Douche suédoise
J'ai promis à Monika la version française de l'article publié sur mon blog hongrois. Cependant, il a fallu que j'attende un jour pour me détacher de l'original, pour revêtir ma peau française, afin que ce ne soit pas une tentative plus ou moins gauche de transplantation littérale... C'est une autre articulation de la phrase, de la pensée...
Il s'agit de l'été bizarre que la nature nous inflige, une fois de plus. Le temps qui passe de l'averse à la chaleur tropicale, à l'atmosphère si humide que l'on se croirait au milieu de la forêt vierge, sous de fines gouttes permanentes, pire: au milieu d'un nuage qui toucherait le sol... Peu après, le soleil brûlant revient, il faut se précipiter dehors, légèrement vêtus, pour en profiter un peu, sachant qu'il sera parcimonieux, cette année encore...
Le jardin est luxuriant, nul besoin d'arrosage et l'eau du ciel n'est pas calcaire! Je m'installe sous le parasol avec mes bouquins, pour étudier les mythes de la mort et de la renaissance cycliques et symboliques... Pour essayer de comprendre et de synthétiser le souci permanent de l'homme de donner un sens à son parcours éphémère sur terre et déchiffrer ses tentatives émouvantes d'imaginer des subterfuges pour se convaincre qu'avec la mort tout n'est pas fini, que ce n'est qu'une station des cycles infinis...
Comme ces roses qui renaissent tous les étés, inaltérables optimistes...