Le blog de Flora

N'est pas Gontcharov qui veut!

22 Mai 2025, 18:16pm

Publié par Flora bis

   La semaine de mon retour s'est vite envolée, sans laisser de traces notables dans mon existence. Chercher un jardinier sur internet, m'attaquer à ma déclaration d'impôts en ligne, répondre aux messages (parfois en rafales), quelques conversations au téléphone, courses alimentaires, pharmacie, cuisine... Rien d'enthousiasmant. Au lieu de s'envoler, la crispation s'installe, une fois de plus.

   Ce serait bien de croire que tout vient des mouvements incessants des planètes!... Qu'il suffirait de patienter pour que les noeuds des oppositions et d'autres trigones, voire des carrés ou des sextiles se dénouent au dessus de nos têtes! Que le calme plat soit revivifié par des rencontres dynamisantes, des projets effervescents qui feraient oublier l'eau croupie du piétinement sur place.

   Régulièrement, je reviens sur ma procrastination, sur mes blocages dont l'origine reste assez énigmatique pour moi. J'essaie de faire, dans ma mémoire, ce travail archéologique dont on espère la remontée à la surface des débris d'explications. Parfois, j'ai l'impression d'effleurer quelques entailles, des meurtrissures fugaces mais pas de révélations capables de me délivrer de cette entrave.

   Des gens volontaires, énergiques m'assènent des sentences : "Les phrases commençant par demain... pas maintenant... plus tard... on verra... me donnent des boutons! Un devoir  -  une solution! Et que ça ne traîne pas!" Ils espèrent me guérir avec ce raisonnement, prétendant me vouloir du bien. Me faire croire que ce n'est qu'une question de volonté! Qu'il faut absolument "secouer" la faiblesse humaine (puisque la cause ne peut être qu'une simple faiblesse : la volonté n'est autre qu'un muscle avachi qu'il faut bousculé pour le renforcer...).

   N'est pas Oblomov qui veut! N'est pas Gontcharov non plus, encore moins. Je l'ai trouvé, moi aussi, méprisable, ce personnage du roman de Gontcharov, en l'étudiant en littérature russe, il y a plus de 50 ans. L'auteur n'est pas très clément avec son personnage mais son analyse est incomparablement plus fine que celle de mes interlocuteurs...

  

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Retour à ma vie minuscule

12 Mai 2025, 17:34pm

Publié par Flora bis

  Une lessive sèche sur le fil tendu de la terrasse. Retour à ma vie minuscule mais réconfortante que j'ai parfois l'illusion de gouverner. Je suis rentrée de chez les enfants hier midi.

   La meilleure façon de se rendre compte de la solitude, cadre habituel de sa vie, c'est de rentrer chez soi au bout de quelques jours ou d'une plus longue absence. Dès la clé dans la serrure et la porte entrouverte, on hume les odeurs familières un peu "renfermées", on scrute les objets habituels au passage : ils n'ont pas bougé de leur place et vous attendent avec docilité et dévouement. Derrière les volets que l'on s'empresse d'ouvrir pour redonner vie au décor, les pots de fleurs assoiffées réclament à boire. Et personne ne se précipite à votre rencontre.

   Le jardin... plutôt la jungle! L'herbe a poussé si vigoureusement qu'elle m'arrive aux genoux. Je ne distingue plus les fleurs! Quand aurais-je le courage, plutôt la force de m'y attaquer? Je me sens exténuée rien qu'à y penser...

   Les images et les sons des jours précédents tournoient dans ma tête. Tout ce qui me terrassait de stress avant mon départ (serai-je à la hauteur des taches qui m'attendent?) s'est évanoui pendant les jours ensoleillés, à la vue du beau jardin qu'un robot discret et infatigable maintient en l'état d'un terrain de golf de première classe. Le châtaignier majestueux neige de pétales blancs, tandis que l'acacia, le plus haut parmi les arbres centenaires, vient de se couvrir de grappes blanches odorantes, au goût du miel, celui de mon enfance. A deux pas de la grande baie vitrée, je cueille du persil frais pour les repas. Car je cuisine beaucoup, midi et soir. Toutefois, cela me laisse du temps pour mes habitudes devant l'ordinateur du bureau. J'en ai besoin désormais.

   Souvent, l'une de mes petites-filles est là, en pleine révision, parfois les deux, grâce aux jours fériés de la semaine. De leurs amis se joignent à nous une partie du weekend. J'aime la compagnie des jeunes, ils me ramènent aux temps nostalgiques où j'enseignais...

   Leurs parents arrivent frigorifiés du pays le plus au nord de l'Europe où le soleil, à cette époque, ne se couche pas. Nous regardons aussitôt leurs photos insolites et dépaysantes. Je boucle ma valise pour repartir tôt, le lendemain matin, mission agréable, chaleureuse et joyeuse accomplie.

Retour à ma vie minuscule
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Ma maison et moi... un vieux couple qui se rode...

6 Mai 2025, 11:20am

Publié par Flora bis

   Quand on quitte ne serait-ce que provisoirement, sa maison  -  son refuge, sa tanière, ses habitudes qui protègent et qui emprisonnent  -  on prend des risques. Inconsciemment, certes, mais au fond, c'est le but. Pour éviter la sclérose totale de ses neurones, on les secoue, rafraîchit, aère, on leur lance des défis sous forme de quelques prises de risque minuscule, histoire de prouver qu'on est encore vivant... Réveillé. Surtout quand on vit seul(e) et qu'on n'a même pas l'occasion de radoter à sa guise!... Personne ne l'entendrait.

   Avec le temps, je me rends compte que je commence à aimer ma maison. Nous sommes comme un vieux couple pour qui, au départ, le choix s'est fait sur un compromis et non pas sur un coup de foudre. En rentrant d'Istanbul, nous avions très peu de temps pour trouver une maison dans la ville inconnue du Nord, à proximité du futur lieu de travail de G. Il a fallu décider très vite, la rentrée des classes approchait pour notre fils aussi, sans oublier le camion du déménagement.

   Peu à peu, nous l'avons aménagée à notre goût, parfois au prix des pourparlers longs et diplomatiques pour accorder nos violons. Nous étions à l'aise sur trois niveaux, avec le jardin pour le plaisir des yeux et le bol d'air au milieu de la ville. Le jardinet était pour moi; à la nature, G. préférait l'univers de ses livres enfin réunis, perché au dernier étage et baigné dans l'imaginaire qui, comme on sait, ne connaît pas les murs...

   Depuis bientôt 19 ans, j'occupe la maison seule... Petit à petit, je lui fais subir des changements, du moins, dans la partie où je vis. J'essaie de gommer les traces invisibles pour d'autres des souffrances et de savourer la douce métamorphose du décor... Pour pouvoir continuer à vivre. Pour apprendre à être moi. C'est peut-être l'aspect le plus difficile de la tache. Avec les années qui s'écoulent paresseusement, le vieux couple que nous formons, la maison et moi, change d'allure, se rode et s'érode, se renouvelle parfois. A force de se frotter l'une contre l'autre, on se rassemble, on s'épargne, on se rapproche et on se rejoint dans la gratitude. Cela peut ressembler à l'amour, qui sait?...

Ma maison et moi... un vieux couple qui se rode...

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Les pleins et les vides

28 Avril 2025, 11:42am

Publié par Flora bis

 

   Ayant repéré mon intérêt vif, les algorithmes complices drainent vers ma page de F-B, de nombreuses démonstrations de peintres, de dessinateurs, d'aquarellistes inconnus à la recherche d'une notoriété qui se promène incognito.  

   Je ne parle pas de ceux qui épatent la galerie avec des portraits ultra réalistes, mieux qu'une photo de studio... Ou alors de ceux qui vous peignent un paysage de mémoire, comme ça, avec du bleu et du vert, de la ligne d'horizon en sapins se reflétant dans un lac bordé de roseaux, sans oublier la petite maison qui se cache dans un coin et le sentier qui y mène... Le tout exécuté à l'accéléré, plus vite que son ombre!

   Certaines démonstrations témoignent d'excellentes connaissances techniques, souvent novatrices et virtuoses et me laissent malgré tout indifférente. La plupart du temps, elles me donnent envie d'arrêter la main de l'artiste en cours de route : stop, ça suffit, un trait de plus va tout gâcher! Le résultat finira trop léché, étouffé, presque sali...

   Un autre artiste encore, recopie en dessin minutieusement identique, la photo de très grande taille de tout un quartier sans oublier le moindre recoin ni brin d'herbe, puis, par un labeur de plusieurs semaines, il s'attelle au coloriage de l'ensemble : vous pourrez vérifier à la loupe, il ne manquera pas le moindre reflet sur la fenêtre la plus lointaine! J'imagine que le résultat lui apportera une belle somme bien méritée pour la sueur de son front. Sans oublier l'admiration d'un public conquis par une telle prouesse...

   Non, ma préférence va vers ceux qui reproduisent non pas la copie la plus proche de la réalité mais qui reflètent leur vision de cette réalité, passée par le filtre de leur sensibilité. Un paysage de Schiele est à la fois évocateur des petites villes autrichiennes tristes de son enfance et de son désespoir inspiré par le monde en train de s'effondrer autour de lui à la veille de la première guerre mondiale. Il en va de même de ses figures torturées, inachevées, d'une force suggestive extrême. Ce qui me touche le plus chez lui, c'est le trait suspendu. L'image comme inachevée, la main de l'artiste arrêtée par sa volonté, comme pour laisser la place au spectateur pour compléter l'image, pour combler les vides... s'il veut. Car sur un tableau, le vide est aussi parlant que le plein.

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Dimanche de Pâque, sourire et petite bruine

21 Avril 2025, 13:13pm

Publié par Flora bis

   Voilà. Nous sommes un lundi de Pâque, solitaire comme ces dernières années. Cela fait partie des changements inéluctables qui ne me révoltent pas, en bon adepte d'Epicure. Inutile de se taper la tête contre le mur quand c'est dans l'ordre des choses! Au lieu de combattre les incontournables métamorphoses, il faut les apprivoiser, apprendre à vivre avec. Bien sûr, quand on peut les améliorer, il ne faut pas s'y refuser. Tout en douceur et harmonie, autant que possible. Eviter de s'infliger des souffrances inutiles. Arrivée à un certain âge (pas encore canonique!), nous en avons déjà eu notre dose...

   Hier, dimanche de Pâque, une amie est venue me voir avec deux petits gâteaux au chocolat, pour accompagner le café et en guise de pure incitation pour fermer l'oeil sur mon niveau de sucre. Nous aimons échanger de temps en temps sur des sujets légers mais aussi plus graves et profonds. Je la connais depuis au moins trente ans, nous nous accompagnons de loin en loin, partageant parfois des activités ou des étapes plus ou moins douloureuses de nos vies. Je tiens beaucoup à notre amitié.

    Elle possède une qualité rare dans mon entourage amical : elle aime JOUER! Je ne suis pas la seule à éprouver (hélas, trop rarement!) les bienfaits du jeu sur le cerveau et sur l'état du corps en entier : il diminue le stress, procure un bien-être immédiat au corps grâce au dopamine, stimule la mémoire en agissant sur l'hippocampe etc., bref, que de bons effets que beaucoup se refusent! Bien sûr, je ne parle pas des jeux vidéo que je ne pratique pas et que je désapprouve à haute dose. En famille, je me régale car dès leur enfance, presque tous ont été initiés aux jeux de société et tout le monde y participe, de façon transgénérationnelle!

   Alors, dimanche, après avoir consommé le café et les gâteaux, décortiqué les problèmes personnels de santé et d'autres, nous avons terminé gaiement sur deux parties de crapettes*, chacune de nous ayant gagné la sienne. de quoi nous séparer le sourire aux lèvres et dans la tête!

* crapettes : jeu de cartes

 

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Mon érable en agonie...

14 Avril 2025, 18:36pm

Publié par Flora bis

   Chose rare, le paysage bien arrosé pendant la nuit me réjouit! Pour la première fois depuis des semaines, j'ouvre mes volets sur un ciel couvert et des flaques d'eau sur le bitume. Ce serait idéal, l'arrosage de la nuit et le soleil de la journée! Ménager le chou, tout en rassasiant la chèvre. La position préférée de la Balance, toujours soucieuse de trouver l'équilibre, même si ce résultat reste souvent hypothétique et l'exercice passablement éreintant.

   Derrière moi, une semaine mitigée. Une panne de chaudière en avril reste une affaire sensible car les nuits sont fraîches, pas plus des 3-4°. Dans la soirée, même sous une couverture en laine, les 17° me font recroqueviller devant la télé. Sans compter que l'eau froide est, certes, rafraîchissante pour la toilette du matin et me plonge dans les souvenirs d'enfance, mais à l'heure actuelle, je préfère le confort à la nostalgie.

   La viorne embaume le jardin. Elle essaie de me faire oublier que mon érable du Japon est mourant... Bizarrement, je ressens la même angoisse sourde devant son agonie noble et digne que devant un être cher auquel je serais attachée de longue date... Après tout, il est bien question de cela.

Mon érable en agonie...
Mon érable en agonie...

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Le monde cul par-dessus tête

7 Avril 2025, 12:32pm

Publié par Flora bis

   Hier, en parcourant quelques pages de mes amis hongrois sur le Net, je suis tombée sur plusieurs photos montrant des tulipes et des jacinthes sous la neige!... En y repensant, ce n'était pas si rare que cela dans le passé. Il y a quelques années seulement, après un avril au-dessus de 20°, sur le chemin du retour, nous sommes tombés dans une vraie tempête de neige, de Budapest jusqu'à la frontière autrichienne! 

Ici, dans le Nord de la France, nous avons pu profiter d'un début de printemps exceptionnel! Dans le domaine des jours ensoleillés, nous avons battu le record de Nice!... Décidément, c'est le monde à l'envers!... Je le prends, avec reconnaissance envers qui de droit, Mère nature, dieu miséricordieux ou le hasard, j'en profite et j'essaie de me réparer.

   Je rempote des fleurs sur la terrasse, j'essaie de tailler les rosiers. Mon petit érable du Japon n'est pas dupe. A part une petite branche, elle ne donne pas signe de vie. Je suis perplexe : lui faire confiance?... Bizarre, bizarre... Comme d'habitude, je me place dans l'attente, dans l'observation. Il ne faut pas précipiter des choses.

 

 

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Sagesse ancienne

31 Mars 2025, 12:46pm

Publié par Flora bis

    Je continue à tailler l'érable et les rosiers, sans oublier l'hortensia et le viorne... J'avale au passage quelques doses de la délicate poudre jaune pâle qui tombe des branches, de quoi tousser le reste de la journée (cependant sans aucun effet psychédélique...)

   Je passe une semaine solitaire, stérile, avec beaucoup d'engourdissements, de torpeurs, de temps perdus. Je pense que les paresseux authentiques en tireraient une vraie jouissance, à la place de ma sombre culpabilité... J'essaie de m'obliger à accomplir des taches terre-à-terre, pas "intello" pour deux sous, physiquement plutôt pénibles  -  pour "débrancher" mon cerveau  -  ou plutôt pour le libérer?... Pour m'ancrer dans la réalité rassurante, toucher la glaise... au lieu de céder aux envies incertaines, aux contours flous, indéfinis (j'apprends par la suite que c'était Saturne qui m'avait empêché de bouger, en me mettant ainsi sous l'étouffoir... Le monde serait beaucoup plus simple si je pouvais y croire!).

   Pour tenter de me booster, je recopie quelques phrases pleines de force et de sagesse venues des personnes mortes depuis longtemps. Tiens, tous des hommes! Ils devaient connaître le secret :

"Les gagnants cherchent des moyens, les perdants des excuses." (F. Roosevelt) Je le reconnais mais ce n'est pas glorieux pour moi...

"Quand on ose, on se trompe souvent. Quand on n'ose pas, on se trompe toujours." (R. Rolland) Et vlan, je suis prévenue!...

"La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre." (A. Einstein) Eh oui!... Je ne suis pas remonté sur un vélo depuis au moins trente ans!...

"Soyez vous-mêmes, tous les autres sont déjà pris." (O. Wilde) Est-ce que cela me sauverait vraiment?...

"Le meilleur moment pour planter un arbre, c'était il y a 20 ans. Le second meilleur moment est maintenant." (Proverbe chinois.) Comme on sait, les proverbes chinois ont toujours raison. Leur grand âge, sans doute...

 

Glasgow qui connaît le secret
Glasgow qui connaît le secret

 

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Un essai de printemps

20 Mars 2025, 12:59pm

Publié par Flora bis

    Ah, ce beau soleil qui éveille notre corps avachi par les mois de grisaille longs comme le chagrin...  ou les jours sans pain... Je signerais pour des semaines encore pour cette douceur vivifiante mais la météo nous annonce déjà la fin de la récré! Ce qui est pris est pris, disent les gens d'ici, philosophes qui savent se contenter de peu, en ravalant leurs désirs.

   Hier soir, J'ai participé à une belle réunion dont l'atmosphère était en harmonie avec ladite douceur vivifiante. Sourire, bienveillance, petites phrases attentionnées, embrassades aussi pour ceux qui ne craignent pas les virus. Plaisir de nous retrouver. Une sorte de communion dans l'esprit de réfléchir ensemble, suivie d'un petit repas tout simple mais préparé avec le coeur, par la doyenne de l'association qui va vaillamment sur ses 92 ans!... Il fallait la voir repartir après, chargée de deux grands sacs contenant ses marmites vides, en voiture, à 20 km en pleine campagne, dans la nuit!... Gaie comme un pinson! A chaque fois, elle me redonne le moral et l'envie de poursuivre mon chemin, parsemé de cailloux.

    J'écoute la tourterelle dans le prunier du voisin. Ce n'est que les premières vocalises hésitantes, des essais pour la pleine saison. Pour le moment elle se méfie encore des gels nocturnes. Elle a raison.

   Il est temps de penser au coiffeur pour rafraîchir ma tête.

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Intermède avec anniversaire

12 Mars 2025, 13:03pm

Publié par Flora bis

   Exceptionnels 10 jours de beau temps dans la partie qui me concerne de la France : du sud de Paris à la frontière belge! Soleil dès le matin, belles et longues journées dans la douceur  -  que demande le peuple?... Je suis même descendue sur ma pelouse, armée de gants et de sécateur pour tailler les quelques rosiers et hortensias de ce côté. Le travail est loin d'être fini : j'essaie de tailler aussi mon érable du Japon, l'attraction principale de ce mini-jardin. Il en occupe bientôt la place principale.

   J'ai passé le week-end chez les enfants. Je mesure la marche impitoyable du temps dans les changements de nos habitudes. Nous, les trois grands-parents restants, avons sensiblement le même âge. Nous habitons la même ville, ce qui facilite les retrouvailles familiales. Ainsi, nous avons plus de vingt ans de routine de voyager ensemble vers Paris ou vers la Baie de Somme pour rendre visite aux enfants. Pendant longtemps, en voiture. Désormais en train. Les temps changent, notre état physique va en déclinant.

Les deux jours passés avec les jeunes m'ont reposée... Nous n'avons pas eu d'autre programme que d'être ensemble et cela me remplit de bien-être. Les enfants sont fatigués de leur vie harassante, des grands autant que les plus jeunes. Nous avons fêté le 19e anniversaire de l'aînée des petites-filles. Les études ne lui laissent pas beaucoup de temps de repos, mais la veille, elle a quand-même organisé, avec quelques amis, une grande sortie à Paris, avec promenade et soirée dansante sur un bateau sur la Seine! J'observe de loin la vitalité incroyable de ces jeunes dont j'ai été et que je ne suis plus...

Je n'oublie pas de mentionner les nombreuses parties de cartes qui ont partiellement comblé mon envie permanente et inassouvie des jeux! Je patienterai jusqu'à la prochaine occasion.

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