Le blog de Flora

Vague à lâme

30 Décembre 2024, 16:42pm

Publié par Flora bis

   Parfois, une idée vague m'effleure à la période des fêtes de fin d'année : survoler furtivement tous les Noël de ma vie! Repasser en mémoire ces Jours mémorables de chaque année vécue. Je ne m'attarderais pas; à bord de ma machine à remonter le temps, je survolerais ces paysages familiers, en sépia, estompés par le souvenir. Quelques uns sont plus tenaces que d'autres, toujours en images, au commencement forgées et transmises par les récits sensuels, palpables de ma mère, soucieuse de recréer, de revivre l'atmosphère, afin que je puisse voir ma vie se dérouler. Cela se poursuit pendant des années, et je finis par avoir l'impression de vivre ma vie en spectatrice assidue, ébahie, conquise ou oppressée.

   Pour le moment, je me sens très fatiguée. Je peine à retrouver la veine de l'écriture. Elle me résiste, les mots se cachent, se dérobent à mon envie de les saisir au vol. Pourtant, elle est censée me réveiller de la torpeur, guérir des souffrances du corps, en m'enveloppant dans une bulle protectrice. A plus tard...

... verre minuscule pour la goutte des fins de repas...

 

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Préparatifs de Fête

19 Décembre 2024, 13:00pm

Publié par Flora bis

   L'horloge presse. J'y jette un coup d'oeil rapide mais négligeant, j'ai trop envie de flemmarder sur mon écran d'ordinateur! De commencer la journée par ce bain de bien-être  -  de jouvence aussi, pourquoi pas  -  de communication stimulante, censée me donner envie de m'attaquer au monceau de choses à faire. Oui, je m'y attaquerai, j'ai le sens du devoir, mais avant, j'ai envie d'ouvrir grand les fenêtres de ma vie sur le monde! De jouer un peu avec les idées et les mots.

   Dernière ligne droite avant Noël. Les cadeaux sont rassemblés, à 90%. Les manquants seront complétés ce weekend, je l'espère. Le menu prend forme également. On commence à penser à la soirée de St-Silvestre, elle s'organise tout doucement. Rien à voir avec l'effervescence de la fête de Noël qui demande un plus grand déploiement  des énergies, à la hauteur du plaisir qu'elle représente de réunir les enfants autour de nous. Au regard de cet élan de bonheur, aucune fatigue ne fait le poids!

   Hier, la dernière réunion associative de l'année s'est déroulée de façon festive, chacun ayant en tête que dans quelques jours, au solstice d'hiver dans l'hémisphère Nord, nous aurons le jour le plus court de l'année! En même temps, quasi l'instant d'après, la lumière commencera à s'allonger chaque jour de quelques minutes, nous insufflant un peu plus d'espoir de retrouver la pleine lumière. Cette année en Europe (heure française), cela tombe exactement le samedi 21 décembre à 10 h 21'... Ouvrons l'oeil, cela ne dure que quelques secondes!... 

   Chaque membre de l'association a mis la main à la pâte pour préparer un petit repas agréable à consommer ensemble, en discutant autour de la table, en changeant de place pour que personne ne soit oublié. 

Heureuses Fêtes de Noël à chacun de Vous, de Nous Tous!

décoration d'hiver

décoration d'hiver

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Entre humeur et volonté, mon coeur balance...

11 Décembre 2024, 13:57pm

Publié par Flora bis

   Temps de grisaille, temps accéléré des préparatifs de Noël, en y croyant envers et contre tout. Malgré les râles pessimistes et désabusés, on y croit dur comme fer, d'autant plus que le nombre de nos Noëls à accueillir encore se compte, au mieux, sur les deux mains... Pouvons-nous y ajouter les pieds?... Ce serait bien si... si la forme physique suit! Non seulement celle de nos pieds mais aussi de la tête.

   Suis-je pessimiste comme on a l'habitude de fustiger ma lucidité ?... " Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme de volonté! Tout homme qui se laisse aller est triste", assène Alain, paraphrasant Pascal ("Le pessimisme est affaire d'humeur, l'optimisme est affaire de volonté.") Ne serait-ce vraiment qu'une question d'humeur ou de volonté? J'ai beau vouloir ignorer les impératifs du temps qui file en accéléré, je n'ai aucun pouvoir de le freiner. Tout au plus dois-je travailler à remplir au mieux, le plus utilement et agréablement le laps imparti. En attendant, il me reste la méthode Coué, l'autosuggestion du brave Émile le pharmacien qui est devenu célèbre en suggérant qu'à force de répéter qu'on est heureux, cela finira par arriver. La phrase miracle est : "Tous les jours et à tout point de vue, je vais de mieux en mieux". Je ne me moque pas vraiment : il est devenu le précurseur de la pensée positive, si utilisée de nos jours. En d'autres temps, j'y aurais été bien plus sensible.

   J'ai l'habitude de répondre que j'ai été une indécrottable, congénitale optimiste! Jusqu'à ma rencontre avec Gilbert qui me traitait non pas d'optimiste mais "d'inconsciente"... Tandis que lui-même, aurait été non pas pessimiste mais simplement - lucide!

    Je me suis défendue longtemps, essayant de créer un équilibre fragile entre ces antagonismes mais sa maladie a emporté mes digues fragiles contre la souffrance. Depuis, je lutte contre la noyade sans vraiment savoir nager...

 

Dans une mosqué d'Istanbul, 1989, lavis d'encre

 

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Comme un canard dans l'eau

2 Décembre 2024, 20:23pm

Publié par Flora bis

   J'ai vu un mini reportage (partagé sur Facebook) sur une dame de presque 104 ans qui passe la majeure partie de son temps dans son atelier de peintre, devant ses grandes toiles multicolores. Initiée à la peinture enfant, elle dit avoir vécu de la vente de ses toiles. En effet, elles sont superbes! La peinture a prolongé sa vie, donnant à celle-ci un sens et un bonheur quotidien. Son beau visage conserve cette jeunesse et cette sérénité. Elle espère s'endormir un jour, pour toujours, heureuse, parmi ses tableaux. Elle me donne envie.

   Le dynamisme, la jeunesse de la centenaire m'a donné un coup de pêche et m'a poussée devant mon clavier toute affaire cessante! Je ne savais même pas de quoi j'allais parler, je ressentais seulement le désir irrépressible des mots... En faisant confiance à l'ouverture de l'écluse qui, la plupart du temps, déclenche leur déferlement. La réflexion. L'envie de communiquer. L'envie de partage...

à 2 ans...

  

Aussi loin que je me souvienne, je connais ce sentiment. Le besoin de comprendre le monde autour de moi. Au fur et à mesure que je découvre ses émerveillements multiples, j'essaie d'en formuler le sens pour moi. Les mots me viennent relativement tôt, et d'après ma mère, je parle avant de marcher. Le monde m'enchante, je m'ébroue dans la parole comme un canard dans l'eau.

   La découverte de la lecture et de l'écriture ouvre une autre porte, où les mots déferleront en silence. J'avoue que cela rend bien des services aux solitaires...

Cependant, qui sait? Je finirai peut-être par discuter avec moi-même, à haute voix, en toute intimité...

 

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