Le blog de Flora

Dezső Kosztolányi: ANYA

18 Juillet 2013, 09:41am

Publié par Flora bis

Dezső Kosztolányi:  ANYA

Kosztolányi Dezső: ANYA

Megláncoltál megint a karjaiddal,
anyám, anyám.

Reám raktad a gyöngeséged mázsás
bilincseit.

Most hordalak fájó lelkemben téged,
amint te hordtál.

Rád gondolok, kávédra, könnyeidre,
özvegyi fődre.

Veszekszem én veled és gondjaiddal,
foggal-körömmel.

Ha vidáman ballagnék egymagamban,
mellettem lépkedsz.

Első nő rég-elvesztett édenemből,
Éva leánya.

Gyötörsz te is, áldott s én mint gavallér,
sírva szeretlek.

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7 juillet, une date à part

7 Juillet 2013, 17:38pm

Publié par Flora bis

7 juillet, une date à part

Ce jour, depuis des années, je dépose virtuellement un petit bouquet de mots sur la tombe de Gilbert. J'ai commencé ce blog le 6 juillet 2008. Cela faisait alors deux ans que j'avais entamé mon apprentissage de la vie solitaire, après trente trois années d'une vie à deux que les épreuves ont rendues très intenses.

Lorsque je relis, sur ce blog, les notes de 7 juillet, je retrace les stations du deuil, depuis la douleur vive des débuts que les mots aident à atténuer progressivement. Sept années qui ne m'ont pas libérée pour autant. Je ne crois point qu'il existe un au-delà où les défunts nous attendraient... Je ne suis pas nourrie de tendances morbides qui me feraient préférer la compagnie des morts à celle des vivants, je n'ai aucune tentation de guetter des signes, ni de faire tourner des tables. Lorsque l'on nous conseille de "laisser partir les morts", je me méfie: que veut-on dire par là? Qu'il existe des "entités" (dont je doute fort), que nous retenons, en les intégrant trop fort dans nos pensées, nos chers défunts dans un monde qui n'est plus le leur; que nous les obligeons à errer, en quelque sorte, en les empêchant de regagner une dimension inconnue, celle de la quiétude de l'éternité.

La cartésienne que je suis au fond de moi, me dit que j'ai tout simplement besoin de ces points de repère du passé qui m'empêchent, moi plutôt, d'errer, perdue dans le monde des vivants. Sa bataille - notre bataille - contre la maladie, la fin inéluctable prédite dès le début, me sert encore et toujours d'exemple, de colonne vertébrale dans les moments de découragement. Il m'a légué le plaisir des mots. J'y ajoute l'émotion qu'il fuyait, se réfugiant dans l'humour noir. Je suis le cours du temps.

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2013. július 7., vasárnap

7 Juillet 2013, 13:15pm

Publié par Rozsa Millet-Tatar

2013. július 7., vasárnap

2013. július 7., vasárnap

"Liber mortis"

A 639 oldalas könyvvé összeállított napló utolsó bejegyzése 1990. február vége. Szabó Magda kisebb-nagyobb kihagyásokkal 8 év óta írta, füzetekbe, papírcetlikre, mikor mi akadt a keze ügyébe, hogy a feltörő gondolatokat, érzéseket rögzítse. Igaz, író volt, mintegy a munkájához tartozott ez a rögzítési kényszer.
A napló valami más. Nagyon személyes, sokkal inkább, mint bármely próza, de még vers is, mert ez utóbbi formába öntése már maga is "mise à distance", vagyis bizonyos távolság megteremtését igényli. "Amellett, hogy a naplóírás lelki-szellemi szükséglet volt számára, irodalmi igénnyel (és áthúzások, javítások nélkül) vetette papírra a mondatokat: alkotott" mondja Tasi Géza az előszóban.
Ismerős nekem ez a "belső kényszer", anélkül persze, hogy bármilyen összehasonlításra vetemednék az író Szabó Magdával. Mit is ír erről Sylvain Tesson a "Szibéria erdeiben" ("Dans les forêts de Sibérie", tudomásom szerint még nincs magyarra fordítva) című napló-regényében?

"Jécris un journal intime pour lutter contre l'oubli, offrir un supplétif à la mémoire. Si l'on ne tient pas le greffe de ses faits et gestes, à quoi bon vivre: les heures coulent, chaque jour s'efface et le néant triomphe. Le journal intime, opération commando menée contre l'absurde. J'archive les heures qui passent. Tenir un journal féconde l'existence."

"Azért írok naplót, hogy a felvegyem a harcot a felejtés ellen, hogy tartalékként szolgáljon az emlékezet számára. Ha nem jegyezzük fel naponta a velünk és általunk történt dolgokat, minek is élni: az órák elfolynak, a napok elmosódnak és győz a megsemmisülés. A napló afféle kommandó-akció az abszurditás ellen. Mintegy "levéltárolom" a múló órákat. A naplóírás megtermékenyíti a létezést." (ford. T. R.)

Megint meszire kanyarodtam eredeti szándékomtól... Pedig csak Szabó Magda "Liber Mortis"-ának két utolsó rövid bejegyzését akartam ide írni:

1990. február 26.
Ma nyolc éve haltál meg. Én meg Veled együtt. Nyugodjunk békében. Túlvilági ajándékul azt add nekem, hogy visszasegítesz a szakmai kötélre, ahonnan a Creusa befejezése után levetettem magam. Be kell fejeznem a tanulmánykötetet. Ott a Vörösmarty tanulmány feliben-harmadában.

27.
Szakad a jeges eső.

Igen. Július 7-e van. Éppolyan gyönyörűen süt a nap, mint 7 éve, amikor Gilbert meghalt kora reggel.

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La der' de la saison

29 Juin 2013, 12:24pm

Publié par Rozsa Millet-Tatar

La der' de la saison

La der' de la saison

Hier soir a eu lieu notre dernière soirée littéraire, un peu "intimiste" puisque beaucoup de ses "piliers" n'étaient plus disponibles en fin de saison. Moi-même étant très prise encore une semaine, j'ai expérimenté la formule à la fois de facilité et de convivialité maximum: auberge espagnole non seulement, comme d'habitude, pour la table mais aussi pour la lecture! Chacun apporte un ou plusieurs textes (livre de chevet ou indispensable à emporter avec soi dans une île déserte...), bref, totale liberté!
Nous étions onze dont deux novices qui deviendront, je l'espère, des adeptes à leur tour... Dehors, il pleuvait à verse. Dans cette ambiance feutrée, les mots coulaient doucement durant plus de 2 heures entrecoupés de discussions. Le choix de chacun et l'envie de partager le plaisir...
Les grands timides ont goûté au "saut à l'élastique" de prendre la parole, avec réticence au début, de peur de ne pas être à la hauteur... Rapidement, ils y ont pris goût, à mon plus grand plaisir! Le but est avant tout la joie de partager et aucunement la "prise de tête intello" ce qui n'empêche nullement le niveau!
La table bien garnie, comme d'habitude, nous nous sommes attardés dans la bonne humeur jusqu'à minuit bien tassé!
Les photos qui illustrent mes propos ont été prises en 2010. Agnès, hélas, nous a quittés il y a deux mois... Elle était avec nous ce soir-là. Souvenir...

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Index - Kivirágzott a Tisza - Galéria

24 Juin 2013, 20:53pm

Publié par Rozsa Millet-Tatar

Lélegzetelállítóan szép képek!

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Une Togolaise en visite à Istanbul

22 Juin 2013, 16:28pm

Publié par Flora bis

Une visiteuse togolaise à Istanbul, faisant un détour par mon atelier...

Une visiteuse togolaise à Istanbul, faisant un détour par mon atelier...

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Douche suédoise

21 Juin 2013, 10:18am

Publié par Flora bis

Douche suédoise

J'ai promis à Monika la version française de l'article publié sur mon blog hongrois. Cependant, il a fallu que j'attende un jour pour me détacher de l'original, pour revêtir ma peau française, afin que ce ne soit pas une tentative plus ou moins gauche de transplantation littérale... C'est une autre articulation de la phrase, de la pensée...

Il s'agit de l'été bizarre que la nature nous inflige, une fois de plus. Le temps qui passe de l'averse à la chaleur tropicale, à l'atmosphère si humide que l'on se croirait au milieu de la forêt vierge, sous de fines gouttes permanentes, pire: au milieu d'un nuage qui toucherait le sol... Peu après, le soleil brûlant revient, il faut se précipiter dehors, légèrement vêtus, pour en profiter un peu, sachant qu'il sera parcimonieux, cette année encore...

Le jardin est luxuriant, nul besoin d'arrosage et l'eau du ciel n'est pas calcaire! Je m'installe sous le parasol avec mes bouquins, pour étudier les mythes de la mort et de la renaissance cycliques et symboliques... Pour essayer de comprendre et de synthétiser le souci permanent de l'homme de donner un sens à son parcours éphémère sur terre et déchiffrer ses tentatives émouvantes d'imaginer des subterfuges pour se convaincre qu'avec la mort tout n'est pas fini, que ce n'est qu'une station des cycles infinis...

Comme ces roses qui renaissent tous les étés, inaltérables optimistes...

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Suite du "confessionnal" de Cihangir...

11 Juin 2013, 10:28am

Publié par Rozsa Millet-Tatar

Suite du "confessionnal" de Cihangir...

Suite du "confessionnal" de Cihangir...
Portrait de Philippe L. (1988)

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Hommage à Mehmet Güleryüz

7 Juin 2013, 10:31am

Publié par Flora bis

Hommage à Mehmet Güleryüz

L'image de Mehmet Güleryüz, célèbre peintre contemporain, effondré sur la place Taksim à Istanbul, victime de la brutalité de la police contre les manifestants à main nue me choque profondément. Même si quelque 25 années se sont écoulées depuis que je ne fréquente plus son atelier de Cihangir, je le reconnais bien, en dépit de sa barbe et cheveux blancs, à 75 ans, en ce vieil homme à terre...

Nous sommes arrivés à Istanbul en 1984. Je cherchais un atelier où travailler en groupe, d'après modèle vivant. L'atmosphère des ateliers me semble très stimulante: une énergie insaisissable y circule qui décuple ma capacité de concentration. J'aime le contact des autres, surtout des meilleurs qui poussent à me dépasser.

Je me souviendrai toujours de la première fois où j'arrivais dans la grande salle, munie d'une estrade entourée de chevalets, avec une quinzaine de personnes de tout âge abîmées dans une profonde concentration: l'ambiance que je recherchais et qui m'a tant manqué! Mehmet a parcouru les quelques dessins que j'ai apportés à sa demande et il m'a dit que je n'avais rien à faire avec le groupe. Enthousiaste, il a ouvert son bureau et m'y a installée, en disant que je pouvais travailler sur ce que je désirais...

Désemparée, je tournais en rond dans le bureau comme dans une cage. Je pensais avec envie aux autres qui pouvaient s'inspirer du modèle, belle femme d'un certain âge, modèle professionnel pour les écoles de beaux-arts, une Grèque qui arrondissait ses fins de moi en posant nue dans des ateliers privés.

J'ai toujours aimé le travail d'après modèle, ce processus énigmatique où un lien invisible s'établit entre l'oeil et la main: le premier se remplit de l'image qui se transforme en une vision intime et par des canaux mystérieux, elle aboutit dans la main qui reproduit l'image fidèle, filtrée par l'émotion personnelle du peintre... Au bout d'un quart d'heure, je suis retournée dans la salle, pour y revenir quatre années durant...

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Le blog de Rozsa T. (alias Flora): Péter Kántor (1949 - ) : Lettre à ma mère (Levél anyámnak)

7 Juin 2013, 10:29am

Publié par Rozsa Millet-Tatar

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