Top articles
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Miklós Radnóti (1909-1944) * Lettre à sa femme
Dans les profondeurs, muets, des mondes veillent, le silence n'est qu'un cri dans mon oreille; mais qui donc me répondrait quand moi je crie ? La guerre a biffé la lointaine Serbie... Lointaine, tu l'es aussi, ta voix qu'en rêve j'entends, vibre en mon...
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Bribes de mémoire * 2. Saisons...
L'enfance... on dit que c'est le réservoir magique dans lequel on puisera toute sa vie, les bonnes choses comme les mauvaises. Pour moi, ce sont des images fugitives, des sensations fortes qui m'imprègnent à jamais et qui conditionnent sans doute la façon...
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Une pincée de sagesse...
Dans ma blogosphère hongroise, le sujet de la sagesse avait fait surface pour un temps. Cela m'a donné envie de cueillir un petit bouquet de citations à ce propos. Il existe beaucoup de réflexions célèbres de la plume d'auteurs souvent au crépuscule de...
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Endre Illés (1902-1986) * Promenade sur la colline de Gellért
J'ai traduit, il y a peu, un extrait fort, tiré d'un article non moins saisissant de Gyula Illyés (lien vers Endre Illés (1902-1986) * Extraits ), sans savoir d'où venait le texte. Gabi, une amie hongroise, connaissance miraculeuse de la blogosphère,...
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Reprise...
Après une semaine d'interruption, me voici de retour devant mon ordinateur. Petit sevrage salutaire pour renouveler le regard. Incursion rapide au Salon du Livre de Paris, quelques conversations empreintes de nostalgie avec les "anciens", embrasser Julienne...
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Bribes de mémoire 60. Découvrir la Turquie
Nous restons une quinzaine de jours à l'hôtel Cihangir, établissement modeste du quartier, à la propreté quelque peu douteuse entretenue très superficiellement par un jeune homme gai comme un pinson et qui survole les surfaces à nettoyer avec désinvolture......
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Bribes de mémoire 40. Angelina et les Indonésiens
Angelina, notre mystérieuse Bulgare qui partage notre chambre nous entraîne vers des aventures insolites. C'est une belle fille aux cheveux longs et soyeux, aux yeux très noirs. Son appareil dentaire n'altère en rien sa beauté ni son caractère entreprenant....
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Gilbert * Oeuvres
" ...Le fauteuil vide dans le studio témoigne du drame qui vient de se jouer. Le présentateur larmoie : du sang sur le trottoir, le chloroforme, la fillette prostrée, Adam Eve enlevé. Dernière trace de sa présence, les pantoufles narguent Elsa, en travers...
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Sándor Márai * Mémoires de Hongrie (Föld, föld!...)
[...]L'oeuvre littéraire transcende toujours son auteur et sa façon de s'exprimer, elle est avant tout une manière de climat, qui émane d'elle-même et qui la fait vivre ; sans ce climat, le livre ressemble à ces astres refroidis, privés d'atmosphère,...
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Attila József (1905-1937) : Je ne savais pas (Én nem tudtam)
JE NE SAVAIS PAS J'écoutais tous ces gens disserter du péché, C'était pour moi autant de fables. Et le pire, J'en riais : le péché, quelle idée insensée! En parler, c'est être trop lâche pour agir. J'ignorais que mon coeur abritait la tanière De tant...
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János Pilinszky (1921- 1981) * Je crois bien
JE CROIS BIEN Je crois bien que je t'aime; les yeux clos, je pleure par ta vie. Cependant vois-tu, les dieux, la poussière et le temps dressent de si lourdes collines entre nous, que parfois, de l'amour l'angoisse misérable et le vertige me saisissent....
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Magda Szabó, un début de présentation
Magda Szabó, grande dame de la littérature hongroise contemporaine, vient de s'éteindre en novembre 2007, à l'âge de 90 ans, en douceur, un livre à la main. Elle est née au nord-est de la Hongrie, à Debrecen, haut lieu du protestantisme en Hongrie. Ce...
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János Pilinszky * Trapèze et barres
Trapéz és korlát Trapèze et barres Sötéten hátat forditasz, Tu te détournes de moi, l'air sombre ; kisikló homlokodra Au front glissant que tes cheveux voilent a csillagöves éjszakát J'essaie en vain de tresser dans l'ombre kezem hiába fonja. La nuit...
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Attila József (1905-1937) : Rosée (Harmatocska)
Après des pages oppressantes de ces derniers temps, sur mon blog, tournant involontairement autour du thème de la mort (le suicide de R. Kriszta y est sûrement pour quelque chose : il fallait apprivoiser, évacuer le chagrin...), j'ai envie d'une petite...
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Oeuvre de Gilbert * "Glissements"
Dès que le téléphone a sonné, j'ai compris. Je ne pouvais plus me cacher, retarder l'échéance. J'étais au lit, tâchant de prolonger la nuit, ce qui ne m'arrive jamais. Je me couche parce qu'il faut bien s'abandonner au sommeil, dormant mal et peu, comme...
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Bribes de mémoire 26. La vache et la sorcière
Dans mon enfance, je suis bercée d'histoires de sorcières, racontées par mes grands-parents et par de vieilles voisines comme des expériences vécues, par conséquent, qui ne souffrent pas de doute. Je me souviens de ma première longue (plus de 3 heures)...
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Zsigmond Móricz (1879-1942) : "LE ROMAN DE MA VIE"
Cela fait quelques semaines que je tourne autour de ce livre et autour du désir d'en parler avec vous. Je doute fort que quelqu'un ait entendu parler de cet immense écrivain, un monument dans son pays, même si un ou deux de ses romans ont été traduits...
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Oeuvre de Gilbert * "Le photographe" 1.
Bouddha de pierre, immobile pour mille ans, je me rengorge dans la stupidité de mon sourire. Elise me sculpte avec ardeur. Elle se croit Pygmalion. Elle n'est que Botero, moulant des chairs replètes auprès desquelles les baigneuses de Renoir ont la maigreur...
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Imre Kertész * Discours de Stockholm 1.
Si je reviens avec une certaine envie obsédente à vous reparler de cet écrivain, c'est parce que je suis à peu près persuadée que beaucoup de gens ne le connaissent pas assez, voire pas du tout. Malgré le Nobel. Malgré le fait que ses livres sont visibles...
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Emotions - piège ou nécessité?
Un sujet qui demande quelques réfléxions : De nos jours, les émotions sont omniprésentes, à tel point que les média font passer la moindre information dans cet emballage, que les politiques préfèrent s'adresser à elles plutôt qu'à notre jugement libre...
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Bribes de mémoire 1. Hiéroglyphes mystérieux
Comment faire pour que le monde ressuscité très personnel ait un intérêt quelconque pour autrui? Qui plus est dans une langue d'adoption, capable de traduire les sensations premières de l'enfance, le parfum très particulier des acacias en fleur un soir...
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Oeuvre de Gilbert * "Tout un cinéma"
Les autres vont au cinéma. Je n'ai pas droit à ce plaisir. Je passe toutes mes soirées devant les pires cassettes. Abel n'aime ni l'intelligence ni la promiscuité. Il tolérerait le grand écran si on pouvait lui garantir une salle vide, réservée à son...
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Bribes de mémoire * 4. Enfance, premiers souvenirs
Vu de l'extérieur, ce monde est pauvre. A ma naissance et même à celle de mon frère deux ans plus tard, nous n'avons pas encore l'électricité. Le souvenir âcre de la lampe à pétrole est très vivant dans ma mémoire. Je revois la main précautionneuse de...
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Questionnement sur la spiritualité
Je suis sans cesse à la recherche du sens de ce mot, sans son parfum d'encens, sans la certitude d'un monde invisible; un sens à moi, en accord avec l'idée lumineuse des sciences qui cherchent et qui ne se contentent pas de dire : tu ne le sauras jamais,...
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Ce jour, c'est inéluctablement...
La mort a depuis toujours obsédé Gilbert, avec son injustice suprême pour un humain, avec son mystère indéchiffrable. Dans de nombreux textes, il tourne autour pour la défier, pour l'apprivoiser. La mort tragique ou dérisoire mais toujours énigmatique...