Le blog de Flora

Top articles

  • Bribes de mémoire 35. Stage linguistique à Moscou

    06 mai 2009 ( #mémoires )

    Je suis en quatrième année d'études universitaires, d'une formation exigeante qui en comporte cinq, en vue de devenir professeur de russe et de français au lycée. La section du russe propose un stage d'un an à Moscou, de septembre à fin juin, avec des...

  • Bribes de mémoire 31. Mon père pleure...

    09 avril 2009 ( #mémoires )

    Les grandes vacances se terminent, du moins la moitié, passée chez mes parents. A cinq heures du matin, notre voiture quitte la rue pour se lancer dans les 1650 kilomètres qu'elle devra avaler jusqu'au soir, à travers six pays, pour ainsi dire, presque...

  • Oeuvre de Gilbert * La Trilogie Armstrong (inédit et inachevé) 18.

    24 mars 2010 ( #Gilbert )

    Jour de migraine. Le front se vrille du côté droit, ce qui me change de l'habituelle douleur à gauche. J'éprouve les sensations du boxeur au lendemain d'un K.O. Ariane y voit le châtiment de Dieu. J'aurais moins mal si je priais... Je connais des boxeurs...

  • Oeuvre de Gilbert * La Trilogie Armstrong (inédit et inachevé) 12.

    03 février 2010 ( #Gilbert )

    La rentrée approche. Est-ce que mes étudiants vont me trouver changé ? Est-ce que la mort se lit sur mon visage ? On devrait peindre en bleu les gens appelés à succomber dans l'année. Ce serait le signe qu'il ne faut pas les approcher. A quoi bon nouer...

  • Bribes de mémoire 11. Mon grand-père paternel (2)

    06 septembre 2008 ( #mémoires )

    C'est l'Empire Austro-hongrois en déclin, avec, à sa tête, l'empereur François-Joseph I, vieux comme le monde, régnant depuis ses 18 ans. Il commence sa carrière d'empereur en écrasant dans le sang la révolution hongroise de 1848 suivie d'une guerre d'indépendance...

  • Parole de grand-mère...

    23 décembre 2008 ( #réflexions )

    Je passe 4 jours en tête-à-tête avec ma petite-fille de deux mois tout juste : un véritable cadeau de Noël de mon fils et de ma belle-fille qui sont partis ces quelques jours sans les enfants, pour s'offrir un peu de vacances, les seules de cette année....

  • Oeuvre de Gilbert * La Trilogie Armstrong (inédit et inachevé) 27.

    30 juin 2010 ( #Gilbert )

    Séverine m'accompagne chez le médecin. Une heure d'attente pour de simples ordonnances : avant l'IRM, il faut que je fasse une prise de sang. Il faut aussi que j'achète le produit à injecter dans mes veines, ce jour-là, pour que mon corps devienne lisible...

  • "Le Mélomane"

    07 juillet 2008 ( #Gilbert )

    "...Je ne saurai jamais ce que valait ma petite musique. On est mauvais juge de soi-même... Si je pouvais encore parler, je vous expliquerais la profondeur de cet instant. Toute votre vie s'en trouverait métamorphosée. Je vous offre simplement ma mort,...

  • Bribes de mémoire 56. Libourne...

    25 janvier 2010 ( #mémoires )

    Les six années effervescentes de Berlin sont suivies de deux à Libourne : une période en apnée totale. La Gironde, région enviée pourtant, conjugue la beauté sauvage des plages de l'Atlantique et la douceur des vignobles où la moindre bâtisse s'appelle...

  • Un regard en héritage

    21 mars 2011 ( #microfictions )

    Tu ne m'as jamais connue autrement que ta grand-mère qui n'a peut-être jamais été jeune, encore moins enfant... Tu es l'enfant de mon enfant... La naissance de ton père a été l'émerveillement: je n'en revenais pas que ça ait pu m'arriver! La tienne, il...

  • Endre Ady (1877 - 1919) * L'automne se glissa dans Paris

    23 février 2009 ( #traductions )

    Par le chemin de Saint Michel Archange Hier à Paris l'automne s'est glissé, Dans l'air torride, et sous les douces branches Où je l'ai rencontré. Je cheminais justement vers la Seine. Brûlaient en moi, petits fagots fumants Des chants pourprés qui, rougeoyant...

  • En guise de bienvenue

    03 juillet 2008 ( #réflexions )

    Dans mon esprit, démarrer un blog, c'est lancer une bouteille à la mer. Se raconter ne suffit pas : on espère que quelqu'un repêchera le message et le contact s'établira miraculeusement entre inconnus. Pour se raconter, il suffirait de s'acheter un bon...

  • Imre Kertész * Discours de Stockholm 6.

    07 août 2008 ( #traductions )

    "Par contre, elle (la linéarité, note du trad.) me menait à des conclusions sidérantes. La linéarité exigeait de combler entièrement les situations données. Elle rendait impossible que j'enjambe élégamment, mettons, vingt minutes de temps, tout simplement...

  • Zsigmond Móricz (1879-1942) : "Judit et Eszter"

    18 novembre 2008 ( #traductions )

    La famille du narrateur, de la noblesse ruinée, vit dans une grande pauvreté où le petit garçon rêve en vain d'un bol de lait que la cousine - paysans aisés - lui refuse. Le garçonnet la surprend avec le garçon de ferme. [...] Je posai la monnaie sur...

  • Imre Kertész * Discours de Stockholm 8.

    13 août 2008 ( #traductions )

    Désormais, il nous reste à réfléchir à la façon de poursuivre le chemin. La problématique d'Auschwitz ne réside pas dans la décision de clore ou non la question; de garder sa mémoire ou de l'enfouir dans le tiroir correspondant de l'histoire; d'ériger...

  • Zoltán Körösi * Tante Aranyka, si loin (extrait)

    09 décembre 2008 ( #traductions )

    [...] Elle ne peut plus bouger; nous l'entourions tous les cinq, regardant le petit miroir sans buée; d'abord Père a tressailli comme sous l'effet d'un vent glacial, puis il s'est redressé, a levé la main et fait tomber son cartable qu'il tenait à bout...

  • Miklós Radnóti (1909-1944) * Le mois des Gémaux

    15 décembre 2008 ( #traductions )

    [...] Un jour, trois ans plus tard, comme le soir tombait, je demandai à ma tante: - Comment est-elle morte, maman? - Apprends tes leçons et ne pose pas de questions idiotes! Elle est morte, un point c'est tout! - Comment est-elle morte? Pourquoi est-elle...

  • János Pilinszky (1921- 1981) * Sur un astre interdit

    15 avril 2009 ( #traductions )

    SUR UN ASTRE INTERDIT Je suis né sur un astre interdit. Là, Débarqué de force, je déambule, Le flot du néant céleste me happe, Joue avec moi, me pousse, me bouscule. Pourquoi ma pénitence, je ne sais. Ici tout est une énigme sifflante. Qu'il ne fuie pas,...

  • Krisztina Tóth : L'Autre et le Même

    20 mars 2009 ( #traductions )

    L'autre jour en métro je voyais ton visage dans ce visage sans nom. Certains jours c'est ainsi par faux-semblant tout se confondait. Visage qui parle d'un autre visage tu descends tu t'approches mais non. C'était jadis - ce qui fut ne peut plus être désormais....

  • Zsigmond Móricz : Le roman de ma vie (extrait)

    30 août 2008 ( #traductions )

    [...]Tous les parents, comme moi-même, qui comptent sur les enfants pour qu'ils reprennent là où eux ont décroché, seront déçus de la façon la plus éclatante. Pour cette raison, encore jeune père, j'ai opté pour un accord intermédiaire avec moi-même....

  • Miklós Radnóti : Déjà le soleil rougit les baies d'automne

    01 novembre 2009 ( #traductions )

    DÉJÀ LE SOLEIL ROUGIT LES BAIES D'AUTOMNE Elle est blonde et païenne, elle n'a foi qu'en moi et se cabre et chuchote à la moindre soutane : "rien n'existe que l'herbe et l'arbre et le soleil et la lune et l'étoile, et les bêtes bien sûr dans les champs...

  • Miklós Radnóti (1909-1944) : Ode à peine (Tétova óda)

    11 février 2010 ( #traductions )

    Miklós RADNÓTI : ODE A PEINE Depuis quand je me prépare pour te révéler la galaxie secrète de mon amour je cherche une seule image, l’unique, l’essentielle. Tantôt bruissante, déferlante en moi, tu es comme l’existence tantôt immobile et éternelle tel...

  • Zoltán Czegö * Comme le mauvais oeil

    04 septembre 2008 ( #traductions )

    Ca te tombe dessus comme la maladie. Selon les anciens : comme si l'on t'avait jeté un sort. Tu vis, tu vas et viens, tu accomplis ce pourquoi on te donne de quoi t'acheter du pain et de la soupe. Les clochers des églises ne t'apparaissent plus car tu...

  • Attila József (1905-1937) : Moi si heureux... (Én, ki emberként...)

    01 décembre 2009 ( #traductions )

    MOI SI HEUREUX... Moi si heureux en tant qu'homme vivant, Moi tels les mots parlant pour l'éternel, Ah ! que je crie au ciel, comme toujours : Ô ma Flóra, je t'aime ! Un souffle doux et mille sortilèges De toi m'ont fait ton chien obéissant ; Tes sages...

  • János Pilinszky : LE TROISIEME JOUR

    16 janvier 2010 ( #traductions )

    Pour Muriel, en particulier... Le troisième jour Grondent les cieux gris cendre, les arbres de Ravensbrück, C'est le troisième jour. Et les racines sentent venir la lumière. Et le vent se lève. Et le monde se met à la jubilation. Des mercenaires ont pu...