Le blog de Flora

recit

Un beau week end dans la Baie de Somme

16 Mars 2026, 18:28pm

Publié par Flora bis

   Des souvenirs remontent à 10 ans ou plus, aux temps où nous passions des semaines des vacances d'été à Abbeville, plus exactement sur les plages de Fort Mahon ou du Touquet... D'ailleurs, de toute saison, nous nous y sommes retrouvés en famille, de Paris et du Nord, à mi-chemin, pour des anniversaires et pour des réveillons aussi...

   Le weekend dernier, le vingtième anniversaire de ma petite-fille aînée a servi de prétexte pour renouveler ces lointains souvenirs. Nous étions sept à occuper une maisonnette dans un village vacances, par un temps splendide qui s'est transformé le soir en un orage inattendu avec éclairs et averse de grêlons... Le lendemain, nous nous sommes offert une promenade à Quend plage, quasiment désert un dimanche matin. Le chien des enfants s'est dépensé en des courses folles, en liberté sur le sable mouillé et nous avons  pris notre dose d'oxygène et d'iode pour les semaines à venir!

Un beau week end dans la Baie de Somme
Un beau week end dans la Baie de Somme
Un beau week end dans la Baie de Somme

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Les temps sont dûrs pour ceux qui aspirent au repos...

15 Juin 2024, 19:30pm

Publié par Flora bis

   Cela fait 15 jours que n'ai pas pu revenir sur mon blog. Des réunions, des RDV médicaux et d'autres préparatifs se sont dressés devant moi comme des obstacles à franchir à la hâte avant de prendre enfin le train pour passer quelques jours chez les enfants. J'en suis revenue depuis 2 jours. Fatiguée mais enrichie de tant de beaux moments en leur compagnie.

   Avant tout, il y a eu le spectacle de la fin de saison pour Alice, ma petite-fille plus jeune, tandis que la plus grande est plongée dans les préparatifs du bac. 12 enfants sur scène, une pièce "Cluedo" écrite par l'animatrice-metteuse en scène dynamique, ont conquis la salle!

   Le lendemain matin, en guise de cadeau pour la fête des mères, nous avons pris la direction d'un de mes musées préférés, le Musée d'Orsay pour visiter le spectacle immersif dans une réalité virtuelle à l'aide des casques sur les yeux. Nous avons été transportés, enchantés, en 1874, à l'époque de la première exposition des artistes jeunes et rebelles contre l'art académique : les futurs "impressionnistes" (Monet, Degas, Manet, Berthe Morisot, Renoir, Pisarro, Césanne, Basille), dans le Paris métamorphosé par le baron Haussmann. Pendant presque 1 heure, nous déambulions avec les peintres à travers les boulevards, des salons d'expositions, au bord de l'eau pour peindre la lumière insaisissable  -  et nous avons même essuyé une averse virtuelle qui semblait tout à fait réelle! Sans compter la promenade sur les toits de Paris, avec le sentiment d'authentiques vertiges sur les frêles passerelles! L'illusion est totale! L'exposition est ouverte jusqu'au 11 août, et pour les détails et réservations, voyez sur le site du Musée d'Orsay "Un soir avec les impressionnistes".

   Le soir à la maison, nous écoutions les résultats des élections européennes dans la désolation, alourdie par l'annonce du Président de la dissolution de l'Assemblée nationale et, dans la foulée, de nouvelles élections législatives. A pas de charge!... Comme si nous avions besoin de nouvelles secousses dans nos vies déjà bien déstabilisées!...

Les temps sont dûrs pour ceux qui aspirent au repos...

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"Ce qui ne me tue pas, me rend plus fort" (Nietzsche) Est-ce si sûr?...

11 Décembre 2022, 14:56pm

Publié par Flora bis

    Mon premier article en décembre! Si le précédent faisait allusion aux lendemains qui chantaient ou qui déchantaient, au quotidien monotone et sans reliefs, j'ai été servie en secousses! Mais pas au sens positif.

   Je m'y attendais, en quelque sorte: au fond de mes pressentiments, il existe toujours une appréhension pour l'atterrissage après le vol au-dessus des nuages. Est-ce à cause de mes bons vieux "complexes d'illégitimité" bien ancrés dans l'inconscient, et dont j'aimerais bien comprendre un jour les origines ?... Ou plutôt laisser tomber, se résigner et faire avec. Pour le restant du chemin qui, après tout, n'est plus si long par rapport à celui déjà parcouru. Avec ce même poids familier dans mon sac à dos.

   (Pourquoi ce goût pour les digressions  -  comme reculer pour mieux sauter  -  avant d'entamer l'essentiel? Gagner du temps, rassembler ses forces physiques et intellectuelles pour le grand saut? Que l'on espère, dans l'idéal, sans atterrissage?...)

   J'ai aussi ce défaut de vouloir tout tirer au clair, avec obsession.

   Venons-en aux faits. Sept heures passées aux urgences nocturnes de l'hôpital: de minuit à 7 heures du matin. A l'origine de l'appel quelque peu paniqué: un saignement du nez abondant, pour la première fois de ma vie. Non pas des gouttes, ni un mince filet mais un robinet que l'on ouvre, inarrêtable, abondant. Un gros rouleau de Sopalin y est passé, en attendant l'ambulance, arrivée 20 minutes plus tard. 

   Les urgences, la nuit: "cour des miracles" de la déchéance humaine... Essentiellement des vieux  -  dont moi  -  sur des civières longeant les couloirs, remplissant les "boxes" sommairement équipés, parmi le personnel qui court dans tous les sens, avance les civières au fur et à mesure aux places devenues disponibles comme les caddies dans la queue devant les caisses d'un supermarché... Et surtout, l'attente... Interminable, vide, dans l'ignorance de son but et de sa durée. Les vieux sont, dans leur majorité, patients, silencieux, résignés. On attend son sort.

  

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Deux semaines sur les chapeaux de roue

6 Mars 2022, 19:17pm

Publié par Flora bis

   Miracle! (j'ai tort de le crier sur tous les toits!) Le SOLEIL brille depuis plusieurs jours!... Comme dopés par la lumière accrue, les jours ont incroyablement accéléré leur rythme, m'obligeant à devenir, de spectatrice impuissante, actrice tour à tour secouée, émerveillée, parfois exténuée par leur  vivacité.

   Le dîner amical chez moi, avec les scrupules habituels et épuisants du stress concernant mes compétences culinaires malgré la bienveillance sans limite de mes amis, s'est déroulé agréablement. Nous avons enchaîné aussitôt sur un week end chez les enfants. Ma belle et grande petite-fille aînée arrive sur ses 16 ans. Emouvante et inexorable course du temps... Hier encore, je l'ai tenue dans mes bras, poids plume d'à peine quelques jours.   

    Mes premiers pas dans leur nouvelle maison m'ont précipitée dans une chute, sur un seuil invisible. Il serait facile d'y déceler un sens hautement symbolique mais je me contente de quelques écorchures et de bleus, noyés dans une grosse douleur. C'est en claudiquant que j'ai suivi le programme que les enfants nous avaient concocté: repas au restaurant suivi de la visite de l'exposition de la collection Morozov à la Fondation Vuitton. Cette dernière, mon rêve secret depuis des mois, sans vraiment y croire, car le mois de mars, pour moi autant que pour les enfants, s'annonçait chargé. Et là (après 1 h de queue, malgré la réservation!), mes yeux pouvaient absorber les chefs-d'oeuvre sans retenue, pendant plusieurs heures, sur les 5 niveaux du bâtiment, beau navire de verre et d'acier. A la fin, je ne sentais plus mes jambes, elles se sont transformées en un magma brûlant de douleur. Mais peu importe! Mes yeux, ma tête, mon envie d'émotions provoquées par le face à face avec la beauté, ont été rassasiés pour un temps!

   Cette semaine s'est passée sans un jour de récupération: deux RDV médicaux assez prenants, plusieurs réunions associatives, deux longues marches pour la révision de ma voiture, sans compter les plus prosaïques courses alimentaires ont maintenu mon quotidien sous tension. Peu importe, je ne retiens que le plaisir du temps passé avec les enfants, l'immersion dans l'univers des impressionnistes et de leurs héritiers, les innombrables conversations intéressantes avec les amis... Malgré les gelées nocturnes, le printemps n'est pas loin! 

Renoir

 

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Trauma

24 Juin 2020, 16:37pm

Publié par Flora bis

    Il a suffi d'un instant pour qu'une tempête d'émotion s'abatte sur moi. Je tremblais, couverte de sueur froide, la respiration saccadée. Je me suis réfugiée dans la cuisine pour tenter de retrouver un peu d'air et de contenance.

   Quel était donc ce choc qui m'a coupé le souffle?... Rien de grave. On peut même considérer qu'un événement aussi minuscule passe inaperçu et que son effet sur moi frise le ridicule! N'empêche que le malaise est bien réel et qu'il se reproduit à chaque fois pour les mêmes raisons... Je cherche ses origines lointaines dans mon enfance.

   A l'époque très éloignée où télé, tablettes, smartphones n'existaient même pas dans nos rêves, nous vivions à la campagne, dans une grande proximité avec la nature. J'observais de près le monde en mouvement perpétuel des sauterelles et des fourmis dans l'herbe, les animaux autour de nous, assistant à la naissance des petits cochons roses, des poussins dorés et soyeux et même des veaux à l'équilibre au début incertain... J'attrapais de petits serpents, des araignées, des grenouilles à main nue, sans l'ombre d'une crainte ni de dégoût... tant qu'ils étaient vivants! Mais leurs cadavres m'inspiraient le plus profond effroi.

   Hier après-midi, je suis allée dans mon jardin pour étendre le linge. Derrière le petit érable du Japon, j'ai failli marcher sur le cadavre d'un oiseau, étendu dans l'herbe, probablement étranglé par un des nombreux chats du voisinage. J'ai tout jeté par terre et me suis enfermée dans la maison pour appeler à l'aide...

   Voilà pourquoi je refuse d'avoir un animal de compagnie que tous me conseillent avec insistance. Je sais qu'un moment, je serais obligée de faire face à cette image de dépouille désespérément vide, à l'abandon extraordinaire, implacable et sans appel. 

Trauma

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Belle soirée de Saint-Valentin

16 Février 2020, 18:20pm

Publié par Flora bis

   Le vendredi 14 février, nous avons  consacré la première soirée littéraire de l'année à la lecture amoureuse. Ca tombait bien : je n'ai jamais fêté la Saint-Valentin... L'occasion était trop belle.

   Nous avons réuni quelques amoureux des beaux textes qui n'étaient pas pris par des programmes festifs plus charnels, moins éthérés: restaurant, théâtre, croisière ou dîner aux chandelles, avec peau d'ours devant les flammes crépitantes de la cheminée...

   Notre programme était très varié, amusant, émouvant, drôle ou carrément hilarant! Chacun a apporté des textes à partager et nous avons même eu le plaisir d'entendre la chanson de Piaf "A quoi ça sert l'amour" en duo par un de nos couples d'amis. 

   Comme de coutume, une table bien garnie attendait les convives et la conversation s'est poursuivie jusqu'à 1 h du matin passée. Ces quelques photos en témoignent:

Belle soirée de Saint-Valentin
Belle soirée de Saint-ValentinBelle soirée de Saint-Valentin
Belle soirée de Saint-Valentin

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Obsolescence

9 Septembre 2019, 19:46pm

Publié par Flora bis

   La cafetière a-telle fait son temps? Même pas 2 ans d'usure, vous la jetez... Pareil pour l'aspirateur : pas la peine de le faire réparer, cela coûtera plus cher qu'un nouveau, pas encore utilisé...

   Le canapé? Le tapis sous la table basse, les doubles-rideaux?... Encore en bon état mais passés de mode... Vous ne pouvez plus les voir : les magazines, les émissions de décoration dictent les nouvelles tendances et vous avez horreur de l'étiquette de "ringard" qui pourrait être collée sur votre dos!

   Des vêtements remplissent quelques cartons que vous portez aux nécessiteux : heureusement qu'ils existent pour éponger votre mauvaise conscience de jeter autant de choses encore en bon état mais  -  passées de MODE!

   La nouveauté vous rajeunit, vous donne bonne mine et l'illusion qu'avec quelques rafraichissements ainsi effectués, votre vie prendra une autre direction, plus dynamique, plus légère... Se libérer du poids du passé, des souvenirs pesants, de la platitude de votre quotidien emprisonnés dans des objets dont il suffit de se débarrasser : tous les gourous modernes vous le susurrent à l'oreille... Après tout, on n'a qu'une vie et elle ne doit pas être sacrifiée au nom des principes d'avant le déluge! C'est maintenant qu'il faut vivre, dans l'instant présent! Ni dans le passé, ni dans l'avenir, hypothétique et incertain! 

   Votre regard glisse sur votre compagnon avachi dans son fauteuil, en pantoufles éculées, le journal sur les genoux... La tête renversée, la barbe grisonnante de 2 jours, il ronfle, dans une confiance bienheureuse et ignorante. Pour l'instant.

(peinture: R.T. 1998)

Obsolescence

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Avant la pause estivale

30 Juin 2017, 12:06pm

Publié par Flora bis

   Bientôt, la blogosphère sera semblable au désert de Gobi: ceux qui la nourrissent ou la lisent seront dispersés sur des plages ou à l'ombre de leur jardin, voire dans des voyages exotiques et culturels aux quatre coins de la planète (qui manque pourtant de "coins") et ils auront bien mieux à faire que de lire les élucubrations solitaires de quelques graphomanes perdus...

   Partager... D'où vient cette envie irrépressible de partager ses états d'âme, ses lectures et ses films, ses modestes ou immodestes productions avec le public qui n'en demande pas tant? Par bonheur, il possède la précieuse liberté de passer son chemin, sans même s'arrêter un instant, sans laisser un caillou en signe de son passage... 

 

 A mon tour, je ne peux résister à l'envie de parler de cette journée du 28 juin, une seule journée entre deux averses, où l'autobus loué par l'association des Amis du Musée nous a conduits à Compiègne et à Chantilly, sur les traces des "Heures Italiennes" des musées de Picardie. Outre l'admiration pour l'art italien, j'ai profité de l'occasion de découvrir ce deux villes où je ne suis encore jamais allée.

   Compiègne, Musée Vivenel... Ce grand collectionneur du XIXe s., descendant d'une famille d'artisans maçons, assoiffé de savoir et de culture, devient un des plus grands bâtisseurs de Paris. L'exposition présente des dessins et estampes italiens à partir du 15e s. appartenant au fond de la collection Vivenel. 

   Cela fait un moment que je rêvais de visiter le château du duc d'Aumale à Chantilly. Sa célèbre collection de peinture ancienne (la deuxième en France après le Louvre) contient des tableaux de Raphaël, de Giotto, de Lippi, de Poussin, de Corot etc... Un enchantement dont mes photos bien imparfaites ne donnent qu'une pâle idée... 

(à cliquer sur les photos pour les agrandir!)

Avant la pause estivale
Avant la pause estivaleAvant la pause estivaleAvant la pause estivale

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Rencontres

31 Août 2016, 12:30pm

Publié par Flora bis

Au milieu du mois d'août, j'ai rencontré quelques uns de mes anciens élèves dans la petite ville du sud-est hongrois, scène des débuts de ma courte vie d'enseignante (les trois premières années) et aussi, de ma rencontre avec Gilbert.

J'enseignais le russe dans le groupe d'une quinzaine d'élèves de la section de russe. Cinq heures par semaine. Petit groupe enthousiaste, avec des niveaux différents mais avec le même élan sympathique de leur quinze ans. Je suis restée avec eux deux ans, jusqu'à notre départ pour l'Algérie.

Je sortais de la fac et d'un stage linguistique d'un an et demi en URSS. Evidemment, le programme officiel du lycée me semblait très étroit, ainsi l'ai-je complété abondamment avec des récits, des chansons, des poésies (Pouchkine, Lermontov, Jessenine surtout), des nouvelles et des contes, afin de rendre l'apprentissage de la langue, de la grammaire le moins rébarbatif possible. J'ai réveillé quelques vocations, paraît-il...

En Algérie, je recevais leurs longues lettres: ils m'écrivaient à tour de rôle. J'ai organisé une correspondance (en russe!) entre eux et mes élèves algériens, afin de "booster" l'envie de ces derniers à apprendre le russe...

Quarante ans sont passés... Il y a peu, ils m'ont retrouvé grâce aux réseaux sociaux. Mes adolescents de jadis à l'âge de grands-parents! Miroir cruel du temps qui passe... pour moi aussi. Ils ont accourus des quatre coins du pays pour ces quelques heures. Chargés de cadeaux. Leur regard n'a pas changé: le même enthousiasme y brille, celui qui m'a rendu nostalgique à vie pour le métier d'enseignant.

Rencontre - instant lumineux dans l'existence fugace... Il en reste dans la mémoire des sédiments de bonheur qui, parfois, nous aident à vivre.

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Yvette Moret, une vie de sage-femme au siècle dernier (extraits) 7.

1 Juin 2013, 14:52pm

Publié par Flora bis

Yvette Moret, une vie de sage-femme au siècle dernier (extraits) 7.

Aider à donner la vie, c'est fabuleux. Surtout dans le cadre familial. Certaines fois, les enfants attendaient dans la pièce à côté, et lorsqu'ils entendaient le bébé crier, ils s'impatientaient pour le voir. Une fois la toilette terminée, le bébé emmailloté, je présentais ce petit bout de chou aux frères et soeurs, je trouvais ça formidable! Un jour, un jeune homme m'aborde:

- C'est bien vous, madame Millet? J'ai parlé de vous, il y a peu de temps. Je suis animateur. J'ai raconté aux enfants qu'une sage-femme était venue mettre au monde mon petit frère, qu'elle nous l'a ensuite présenté. On ne vit plus ce genre d'émotions dans les maternités. Moi, j'en ai gardé un émerveillement pour toujours.

Un accouchement est non seulement un acte médical mais aussi un événement familial.

Un métier qui donne autant de satisfactions, il n'y en a pas beaucoup. Certes, il faut être solide. D'abord physiquement, il faut tenir le coup. Puis au début, il y a une petite appréhension quand-même... Donner la vie, c'est la chose la plus extraordinaire. Pendant mes études, au bout d'une dizaine de jours, par groupe de deux, on allait en salle de travail pour assister à un accouchement. Je trouvais ça merveilleux. Plus tard, étant mariée, je me rendais encore plus compte de la beauté d'un sentiment amoureux qui aboutit à cela... C'est curieux, mais au bout de centaines et de centaines d'accouchements, cet émerveillement reste intact: tout d'un coup, ça crie, ça vit, et tu embrasserais tous les gens qui sont dans la pièce. Je pense que si je n'avais pas eu la foi, je l'aurais rencontrée à ce moment-là...

Fin du témoignage. En hommage et en souvenir de ma belle-mère, sage-femme au siècle dernier...

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