Interlude
Nous sommes presque à la fin du mois d'avril et jusqu'à ce jour, je soupesais le choix : que faire?... Mettre fin à ce brave blog ou le garder envers et contre toutes les tempêtes dans dans ma tête... "Difficile, sinon impossible d'y renoncer... Il est devenu un peu ce que je suis." - ai-je terminé mon précédent article résumant le dilemme qui me préoccupait. Ç'aurait été donc, en quelque sorte, interrompre mon histoire! Rien que ça... Car au fil du temps, les débuts plus ambitieux se sont métamorphosés en un genre de journal de bord, avec quelques retours sur le passé, indispensables pour le présent et sans doute pour le futur. Une affaire personnelle. Puisque, de toute façon, c'est le genre du blog qui le veut ainsi : c'est le domaine de la liberté, autant pour celui qui l'écrit que pour les autres qui sont libres de le lire ou de l'ignorer.
Pendant ces 2 semaines, quelqu'un est passé sur mon blog tous les jours, poussant la porte pour voir si j'étais encore là. Je ne peux pas savoir qui il (ou elle) était, peut-être même une personne à chaque fois différente... Mais sa persévérance fidèle m'a touchée. Je suis revenue aussi parce que cette drogue douce qu'est l'écriture spontanée d'un "journal publique" tenu assez régulièrement (discipline!), à l'arrache, sans préparation laborieuse, sur le vif et sans brouillon me fait tellement de bien! En espérant que quelques personnes, même peu nombreuses, partagent ce plaisir.
J'ai eu la satisfaction de recevoir la visite de ma nièce hongroise pendant une semaine. Elle a pu voter au consulat de Hongrie à Paris et passer quelques jours entre cousins avec mon fils et sa famille. Ici, chez moi, le silence est de retour, après les rires et les conversations ininterrompus jusqu'au matin pluvieux du samedi dernier où nous avons pris la route vers l'aéroport de Charleroi. A mon retour à la maison, la pluie qui pleurait son départ, s'est arrêtée net. Vient le tour des mots silencieux.
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