Le blog de Flora

Sol invictus - pour le moment... et toujours ça de pris!

4 Juin 2023, 10:47am

Publié par Flora bis

   Je n'en reviens pas... IL🔆 est toujours là, sur la toile bleue immaculée, atténué par une petite brise qui rend sa chaleur tout à fait supportable à 25° -  26°! A des rares moments semblables, je cherche immanquablement le bouton à arrêter le temps!...

C'est la Fête des Mères. Quoi qu'on en pense : commerciale? (il faut bien que les commerçants vivent aussi!), obligatoire, formelle, forcée? (pas nécessairement, cela dépend de la sincérité de nos sentiments!). Elle donne l'occasion de nous pencher un instant sur notre sort de mère, les plaisirs immenses, les liens très intimes et indestructibles qui nous lient à notre progéniture. Sur le pouvoir démesuré que ce lien nous donne ou fait subir. Nous l'avons vécu en tant que l'enfant d'une femme et nous avons connu cette place privilégiée à notre tour. Je ne cesse de l'explorer sous ses formes multiples et passionnantes. 

   Je la fêterai toute seule (mais est-on vraiment seul dans l'écriture?) car nous avons pris de l'avance le week-end dernier chez les enfants qui nous ont gâtés. Hier, j'ai prolongé la semaine agréable en compagnie de mon amie E. pour une sortie cinéma qui s'est terminée dans un petit resto très agréable, profitant des jours de plus en plus longs. 

   Le film? "Jeanne Du Barry" de Maïvenn Le Besco, projeté en ouverture du festival de Cannes de cette année. Il divise les critiques que j'ai évité de lire pour ne pas être influencée. A part les dialogues maigres et pauvres, l'éclairage fatiguant à la bougie qui transformait les scènes intérieures en jeux d'ombres, j'aimais bien les images de Versailles, le palais, les jardins, la cour dont l'étiquette dénuée de naturel mais gorgée d'hypocrisie, de raideur, de mépris et de jalousies mesquins rendaient la figure de Jeanne plus singulière et plus humaine. Et j'aimais bien Maïwenn dans le rôle. Johnny Depp, roi vieillissant, se déplaçait comme sa propre statue raide et poudrée, le regard à peine vivant pour exprimer le moindre sentiment  -  et cela jusqu'à son dernier soupir qui lui a permis de prononcer enfin les seuls mots sincères... Notre Jeanne, après avoir connu le faste, a dû retrouver son "extraction modeste" et mourir à 50 ans.

   Le petit dîner nous a permis de déguster avec gourmandise un menu digne d'un restaurant gastronomique! (du bar avec des petits légumes à peine croquants et accompagné d'une sauce divine et légère, en dessert, un pain perdu généreusement arrosé d'une sauce encore chaude de caramel au beurre salé et une boule de glace au même caramel...) Une perdition!...

   

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Incroyable!

31 Mai 2023, 09:40am

Publié par Flora bis

   Incroyable! J'ai peur de le crier sur tous les toits : le SOLEIL est toujours là, comme si c'était un vrai été  -  sans qu'il nous étouffe par des canicules à nous rôtir à petit feu!... Souvent, ce genre de cri de joie poussé par un bonheur subit fait partir le soleil pour des semaines! Alors, la plupart du temps, on l'observe en ouvrant les volets, on calcule avec parcimonie si on peut mettre en route une lessive, tout en écoutant les miaulements déchirants des ébats amoureux des chats du voisinage.

   Bref, un beau temps comme j'aime, clément pour les vieilles dames qui s'activent dans leur jardin en bravant les pollens invisibles qui voltigent dans l'air et qui les feront tousser, larmoyer sans pitié, des heures durant... Mais les caresses du soleil sur la peau, ça n'a pas de prix, surtout que d'autres caresses se sont évanouies dans un passé lointain, mettant en péril la production des hormones du bonheur...

   J'ai passé presque 5 jours chez les enfants, sous un soleil identique, noyée dans la verdure envoûtante des arbres centenaires de leur jardin, du marronnier qui perd ses derniers pétales, de l'acacia qui résiste encore, du cerisier gigantesque dans lequel une nuée d'étourneaux a élu domicile pour voler les cerises dans les branches inaccessibles. 

   Nous avons assisté au spectacle de fin d'année de la troupe des élèves du lycée de ma petite-fille aînée, une pièce du Musset exigeante, jouée avec un succès considérable et mérité! Nous avons réitéré les plaisirs du spectacle samedi soir à Paris, en famille, en allant voir "Chers parents" au Théâtre de Paris, un pur amusement dont nous avions grand besoin, en guise de cadeau de fête des mères et de pères  -  que nous étions nous-mêmes, presque tous...

   

Incroyable!
Incroyable!Incroyable!

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La saison du parasol vert a débuté!

18 Mai 2023, 20:45pm

Publié par Flora bis

      Après des jours et des semaines gris sous une petite pluie assidue, nous reprenons enfin notre respiration, tournant nos visages pâles vers un soleil encore timide. Il permet toutefois de tondre la pelouse et de sécher les draps. La météo nous fait miroiter l'arrivée de la vraie douceur printanière. Bientôt. Enfin! Ce ne sera pas trop tôt!

   Hier soir, j'ai assisté à une énième réunion associative très chaleureuse, bien que la saison des longs weekends ait clairsemé nos rangs. Des exposés originaux, suivis des échanges intéressants et des anniversaires à fêter ont réchauffé l'atmosphère et nous nous sommes quittés à minuit passé. De tels moments laissent des traces réconfortantes, réparatrices, dans l'âme éprouvée par la solitude, par les découragements passagers dûs aux vicissitudes de l'âge et de l'époque anxiogènes.

   Aujourd'hui, jour de l'Ascension, je me suis offert une journée de détente dont j'avais grand besoin. J'ai remis à plus tard des courses-corvées, préférant de loin l'après-midi sur la terrasse, à l'ombre du parasol vert (oui, à l'OMBRE, vous l'avez bien lu: le soleil a cessé enfin de jouer à cache-cache avec les nuages!), en compagnie d'une amie chère. Nos thés et cafés partagés nous donnent, la plupart du temps, beaucoup d'inspiration pour évoquer des anecdotes, pour confronter nos idées et pour échafauder des projets pour l'avenir.

 

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Le sabot de cheval finit toujours par dépasser!...

11 Mai 2023, 09:56am

Publié par Flora bis

   Dehors, la pluie tombe avec douceur et constance. Depuis que l'on nous effraie avec des pronostics catastrophistes  -  qui se réaliseront peut-être, je ne suis pas "climatosceptique"  -  je n'ose même plus critiquer ce printemps pourri qui m'enfonce dans la gadoue de la déprime... On agite le spectre de la désertification, de la bagarre pour l'eau, de la disparition des insectes, donc, petit à petit, de la vie...

   Je cherche désespérément des sujets qui pourraient me revigorer, non pas au prix des efforts de faire-semblant qui, de toute façon, n'arriveraient pas à dissimuler "le sabot de cheval qui dépasse".*.. (*l'expression courante que j'utilise, traduite du hongrois - "kilóg a lóláb" - signifie qu'on a beau faire semblant, on n'arrive pas à cacher la vérité. Elle fait allusion à l'apparition du diable déguisé en humain mais démasqué par les sabots de cheval à la place des pieds humains qui dépassent de sous sa cape.) En un mot, j'aurais du mal à cacher que j'ai le moral dans les chaussettes!

 

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Poésie pour annoncer le jardin du mois de mai

2 Mai 2023, 11:16am

Publié par Flora bis

   Ce matin, j'ai dû patienter jusqu'à 11 heures passées pour voir enfin le soleil inonder le jardin. Ce dernier commence à ressembler à une jungle négligée... La pelouse jonchée de pissenlits, de jacinthes sauvages qui peu à peu envahissent tout. Elle est bien arrosée... Je ne m'en plains pas vraiment quand je pense au sud du pays qui manque d'eau. Nous, on est dans la "goutte froide"! 

 Vendredi dernier, belle soirée de poésie chez Muriel dont je ne peux peux qu'admirer l'énergie inépuisable! Le thème : le jardin. L'invité, Pascal Hermouet nous a parlé de la poésie de Claude Esteban ainsi que de la sienne, Muriel a cité Yves Bonnefoy, puis sa propre poésie. Quant à moi, j'ai lu deux poèmes de Radnoti ("Hajnali kert" et "Szerelmes vers"  -  "Jardin à l'aube" et "Poème d'amour"), en hongrois et en traduction française, élaborée à l'époque en collaboration avec Muriel. D'autres participants ont apporté leurs contributions. La soirée s'est prolongée jusqu'à minuit, autour du verre de l'amitié et d'une table bien garnie, de la conversation vive et chaleureuse, égayée de chants et de danse, comme le Nord en a le secret...

   Avec le 1er et le 8 mai, les fins de semaine se rallongent et les semaines se raccourcissent... Le soleil joue à cache-cache, les radiateurs sont tièdes. Je n'ose pas me plaindre car je redoute beaucoup la canicule qui ne tardera pas à nous assommer... 

   Carpe diem! Je fais ce que je peux...

(photo: Muriel V.)

   

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Une pile rouge

23 Avril 2023, 12:06pm

Publié par Flora bis

      Depuis samedi midi, une pile rouge attend sur ma table, une trentaine de bouquins de taille moyenne, plutôt minces. J'y jette un coup d'oeil rapide en passant, sans m'attarder, je les effleure au plus, sans les ouvrir. Une foule de sentiments contradictoires m'envahit. J'ai du mal à les canaliser, trier, décortiquer.

   Ce sont mes premiers livres. J'ai attendu leur livraison avec une certaine impatience. Cela semble toujours très long, peut-être pour estomper la fébrilité et prolonger le plaisir, apaisé, semblable à la naissance d'un enfant.

   Pendant longtemps, l'écriture ne faisait pas partie de mes quêtes, de mes douces obsessions. C'était le terrain de jeu naturel de Gilbert, un jeu de vie ou de mort, devenu peu à peu celui de la survie à une mort de plus en plus menaçante. Implacable, annoncée, certaine. Que l'on maintient à distance à l'aide des mots. J'ai été étroitement associée à ces sortilèges magiques et désespérés.

   Mes infinis questionnements ont débuté après sa mort, avec son urne et la petite boîte secrète contenant un peu de cendre quémandée pour moi, les deux si chaudes encore dans mes mains. Comment déchiffrer le grand mystère qui s'est joué sous mes yeux?... Les mots affluaient, comme un torrent libéré et commençaient à remplir des cahiers à spirale, des pages virtuelles des ordinateurs. Essentiellement en français, ma langue d'adoption. Gilbert s'ennuyait-il dans l'au-delà, coupé des mots, voulait-il prolonger l'acte d'écrire en me tenant la main?... Mon esprit cartésien résiste. Il m'a peut-être simplement autorisée à reprendre l'écriture que j'avais abandonnée à 17 ans, sous l'effet d'une phrase critique de mon professeur préféré. Cette pile rouge serait-elle enfin le symbole de ma légitimité dont la quête remonte, peut-être bien, encore plus loin?... 

 

Editions Le texte et la parole, 2023

 

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Bouquet multicolore

20 Avril 2023, 10:19am

Publié par Flora bis

   Comment traduire en français l'expression hongroise "százágra süt a nap"? Je connais bien sa signification : "le soleil brille" mais c'est succinct, il manque l'image mentale de la grande roue de feu, avec ses centaines de rayons qui fusent! Pas la petite boule pâlotte, entourée d'un halo indécis qui diffuse, au mieux, une tiédeur parcimonieuse, prompte à se cacher derrière les nuages. En regardant la terrasse de ce matin, l'expression refait surface des lointains de mon enfance, le plus souvent de la bouche de ma mère que le soleil dope généralement d'une énergie puissante et inépuisable qu'elle essaie d'insuffler vainement à la maisonnée, à l'exception de mon père qui n'a guère besoin de dopage.

   C'est de cette énergie dont j'avais envie depuis le début de la semaine pour recevoir des amies de longue date. En général, l'essentiel de mon énergie passe dans la cogitation autour du menu même si c'est la conversation que j'attends avec le plus grand intérêt. Cette fois-ci, apparemment, je me suis sortie honorablement des défis culinaires, à en juger aux réactions des convives.

   Lucienne et Yana, je les connaissais d'abord indirectement : c'est mon mari qui avait le contact régulier avec elles par son travail. Après son décès, ce contact est devenu plus personnel pour se transformer en amitié.

   Yana est d'origine bulgare, ce passé constitue un point commun entre nous, certaines de nos références sont semblables. Lucienne est romancière et notre revue avait accueilli quelques uns de ses textes courts. Nous nous sommes revues assez régulièrement, lors des salons du livre ou chez les unes et les autres, même si les années Covid ont provisoirement stoppé ces retrouvailles. Je suis son oeuvre attentivement. Elle-même a commenté mes premières publications avec des encouragements, ce qui a fait du bien à mon indécrottable pusillanimité. Elles font partie du bouquet multicolore et précieux de mes amitiés qui m'aident à vivre.

Bouquet multicolore

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Echappée belle * nouvelle microscopique

14 Avril 2023, 12:28pm

Publié par Flora bis

   "J'aimerais renaître demain, innocent comme il y a 55 ans. Juste 55 ans et 27 jours."

   Il le dit ainsi, prudemment, mesurant les conséquences désastreuses d'une telle franchise, d'un  tel abandon de contrôle. Comme c'est bizarre : depuis l'instant fatidique, il refoule le moindre désir, de peur d'attirer les punitions antiques de son enfance, des coups de règle sur les doigts ou des temps interminables à genoux sur des grains de maÏs...

   Elle l'a largué, quitté, abandonné... Elle lui a échappé, déserté sa place désignée par le destin, depuis toujours et pour l'éternité. Si elle le voyait, dans sa solitude de misère, se débattre avec le quotidien vulgaire où rien ne tourne comme il faut!... Où tout s'est arrêté, plus précisément. A force de ne pas y toucher, les objets et les problèmes s'amoncellent pour l'engloutir. Il s'y abandonne, se cadenasse, car les regards sont trop pesants. Même les miroirs sont brisés désormais. Sauf un, celui de la salle de bain. Il se le réserve pour l'ultime falaise. Le jardin au soleil, dans la brise venant de la mer qui ne cesse jamais de souffler.

   Il la voit, sur la balançoire, cheveux au vent, lui criant, triomphante: "Trop tard! Tu ne peux plus me tuer : je suis déjà morte..." 

Echappée belle   *   nouvelle microscopique

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Où sont passés les Pâques d'autrefois?...

7 Avril 2023, 12:05pm

Publié par Flora bis

   Dimanche et lundi de Pâques approchent. Pour moi, ce seront des jours ordinaires que je passerai probablement seule, les ami(e)s occupé(e)s avec leurs familles, mes enfants en voyage. Je suis contente pour eux, ils avaient grand besoin de se changer les idées. La solitude ne me chagrine pas : heureusement, en bientôt 17 ans, j'ai appris à occuper le temps agréablement en ma compagnie aussi.

   C'est bien loin, il est vrai, des effervescences d'autrefois, des préparatifs joyeux dans la maison de mon enfance, préalablement rafraîchie sous le soleil printanier, remplie des effluves du jambon et des saucisses maison qui cuisent doucement, en compagnie des oeufs, dans une énorme marmite qui ne sert qu'à cette occasion. Le défilé des "arroseurs" dont mon père tient à être le premier, à l'aube, versant une bonne rasade d'eau fraîche sous ma couette pour me tirer du sommeil... C'est pour la bonne cause : pour assurer ma bonne santé pour le reste de l'année! Les garçons qui sonneront à la porte jusqu'à midi, utiliseront de l'eau de Cologne de parfums divers dont le cocktail donnera un mélange lourd et inextricable... En échange, ils recevront un oeuf coloré et une pièce qui gonflera leur argent de poche. 

   Ici, en France, ce coutume n'existe pas. Cela fait bien longtemps que personne ne "m'arrose" plus et cela se ressent à ma petite santé... Là-bas, les parents reposent au cimetière. Je me rends compte avec stupeur que c'est à mon tour de prendre leur place, en première ligne du barrage contre la mort. Le soleil est présent mais ne réchauffe plus la maison de l'enfance, à part les rares moments d'été où nous y allons. A Pâques, les effluves alléchantes du jambon fumé et de la brioche vanillée me manquent... Irrémédiablement.

  

Où sont passés les Pâques d'autrefois?...Où sont passés les Pâques d'autrefois?...

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Semaine très riche

31 Mars 2023, 13:20pm

Publié par Flora bis

   Peut-on se sentir comme un puzzle de 5000 pièces terminé avec soin, pendant des heures innombrables de travail  -  et que l'on secoue soudain pour qu'il se retrouve en morceaux?... C'est l'effet que je me fais.

   Quelle semaine pour ma petite vie frileuse mais somme toute confortable  -  en temps normal! Une chaudière en panne juste pendant les jours et les nuits les plus froids du mois, sans chaleur et sans eau chaude... On s'habitue vite à ces éléments indispensables de notre vie qui deviennent invisibles. Comme l'air que l'on respire: on ne prend conscience de son existence que lorsqu'il vient à manquer... 

   Deux rendez-vous chez le dentiste, quatre réunions et deux sorties culturelles, sans compter les courses pour la nourriture: n'en jetez plus! Heureusement que c'est une semaine exceptionnelle! Je m'étais habituée à ma petite vie étriquée qui se contentait d'une ou deux événements hebdomadaires de la sorte. Ils suffisaient à mon bonheur qui, le reste du temps se réfugiait dans un monde virtuel que je côtoie ou que je crée...

   Ce matin, je suis "en vrac" comme ledit puzzle et la semaine est loin d'être finie. La chaudière est réparée, c'est essentiel. Une des réunions, hier soir à Lille, a été particulièrement enrichissante, aussi bien mentalement qu'émotionnellement. Nous sommes pourtant arrivées en retard, épuisées par les bouchons tout à fait mémorables à l'entrée de la ville et même dans les petites rues pavées du Vieux Lille, sous les bourrasques et des giboulées. L'ambiance et le sujet de la réunion ont agi sur notre épuisement comme un baume apaisant. Le repas qui suivait a déclenché des conversations très intéressantes et stimulantes, à bâtons rompus jusqu'à minuit passé. J'ai presque oublié ma grosse fatigue...

 

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