Le blog de Flora

Noël 2021

27 Décembre 2021, 10:47am

Publié par Flora bis

   Presque deux semaines sans écrire sur mon blog... Rien que cette pensée pourrait m'inciter à y méditer. N'est-ce pas le chant de cygne du genre même de la blogosphère? Nous l'annonçons régulièrement: qui en écrit encore, et surtout, qui en lit?...  

   S'il s'agit, comme dans mon cas, du genre de journal de bord plus ou moins intime (puisque public, mais pour un public restreint), qui s'y intéresse encore, aux états d'âme d'un parfait inconnu, dont les méditations, les souvenirs, voire les jérémiades ne cassent pas trois pattes à un canard?... S'il dévoilait au moins l'intimité d'un personnage connu (animateur vedette de télé, star de YouTube ou du football, rapeur juvénile ou chanteur vieillissant...) mais qui a besoin de mâchouiller des tartines de réflexions  d'un anonyme qui plombent le moral à tous ceux qui mériteraient du réconfort?...

   Bref, pour le moment, c'est moi qui en ai encore le plus grand besoin. Exprimez-vous, intime l'armée de spécialistes de toute sorte qui veille sur notre bien-être. Les pensées refoulées, coincées à l'intérieur, s'attaqueront, tôt ou tard, aux murs de leur prison. Les mettre en forme, c'est le premier pas pour les éloigner de nous.

   Mais au fond, je me suis égarée de ma première intention. J'aurais voulu raconter le simple bonheur d'avoir passé une semaine avec mes petites-filles à discuter, à jouer, à être ensemble pour préparer le repas de Noël avec leurs parents et la famille élargie. A rire de notre sapin minuscule qui tient dans un pot de fleur mais qui est décoré de nos coeurs en fête.

 

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Voilà un dimanche comme je les aime!

13 Décembre 2021, 13:05pm

Publié par Flora bis

   Nous pataugeons dans la morne saison des jours qui semblent ne s'être levés qu'à moitié, gardant leur pyjama et le lit ouvert, au cas où l'envie d'y replonger serait la plus forte... Nous traînons les pieds du fauteuil au canapé et inversement. D'un oeil blasé, nous balayons le jardin déplumé: il a l'air endormi, lui aussi, avec ses quelques fleurs fanées qui frissonnent dans le vent, en attente du printemps. Même les chats des voisins deviennent rares: ils ont cessé leur procession permanente sur la crête du mur mitoyen et ne guettent plus les oiseaux dans les branches du prunier. 

   D'habitude, je déteste les dimanches où la vie s'arrête et la solitude paraît encore plus profonde. On a l'impression  que tout le monde a une famille, un(e) amoureux(se), des amis dont la compagnie vous enveloppe de sa chaleur vivifiante  -  tous, sauf nous! Hier, le coup de fil de Martine m'a sauvée de la déprime du dimanche. Nous avons décidé d'aller au cinéma vers 17h pour découvrir le "West Side story" de Spielberg qui vient d'arriver sur nos écrans.

 Ma génération a encore en tête la version originale de R. Wise et de J. Robbins, sortie en 1961 et couronnée 10 Oscars. La nouvelle version est plus âpre, plus ancrée dans la réalité de son époque, faisant écho en même temps aux problèmes d'aujourd'hui: racisme, tensions entre groupes ethniques et la conscience naissante que les bandes rivales qui s'affrontent sont finalement à la merci, à titre égal, d'un même système vorace qui fait de leur scène de vie un champ de ruine... (le survol du quartier de West Side en démolition, par le hasard des événements de la semaine, m'a rappelé les images tragiques de la tornade du Kentucky). En revoyant quelques scènes de la première version, les anciens Jets et Sharks paraîssent bien peignés, tirés aux quatre épingles comparés à ceux de Spielberg, hirsutes, se roulant dans la poussières de leurs rues démolies... Les bagarres chorégraphiées avec beaucoup de forces et de réalisme (qui restent quand-même de la danse!) soufflent une énergie époustouflante, celle du désespoir... Tout cela, sur fond de la musique de Léonard Bernstein: que des "tubes" éternels qui hantent nos oreilles!

   Deux heures et demie intenses plus tard, nous avons terminé la soirée très agréablement, à la table d'un petit resto. En voilà un dimanche bien sympathique!

 

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Décembre festif

2 Décembre 2021, 20:50pm

Publié par Flora bis

   Nous sommes en décembre, au mois des journées raccourcies à l'extrême, dans l'attente du solstice d'hiver qui fera renaître patiemment, minute par minute, la lumière  -  celle de l'espoir aussi  -  selon les incurables optimistes. En attendant, nous avons en pénitence les jours couleur de plomb, le vent humide et pénétrant et le calfeutrement bien au chaud dans nos abris. 

   Décembre, mois festif dans ce monde anxiogène... Nous essayons de recréer l'insouciance d'un monde révolu, entre deux "vagues" que nous n'arrivons même plus à compter, ni à retenir la dernière apparue des lettres de l'alphabet grec pour nommer le variant nouveau du virus désormais familier. Les piqûres se multiplient sur nos bras et nous devons nous considérer chanceux de les avoir. 

   Sapin de Noël, amoncellement de cadeaux, foie gras arrosé de Sauternes, de Loupiac, de Jurançon ou de Monbazillac, à la rigueur d'un château Yquem si vous avez 800 € à négliger... Sinon, on peut se la jouer plus modeste et miser davantage sur les sentiments que sur le matériel achetable. Sur le plaisir de sentir la proximité des êtres que nous aimons, sur les regards complices échangés, sur les mots qui touchent et que nous essayons de prononcer sans avoir peur de nos émotions... Suis-je gnangnan, dégoulinante de bons sentiments, mièvre, bref: "mémérisante" même, en empruntant le vocabulaire des "influenceuses" écervelées? Elles utilisent le terme pour désigner la dégaine définitivement démodée d'une femme qui n'est pas dans dans la sacro-sainte "tendance". Tant pis, j'assume être d'un autre âge, pas "stylée" du tout! 

 

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