Le sabot de cheval finit toujours par dépasser!...
Dehors, la pluie tombe avec douceur et constance. Depuis que l'on nous effraie avec des pronostics catastrophistes - qui se réaliseront peut-être, je ne suis pas "climatosceptique" - je n'ose même plus critiquer ce printemps pourri qui m'enfonce dans la gadoue de la déprime... On agite le spectre de la désertification, de la bagarre pour l'eau, de la disparition des insectes, donc, petit à petit, de la vie...
Je cherche désespérément des sujets qui pourraient me revigorer, non pas au prix des efforts de faire-semblant qui, de toute façon, n'arriveraient pas à dissimuler "le sabot de cheval qui dépasse".*.. (*l'expression courante que j'utilise, traduite du hongrois - "kilóg a lóláb" - signifie qu'on a beau faire semblant, on n'arrive pas à cacher la vérité. Elle fait allusion à l'apparition du diable déguisé en humain mais démasqué par les sabots de cheval à la place des pieds humains qui dépassent de sous sa cape.) En un mot, j'aurais du mal à cacher que j'ai le moral dans les chaussettes!
/image%2F0554474%2F20230510%2Fob_6e8f2a_images.jpeg)