Le blog de Flora

Entre-deux

30 Août 2019, 18:23pm

Publié par Flora bis

   Je ne peux pas m'empêcher de repasser sans cesse, grâce aux belles photos des enfants, le souvenir des lieux magiques de cet été... Ai-je fait ma rentrée véritablement ou suis-je encore  -  grâce au soleil magnifique  -  quelque part entre les Alpes, la Lagune encombrée de bateaux de toute sorte et de toute taille et la Grande Plaine hongroise écrasée par la canicule?...

   A en juger par mon petit désordre familier installé autour de moi, je suis bel et bien rentrée. Mes articulations convalescentes me le rappellent aussi tous les jours, surtout en montant, tant bien que mal, les escaliers... Le coin intime de mon bureau, le silence qui peut être aussi riche que son contraire me poussent à reprendre mes habitudes, sans précipitation.

   Le coup d'oeil vers mon jardin sous le soleil radouci où les rosiers s'épanouissent après les deux nuits d'averse, me confortent définitivement dans la sensation que les vacances sont finies. Enfin, ce que les "forces vives", ceux qui se lèvent tôt tous les jours, appellent les vacances. Pour moi et d'autres -  qui sommes sur les rails plus reposants (menant au garage...)  -  la différence réside essentiellement dans le silence qui remplace le bruissement incessant de la "vraie" vie... Un bruissement plein de rires, de mots, de regards complices, de larmes refoulées et de gestes de tendresse...

 

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Promenade dans un jardin féerique

27 Août 2019, 09:09am

Publié par Flora bis

   Cela fait des années que je collectionne les céramiques de Andrea Vertel. Ses figurines apparaissent de temps à autres sur mon blog. Cet été, j'ai réalisé mon vieux désir : visiter, au bord du Danube, son jardin féerique où toutes les pièces de sa production s'exposent dans l'herbe, dans des recoins secrets, sur les murs et sur les étales!

   Nous nous sommes promenés pendant une bonne heure dans les méandres du grand jardin, sous un soleil de plomb, tenant le chien en laisse. La petite dame mince, dépourvue du moindre effort commercial, s'est contentée d'emballer les pièces que je lui rapportais sans cesse, elle notait les prix au fur et à mesure. Ma famille française s'étonnait : un sourire avenant, un verre de rafraîchissant, quelques mots aimables lui feraient vendre la moitié de son jardin d'un seul coup!... J'ai essayé de lui trouver des excuses : n'est-elle pas là, avant tout, pour créer, produire et non pas pour vendre?... 

   Ma collection qui frise la monomanie, a démarré il y a plus de vingt ans. J'aime le charme grotesque, la tendresse ironique de la vision de Andrea Vertel. Ses figures, dépourvues de tout réalisme sirupeux, me surprennent et m'enchantent. Avec le sentiment de "la dernière fois", j'ai fait quelques folies... J'ai pris un grand oiseau pour le jardin, afin que mon petit mouton se sente moins esseulé, un plus petit pour m'inspirer, me regardant écrire, perché sur mon bureau et trois autres qui peuvent s'accrocher au mur et qui cherchent encore leur place.

(site: www.vertelandrea.hu)

Promenade dans un jardin féeriquePromenade dans un jardin féerique
Promenade dans un jardin féerique

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Périples d'été, riches et fatigants

21 Août 2019, 08:10am

Publié par Flora bis

   Je regarde les photos de ces 3 semaines de vacances, encore et encore, tout en essayant de recoller les morceaux éparpillés de mon pauvre corps... Peu importe, l'essentiel est d'avoir vécu ces sensations fortes, cette beauté et le soleil qui les enveloppait. Les faiblesses du corps écrasé par la fatigue, on espère en venir à bout lorsque le temps du repos arrivera enfin...

   Les enfants ont concocté un programme très varié: à commencer par 1 semaine dans les Alpes, près de Briançon, à 1300 m d'altitude, entourés de sommets époustouflants entre 2-3000 m, aux tons et reliefs sans cesse variés, au gré du soleil. Il est vrai que je me suis tenue à l'écart des activités familiales (canyoning, rafting, parapente, vélo  -  et même des randonnées digne de ce nom), me contentant d'un peu de marche avec mon bâton de faux randonneur. Respirer surtout cet air si pur dont on oublie même la saveur comme celle des tomates de notre enfance...

   Venise... Sur le chemin vers la Hongrie, nous y avons fait halte pour une nuit. Retrouvailles fugaces mais inoubliables! Cette fois-ci, ce n'était plus la découverte de son charme désuet, d'une beauté à vous couper le souffle, phénomène que j'avais vécu dans le sens propre il y a 8 ans... Je savais ce que je cherchais à retrouver, avec la sensation intime de la dernière fois...

   Après avoir traversé la Slovénie, nous sommes arrivés en pleine nuit dans le sud de la Hongrie, pour y passer 15 jours, souvent caniculaires, bien remplis de bricolages, de promenades, de plages et de retrouvailles familiales. Le retour, de nuit, en voiture (1700 km), nous a laissés en morceaux... Le travail a déjà repris pour certains.

 

   

Périples d'été, riches et fatigants
Périples d'été, riches et fatigantsPériples d'été, riches et fatigants
Périples d'été, riches et fatigantsPériples d'été, riches et fatigants

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Palier?

25 Juillet 2019, 10:59am

Publié par Flora bis

 (photo F. M.)

(photo F. M.)

   Mon blog va prendre quelques petites vacances que je souhaite, d'ailleurs, à tous ceux qui y passeront. Je sais que mes visiteurs ne sont pas nombreux mais d'autant plus précieux!

   Ma valise n'est pas prête, je m'embourbe dans les listes diverses "à faire avant de partir" et "à prendre avec moi". Sachant que les places seront comptées, que le chien et ses accessoires en prendront presque la plus volumineuse et que c'est un casse-tête pour les enfants, j'essaie de me faire petite. Je rêve de montagne et de sa fraîcheur à défaut de pouvoir faire des randonnées... Je serai spectatrice. L'essentiel, c'est d'être avec les enfants, comme tous les ans.

   Plus nous prenons de l'âge  -  quelques soucis de santé aidant  -  plus nous sommes difficiles à convaincre de bouger. Moi qui adorais les improvisations, je tergiverse indéfiniment pour me décider. La fatigue pèse des tonnes, à l'avance. Envie de souffler, là, sur place, sans valise, sans déplacement. La routine reposante sans secousses. Celle que je trouvais mortifère, il n'y a pas si longtemps, et que je fuyais dès qu'il était possible. 

   Est-ce cela qui s'appelle "un palier" à franchir?...

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Une histoire d'assiette

17 Juillet 2019, 11:10am

Publié par Flora bis

   "Je ne suis pas dans mon assiette..." Inutile de dire que cette phrase ne fait pas partie du vocabulaire, des expressions de la langue française que j'ai étudiés sur les bancs du lycée ou à la fac. Je l'ai apprise, parmi tant d'autres, savoureuses, avec ma belle-famille qui parlait, dans le nord de la France, à Laon, une langue châtiée de gens cultivés, dans laquelle se glissaient, de temps en temps, des mots et expressions plus colorés de leurs ancêtres picards. Moi, évidemment, je me les suis appropriés avec avidité. C'est ainsi que j'ai mis de côté parmi tant d'autres, dans ma boîte aux trésors, "wassingue" (serpillère), "papinette" (cuillère en bois), retenu que le "dîner" se prenait à midi, tandis que le repas du soir s'appelait le "souper".

   Après cette introduction, vaste détour dont je suis coutumière, je reviens "à mon assiette" que j'ai tant de mal à atteindre. Je suis crucifiée dans un choix cornélien et celui qui connaît la Balance sait que je n'exagère point. A chaque instant, je "balance" douloureusement entre l'envie irrépressible de prendre la route avec les enfants pour un grand périple estival de trois semaines, à travers l'Europe jusqu'en Hongrie  -  et la sagesse de rester à la maison pour souffler, tenter de rassembler les morceaux de puzzle secoué de mon état physique, après un premier semestre éprouvant. Etat parfois pitoyable de faiblesse, douleurs constantes qui empêchent la récupération, c'est ainsi que je paye à chaque fois les moments de bonheur des rencontres avec amis et famille... 

 

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Beau début pour juillet

11 Juillet 2019, 10:20am

Publié par Flora bis

   J'ai du mal à reconnaître ma terrasse et mon jardinet! De bonnes fées les ont remis en forme en quelques heures rapides, hier après-midi: taillé les haies (qui avaient tellement poussé que je ne voyais plus le bout du jardin), désherbé les parterres, tondu la pelouse, libéré la terrasse qui a gagné en surface etc... Tous ces travaux qu'il faut effectuer régulièrement et que j'étais devenue incapable d'assurer suffisamment...

   Qui étaient les bonnes fées en question, discrètes et efficaces? Mon neveu et sa famille: sa femme et ses deux enfants dont un garçon de 20 ans, arrivés en visite chez moi (de Hongrie) pour huit jours. Ce n'était pas la première fois, plutôt la quatrième. Nous avons été à la mer, passé un week end à Paris chez mon fils, très attaché à son cousin. Le beau temps ensoleillé sans être trop chaud a été de la partie. 

   Nous avons aussi beaucoup discuté, mon passe-temps favoris, atour de la table, sur la terrasse, à l'ombre du parasol. A., sa femme, discrète et efficace, m'a entièrement déchargée de la vaisselle, son sourire, sa bonne humeur étaient un vrai rayon de soleil! Quant à moi, j'ai assuré l'intendance, la cuisine et les transports (ma petite Clio a résisté à la surcharge et les passagers à l'état des sardines dans leur boîte!...) Quelle agréable semaine nous avons passée!

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Le pouvoir des mères

25 Juin 2019, 18:34pm

Publié par Flora bis

“Avec l'amour maternel, la vie vous fait, à l'aube, une promesse qu'elle ne tient jamais. Chaque fois qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son coeur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. (...)"

Romain Gary, La promesse de l'aube

   Ah, les mères!... Quel pouvoir exorbitant détiennent-elles... Elles peuvent vous donner des ailes tout comme les couper; vous anéantir, vous adorer tout en vous enchaînant. Pendant longtemps, leur regard est le seul miroir dans lequel se reflète le monde.

   Romain Gary a dressé un monument de mots à la sienne, tout comme Albert Cohen et beaucoup d'autres. La "mère juive" est devenue l'archétype de possessivité, d'intrusion, d'exclusivité, de dévouement sans bornes dans la vie de ses enfants (surtout les fils). Souvent, elle réalise ses propres ambitions impossibles à travers eux.

   "Vipère au poing" d'Hervé Bazin est le portrait terrible de la mère cruelle incapable d'émotion que le fils doit tuer, du moins symboliquement, pour survivre: "Je te cause, Folcoche, m'entends-tu ? Oui, tu m'entends. Alors je vais te dire : T'es moche ! Tu as les cheveux secs, le menton mal foutu, tes oreilles sont trop grandes. T'es moche, ma mère. Et si tu savais comme je ne t'aime pas. Je pourrais te dire que je te hais, mais ça serait moins fort.

   Le lien d'amour démesuré n'a d'égal que celui de la haine destructrice... Entre les deux, une infinité de variantes. Je ne cesse d'interroger ma propre histoire afin de comprendre mon héritage, puis le chemin parcouru (et que je parcours encore) avec ce pouvoir immense dans les mains, cette responsabilité non moins grande sur les épaules...

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A chacun sa vérité

23 Juin 2019, 18:02pm

Publié par Flora bis

  Je connais des gens qui s'accrochent à leur vérité comme le petit chien à son bout d'os, incapable de le lâcher, montrant ses crocs avec détermination si quelqu'un l'approche. Ces personnes sont généralement persuadées d'avoir raison et il leur faut à tout prix avoir le dernier mot. Des convictions en béton armée, sans l'ombre d'un doute, sans un instant d'hésitation qui leur conférerait un soupçon d'empathie, de capacité à se mettre à la place de l'autre, d'envisager ainsi une petite brèche dans leurs certitudes, afin qu'un embryon de communication sans agressivité puisse apparaître... Pour que le monde tourne en rond, il faut se ranger de leur côté, sinon, on est taxé de mauvaise foi, de provocation, voire d'agressivité à leur égard... Psychorigides? Mauvais coucheurs? Ours mal léchés? Chicaneurs?... Les nuances ne manquent pas mais il y a un fond commun. L'impossibilité de lâcher prise, de lâcher le contrôle. 

   D'où vient cette obstination? J'ai toujours soupçonné des blessures  lointaines dont on n'a même plus conscience, celles qui ont leur origine dans l'enfance, la plupart du temps. Il ne reste que les cicatrices, tenaces même invisibles. Toute crispation vient de ces réflexes de défense qui ont construit la forteresse imprenable dans laquelle la personne se réfugie pour se rassurer, pour se croire à l'abri... L'adversité est représentée par les autres qui ne partagent pas sa vérité et qui s'attaquent ainsi à son "bunker"... 

   La solution? Lâcher prise, ouvrir ses fenêtres vers les autres. S'accepter, avec ses faiblesses, ses imperfections; avec le fait qu'on ne détient pas forcément la vérité. Etre indulgent avec soi-même, s'aimer, pourquoi pas?...

"Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai cessé de chercher à avoir toujours raison"  (Chaplin)

 

 

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De l'Amour, simplement

16 Juin 2019, 12:11pm

Publié par Flora bis

  Nous sommes un petit groupe à alimenter un blog commun. Son administrateur change régulièrement de sujet. Le dernier en date : "l'Amour". Si vaste et  si délicat à la fois.

   Je suis de la génération qui a eu 20 ans à la fin des années soixante. A cheval entre la morale corsetée de nos parents et le début de la libération des moeurs. Un jour, encore étudiante en français, je devais accompagner une délégation égyptienne comme interprète. A un moment de la conversation, ils me posent des questions sur les relations entre filles et garçons de mon âge, dans la Hongrie de l'époque. Que se passe-t-il si je "cède" à un garçon et celui-ci me laisse tomber puisque, ayant perdu "ma pureté", je ne serais plus "digne d'être épousée"? La question me surprend et m'indique l'abîme qui sépare une société musulmane (même "nasserienne") et la nôtre... Je réponds simplement, un peu bravache, que je n'aurais aucun regret car en agissant ainsi, le garçon prouve qu'il ne m'aurait pas "méritée"... Et que, de toute façon, mon seul but dans la vie n'était pas de dénicher un mari.

   C'était le principe mais la réalité était beaucoup plus complexe. Notre liberté était limitée par la peur de tomber enceinte (l'avortement et la contraception étaient libres mais ils nécessitaient des visites médicales préalables). Ainsi, nous nous imposions les limites nous-mêmes.

Leningrad, 1971

   L'amour devenait de la sorte très éthéré, très fantasmé et très important. Nos flirts, même poussés, s'arrêtaient aux baisers enflammés, aux promenades romantiques, en attendant l'apparition de "l'homme de notre vie" qu'une certitude intime devait nous désigner: cette petite voix intérieure qui vous avertit  -  ou qui vous fait croire  -  que c'est votre destin qui frappe à la porte...

   Nous avons beaucoup flirté pendant nos années estudiantines, malgré la charge de travail écrasante de la fac. Nous avions 21-22 ans, ce qui semble "canonique" aux générations actuelles, pour hésiter encore devant "la chute", comme nous évoquions alors avec ironie une relation sexuelle. Pendant notre stage d'un an et demi à Moscou et à Leningrad, avec mon amie hongroise, Marie, "compagnonne de chambrée", nous nous sommes jetées avec gourmandise dans la découverte des contrées exotiques. Je dois dire que nous avons eu beaucoup de chance d'être toujours tombées sur des "chevaliers sans reproches"  -  ou alors, les temps étaient encore très différents...

   Il y aurait beaucoup à raconter sur ces années légères et graves à la fois, si déterminantes dans l'apprentissage de la vie d'adultes qui nous attendait. Pour moi, elles ont pris fin avec la rencontre avec Gilbert. Nos 33 ans communs ont entièrement rempli ma vie, sans laisser la moindre place à une pensée, un regard de côté... Et même sa mort, il y a bientôt 13 ans n'y a rien changé.

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Point lumineux

10 Juin 2019, 10:54am

Publié par Flora bis

Annette, Cathy, Godelieve et Annie

    Quelle conclusion à une semaine mouvementée, commencée pour moi, physiquement et moralement, au ras des pâquerettes!... RDV médicaux, pharmacies, douleurs et découragements, sous un ciel changeant, entre averses et soleil opaque, sans oublier le vent violent: le cocktail parfait pour secouer les rares moments de quiétude de ces derniers temps. Ce vendredi 7 juin représentait le point lumineux que je fixais comme un naufragé, pour pouvoir tenir jusque là, coûte que coûte!

   Mes quatre lectrices talentueuses, généreuses et joyeuses ont conquis le public, une fois de plus. C'est une chose étrange d'entendre son texte approprié, porté, partagé  -  faire vivre  -  par des interprètes qui y ajoutent leur propres couleurs... L'écouter comme s'il n'était pas votre créature, enfin, pas tout à fait: un peu comme regarder son enfant devenu adulte vivre sa vie; le fil qui vous attache reste indestructible mais assez distendu pour le laisser mener sa barque en pleine autonomie.

   Les échanges qui ont suivi étaient riches d'amitié, d'accueil chaleureux et spontané de la part du public que je ne connaissais pas. Mais ici, dans le Nord, une telle ambiance n'a rien d'étonnant! Et d'autres "points lumineux" sont nés pour continuer l'aventure à la rentrée...

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