Le blog de Flora

Février, promesse de printemps

17 Février 2024, 12:57pm

Publié par Flora bis

   Soleil magnifique à l'ouverture des volets. 12°. Une tourterelle entame son chant dans le prunier encore dénudé des voisins. Ses tentatives optimistes atténuent mon épuisement. Je décide de m'offrir un jour de repos, commençant par la grasse matinée car les marteaux piqueurs de la rue se taisent pendant le week end.

   Les courses sont faites (quelques oublis apparaissent...), j'ai récupéré mes deux paires de lunettes et grâce à elles, l'acuité des contours de ma vie s'améliore. Le jardin trempé par les neiges et les pluies peut attendre, il somnole encore mais la taille sera bientôt d'actualité. Le nettoyage de la terrasse aussi. Des plantations sont en vue, il ne manque qu'un peu de force physique...

   Les malaises du week end dernier, déclenchés par le stress, refont surface. Je renonce à une sortie, petit salon du livre dans une commune limitrophe pour saluer Muriel, une amie dont l'énergie et la passion semblent inépuisables! Il faut que je retrouve d'urgence un début de forme car la semaine prochaine s'annonce bien-bien occupée, avec plusieurs réunions en partie chez moi, chacune dans un domaine différent mais tout aussi intéressant.

   Depuis quelques jours, l'envie de dessiner des arbres et des visages revient comme une pâle réminiscence... Sera-t-elle assez forte pour que je m'y remette avant le retour de la pluie?... 

Février, promesse de printempsFévrier, promesse de printempsFévrier, promesse de printemps

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Entre lumière et obscurité

14 Février 2024, 12:47pm

Publié par Flora bis

   Le flottement entre le haut et le bas continue... Un jour, je me réveille avec un léger mieux mais il suffit du passage d'une nouvelle angoissante pour que l'édifice s'effondre sur lui-même, aspiré vers son intérieur en un immense trou noir.

 Le lundi après-midi, ensoleillé, joyeux  -  si rare par les temps qui courent  -  a été un îlot rafraîchissant dans les semaines maussades qui règnent depuis le début de la nouvelle année. Un repas d'anniversaire, vive les Verseau! Et parmi eux, mon amie Martine qui nous recevait. 

   (J'ai une pensée pour mon père, pour ma tante (sa soeur) et pour ma cousine germaine (la fille de ma tante) qui sont tous nés en février! J'aimais leur gaieté, leur rire contagieux, leur infatigable créativité leur grande curiosité optimiste!) 

   Le soir même, avec mon fils, nous avons regardé un film russe assez récent à la télévision (tourné en 2021 et sorti en France en 2023  -  ses auteurs sont en exil...) "Le capitaine Volkonogov s'est échappé". L'événement est suffisamment rare pour être noté. Plus forte encore, l'impression qu'il nous a laissée après les 2 heures extrêmement oppressantes passées devant les images d'une apocalypse totale. L'histoire se passe pendant une des grandes purges staliniennes (en 1937-38) qui a emprisonné près de deux millions de personnes et exterminé la moitié, après des aveux extorqués par la torture d'une cruauté hallucinante. Les bourreaux peuvent devenir à leur tour des proies, et le capitaine Volkonogov ("patte de loup") s'enfuit avec le dossier de quelques personnes exécutées. Il se donne comme mission de retrouver les familles survivantes pour leur révéler la vérité et demander leur pardon, afin de sauver son âme (quête "dostoievskienne" de rédemption)... Le film, sur fond de faits historiquement authentiques crée une atmosphère de dimension symbolique, dans des décors jadis somptueux de palais aristocratiques en ruine de Leningrad. Dans sa folie meurtrière, le pouvoir tout-puissant, paranoïaque crée sa propre damnation. La peur, la décomposition morale réduit les gens à l'état de cloportes terrorisés, tassés sous terre et paralysés sous l'impuissance fatale de leur sort. 

   Pendant tout le temps du film, je n'ai pas pu me détacher de la pensée de l'époque actuelle car, si la Russie de Poutine est bien plus lisse en apparence que celle Staline, il conserve l'essence du totalitarisme dans ses gênes où la démocratie n'est que pâle apparence et la vie humaine est à géométrie variable au service des intérêts du pouvoir.

"Le capitaine Volkonogov s'est échappé" ("Капитан Волконогов бежал")

 

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Episode qui en rappelle d'autres...

6 Février 2024, 16:34pm

Publié par Flora bis

   J'ai passé le week end dernier au bout de ma vie. Cela sonne grandiloquent, exagéré mais en vérité, ça ne devait pas en être très loin... Si ma mémoire est bonne, cela m'est arrivé pour la deuxième (ou troisième) fois ces 10-15 dernières années. Et la plupart du temps, au bout d'une période de stress intense. Quand cela retombe enfin, je me vide, je m'effondre littéralement, pour remonter doucement, avec trois kg en moins (une poussière au regard de mes ambitions dans le domaine...), une ou deux nuits blanches en plus! Puis, mes jambes retrouvent peu à peu des forces, la tête tourne moins  -  et je monte les 18 marches vers ma chambre les pas et le coeur un peu plus assurés.

   Oui, j'ai présenté mon travail sur le doute le vendredi soir et le public semblait intéressé par l'éclairage du sujet.

Vieux pêcheur à la ligne, 1967, stylo bille

   D'emblée, j'ai souligné l'importance du doute comme une méthode de réflexion qui permet d'avancer le questionnement pour éclairer le sujet de tout côté, pour analyser les opinions, le pour et le contre, avec le respect dû à la diversité des points de vue. Car, qui a droit de  revendiquer détenir la vérité? Nos certitudes peuvent être remises en question au fur et à mesure que notre réflexion avance. Cependant, le but n'est pas d'être englué dans un état d'esprit instable, finalement stérile qui ferait définitivement table rase de toute prise de position mais d'élaborer quelques solides convictions, quelques points de repère qui aident à vivre, tout en laissant la porte ouverte. Car la réflexion ne doit pas restée figée, le doute est son élément dynamique qui la fait avancer.

   Normalement, j'avais plusieurs mois pour rassembler mes idées et les rédiger. Mon penchant inné pour la procrastination m'en a empêchée : j'attendais le dernier mois, tout en préparant le sujet dans ma tête. On a dû avancer la date d'une quinzaine jours, me mettant ainsi le couteau sous la gorge et déclenchant la décharge d'adrénaline qui pouvait me faire bouger du point mort d'une inanité pesante.

   J'ai passé deux semaines sous un stress intense. Même si parfois j'ai dû arrêter le travail effectif pour prendre un peu de distance, dans ma tête, elle ne cessait de tourbillonner, avec le délai qui s'approchait, fatidique... On connaît la fin de l'épisode. Ca va déjà mieux. Au suivant!...

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Ecrire - remède miracle contre le spleen...

30 Janvier 2024, 18:25pm

Publié par Flora bis

   Matin paresseux, soleil pâle et incertain, impuissant à faire fondre le givre sur les par-brise des voitures. Tout m'incite à rester calfeutrée dans la maison chaude, céder au farniente bien mérité. Mérité, vraiment?... Surgissent les éternels délais serrés (façon "couteau sous la gorge"), seuls capables de me donner l'impulsion décisive de bouger du point mort... Je fais des recherches, je formule des réflexions, histoire de me donner un semblant de satisfaction de ne pas avoir perdu lamentablement mon temps. J'essaye de m'accrocher une fois de plus à ma branche pour éviter de me dissoudre dans le néant.

   Ecrire... remède miracle contre le spleen, ce chewing-gum collé à la semelle, impossible à détacher, qui me répugne et m'emprisonne dans une sensation d'impuissance. Ecrire, c'est s'engouffrer dans un fourré impénétrable, l'éclaircissant peu à peu, à force d'idées qui s'enchaînent, qui en appellent, suscitent d'autres, pour constituer une toile d'araignée légère mais résistante. Installée en son milieu, j'oscille doucement entre rêves incertains et réalités aux apparences tangibles... Au fur et à mesure, j'affine les contours, les nuances des détails, à la manière des tailleurs de pierres, précieuses ou ordinaires. 

Ecrire  -  remède miracle contre le spleen...

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Sous le coup de la neige et du froid

21 Janvier 2024, 12:02pm

Publié par Flora bis

   Je regarde les gros flocons duveteux en train de tomber mollement et inlassablement sur mon jardin. Oh, ça finira peut-être par tenir!  -  pensé-je avec l'excitation heureuse de l'enfant de jadis... 

   C'était il y a presqu'une semaine. Et la couverture épaisse de la neige vierge est toujours intacte sur la terrasse et la pelouse, recouvrant mon grand oiseau bariolé tombé à la renverse. Il n'y a que ses pattes en l'air qui dépassent de sous la neige. Je le laisse se reposer, de toute façon, je ne peux pas y accéder.

   Alain, le fils de ma voisine, venu de la ville d'à côté, a gratté le trottoir devant la maison de sa mère, en y ajoutant le mien. Moi-même, j'ai hésité de franchir le seuil, craignant la chute et les complications qui la suivraient. 

   J'avais un RDV à l'hôpital chez l'ophtalmologue. Non sans appréhension, j'ai pris la voiture mais aux premiers tangages et glissements au freinage, sur les ronds-points et devant les feux, j'ai rebroussé chemin. Deux jours plus tard, nouvelle tentative. A 10h du matin, il faisait encore -4° et les serrures des portières de ma voiture, gelées, ne se sont pas laissé ouvrir. J'ai rappelé l'hôpital pour un nouveau RDV.

   Deux réunions ont été annulées en cascade. Il y a quelques années, je me serais encore moquée doucement aux dépens de ces Français ramollis qui parlent de "froid sibérien", dès que la température chute en dessous de 0°... Que la circulation reste bloquée dès 5 cm de neige!... A mon tour d'essuyer le ridicule... Où sont les hivers d'antan, mémorables, glacials qui duraient plusieurs mois?... En Hongrie, en Russie ou à Berlin?... Ils n'ont jamais "paralysé" personne, la vie suivait son cours, en attendant que ça passe... Me voici petite vieille frileuse qui a peur de son ombre, cloîtrée dans sa tanière.

Sous le coup de la neige et du froidSous le coup de la neige et du froid

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Janvier incertain ou "avenir radieux"...

15 Janvier 2024, 10:38am

Publié par Flora bis

   Le premier mois de l'année semble hésiter entre douceur et sévérité. Les 15-16° du début ont chuté vers le 0°, sinon jusqu'à -7°. Hier, la neige a fait sa réapparition.  Sauf le soleil qui demeure parcimonieux. Ça tombe bien : je n'ai aucune envie de sortir. C'est pour des corvées, la plupart du temps.

   La routine continue : des gouttes dans les yeux, plusieurs fois par jour. Mi-janvier morne, douleurs articulaires, moral en berne à l'avenant. Je regarde devant moi : tracas administratifs, trottoirs potentiellement glissants, avenir incertain. J'essaie de me secouer (en vain) : les jours s'allongent, on va vers le printemps! La perspective se perd dans les incertitudes.

   J'arrête : il n'est pas convenable d'assommer l'éventuel visiteur avec les idées aussi démoralisantes! Allez, soyons dynamiques, inspirants, pétillants, optimistes! J'écarquille les yeux pour affiner les contours, en attendant les nouvelles lunettes après les opérations successives. Encore un peu de patience, en attendant "l'avenir radieux" ("светлое будущее"), selon la promesse de notre jeunesse lointaine!

 

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Le seuil

6 Janvier 2024, 09:29am

Publié par Flora bis

 

Décembre est passé et on recommence! Je n'en avais pas encore fini avec le traitement post-opératoire de l'oeil gauche que l'autre l'a suivi sur la table d'opération. Pendant quelques jours, ils reçoivent les nombreuses gouttes en même temps. A partir de lundi, l'oeil gauche s'émancipera pour faire confiance à son cristallin flambant neuf, en matière synthétique, censé tenir son rôle jusqu'au bout, espérons-le. Le droit patientera à recevoir les gouttes jusqu'au début de février.

 

(Le pansement ne reste que les 3 premiers jours). Après, j'aimerais avoir une pause sans médecins ni infirmières, si possible!...

 

Entretemps, nous avons passé les festivités de Noël chez les enfants qui nous ont reçus, les trois parents restants, prenant sur leurs épaules pourtant bien fatiguées, le souci de l'organisation du réveillon. Leur cadeau de Noël  -  une sortie au théâtre samedi en famille  -  nous a enchantés! La dernière soirée de l'année s'est passée chez moi avec deux amies chères, à mettre en commun nos savoirs pour assurer le repas. Hélas, un mal de dos tenace dont je devrai m'occuper  -  dès que j'en aurai fini avec l'ophtalmologue  -  nous a gâché une partie de la soirée... Nous avons tout de même tenu bon jusqu'à minuit passé. Attendre la Nouvelle Année debout, un verre de champagne à la main, embrasser les amies  en vrai et les enfants au téléphone nous donnent l'illusion que le temps n'a pas de prise sur nous! Ou à peine.

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Au seuil de tous les espoirs...

31 Décembre 2023, 14:17pm

Publié par Flora bis

   A l'heure qu'il est, je devrais m'activer dans la cuisine pour l'organisation de la soirée mais j'ai le pressentiment qu'à la fin, je n'arriverai ni à préparer le gâteau de la St-Sylvestre, ni à faire un peu de rangement, ni même un brin de ménage... Depuis Noël, je n'arrive pas à mettre un pied devant l'autre. Le mois de décembre m'a épuisée : commençant par l'opération de mon oeil gauche et les journées cadencées par les innombrables gouttes et autres précautions en découlant (sic) et j'ai concentré le reste de mon énergie à trouver les cadeaux pour les personnes avec qui je passerais les fêtes de Noël. Arrivée au bout, il ne m'en reste plus...   

   Le soleil nous gâte pour la fin de l'année... Allez, je file à la cuisine, remerciant ce blog pour le forum qu'il m'offre à coucher mes élucubrations, mes joies et mes jérémiades, mes peines occultées et mes bonheurs en sourdine... Tenir par ce biais une petite comptabilité de mes jours que j'estimerai, sans doute, plus tard  -  là et au point où j'en serai alors  -  extrêmement chanceux!... 

   Et avant tout, j'ai une pensée tendre et reconnaissante pour les personnes, anonymes pour la plupart, mais aussi et surtout pour celles qui signent leur passage, déposent une petite résonance chez moi... Soyez heureux et en bonne santé pour cette nouvelle année qui va bientôt frapper à notre porte!  Je l'attendrai debout, en compagnie des amies chères, un verre de champagne à la main! 

 

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Entre ombre et lumière

17 Décembre 2023, 19:08pm

Publié par Flora bis

   L'infirmière vient de passer pour mettre les trois sortes de gouttes qui restent des cinq du départ, dans mon oeil gauche au cristallin opacifié, puis remplacé par un flambant neuf. L'infirmière vient 3 fois par jour, et cela rythme mon temps : il faut que je sois là au moment de sa tournée. Les 5 heures d'intervalle s'enfuient très vite, à peine j'ai le temps de m'en rendre compte et la sonnette retentit à nouveau.

   Décembre gris, maussade mais tiède... La première neige a résisté très peu de temps. Tous les jours, je me lève vers 7 h 30, que je m'endorme avant minuit (quasi impossible) ou à 4 h du matin... A ce régime, cela va de soi que je tombe de fatigue. Ce n'est pas très commode par les temps de chasse aux cadeaux de Noël, moment joyeux et épuisant à la fois!

   Nous allons vers la fin d'une période bien ancrée dans notre perception du temps qui se mesure aussi en années. Leur nombre nous fait prendre conscience du chemin parcouru et du poids des expériences vécues. J'aime ce côté saisonnier de notre façonnement d'homme de l'hémisphère nord, du moins quand les quatre saisons étaient encore bien distinctes. Je suis de moins en moins taraudée par des désirs de vivre sous les cieux où il fait toujours chaud et beau, avec une toile azur tendue au-dessus de nos têtes, sans nuages et sans orages... De ce fait, je serais privée d'un moment de souffrance, de contrariété, suivi d'un bonheur intense, mérité et perçu comme une récompense... Toujours le contraste entre l'ombre et la lumière qui rendent visible l'une l'autre et qui se mettent réciproquement en valeur... 

   

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Première neige

3 Décembre 2023, 19:20pm

Publié par Flora bis

   Nous voici en décembre... Il gèle, cela  commence à ressembler à l'hiver!... La neige est tombée cet après-midi, pour fondre 1 heure plus tard mais à vrai dire, elle ne me manque pas. Désormais, je guette son arrivée avec anxiété car elle est devenue une difficulté de plus à mettre le nez dehors.  Sans parler du froid intense, avoisinant le 0°, tantôt en-dessous, parfois juste au dessus. Les vrais hivers font partie d'une autre vie, d'un monde révolu : celui de mon enfance et adolescence en Hongrie et de mes vingt ans en Russie... 

   Comment ai-je fait pour les supporter, ces hivers interminables qui duraient parfois six mois, avec -20°, -30°, avec la neige permanente, en couches successives gelées sur les trottoirs qu'en Russie, personne ne prenait la peine de balayer, de cendrer ou sabler... Devenus de vraies patinoires, ils nous offraient le spectacle des chutes incessantes, des babouchkas* emmitouflées de châles et de manteaux épais, et surtout avec des valenki* aux pieds, ces bottes en feutre faites en laine de mouton et qui vous préservent les pieds du froid et de l'humidité! (et sûrement plus antidérapantes que nos bottes en cuire!)... 

   Ici, non loin de la mer, les vrais hivers deviennent rares. Ainsi, nous, les ramollis de la civilisation développée, nous paniquons à la vue de 5 cm de neige. Et je ne parle pas du supplément d'angoisse causée par l'âge!...

 

babouchka Grand-mère, plus largement vieille femme

* valenki  bottes en feutre russes, faites avec de la laine de mouton

première neige

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