Top articles
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Attila József (1905-1937) : Je ne savais pas (Én nem tudtam)
JE NE SAVAIS PAS J'écoutais tous ces gens disserter du péché, C'était pour moi autant de fables. Et le pire, J'en riais : le péché, quelle idée insensée! En parler, c'est être trop lâche pour agir. J'ignorais que mon coeur abritait la tanière De tant...
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János Pilinszky (1921- 1981) * Je crois bien
JE CROIS BIEN Je crois bien que je t'aime; les yeux clos, je pleure par ta vie. Cependant vois-tu, les dieux, la poussière et le temps dressent de si lourdes collines entre nous, que parfois, de l'amour l'angoisse misérable et le vertige me saisissent....
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Magda Szabó, un début de présentation
Magda Szabó, grande dame de la littérature hongroise contemporaine, vient de s'éteindre en novembre 2007, à l'âge de 90 ans, en douceur, un livre à la main. Elle est née au nord-est de la Hongrie, à Debrecen, haut lieu du protestantisme en Hongrie. Ce...
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János Pilinszky * Trapèze et barres
Trapéz és korlát Trapèze et barres Sötéten hátat forditasz, Tu te détournes de moi, l'air sombre ; kisikló homlokodra Au front glissant que tes cheveux voilent a csillagöves éjszakát J'essaie en vain de tresser dans l'ombre kezem hiába fonja. La nuit...
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Attila József (1905-1937) : Rosée (Harmatocska)
Après des pages oppressantes de ces derniers temps, sur mon blog, tournant involontairement autour du thème de la mort (le suicide de R. Kriszta y est sûrement pour quelque chose : il fallait apprivoiser, évacuer le chagrin...), j'ai envie d'une petite...
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Oeuvre de Gilbert * "Glissements"
Dès que le téléphone a sonné, j'ai compris. Je ne pouvais plus me cacher, retarder l'échéance. J'étais au lit, tâchant de prolonger la nuit, ce qui ne m'arrive jamais. Je me couche parce qu'il faut bien s'abandonner au sommeil, dormant mal et peu, comme...
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Bribes de mémoire 26. La vache et la sorcière
Dans mon enfance, je suis bercée d'histoires de sorcières, racontées par mes grands-parents et par de vieilles voisines comme des expériences vécues, par conséquent, qui ne souffrent pas de doute. Je me souviens de ma première longue (plus de 3 heures)...
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Zsigmond Móricz (1879-1942) : "LE ROMAN DE MA VIE"
Cela fait quelques semaines que je tourne autour de ce livre et autour du désir d'en parler avec vous. Je doute fort que quelqu'un ait entendu parler de cet immense écrivain, un monument dans son pays, même si un ou deux de ses romans ont été traduits...
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Oeuvre de Gilbert * "Le photographe" 1.
Bouddha de pierre, immobile pour mille ans, je me rengorge dans la stupidité de mon sourire. Elise me sculpte avec ardeur. Elle se croit Pygmalion. Elle n'est que Botero, moulant des chairs replètes auprès desquelles les baigneuses de Renoir ont la maigreur...
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Imre Kertész * Discours de Stockholm 1.
Si je reviens avec une certaine envie obsédente à vous reparler de cet écrivain, c'est parce que je suis à peu près persuadée que beaucoup de gens ne le connaissent pas assez, voire pas du tout. Malgré le Nobel. Malgré le fait que ses livres sont visibles...
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Emotions - piège ou nécessité?
Un sujet qui demande quelques réfléxions : De nos jours, les émotions sont omniprésentes, à tel point que les média font passer la moindre information dans cet emballage, que les politiques préfèrent s'adresser à elles plutôt qu'à notre jugement libre...
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Bribes de mémoire 1. Hiéroglyphes mystérieux
Comment faire pour que le monde ressuscité très personnel ait un intérêt quelconque pour autrui? Qui plus est dans une langue d'adoption, capable de traduire les sensations premières de l'enfance, le parfum très particulier des acacias en fleur un soir...
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Oeuvre de Gilbert * "Tout un cinéma"
Les autres vont au cinéma. Je n'ai pas droit à ce plaisir. Je passe toutes mes soirées devant les pires cassettes. Abel n'aime ni l'intelligence ni la promiscuité. Il tolérerait le grand écran si on pouvait lui garantir une salle vide, réservée à son...
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Bribes de mémoire * 4. Enfance, premiers souvenirs
Vu de l'extérieur, ce monde est pauvre. A ma naissance et même à celle de mon frère deux ans plus tard, nous n'avons pas encore l'électricité. Le souvenir âcre de la lampe à pétrole est très vivant dans ma mémoire. Je revois la main précautionneuse de...
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Questionnement sur la spiritualité
Je suis sans cesse à la recherche du sens de ce mot, sans son parfum d'encens, sans la certitude d'un monde invisible; un sens à moi, en accord avec l'idée lumineuse des sciences qui cherchent et qui ne se contentent pas de dire : tu ne le sauras jamais,...
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Ce jour, c'est inéluctablement...
La mort a depuis toujours obsédé Gilbert, avec son injustice suprême pour un humain, avec son mystère indéchiffrable. Dans de nombreux textes, il tourne autour pour la défier, pour l'apprivoiser. La mort tragique ou dérisoire mais toujours énigmatique...
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Tibor Déry (1894 - 1977) * Amour (nouvelle)
[...] Lorsqu'elle revint, B. se tenait à la fenêtre, de dos à la chambre. Son dos comme dévié et aminci. Il ne se retourna pas. La femme se figea un instant dans la porte. - Je lui ai dit de cueillir des fleurs pour son père - dit-elle, la voix un peu...
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Bribes de mémoire 28. L'épisode des plants de melon
La silhouette de mon père émerge souvent des abîmes de la mémoire : plus j'avance dans l'âge, plus je ressens des similitudes de caractère qui nous rapprochent. Adolescente, je m'opposais souvent à lui ; lors de nos disputes orageuses, chacun de nous...
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Bribes de mémoire 23. Le sens du passé
Il n'y a pas longtemps, quelqu'un m'a dit : n'est-ce pas réjouissant de se promener ainsi dans le passé ? Ce n'est pas vraiment ce que je ressens... J'ai souvent employé les mots "apnée", "suffocant", "douloureux" et ce, malgré mon sentiment maintes fois...
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Oeuvre de Gilbert * "Le cadavre de Staré Mesto"
[...] Il ne reviendra jamais, parti avec des souvenirs qui ne sont pas les siens, parti avec Frieda qu'il ne m'a pas rendue. J'ai déchiré le dessin de l'escrimeur, avant d'errer le long de la Vltava. Ces nuits-là, malgré le couvre-feu en vigueur depuis...
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Bribes de mémoire 24. Gènes et parachutes dorés
Je sens que le chapitre précédent demande quelques approfondissements. Le dernier paragraphe, en particulier, suggère que j'ai reçu en bagage une bulle protectrice, en quelque sorte, contre tous les malheurs du monde. Que j'en aurais été jusqu'ici épargnée....
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Bribes de mémoire 25. Les conteurs de mon enfance
Oui, je suis persuadée que le regard de l'adulte conditionne la perception de l'enfant : on peut ensevelir ce dernier sous les cadeaux les plus coûteux, les plus sophistiqués s'ils sont offerts dans l'indifférence, dans le souci de se débarrasser de leur...
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Vacances * Nyári szünet
Quand la presse française parle de marronniers, en Hongrie on récolte des concombres (uborkaszezon)... C'est ce qui semble régner dans la blogosphère où nombre de mes sites préférés semblent désertés pour des plages ensoleillées, des montagnes majestueuses...
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La sagesse de Marc-Aurèle
"Voici la morale parfaite: vivre chaque jour comme si c'était le dernier; ne pas s'agiter, ne pas sommeiller, ne pas faire semblant." (Marc Aurèle) Tout est dit. Seulement, comment savoir si l'on est encore vivant?...
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Deux façons de voir la solitude
"La solitude est une tempête qui arrache toutes nos branches mortes." (Gibran) "Au fond, c'est ça, la solitude : s'envelopper dans le cocon de son âme, se faire chrysalide et attendre la métamorphose, car elle arrive toujours." (August Strindberg) illustrations...