Le blog de Flora

Eté indien entre amies

4 Octobre 2018, 10:28am

Publié par Flora bis

   Quelques jours de clémence en rab! Nous les dévorons avec l'appétit de jadis pour les belles et bonnes sensations. Le soleil a radouci l'atmosphère, pourtant, on peut déceler dans l'air les prémices des feuilles mortes à venir...

   J'ai des amies nombreuses qui ont le talent de rassembler les gens. M. est de celles-là. Dans sa petite maison pittoresque aux fenêtres bleues, à la campagne, parmi ses fleurs et ses pommes d'automne, nous étions six à nous réunir.

   M. est une bonne cuisinière: non seulement elle a du métier mais on sent le plaisir avec lequel elle "met en musique" son amitié envers ses invités... Elle les assortit avec soin pour qu'ils éprouvent du plaisir à se retrouver ensemble, autour de la grande table, dans la cuisine-véranda qui donne sur le jardin. Et la conversation va bon train, chauffée légèrement par l'excellent bordeaux venant d'un autre ami...

   On ne voit pas le temps passer... Nous repartons vers la fin de l'après-midi retrouver nos silences de solitaires (pour la plupart d'entre nous) mais avec, dans la mémoire, l'écho du bruissement joyeux de nos échanges et de nos rires.... 

   

 

Voir les commentaires

Les derniers cadeaux

30 Septembre 2018, 11:22am

Publié par Flora bis

de mon jardin! Après les nuits pleines d'étoiles, les matins se réveillent piquants de quelques degrés, pas plus...  Le soleil, encore triomphant, réchauffe rapidement la face engourdie du monde. Les rosiers, assommés tout l'été par la canicule, se bousculent pour m'offrir leurs derniers cadeaux. Chaque jour qui s'éveille, j'en suis reconnaissante, émue, en regardant ces fleurs pleines, majestueuses ou plus modestes, tendre vers moi leurs têtes multicolores.

   Je fais le tour, d'abord du regard, à partir de la terrasse, puis m'approchant d'elles, pour une caresse, en signe de gratitude pour leur générosité à mon égard. Je suis consciente  -  le sablier me le rappelle,  impitoyable, surtout à l'approche de mon anniversaire  -  que je partage un peu leur sort: l'hiver arrive bientôt, profitons des derniers jours (années?...) de clémence pour rendre au destin les quelques fruits des possibilités vraies ou hypothétiques dont il nous aurait gratifiés...

Les derniers cadeaux
Les derniers cadeauxLes derniers cadeaux

Voir les commentaires

"Quatre femmes solitaires"

25 Septembre 2018, 11:01am

Publié par Flora bis

   J'ai terminé le remaniement de mon texte (2011) sur les "Quatre femmes solitaires". Au crépuscule de leur vie, elles racontent leur parcours. Si tout va bien, nous allons le lire devant notre petit public généreux mais exigeant, en novembre... Le trac... En voici un petit extrait pour chacune d'elles:

La mariée sans amour: "... Avec le temps, je me suis habituée à lui. Pour être honnête, je dois même avouer que j'ai fini par éprouver une certaine tendresse à son égard... Il avait beaucoup de mérite. Cependant, l'amour demeurait du domaine du "devoir conjugal", le bien nommé... Tous les prétextes étaient bons pour m'y soustraire! Mon mari s'est résigné à l'idée d'avoir épousé un glaçon. J'y pense parfois: il lui a fallu, sans doute, une sacrée dose de conviction pour faire l'amour à un objet inerte qui attendait que ça passe, en serrant les dents, toujours dans le noir et la chemise de nuit boutonnée jusqu'au cou..."

La célibataire endurcie: "... Quand on est jeune, une certaine inconscience ou le désir viscéral de trouver son partenaire est plus fort que l'hésitation à s'engager. En tout cas, plus le temps passe, moins je me vois faire de la place à une brosse à dent étrangère dans ma salle de bains! Ni conditionner le moindre de mes mouvements par le consentement de quelqu'un! A me battre pour la possession de la télécommande! Non, après tout, je n'ai pas fait toutes ces concessions à la vie, pour me retrouver avec un mari vieillissant et acariâtre, à classer ses chaussettes dépareillées et à repasser ses slips kangourous tue-l'amour..."

L'abandonnée: "... Je l'observais à faire le beau devant une jeune collègue, célibataire, la trentaine à peine, la working girl dans toute sa splendeur. Regardez-le! Ridicule... Il frétille comme un poisson dans le filet... Il y était, d'ailleurs, dans le filet de cette blondasse, vulgaire et scandaleuse! Ou alors, il n'y avait que moi qui la trouvais vulgaire... Parce qu'elle était plus jeune et plus fraîche que moi, qu'elle traînait derrière elle un parfum de nouveauté que je n'avais plus depuis vingt ans... Je le voyais, avec le trac du jeune homme à son premier rendez-vous, mais ce trac ne s'adressait plus à moi... Il était comme rajeuni. Il brillait de ce petit feu intérieur que j'ai bien connu dans un passé lointain..."

L'amoureuse: "...Nous avons mis cinquante ans à nous découvrir, à nous séduire, oui, je peux le dire, inlassablement… Je connaissais chaque centimètre carré de son corps, accueillant et familier… Au lieu de m’en lasser, cette intimité si rassurante demeurait une source de plaisir renouvelé et réciproque. Pas question de routine sans âme, en pensant à autre chose, et surtout pas à quelqu’un d’autre !...    

Nos corps ont changé petit à petit, sous les yeux de l’autre, et cette lente métamorphose devenait familière, une nouvelle source de tendresse. Oui, je l’ai aimé avec les cheveux en moins, les kilos en plus, avec la même flamme dans le regard que je parvenais encore à susciter. Il était là, le jeune homme, inchangé, dans cette petite flamme qui nous rappelait si généreusement notre jeunesse…"

 

Voir les commentaires

Hasards...

18 Septembre 2018, 10:01am

Publié par Flora bis

 

Le hasard existe-t-il? Cette question tracasse l'humanité depuis une éternité.

Elle me tracasse aussi, un peu plus, depuis hier après-midi.

Hasard heureux  -  ou malheureux. Nous acceptons volontiers le premier, sans chercher plus loin. Le second, plus traumatisant, pose la question de son essence: y a-t-il une cause secrète  invisible, une volonté divine cachée?... Einstein lui-même ne l'aurait-il pas légitimée ainsi: "Le hasard, c'est Dieu qui se promène en incognito" ?...

Les hasards gouvernent ma vie depuis bien longtemps. Si je remonte aux commencements: depuis la rencontre fortuite de ma mère et de mon père, en 1945, dans la rue d'un village improbable, au crépuscule, à l'autre bout du pays où la fin de la guerre a mené mon père, en militaire dépenaillé, à la recherche d'un verre de lait. De pures coïncidences... Existent-elles vraiment?

Souvent, sous forme de plaisanterie, j'introduis un ange gardien dans ce manège hasardeux qu'est notre vie. Lorsque sa maîtrise nous échappe, un imprévu malheureux nous fait frôler la catastrophe. Si nous ne faisons que de la frôler, c'est grâce à la vigilance bienveillante de notre Ange gardien! Je crois que le mien n'a pas d'ailes, je ne peux même pas le décrire. D'ailleurs, même si je pouvais, je ne le ferais pas. Ca ne se livre pas, un Ange gardien.

Sur ce blog, j'ai relaté plusieurs épisodes de ces dernières années où il m'a rattrapée in extremis (endormissement sur l'autoroute, chute dans la cave, fracassement d'une porte de garage au bout d'une pente en Smart etc, etc...) Rien que ces quelques dernières années. En y repensant, il y a eu d'autres sauvetages miraculeux, depuis bien longtemps. Depuis que je suis née. Commençant, d'ailleurs, par ma naissance.

La journée d'hier a mal commencé. La nouvelle du décès prématuré d'un de mes anciens élèves (à 51 ans) m'a perturbée. Sur F-B, les hommages spontanés, émus et bouleversés pleuvaient littéralement. Pourquoi faut-il mourir pour savoir à quel point les gens vous estiment?... Quand vous ne pouvez plus l'entendre, de toute façon.

En descendant de l'étage, j'ai raté les deux dernières marches de l'escalier. Je suis tombée lourdement sur le dos, ma tête a frappé le carrelage du couloir (très dur!)... Commotionnée, mais vivante. Une fois de plus.

 

Voir les commentaires

Un anniversaire

15 Septembre 2018, 10:46am

Publié par Flora bis

 

Le dixième...

Les blogs intéressent-ils encore les gens? 

Je m'aperçois que le mien a eu 10 ans cet été, en juillet. Je me souviens de l'enthousiasme avec lequel je l'ai inauguré, tremblant presque de l'émotion de m'exposer ainsi... Exposition pourtant bien modeste, parmi les millions de blogueurs!...

Depuis, tout s'est accéléré dans le monde de la communication démocratisée. Instantanée.  On parle déjà de l'obsolescence de Facebook, succès planétaire de la décennie passée. Pas assez rapide, pas assez superficiel pour la génération des "zappeurs", survolant, insatiables, les nouveautés à se mettre sous la dent à chaque instant, s'arrêtant à peine pour digérer la précédente bouchée... 

Tout cela me donne le tournis, une frustration de plus en plus forte, un besoin profond de m'arrêter, de descendre du manège fou, pour réfléchir un peu... Mettre les sensations en perspective, à leur place en moi.  Revenir à l'immobilité suspendue de l'instant...

(dessin: R.T.)

Voir les commentaires

Tentative de reprise...

5 Septembre 2018, 18:09pm

Publié par Flora bis

    Le pianiste a les doigts engourdis, les articulations du danseur grincent... Cela fait bien longtemps qu'ils négligent les exercices quotidiens, par la force des choses... Les réflexes, les souplesses s'estompent. Les réveiller demande du temps et du travail acharné.

   Difficile de retrouver le chemin vers le portrait, surtout le portrait d'enfant. C'est un genre délicat qui demande à la fois de la précision (nécessaire ressemblance !) et en même temps, il ne faut surtout pas charger le dessin, sous peine de le "vieillir"... Un petit millimètre d'erreur et ça "sonne" faux... On y revient, on s'obstine mais avec le portrait, c'est souvent la fraîcheur du premier trait pur et spontané  -  s'il est juste  -  qui marche sinon c'est l'acharnement aussi vain qu'épuisant... Il vaut mieux tout recommencer, le plus souvent, après un temps de repos pour l'oeil.

   Avec quelques amies, nous avons décidé de créer un petit atelier chez l'une d'elle. A. peignait à l'huile, L. à l'acrylique, M. à l'aquarelle et moi-même, je suis revenue vers la sanguine... Chacune faisait librement ce qu'elle voulait, l'essentiel étant que l'énergie mystérieuse du désir de créer circule parmi nous. En tout cas, l'envie de persévérer est née.

Voir les commentaires

Le défi des trains...

28 Août 2018, 10:34am

Publié par Flora bis

   Je continue le travail sur mon texte autour des femmes solitaires. A l'origine, elles étaient cinq, autant de destins dont le point final était la solitude: choisie ou imposée. Pour la version retravaillée, j'en garde quatre. Laquelle éliminer?...

   J'ai le choix entre "la femme battue" et celle qui était "heureuse" au moment ou la mort lui a pris son compagnon. Son destin est le seul "contrepoint" dans la série sans illusion. Tout comme dans la vie, en fin de compte. 

   En écrivant, j'essaie de me mettre dans la peau du personnage afin que ses paroles sonnent aussi naturellement que possible. C'est un exercice à la fois jouissif et épuisant. A chaque fois que j'ouvre le fichier, je retravaille, je fignole l'ensemble, à partir du début. Je sais que je pourrais poursuivre ce travail de fourmi indéfiniment. Un jour, il faudra dire stop.

   Parler de la souffrance d'une "femme battue" (hélas, cela devient un statut, une étiquette) est un sujet. La souffrance, en général, est digne d'un plus grand intérêt que le bonheur, pour les créateurs dans tous les domaines. Une histoire de catharsis, sans doute.

   C'est pour cela que j'ai choisi de garder, finalement, "la femme heureuse". J'aime le rythme créé par le contrepoint, c'est vrai. J'aime encore plus le défi de raconter le bonheur, sans que cela se vautre dans la niaiserie.

   Parler des trains qui arrivent à l'heure. Réveiller un "non-sujet".

"Terrasse" pastel R. T. 2015

 

Voir les commentaires

Dimanche sous les parasols

22 Août 2018, 18:25pm

Publié par Flora bis

   

Dimanche dernier, tout un après-midi, sous les parasols d'un couple ami, j'ai pu m'adonner à mon occupation favorite: à la conversation. Non pas au bavardage stérile pour "tuer le temps" mais à l'échange véritable, riche en profondeur qui rapproche les gens, qui aide à mieux se connaître.

   M. et Th. ont ouvert leur porte et surtout leur jardin à une bonne vingtaine de personnes, adultes et enfants, pour que nous puissions nous retrouver, membres d'une même association, pendant les vacances, avant le début de la nouvelle saison. Tous bronzés après l'été caniculaire, nous avons eu plaisir à nous revoir. Les sujets de conversation ne manquaient pas.

   Je venais de travailler sur un texte qui relatait des vies solitaires, celle d'une femme en particulier qui a vécu sa vie entière dans un mariage sans amour, tout en abritant au fond de sa mémoire un amour secret et sacrifié. Elle se consolait avec l'idée qu'ayant rencontré ce sentiment bouleversant, elle n'a quand-même pas vécu pour rien :

"A l’évocation du mot « amour », c’est encore son image qui surgit dans ma tête… Dans ma tête de vieille folle qui s’obstine à garder ce sentiment intact… C’est lui seul qui ravive le goût du vertige, du désir inassouvi comme on ne peut le ressentir qu’à l’adolescence : puissant, dévastateur… Je me réfugie auprès de ce souvenir  pour me convaincre que j’ai quand même connu l’amour…"

La discussion est partie de la difficulté à exprimer nos émotions. J'ai évoqué le petit livre d'Alain Badiou et de Nicolas Truong "Eloge de l'amour" dont j'ai parlé dans un article sur mon blog en 2009: "Je me suis toujours demandé pourquoi la déclaration d'amour (envers moi ou moi envers l'autre) avait toujours été une épreuve aussi dure. Eh bien, Alain Badiou m'éclaire : "La déclaration d'amour est le passage du hasard au destin, et c'est pourquoi elle est si périlleuse, si chargée d'une sorte de trac effrayant. (...) Elle signifie justement le passage d'une rencontre hasardeuse à une construction aussi solide que si elle avait été nécessaire." 

La conversation a tourné autour de ce sentiment puissant, capable de transformer notre regard: raviver les couleurs du monde ! On ne touche plus terre, on se sent léger et débordant d'une énergie toute-puissante, la tête chavirée...  

Plus tard, avec l'âge  -  comme si c'était de la fatalité  -  on est censé remplacer ce sentiment si juvénile par la sagesse qui canalise les débordements. On jette un regard bienveillant et  nostalgique à ces tourments, avec, au fond du coeur, un soupir de regret qui voudrait retenir la jeunesse fugitive... 

 

Voir les commentaires

Extrait... projet...

15 Août 2018, 20:50pm

Publié par Flora bis

Extrait d'un texte destiné à être "mise en espace" fin octobre, début novembre si tout va bien. Le motif, cependant, sera assez fondamental dans un projet plus ambitieux... Si tout va bien.

"(...) Le jour des noces, nous n’étions pas nombreux autour de la table. C’était en décembre, je me souviens, quelques jours avant Noël. Un hiver rude, peu après la fin de la guerre ; nous étions contents d’être restés en vie. On était encore en train de panser les blessures, de compter ceux qui étaient rentrés, de pleurer les autres, disparus à jamais. Mon amour secret faisait partie de ces derniers. Il n’en restait qu’une photo, bien cachée, personne n’était au courant, surtout pas Mère! Je regardais cette photo rarement, je n’en avais pas besoin pour ressusciter sa figure dans ma tête, ses cheveux dorés que la gomina avait du mal à dompter, et ses yeux verts qui s’étaient si souvent posés sur moi… Je sentais son regard sur ma nuque, ses mains s’appuyant sur mon banc, sous prétexte de vérifier mon cahier. A chaque fois, un feu délicieux me montait aux joues, jusqu’à brouiller ma vue… Je respirais à fond son parfum, fin mélange de tabac et de savonnette à la lavande, l’empreinte de sa main laissée sur le coin de ma table, parmi les taches d’encre.

J’étais sa meilleure élève. A 14 ans, je semblais plus grande, plus mûre que mon âge. Est-ce la vie dure que Mère m’imposait qui m’a fait grandir plus vite ? A la veille de son départ au front, il m’a raccompagnée après les cours. J’aurais voulu que les quelques centaines de mètres qui séparaient notre maison de l’école soient démultipliés ! Que le trajet dure une éternité ! Pourtant, rien ne s’est passé. Il m’a parlé de l’importance de poursuivre les études pour «une bonne tête comme moi». Je ne l’écoutais qu’à moitié, je savourais sa proximité, sa main sur mon épaule, et de toutes mes forces, j’ai désiré qu’il ressente à quel point je l’aimais… Devant notre porte, il m’a regardée avec intensité et regrets, a posé un baiser furtif sur ma joue et m’a tendu la main pour l’ultime adieu. Il avait déjà disparu dans l’obscurité, lorsque j’ai osé regarder la photo qu’il avait glissée dans ma main… La seule chose qui reste de lui. Disparu pendant la guerre…

A l’évocation du mot « amour », c’est encore son image qui surgit dans ma tête… Dans ma tête de vieille folle qui s’obstine à garder ce sentiment intact… C’est lui seul qui ravive le goût du vertige, du désir inassouvi comme on ne peut le ressentir qu’à l’adolescence : puissant, dévastateur… Je me réfugie auprès de ce souvenir  pour me convaincre que j’ai quand même connu l’amour…

Inassouvi… C’est sans doute mieux ainsi : un amour qui n’aura pas eu à s’user au quotidien, à nous user aussi… (...)"

Voir les commentaires

Vacances hongroises caniculaires

12 Août 2018, 17:05pm

Publié par Flora bis

   Je suis de retour de nos vacances en Hongrie. Une douzaine de jours, très chauds (35-38° ou plus, en permanence), je perdais des litres d'eau jour et nuit...

   Jadis, j'étais habituée à de telles chaleurs, sans être éprouvée de la sorte. Il n'y a pas que le climat qui change: moi aussi. Je crains de n'avoir d'autre choix que de m'y résigner.

   Mais tout cela n'est que l'écume des jours... Reste le plaisir véritable d'être avec les enfants et petits-enfants, avec la famille de là-bas: les rires, les jeux, les conversations plus approfondies car c'étaient des vacances. On a gagné un temps précieux, sans les écrans, sans connexion Internet, même les téléphones étaient au repos! Quel bienfait de sortir du circuit oppressant et répétitif des nouvelles du monde, des informations anxiogènes qui ne vous lâchent pas et qui finissent par vous ébranler. Nous avons fait ce choix-là.

   Pour les enfants, 3 jours au Balaton pendants lesquels je suis restée  -  par choix personnel  -  à la maison, à la rencontre de mes fantômes. Ils commencent à m'accepter, on dirait. De toute façon, j'étais incapable de bouger, de m'éloigner, de mettre le nez dehors, à cause de la canicule. J'ai même évité la plage de sable chaud de la Tisza qui borde notre petite ville. Je cherchais l'ombre, je lisais, j'écrivais... un peu.

 

Voir les commentaires