du réconfort, du plaisir même dans le moindre petit détail qui me tombe sous les yeux, sous la main, non sans remarquer la supercherie: suivre les conseils des gourous modernes qui s'emploient à nous inculquer de nous contenter du minimum, laissant le plus gros à ceux qui en ont déjà trop!... A nous, les plaisirs minuscules, nous avons la capacité de les voir, de les mériter... Ils sont à notre portée, il suffit de... Sinon, tant pis pour nous, ce sera de notre faute!...

   Je regarde les fleurs sur ma terrasse. Je les place du côté nord-ouest, dans l'ombre, je les arrose soigneusement. Je regarde les rosiers en train de griller du côté opposé, malgré les soins que j'essaie de leur apporter. Certes, je peux encore dîner sous le parasol, regarder les paysages du Tour de France... Grâce à la canicule, je ne suis pas appelée irrésistiblement dehors par le beau temps d'habitude si rare dans notre Nord...

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Une visite familiale qui fait du bien

13 Juillet 2022, 11:38am

Publié par Flora bis

   Plus de quinze jours sans pouvoir revenir sur mon blog! La raison de mon absence a été la visite de ma nièce et de son mari, venus de Hongrie pour une dizaine de jours. Ce n'était évidemment pas pour la première fois mais c'est toujours un plaisir renouvelé. Même si physiquement, ils peuvent constater d'année en année mon glissement progressif sur la pente fatidique, la joie, les rires et les conversations plus approfondies, sérieuses, touchant à l'essentiel, les émotions à fleur de peau et les éclats de rire valent une cure de vitamines! Chaque fois que nous nous sommes mis autour d'une table, ne serait-ce que pour un café, un rafraîchissement ou un repas improvisé sur la terrasse, sous le parasol ou pendant nos promenades, c'était l'occasion d'échanger des choses et d'autres, du passé et du présent, de la politique, de notre vie personnelle et des souvenirs... Des idées, des principes à l'aide desquels nous essayons de gouverner, tant bien que mal, nos vies... Echanger pour mieux connaître, mieux comprendre l'autre. 

   Ildikó, très sympa se demandait sans cesse comment me soulager, Győző étant un fieffé bricoleur, a réglé un tas de problèmes dans ma maison qui traînaient parfois depuis des années, faute de pouvoir les régler moi-même et qui m'empoisonnaient la vie, rien qu'en tombant sous mes yeux... Bref le bonheur pendant plus d'une semaine! 

   Sans parler du week end que nous avons passé à Paris chez mon fils, très attaché à sa cousine. Ils nous ont reçus chaleureusement, dans leur nouvelle maison. Samedi, ils se sont promenés toute la journée dans Paris. Je suis restée à la maison avec une de mes petites-filles, patraque comme moi, pour souffler... Dimanche, nous avons visité ensemble le superbe château de Vaux-le-Vicomte et son jardin conçu par Le Nôtre. Un souvenir exquis!...

(quelques photos pour illustrer le week end)

   

 

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