Le blog de Flora

Top articles

  • Tibor Déry * Niki

    17 octobre 2008 ( #traductions )

    [...] Elle ne se recoucha pas ; de toute façon, elle n'aurait pas pu dormir. Elle aurait jugé inconvenant de dormir dans un lit tandis que son chien se battait contre la mort sous l'armoire, dans la noirceur empoussiérée, tissée de toiles d'araignée....

  • Dezső Kosztolányi (1885-1936) : Ode de février (Februári óda)

    14 février 2011 ( #traductions )

    Février sans fin, février sans lumière, il nous inspire rarement des idées guillerettes! Après Kosztolányi le romancier, voici le poète. Un de ses derniers poèmes, écrit en 1935, l'année précédant sa mort précoce, déjà très malade du cancer de la gencive......

  • attila József (1905-1937) : Surgis de tes profondeurs (Bukj föl az árból)

    25 mars 2010 ( #traductions )

    Voici deux traductions du même poème : les deux sont réussis, les deux ont leurs faiblesses... SURGIS DE TES PROFONDEURS Mon Dieu accorde-moi la peur. Mon dieu, inflige-moi la peur. J'ai grand besoin de ta colère. - Ah! j'ai besoin de ta colère - Surgis...

  • Attila József (1905-1937) : Ode (Óda) 5. et fin

    12 janvier 2011 ( #traductions )

    Voici les accords finals de la symphonie : fin du vertige, apaisement. L'éloge de la matérialité peut choquer les âmes sensibles pour qui la poésie ne franchit pas la barrière de la peau et doit parler de la beauté visible et de l'âme invisible... Mais...

  • Sándor Kányádi (1929-): Estampe 2. (Metszet 2.)

    11 novembre 2011 ( #traductions )

    ESTAMPE (2) ...et les ailes des grues battent sur mes épaules (Tudor Arghezi*) elles grapillent dans les chaumes de la fin de l'été les grues en partance le charbonnier souffle dans le creux de ses mains sur sa moustache se fige la rosée les eaux assourdissent...

  • Attila József (1905-1937) : Ode (Óda) 4.

    30 décembre 2010 ( #traductions )

    En quoi suis-je donc construit, Que ton regard me perce et me transforme ainsi? Quelle âme est la mienne? Quelle lumière, quel miraculeux phénomène Me permettent de traverser le brouillard du néant Pour explorer les pentes de ton corps fécond? Comme le...

  • Imre Kertész * Discours de Stockholm 5.

    03 août 2008 ( #traductions )

    "Peut-on imaginer plus grande liberté que celle dont jouit un écrivain dans une dictature relativement limitée, pour ainsi dire fatiguée, décadente même? Aux années soixante, la dictaure hongroise a atteint un état de consolidation que l'on pouvait appeler...

  • László KÁLNOKY (1912-1985) * Extrait des notes d'un artiste forain

    27 mai 2010 ( #traductions )

    EXTRAIT DES NOTES D'UN ARTISTE FORAIN Farine, couleurs, nous barbouillons notre visage, nous nous jetons dans la sciure en culbutes, nous laissons l'autre avoir honte pour nous, nous pirouetteurs, nous comédiens, jusqu'à trouver enfin, cet équilibre instable...

  • Imre Kertész * discours de Stockholm 3.

    25 juillet 2008 ( #traductions )

    "Mais je voudrais revenir à mon affaire strictement personnelle, à l'écriture. Il y a ici quelques questions qui, dans ma situation, ne se posent même pas. Jean-Paul Sartre, par exemple, consacre tout un petit bouquin à la question : "pour qui écrivons-nous?"....

  • Attila József (1905-1937) : Ode (Óda) 2-3.

    11 décembre 2010 ( #traductions )

    Voici la suite du magnifique poème de A. József dont le début se trouve ici: Attila József (1905-1937) : Ode (Óda) Restent les parties 4 et 5. 2. Oh, combien je t'aime, toi Qui as réussi à faire parler à la fois La solitude intrigante, capable Au tréfonds...

  • Attila József (1905-1937) : Le long du Danube (A Dunánál)

    02 janvier 2010 ( #traductions )

    Ce texte, extrait d'un des immenses poèmes de A. József est un de mes préférés. Je me le récite parfois, un soir de mélancolie, pour me recharger de sa lumineuse intelligence et de son élan poétique virtuose. Pour entamer un nouveau calendrier, il faut...

  • Ágnes Nemes Nagy (1922-1991) : Arbres

    06 mai 2010 ( #traductions )

    ARBRES Il faut apprendre. Les arbres de l'hiver. Gelés jusqu'aux racines. Roi des rideaux. Il faut apprendre cette raie Où le cristal se fait buée Où l'arbre est à l'instant de devenir brouillard comme le corps un souvenir. Et le fleuve au-delà des arbres,...

  • Sándor Márai * Mémoires de Hongrie (FÖLD, FÖLD!)

    14 octobre 2009 ( #traductions )

    [...] Tout écrivain hongrois connaissant une langue occidentale estimait qu'il était de son devoir de traduire (Jókai, Mikszáth et Krùdy ne traduisaient pas parce qu'ils ne comprenaient pas les langues étrangères). Mais la génération des Arany, Vörösmarty...

  • Zsuzsa Rakovszky * La lune dans la septième maison (nouvelle)

    04 octobre 2008 ( #traductions )

    [...] Pendant un certain temps, rien n'a changé. A. l'appelait régulièrement, après chaque contrôle : le processus semblait stagner, la tumeur n'augmentait pas, ne diminuait pas non plus, il est vrai. E. vivait au jour le jour comme ceux dont la maison...

  • Miklós Radnóti (1909-1944) : Poème d'amour (Szerelmes vers)

    17 février 2010 ( #traductions )

    Miklós RADNÓTI : POÈME D’AMOUR Dans le ciel de mousse et d’écume le soleil alangui se fige puis, hautain, il s'éloigne. Et dans tes yeux, par les embruns nacrés de la douce lumière se reflète le bleu. Le sentier jaune court jonché de feuilles mortes....

  • Miklos Radnoti * Fragment

    26 octobre 2009 ( #traductions )

    FRAGMENT J'aurai vécu sur cette terre à une époque où l'homme était tombé si bas que, de lui-même, il tuait avec joie sans avoir besoin d'ordres. Ses croyances n'étaient qu'errances et erreurs, et sa vie, un tissu d'obsédantes terreurs. J'aurai vécu sur...

  • Dezső Kosztolányi: MÈRE (traduction)

    18 juillet 2013 ( #traduction )

    Dezső Kosztolányi : MERE Tu m'as enchaîné encore, maman, Avec tes bras. Posant sur moi les quintaux de ta tendresse. Je te porte maintenant, dans mon coeur endolori comme tu m'avais porté. Je pense à toi, à ta tasse de café, à tes larmes à ton veuvage...

  • "Éloge de l'amour"

    21 novembre 2009 ( #réflexions )

    Je viens de terminer la lecture du petit livre de dialogue entre Alain Badiou et Nicolas Truong : Él oge de l'amour, paru récemment aux éditions Flammarion, dans la collection "Café Voltaire". C'est une phrase résumant l'essentiel du livre qui m'a arrêtée...

  • André Lorant: Le perroquet de Budapest

    23 mars 2009 ( #Les mots des autres )

    Je viens de terminer la lecture du livre autobiographique de André Lorant, éminent universitaire, spécialiste de Balzac. Le perroquet de Budapest, paru en 2002 aux éditions Vivane Hamy m'a intéressée d'abord en sa qualité de témoignage d'un déraciné sur...

  • Miklós Radnóti (1909-1944) * Lettre à sa femme

    01 mars 2009 ( #traductions )

    Dans les profondeurs, muets, des mondes veillent, le silence n'est qu'un cri dans mon oreille; mais qui donc me répondrait quand moi je crie ? La guerre a biffé la lointaine Serbie... Lointaine, tu l'es aussi, ta voix qu'en rêve j'entends, vibre en mon...

  • Bribes de mémoire * 2. Saisons...

    21 juillet 2008 ( #mémoires )

    L'enfance... on dit que c'est le réservoir magique dans lequel on puisera toute sa vie, les bonnes choses comme les mauvaises. Pour moi, ce sont des images fugitives, des sensations fortes qui m'imprègnent à jamais et qui conditionnent sans doute la façon...

  • Une pincée de sagesse...

    10 juin 2011 ( #citations )

    Dans ma blogosphère hongroise, le sujet de la sagesse avait fait surface pour un temps. Cela m'a donné envie de cueillir un petit bouquet de citations à ce propos. Il existe beaucoup de réflexions célèbres de la plume d'auteurs souvent au crépuscule de...

  • Endre Illés (1902-1986) * Promenade sur la colline de Gellért

    11 mars 2010 ( #traductions )

    J'ai traduit, il y a peu, un extrait fort, tiré d'un article non moins saisissant de Gyula Illyés (lien vers Endre Illés (1902-1986) * Extraits ), sans savoir d'où venait le texte. Gabi, une amie hongroise, connaissance miraculeuse de la blogosphère,...

  • Reprise...

    02 avril 2010 ( #réflexions )

    Après une semaine d'interruption, me voici de retour devant mon ordinateur. Petit sevrage salutaire pour renouveler le regard. Incursion rapide au Salon du Livre de Paris, quelques conversations empreintes de nostalgie avec les "anciens", embrasser Julienne...

  • Bribes de mémoire 60. Découvrir la Turquie

    28 février 2010 ( #mémoires )

    Nous restons une quinzaine de jours à l'hôtel Cihangir, établissement modeste du quartier, à la propreté quelque peu douteuse entretenue très superficiellement par un jeune homme gai comme un pinson et qui survole les surfaces à nettoyer avec désinvolture......