Le blog de Flora

Top articles

  • Lörincz Szabó (1900-1957) * On dit qu'elle est très belle...

    21 juillet 2009 ( #traductions )

    ON DIT QU'ELLE EST TRES BELLE... On dit qu'elle est très belle, et moi je ne dis rien, On dit que ses cheveux de bronze chaud, c'est l'aube, On dit que ses grands yeux sont des mondes d'étoiles, Qu'elle est fière et jamais n'aurait même un regard Pour...

  • János Pilinszky (1921-1981) : UN BEAU JOUR

    29 avril 2010 ( #traductions )

    UN BEAU JOUR C'est toujours la cuiller en fer blanc égarée, c'est le paysage bric-à-brac de la misère que je cherchais, dans l'espoir qu'un beau jour m'inondent les pleurs, avec douceur m'accueillent la vieille cour, le silence du lierre, notre maison,...

  • Imre Kertész * Discours de Stockholm 2.

    19 juillet 2008 ( #traductions )

    "Affaire personnelle : naturellement, cela n'exclut pas le sérieux, même si ce sérieux semblait un peu ridicule dans un monde où seul le mensonge était pris au sérieux. L'axiome était le suivant : le monde est une réalité objective qui existe indépendamment...

  • Antal Szerb (1901-1945) * Madelon, le chien

    12 novembre 2008 ( #traductions )

    [...] Dans l'après-midi, on sonna à la porte. Bátky émergea de ses rêves bourgeois et ouvrit. La dame se tenait sur le seuil. - Je viens chercher Madelon, dit-elle avec simplicité. - Oh! oh, et encore oh! dit Bátky, perdu dans la contemplation des méandres...

  • Gyula Illyés (1902 - 1983) : Extrait de son JOURNAL

    23 janvier 2010 ( #traductions )

    Je feuillette le Journal (Naplójegyzetek, Századvég Kiadó 1994) de Gyula Illyés : il relate les années 1979-80. Je ne peux m'empêcher de me poser la question : pourquoi sommes-nous captivés par les journaux intimes, correspondances des grands écrivains...

  • Dezsö Kosztolànyi : Alouette (roman, fin)

    06 novembre 2010 ( #traductions )

    [...] Elle aurait trente-six ans, l'an prochain. Dans dix ans, elle aurait combien? Et combien dans dix ans encore? Papa aujourd'hui avait cinquante-neuf ans, maman cinquante-sept. Dix ans, même moins, peut-être. Et ses parents seraient morts. Qu'adviendrait-il...

  • Tibor Déry * Niki

    17 octobre 2008 ( #traductions )

    [...] Elle ne se recoucha pas ; de toute façon, elle n'aurait pas pu dormir. Elle aurait jugé inconvenant de dormir dans un lit tandis que son chien se battait contre la mort sous l'armoire, dans la noirceur empoussiérée, tissée de toiles d'araignée....

  • Dezső Kosztolányi (1885-1936) : Ode de février (Februári óda)

    14 février 2011 ( #traductions )

    Février sans fin, février sans lumière, il nous inspire rarement des idées guillerettes! Après Kosztolányi le romancier, voici le poète. Un de ses derniers poèmes, écrit en 1935, l'année précédant sa mort précoce, déjà très malade du cancer de la gencive......

  • attila József (1905-1937) : Surgis de tes profondeurs (Bukj föl az árból)

    25 mars 2010 ( #traductions )

    Voici deux traductions du même poème : les deux sont réussis, les deux ont leurs faiblesses... SURGIS DE TES PROFONDEURS Mon Dieu accorde-moi la peur. Mon dieu, inflige-moi la peur. J'ai grand besoin de ta colère. - Ah! j'ai besoin de ta colère - Surgis...

  • Attila József (1905-1937) : Ode (Óda) 5. et fin

    12 janvier 2011 ( #traductions )

    Voici les accords finals de la symphonie : fin du vertige, apaisement. L'éloge de la matérialité peut choquer les âmes sensibles pour qui la poésie ne franchit pas la barrière de la peau et doit parler de la beauté visible et de l'âme invisible... Mais...

  • Sándor Kányádi (1929-): Estampe 2. (Metszet 2.)

    11 novembre 2011 ( #traductions )

    ESTAMPE (2) ...et les ailes des grues battent sur mes épaules (Tudor Arghezi*) elles grapillent dans les chaumes de la fin de l'été les grues en partance le charbonnier souffle dans le creux de ses mains sur sa moustache se fige la rosée les eaux assourdissent...

  • Attila József (1905-1937) : Ode (Óda) 4.

    30 décembre 2010 ( #traductions )

    En quoi suis-je donc construit, Que ton regard me perce et me transforme ainsi? Quelle âme est la mienne? Quelle lumière, quel miraculeux phénomène Me permettent de traverser le brouillard du néant Pour explorer les pentes de ton corps fécond? Comme le...

  • Imre Kertész * Discours de Stockholm 5.

    03 août 2008 ( #traductions )

    "Peut-on imaginer plus grande liberté que celle dont jouit un écrivain dans une dictature relativement limitée, pour ainsi dire fatiguée, décadente même? Aux années soixante, la dictaure hongroise a atteint un état de consolidation que l'on pouvait appeler...

  • László KÁLNOKY (1912-1985) * Extrait des notes d'un artiste forain

    27 mai 2010 ( #traductions )

    EXTRAIT DES NOTES D'UN ARTISTE FORAIN Farine, couleurs, nous barbouillons notre visage, nous nous jetons dans la sciure en culbutes, nous laissons l'autre avoir honte pour nous, nous pirouetteurs, nous comédiens, jusqu'à trouver enfin, cet équilibre instable...

  • Imre Kertész * discours de Stockholm 3.

    25 juillet 2008 ( #traductions )

    "Mais je voudrais revenir à mon affaire strictement personnelle, à l'écriture. Il y a ici quelques questions qui, dans ma situation, ne se posent même pas. Jean-Paul Sartre, par exemple, consacre tout un petit bouquin à la question : "pour qui écrivons-nous?"....

  • Attila József (1905-1937) : Ode (Óda) 2-3.

    11 décembre 2010 ( #traductions )

    Voici la suite du magnifique poème de A. József dont le début se trouve ici: Attila József (1905-1937) : Ode (Óda) Restent les parties 4 et 5. 2. Oh, combien je t'aime, toi Qui as réussi à faire parler à la fois La solitude intrigante, capable Au tréfonds...

  • Attila József (1905-1937) : Le long du Danube (A Dunánál)

    02 janvier 2010 ( #traductions )

    Ce texte, extrait d'un des immenses poèmes de A. József est un de mes préférés. Je me le récite parfois, un soir de mélancolie, pour me recharger de sa lumineuse intelligence et de son élan poétique virtuose. Pour entamer un nouveau calendrier, il faut...

  • Ágnes Nemes Nagy (1922-1991) : Arbres

    06 mai 2010 ( #traductions )

    ARBRES Il faut apprendre. Les arbres de l'hiver. Gelés jusqu'aux racines. Roi des rideaux. Il faut apprendre cette raie Où le cristal se fait buée Où l'arbre est à l'instant de devenir brouillard comme le corps un souvenir. Et le fleuve au-delà des arbres,...

  • Sándor Márai * Mémoires de Hongrie (FÖLD, FÖLD!)

    14 octobre 2009 ( #traductions )

    [...] Tout écrivain hongrois connaissant une langue occidentale estimait qu'il était de son devoir de traduire (Jókai, Mikszáth et Krùdy ne traduisaient pas parce qu'ils ne comprenaient pas les langues étrangères). Mais la génération des Arany, Vörösmarty...

  • Zsuzsa Rakovszky * La lune dans la septième maison (nouvelle)

    04 octobre 2008 ( #traductions )

    [...] Pendant un certain temps, rien n'a changé. A. l'appelait régulièrement, après chaque contrôle : le processus semblait stagner, la tumeur n'augmentait pas, ne diminuait pas non plus, il est vrai. E. vivait au jour le jour comme ceux dont la maison...

  • Miklós Radnóti (1909-1944) : Poème d'amour (Szerelmes vers)

    17 février 2010 ( #traductions )

    Miklós RADNÓTI : POÈME D’AMOUR Dans le ciel de mousse et d’écume le soleil alangui se fige puis, hautain, il s'éloigne. Et dans tes yeux, par les embruns nacrés de la douce lumière se reflète le bleu. Le sentier jaune court jonché de feuilles mortes....

  • Miklos Radnoti * Fragment

    26 octobre 2009 ( #traductions )

    FRAGMENT J'aurai vécu sur cette terre à une époque où l'homme était tombé si bas que, de lui-même, il tuait avec joie sans avoir besoin d'ordres. Ses croyances n'étaient qu'errances et erreurs, et sa vie, un tissu d'obsédantes terreurs. J'aurai vécu sur...

  • Dezső Kosztolányi: MÈRE (traduction)

    18 juillet 2013 ( #traduction )

    Dezső Kosztolányi : MERE Tu m'as enchaîné encore, maman, Avec tes bras. Posant sur moi les quintaux de ta tendresse. Je te porte maintenant, dans mon coeur endolori comme tu m'avais porté. Je pense à toi, à ta tasse de café, à tes larmes à ton veuvage...

  • "Éloge de l'amour"

    21 novembre 2009 ( #réflexions )

    Je viens de terminer la lecture du petit livre de dialogue entre Alain Badiou et Nicolas Truong : Él oge de l'amour, paru récemment aux éditions Flammarion, dans la collection "Café Voltaire". C'est une phrase résumant l'essentiel du livre qui m'a arrêtée...

  • André Lorant: Le perroquet de Budapest

    23 mars 2009 ( #Les mots des autres )

    Je viens de terminer la lecture du livre autobiographique de André Lorant, éminent universitaire, spécialiste de Balzac. Le perroquet de Budapest, paru en 2002 aux éditions Vivane Hamy m'a intéressée d'abord en sa qualité de témoignage d'un déraciné sur...